Le Point Pop – Harry Potter : Mythes et origines d’un chef-d’oeuvre

 

Le Point Pop Hors-Série n°2

Novembre-Décembre 2017

Prix : 7.90€

100 pages

 

 

Si j’étais une graaande fervente de magazines lorsque j’étais adolescente, j’en lis assez peu aujourd’hui et je fonctionne uniquement au coup de cœur (spécial Moyen-âge, Brocéliande, …). Il m’était donc impossible de faire l’impasse sur celui-ci !

Ce que je peux en dire dès les premières pages c’est que les articles sont faits très intelligemment. Il ne s’agit pas ici de donner des informations bateaux que la majorité des Potterheads connaissent déjà mais bien de se questionner sur l’univers et les personnages. J’ai beaucoup apprécié cette manière de faire, qui cite ces sources et nous permet d’en découvrir de nouvelles. Pas de fangirlisme porté à l’extrême mais des informations justifiées, bien amenées et réfléchies. Ce, alors qu’on sent l’amour de la série tout au long de ce hors-série.

En vérité, j’ai dévoré les cent pages avec autant de nostalgie que de passion. Les titres donnent envie de se plonger dans les articles et les photos qui les parsèment amènent un plus en illustrant parfaitement ce dont parle le rédacteur. J’ai un instant eu peur en voyant les articles consacrés à Dumbledore et Rogue et, merci !, on y retrouve autant les bons côtés des personnages que leurs mauvais et ces derniers ne sont pas excusés mais questionnés.

J’ai d’ailleurs été surprise du nombre de thèses parfaitement sérieuses qui ont été écrites autour de la saga Harry Potter avec une question : si le sujet est passionnant, ne perd-on pas un peu de sa magie en le décortiquant ? Néanmoins, je suis à présent très curieuse de certaines de ces thèses que j’espère pouvoir lire pour me faire mon propre avis sur la question.

Finalement, le seul bémol sera pour moi quelques encadrés « mal placés » qui m’ont parfois perdue pour retrouver où terminer la phrase commencée avant. Un bien moindre mal pour un magazine que j’ai dévoré. Un véritable de plaisir de se plonger de nouveau dans cet univers, de façon très réfléchie et bien menée ! J’adhère.

Pour en savoir plus : Le point pop

 

Publicités

Grisha, T1 Les Orphelins du royaume – Leigh Bardugo

 

Titre : Les Orphelins du royaume

Série : Grisha

Auteur : Leigh Bardugo

Traducteur : Nenad Savic

Editeur : Milan

Date de parution : 11 Octobre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

OMBRE. GUERRE. CHAOS.
Un royaume envahi par les ténèbres.
Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.
Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold.
Parmi eux : Alina Starkov.
ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.
L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir.
L’Invocatrice de lumière.

 

  • Avis :

Tout d’abord, j’adore le soin apporté aux détails dans la couverture : le cerf, les vêtements, les méandres un peu sombres en bas… Une illustration qui s’accorde parfaitement bien à l’histoire !

Ensuite concernant l’histoire justement… pour être honnête, j’étais curieuse car je ne savais pas trop si la fantasy jeunesse était vraiment pour moi puisque mes relations avec celle-ci sont finalement un peu en dents de scie. Je trouve parfois qu’il y manque un petit côté politique ainsi qu’une dureté qui s’accorde selon moi à la fantasy.

Mais là… Wow, j’ai été totalement entraînée dans l’histoire comme dans l’intrigue. Alina est un personnage attendrissant, plein de volonté mais aussi de faiblesses. Sa personnalité et son caractère la pousse à donner le meilleur d’elle-même sans pour autant être sûre de ce qu’elle fait. J’ai vraiment beaucoup aimé son évolution et je sens que le second tome va être douloureux à son égard. Les personnages qui l’entourent contribuent à accrocher le lecteur et l’auteur à parfaitement su allier les sympathiques à ceux qui le sont moins. Ce, sans jamais tomber dans un côté manichéen puisque les personnages sont très humains, ni bons ni mauvais mais avec chacun leurs défauts et leur passé. J’ai adoré Mal et Genya et, comme tous, j’ai ressenti cette attirance envers le Darkling et son côté intriguant.

