La papeterie Tsubaki – Ito Ogawa

 

Titre : La papeteri Tsubaki

V.O. : Tsubaki bunguten

Auteur : Ito Ogawa

Traducteur : Myriam Dartois-Ako

Editeur : Philippe Picquier

Date de Parution : 23 Août 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues.

 

  • Avis :

Je lis assez peu d’ouvrages de la rentrée littéraire mais j’ai craqué pour celui-ci dont l’histoire autant que le lieu me donnait envie d’en savoir plus. Il s’agit d’un roman tout doux, un peu contemplatif qui n’est pas du tout mon genre habituel de lecture mais auquel j’ai beaucoup accroché. Je m’intéresse à la culture japonaise depuis de nombreuses années, j’ai d’ailleurs une première année de licence de japonais et j’ai eu la chance de partir trois semaines sur Tokyo il y a sept ans (déjà ! Le temps passe vite !). Ce roman donne envie de découvrir Kamakura, la ville et les temples et d’y déambuler tranquillement sur les traces de Hatoko. De voir si les cafés et restaurants cités existent bel et bien et d’en goûter les saveurs.

Ce roman, c’est surtout une histoire de famille. A la mort de sa tante, Hatoko revient vivre dans la maison de sa grand-mère où elle a grandit, celle-ci étant décédée depuis plusieurs années déjà. L’aînée, comme elle l’appelle, est celle qui l’a élevé et, au fil des pages, nous découvrons une relation grand-mère/petite-fille assez conflictuelle, pleine de non-dits et de reproches jamais réglés. L’éducation très stricte subit par Hatoko ne lui a jamais permis de bien connaître sa grand-mère et c’est finalement une fois adulte que certaines découvertes arrivent. Avec la maturité arrive moins de rébellion et plus de reconnaissance ou, tout au moins, de compréhension. Cette évolution psychologique du personnage m’a beaucoup plu car l’auteur prend le temps de nous expliquer avec douceur le passé d’Hatoko et ses découvertes actuelles.

Réservée et solitaire, Hatoko se retrouve écrivain publique par la force des choses, en reprenant la papeterie familiale. Je ne connaissais pas du tout le métier et j’ai été ravie de pouvoir en apprendre plus, finalement en même temps qu’Hatoko, pour qui l’exercice de cette fonction est toute nouvelle. Cette profession fait entrer les gens dans sa vie et dans son quotidien et l’oblige à pénétrer dans leur intimité pour mieux les satisfaire. Si ces rencontres crées des liens très éphémères, ils ont des conséquences durables sur la manière de vivre d’Hotoko et sur sa façon d’appréhender les différentes situations qu’elle rencontre.

Par sa voix, le lecteur apprend à connaître les voisins et la ville, devenant finalement l’un des habitants de Kamakura. La retranscription des lettres en japonais à l’intérieur de l’ouvrage permet de s’immerger encore plus dans l’ambiance du roman. Hatoko apprend son métier en même temps qu’elle s’ouvre aux gens et pouvoir lire chacune des lettres qu’elle écrit pour les autres nous met de plein pied dans la culture japonaise et leur façon toujours très polie de s’exprimer, même lorsqu’il s’agit de choses dures à dire. J’ai aussi été très contente de réussir à lire l’une des lettres sans traduction ! (Certes elle est écrite par une enfant maiiiiiis c’était mon petit moment de fierté 😛 )

En bref un roman très doux qui invite au voyage ~

 

5 réflexions sur “La papeterie Tsubaki – Ito Ogawa

  1. Pingback: Ogawa Ito – La papeterie Tsubaki | Sin City

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