21 Printemps comme un million d’années – Camille Brissot

 

Titre : 21 printemps comme un million d’années

Auteur : Camille Brissot

Editeur : Syros

Date de parution : 21 Janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Victor et Juliette. Amis depuis toujours, ils se connaissent par cœur, elle fait tellement partie de sa vie qu’elle habite presque chez lui, il sait décrypter le moindre de ses éclats d’humeur, bons ou mauvais. Car Juliette est difficile à saisir, toujours en mouvement.
Elle est capable de partir seule au bord de l’océan sur un coup de tête, et de revenir comme si de rien n’était, avec ses secrets. Elle vit intensément, sans penser à l’après, et Victor la suit, l’attend, prêt à la rattraper si elle trébuche. Cette histoire, Victor la raconte à une bande de filles très jeunes qui l’écoutent les yeux écarquillés. Elles ont connu Juliette à l’hôpital et veulent tout savoir de celle qui sera à jamais leur héroïne…

 

  • Avis :

Jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçue en ouvrant un ouvrage de Camille Brissot et j’étais donc impatiente de découvrir celui-ci. D’autant plus que j’ai un faible pour tout ce qui a trait aux étoiles et que je trouve la couverture splendide (oui, je sais, on ne juge pas un livre sur sa couverture mais elle est sublime non ?!).

L’auteur avait déjà parlé du thème du deuil dans La Maison des Reflets et j’avais beaucoup aimé la manière dont le sujet avait été traité. Le roman avait même été l’un de mes coups de cœur de 2017 (vous pouvez retrouver la chronique juste ici).

L’histoire nous est racontée par Victor devant un parterre de jeunes adolescentes, la plupart ayant connues la jeune femme dont il va raconter des brides de vie. Dès le départ, nous savons que Juliette est décédée des suites d’une maladie mais jamais nous ne saurons laquelle. Car le roman n’est pas là pour nous parler de la maladie mais bien pour nous parler de la vie. De la manière dont Juliette appréhende le temps qu’elle a à vivre.

Le fait que ce soit Victor qui conte l’histoire de Juliette nous permet de s’intéresser de près au ressenti de ce meilleur ami prêt à tout pour soutenir la jeune femme. Il est assez rare de vivre ces moments par un personnage autre que le malade et j’ai trouvé que cela amenait une vision différente. Car si Juliette est consciente qu’elle va mourir, Victor, lui, est conscient qu’il va devoir lui survivre.

Honnêtement, j’ai eu un peu peur de ne pas accrocher à la manière dont est racontée l’histoire puisque Victor n’est pas forcément linéaire mais, finalement, une fois passés les deux ou trois premiers chapitres, je suis totalement entrée dedans. Je me suis attachée à Victor et Juliette, à la force comme à la fragilité qui se dégage d’eux. Les souvenirs de Victor se dévoilent petit à petit, nous faisant ressentir toute l’amitié qui lient ces jeunes gens qui ont grandis ensemble et dont l’amitié n’a fait que se renforcer après la nouvelle.

On pourrait croire que Juliette est la plus forte du duo, l’électron libre qui cherche à se brûler les ailes et qui n’a jamais peur de rien. Mais peut-on être libre si l’on a personne sur qui se reposer lorsqu’on en a besoin ? Victor est le meilleur ami du monde, le pilier et le roc assez solide pour tout supporter, assez doux pour aider mais assez fort pour tenir tête.

Le contexte, cette histoire racontée dans un hôpital devant des jeunes filles, implique pour Victor d’être honnête et de montrer les bons moments comme les moins bons, les erreurs de Juliette comme ses peurs. Mais aussi sa force et sa volonté à toute épreuve. L’amour et l’amitié se ressentent dans chaque page et plus le livre avance et plus le cœur se serre malgré les sourires.

En bref un joli roman sur la manière dont chacun peut vivre les situations difficiles et sur l’importance de l’amitié dans la vie. Avec une question : que ferions-nous si nous savions combien de temps il nous reste à vivre ?

 

« Quand on est gamin, tout nous semble plus grand, plus beau, plus brillant. Puis vient un moment, inévitablement, où notre regard change : l’immense se recroqueville, le brillant se ternit. On découvre les fissures, la poussière, les couleurs fanées des peintures. »

« C’est drôle comme l’obscurité facilite la parole. On est plus direct, la nuit. Plus sincère. Peut-être qu’on ne devrait jamais avoir de conversations importantes lorsqu’il fait jour. »

 

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