Le monde qui nous entoure dans le roman est bien amené et on ne se sent jamais perdu, les descriptions des lieux permettant de se faire une carte mentale alors que les quelques mots typiquement sorti du monde permettent de s’y intégrer tout en étant soit « traduit » dans le texte soit facilement compréhensibles. Ils apportent une touche de fantasy que j’ai fortement appréciée.

L’intrigue est parfaite : politique, humaine et pleine de retournements. Je ne me suis pas lassée un seul instant de ce roman que j’aurai finalement dévoré d’un bout à l’autre en ayant toujours envie d’en savoir davantage tout en appréhendant de voir arriver la fin.

En bref un roman de fantasy haletant, très bien mené et qui me donne très envie d’avoir le second tome sous la main !

 

Entre dans

7 /50

et dans

Item Sombral : un livre que vous commencez avec des préjugés – 60pts

Je te hais… à la folie – Sara Wolf

Titre : Je te hais… à la folie

V.O. : Forget me Always

Série V.O. : Lovely Vicious

Auteur : Sara Wolf

Traducteur : Alexandra Maillard

Editeur : PKJ

Date de Parution : 02 Novembre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION SPOILERS DU TOME 1

Après son coma, Iris se souvient de tout… sauf de Jack.
Il y a 3 ans, 25 semaines et 5 jours, Isis Blake est tombée amoureuse. Et elle s’était juré que cela n’arriverait plus. Mais c’était sans compter sur son meilleur ennemi, Jack Hunter. Avant qu’ils aient pu s’avouer leurs sentiments, un terrible événement a plongé Isis dans un coma dont elle s’est réveillée sans le moindre souvenir de Jack…
Jack va-t-il tenter de raviver la mémoire d’Isis ou respectera-t-il sa volonté de ne plus jamais entendre parler d’amour ?

 

  • AvisATTENTION SPOILERS DU TOME 1

Que dire… J’ai une furieuse envie d’acheter le T3 en anglais pour avoir le final de cette histoire ?

Vous ne trouverez pas de chronique du premier tome sur le blog maiiiiiis je l’avais dévoré en quelques heures, comme ce second opus. Si l’attente entre les deux tomes n’a pas été si longue que cela, j’espère pour vous que vous aviez le T2 sous la main en débutant le T1 (j’aurai tellement aimé l’avoir ! Et avoir le T3 là, tout de suite !)

Ce tome-ci reprend pile à la fin du premier tome et Isis ne se souvient plus de Jack. A l’hopital, elle devient donc amie avec Sophia et, pour nous qui avons lu le premier tome, l’ironie est presque douloureuse car on se dit qu’il y aura forcément un revers de médaille. Pour tout avouer, les premières pages avec la voix de Jack m’ont fait un peu peur dans le sens où je me suis demandée si j’allais réussir à me remettre dedans… et puis Isis arrive et tout vole en éclat. Isis est l’un des personnages qui me restera le plus en tête je pense. J’adore cette fille. Ses remarques et son courage. Ses faiblesses et son empathie. Isis est une fille bien, comme il en existe peu.

En face il y a Jack. Et, avec lui Sophia, Wren et Avery. Si le premier tome nous laissait avec beaucoup de questions concernant ce groupe, le tome 2 y répond et on plonge dans ce mic-mac totalement fou mais carrément plausible de ces adolescents pris dans une tourmente plus forte qu’eux. La culpabilité est un sentiment si fort qu’il plombe les gens avec le temps et ces quatre-là en font douloureusement les frais.

L’auteur ne donne finalement jamais d’excuse à ses personnages et ces derniers ne s’en trouvent pas non plus. S’ils n’assument pas tous entièrement ce qu’ils ont fait, ils connaissent leurs tords et essaient de vivre avec. C’est l’un des points forts du roman : on ne tombe jamais dans le pathos car les personnages essaient d’aller de l’avant.

Et la fin… la fin ne m’a pas surprise à vrai dire. Je m’y attendais. Mais cela n’a pas rendu les choses plus faciles à lire, d’autant que le pire reste à venir. Le meilleur aussi ?

En bref : lisez cette série, vous ne le regretterez pas.

 

« Je ne connais que moi. Je ne sais rien de Dieu, ou des dieux, ou des petits hommes verts. Je ne sais pas s’il y a une vie après la mort ni ce qu’il s’y passe. Je sais juste que se sera une surprise. Et que jusque-là, la seule chose que je puisse faire, c’est être moi-même. Prendre soin de moi et vivre jusqu’à ce que ce ne soit plus possible. »

 

Entre dans

Échecs version sorciers : un livre en lecture commune – 30pts

et dans

6 / 50

Harry Potter and The Cursed Child – Représentation à Londres

Merlin ! Je viens de me rendre compte que je ne vous avais pas encore fait de retour sur la pièce Harry Potter and the Cursed Child que j’ai été voir à Londres mi septembre ! C’est donc le moment de rattraper ça 😛

Dooooonc… Comme vous le savez certainement, je suis une grande fan de l’univers Harry Potter. Je parle sciemment d’univers car c’est véritablement Poudlard et la manière dont JKR a intégré la magie dans le monde « normal » qui me fait totalement accrocher à l’histoire.

Par conséquent, lorsque la pièce de Cursed Child a été annoncée, j’ai rapidement lu le script et, contrairement à nombre de retours que j’ai vu, je l’ai beaucoup aimé (vous pouvez retrouver ma chronique juste ici).

Après avoir lu le script, avec Lixy nous avons décidé qu’il nous fallait absolument voir cette pièce ! A savoir qu’il est particulièrement compliqué d’avoir des billets mais… après un bon moment d’attente, de stress, d’impatience, d’argent dépensé… le verdict est tombé : nous avions rendez-vous plus d’un plus tard pour la représentation !

Entre temps, le casting a changé et celui que nous avons vu n’est donc pas le casting d’origine. Très franchement, je ne peux pas comparer, n’ayant pas vu jouer les premiers mais, en tout cas, ceux que nous avons vu sur scène étaient tout simplement PARFAITS ! Avec un très gros coup de cœur pour Scorpius ❤

Je vous préviens : je ne peux pas vous raconter la pièce, tout bonnement parce que je suis tenue au secret, comme toute personne l’ayant vue (#Keepthesecret) mais aussi parce que ce n’est pas réellement racontable… Si vous avez l’occasion (et je sais que c’est compliqué croyez-moi) allez-y, vraiment. La scénographie est formidable. J’étais curieuse et, pour l’avouer, assez dubitative de certains moments (notamment la scène du lac), ne voyant pas du tout comment les producteurs allaient réussir à réaliser des changements de scènes et de décors aussi importants. J’ai été bluffée. C’est fluide, c’est entraînant, c’est… magique, tout simplement.

En tout, la pièce dure cinq heures (1h20 pour le premier acte de la première partie, 20 min d’entracte, 1h20 de deuxième acte puis rebelote pour la partie deux). Cinq heures que je n’ai pas du tout vu passer. J’ai rit, j’ai ouvert de grands yeux, j’ai même pleuré… un concentré d’histoire et d’émotions, servis par des acteurs excellents. Car, si j’avais aimé le script, comme une fanfiction un peu barrée mais agréable à lire, le voir sur scène n’est pas du tout la même chose. Les décors, la musique et surtout les acteurs… l’histoire se découvre au fil des scènes qui défilent, d’une manière tellement vivante qu’elle est impossible à décrire.

C’était aussi la première fois que j’allais au théâtre en Angleterre et j’ai trouvé vraiment sympa le fait de pouvoir se balader avec son verre et ses friandises dans la salle, ça donne un côté convivial ^-^ Par contre…. Je suis restée choquée devant le fait que chacun se contente ensuite de laisser son verre, ses papiers et son bordel par terre en partant, laissant la salle dans un état déplorable o.o

Pour le reste du très court week-end que nous avons passé sur Londres, nous avons bien évidemment été au quai 9/3 (arrêt obligatoire pour les Potterheads que nous sommes !) ainsi qu’à la MinaLima House, qui présente de nombreux décors réalisés pour les films. Je vous ferai très certainement un article sur la MinaLima House pour vous partager quelques photos car j’en ai fait une tonne xD

De ce week-end, j’ai donc des souvenirs plein la tête, la chance d’avoir vu une sublime pièce de théâtre avec des acteurs fabuleux qui, non contents d’être doués sur scène, sont carrément adorables et prennent le temps de signer après une journée passée sur les planches. Voir leur sourire en leur disant à quel point la pièce était fantastique a ajouté un gros plus à ce week-end formidable ❤

En bref : si je pouvais j’y retournerai ! 😛

Les Filles de Brick Lane, T2 Sky – Siobhan Curham

 

Titre : Sky

Série : Les filles de Brick Lane

V.O. : The Moonlight Dreamers

Auteur : Siobhan Curham

Traducteur : Marie Hermet

Editeur : Flammarion Jeunesse

Date de parution : 30 Août 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Réunies chez Ambre pour la soirée du nouvel an, les quatre filles des Moonlight Dreamers se livrent leur secrets et leurs espoirs pour l’année à venir : Maali est inquiète de la santé de son père, Ambre raconte sa déception de ne pas pouvoir contacter sa mère biologique et Sky avoue sa peur de rentrer au lycée.

 

  • Avis :

Quel plaisir de retrouver les filles de Brick Lane ! Après avoir fait leur connaissance lors du premier tome, j’avais hâte de connaître la suite de leurs aventures. Encore une fois, je me suis faite happée par ces quatre filles hautes en couleur, dans lesquelles chacun peut se retrouver.

Ce tome-ci se concentre sur la manière d’être soi-même et sur le courage et la force qu’il faut pour l’assumer. Si les filles ont toutes leurs différences et ne rêvent absolument pas des mêmes choses, elles font tout pour se soutenir les unes les autres et c’est ce qui fait la grande force du roman : cette capacité à rappeler que, pour être heureux, il suffit parfois d’avoir des gens qui croient en nous et nous aiment pour ce que nous sommes.

Les réflexions des filles au fil des pages sont aussi intéressantes que réalistes et elles poussent le lecteur à réfléchir à ce qu’il veut réellement et à ce qu’il est prêt à faire pour réaliser ses rêves. Ce roman est un finalement un roman feel good qui encourage à ne pas se laisser dépasser par les attentes des autres et à ne pas oublier qui on est.

Beaucoup de thèmes important sont abordés de chapitre en chapitre, sans jugement aucun mais toujours avec délicatesse et discernement. La maladie d’un proche, la peur des autres, le courage qu’il faut pour leur parler, le décalage que l’on ressent parfois entre sa vie et celle que la société nous impose. Faut-il cultiver sa différence ou rentrer dans le moule ? Et peut-on changer les choses ?

Qu’il s’agisse de Sky, de Rose, d’Ambre ou de Maali, je me suis attachée à ces quatre jeunes filles qui ont tant de choses à dire et qui essaient de toutes leurs forces de prendre les bonnes décisions, même lorsqu’elles se trompent ou hésitent.

En bref un second tome que j’aurai dévoré en une journée !

 

« Si être comme vous êtes n’est pas un truc qui existe déjà, soyez assez audacieux pour le créer, afin que ça existe enfin. Qui sait, il y a peut-être des milliers de gens comme vous qui se taisent et qui espèrent ne pas être les seuls dans leur genre. Mais en fait, ils ne sont pas seuls. Ils sont simplement silencieux. »

 

Entre dans

Item : Carte du Maraudeur : un livre dans lequel il y a une carte illustrée du monde – 40 pts

(deuxième validation semaine points compte double)

Les Seigneurs de Bohen – Estelle Faye

 

Titre : Les Seigneurs de Bohen

Auteur : Estelle Faye

Editeur : Critic

Date de Parution : 02 Mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« J’avais seize ans quand j’ai quitté la steppe. Mais je ne vais pas vous narrer mon histoire. Je ne vais pas non plus vous relater les exploits de grands seigneurs, de sages conseillers, de splendides princesses et de nobles chevaliers. Je croyais, quand j’étais jeune, que c’était dans ce bois qu’on taillait les héros. Je me trompais.
Je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l’escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wenceslas le clerc de notaire, condamné à l’enfer des mines, et qui dans les ténèbres trouva un nouvelle voie… Et de tant d’autres encore, de ceux dont le monde n’attendait rien, et qui pourtant y laissèrent leur empreinte. Leur légende.
Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra. »

 

  • Avis :

J’ai craqué pour Les Seigneurs de Bohen pour, approximativement, trois grosses raisons :

  • Le résumé et la couv’ qui, il faut le dire, sont bien sympas !
  • Le feuilletage et la lecture des premières pages qui m’ont convaincue que l’écriture allait me plaire.
  • La discussion avec l’auteur. Estelle Faye sait comment parler de son histoire et de ses personnages, donnant envie de les connaître et de les suivre dans leurs aventures.

La première chose à savoir en commençant ce roman c’est qu’il est dense. Le fait qu’il s’agisse d’un one-shot (tiens, encore une raison qui m’a fait craqué…), oblige l’histoire à se concentrer dans les 600 pages de l’ouvrage. Pas de temps à perdre donc puisqu’il n’y a pas de tome de mise en place pour nous présenter les différents personnages, leurs histoires et le monde dans lequel ils vivent. Cependant, je ne me suis jamais sentie perdue et ce, malgré le nombre de personnages. Chacun apporte sa pierre au roman et chacun à sa propre personnalité. Je me suis attachée à chacun d’entre eux, mes affinités variant au fil des chapitres.

A vrai dire, je n’ai pas vu passer ces 600 pages… Une fois plongée dans le roman, la seule chose qui m’importait était de connaître la suite de l’histoire. De savoir ce qui c’était passé, de voir comment aller évoluer Sainte-Etoile, Maeve, Wens, Sorenz…

Bon… J’avoue m’être spoilé un moment pour vérifier que le chouchou de mon perso chouchou survivait… me rendant difficile les derniers chapitres. Et, si je comprends parfaitement cette fin (Merlin, une fin ouverte que j’aime !), je ne suis pas du tout d’accord T.T

Concernant l’histoire… Je ne sais trop que vous dire pour ne pas vous en dire trop. On parle bien souvent des grands auteurs anglophones lorsqu’on aborde la fantasy mais on oublie de regarder nos auteurs français et il serait vraiment dommage de passer à côté des Seigneurs de Bohen. L’intrigue est passionnante, le côté politique est très bien mené, le monde est recherché et ses règles sont parfaitement expliquées. Estelle Faye ne fait aucun cadeau à ses personnages et ces derniers sont loin d’être tout noir ou tout blanc. Ils souffrent, ils aiment… ils vivent au fil des pages et il est impossible de ne pas vouloir les suivre pour savoir ce qui va leur arriver, même si on sait parfois qu’ils courent droit à la mort ou font de mauvais choix.

Que vous dire d’autres… Lisez-le ?

En bref, j’ai voyagé, j’ai aimé et j’ai eu du mal à ressortir de ce monde dans lequel j’avais vécu tant d’aventures… Un véritable régal !

 

« Il parlait de changement. Il expliquait que le peuple pouvait renverser un Empire, que cela s’était déjà vu, que cela se verrait encore. Mais aussi, il disait que les hommes n’avaient pas uniquement besoin de pain, de toits lorsqu’il pleuvait, de bois pour le feu en hiver. Ils avaient besoin d’être libres. Libres quels que fussent leurs talents, leurs religions, leurs amours. Libres de pratiquer la magie, de vénérer le Verbe Créateur, le Feu ou la Dame des Mers tant qu’ils laissaient en paix leurs contemporains. Libres d’aller et venir dans tout l’Empire, sans servage, sans péage, sans murs et sans barrières. En l’écoutant, en absorbant ses paroles à l’unisson de l’auditoire, [elle] comprit qu’il n’y avait pas que la magie, que les golems qui pouvaient abattre les grilles du ghetto. Il n’y avait pas que les chiens de guerre et la poudre qui pouvaient renverser les seigneurs et les maîtres. Il y avait la colère, et il y avait l’espoir. »

 

Roman sélectionné pour le prix Imaginales des collégiens et lycéens 2018 !

Amies à vie – Pierre Bottero

 

Titre : Amies à vie

Auteur : Pierre Bottero

Editeur : Flammarion Jeunesse

Date de Parution : 24 Mai 2017

(réédition)

 

 

  • Résumé (éditeur) :

«J’ai regardé Sonia dans les yeux et j’y ai lu tout ce qu’elle avait si souvent entendu, tout ce qui était si vain que cela finissait par sonner faux.
– On va s’en sortir, je te le jure!»

Brune a treize ans et partage tout son temps entre le collège et ses copines. Pourtant, il lui manque une véritable amie. Celle à qui l’on raconte ses joies et ses peines. Un jour, Sonia arrive en classe. Brune comprend tout de suite qu’elle sera cette amie dont elle rêve. Mais Sonia cache un lourd secret. Brune décide d’aider son amie… pour la vie!

 

  • Avis :

Ce petit roman nous permet de rencontrer Brune qui, si elle a plusieurs amies qu’elle aime beaucoup, rêve de l’encontre UNE amie, L’amie suprême, celle qui vous fait vous sentir spéciale et en même temps similaire à elle. Tout en expliquant qu’elle aimerait bien avoir une amie comme ça, Brune nous présente ces quatre amies, leurs différences et leurs ressemblances ainsi que sa famille, ses parents profs et sa petite sœur attachiante.

Le quotidien de Brune est tel qu’il est facile d’entrer dans l’histoire, de s’y retrouver et de s’attacher à cette petite famille somme toute sans histoire. Jusqu’à l’arrivée de Sonia. Sonia qui va chambouler Brune.

Au fil des pages, nous allons voir celle-ci mûrir et ses réflexions sont d’une douceur et d’une justesse étonnantes. Pierre Bottero aborde ici un sujet dur et y lance ses personnages sans aucune fioriture. Mais il le fait de façon à ce que l’on ressente tout le courage de ses personnages, à ce qu’on les aime, à ce qu’on les encourage et, jamais, jamais, à ce qu’on les prenne en pitié.

Les moments sont plein de tendresse, parfois tristes, parfois joyeux et on vit dans ce roman une petite bulle de vie en compagnie de Brune et Sonia, ces deux amies qui se sont tellement bien trouvées.

En bref un roman plein d’émotions qui donne envie d’aller voir ses amies pour les serrer dans ses bras avant de parler de tout et de rien. Une totale réussite.

 

Entre dans

54 / 50

et dans

Item : Cognards : lire deux livres différents d’un même auteur – 50 pts (1/2)