Starfell, T1 Violette Dupin et le jour perdu – Dominique Valente

 

Titre : Violette Dupin et le jour perdu

V.O. : Willow Moss and the Lost Day

Série : Starfell

Auteur : Dominique Valente

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Casterman

Date de parution : 1er avril 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Violette, la plus jeune sorcière de la famille Dupin, a le pouvoir de retrouver tout ce qui est perdu. Lorsqu’un mardi entier est effacé de la mémoire du monde, avec tous les faits et gestes de chacun ce jour là, Moreg Vaine, une redoutable magicienne, s’adresse à elle pour le retrouver et sauver la magie. C’est le début d’une aventure peuplée d’elfes, de trolls et d’un dragon.

 

  • Avis :

Dans la famille de Violette, excepté son père, ils sont tous sorciers. Mais, si sa mère et ses sœurs ont des pouvoirs supers, Violette, elle, n’a « que » le pouvoir de retrouver les objets perdus. Vous avez égaré vos lunettes ? Violette les retrouve ! Vous ne savez pas où vous avez mis votre foulard ? Violette le retrouve ! Si ce pouvoir est très pratique, il n’a cependant rien à voir avec le fait de parler aux morts ou de faire exploser quelque chose.

Pourtant, lorsque la grande sorcière Moreg Vaine se présente chez eux, c’est bien Violette qu’elle recherche. Parce qu’elle a besoin d’elle. Mardi dernier à disparu et, qui de mieux qu’une sorcière capable de retrouver les choses perdues, peut remettre la main sur un jour tout entier ? Commence alors un périple pour comprendre où a bien pu passer le jour envolé.

On pourrait penser qu’une journée sans souvenirs n’est rien. Mais tant de choses peuvent se passer en une journée. Des moments heureux ou tristes, des mariages et des deuils, des amitiés et des bagarres… Tant de petits et grands moments disparus de la mémoire et, avec eux, les sentiments qui y sont associés. Il y a ici une belle réflexion sur le fait de profiter de l’instant présent et des personnes avec qui on le passe.

Cette aventure est également propice pour faire évoluer Violette. Elle qui était le vilain petit canard de la famille, découvre qu’elle a bien plus à offrir aux autres (et à elle-même !) que ce qu’elle pensait. Le roman aborde avec douceur la confiance en soi et la nécessité de ne pas se rabaisser face aux autres. Chacun à ses qualités et ses défauts et tout le monde à quelque chose à offrir. De nombreux personnages rejoignent la petite troupe et eux aussi sont finalement différents des leurs. Est-ce pour cela qu’ils sont moins « biens » ? Au lecteur de se faire son propre avis.

Dans ce roman, la magie est intrinsèque au monde et, pourtant, les sorciers ne sont pas forcément bien vus. Après tout, ils sont différents ! Et la différence c’est mal non ? Ou alors est-ce la peur que provoque la différence qui amène les dérives les plus viles ? J’ai beaucoup aimé comment ce fait est traité ici. Il n’y a pas d’obligation d’une chose à faire plutôt qu’une autre mais bien un encouragement à voir plus loin que les rumeurs et les différences. De voir qu’on peut être différent pour quelqu’un mais similaire à quelqu’un d’autre, que ce qui est un défaut dans une culture peut être une qualité dans une autre.

Concernant l’intrigue en elle-même, elle est pleine d’actions et le lecteur découvre le monde du roman en compagnie de Violette qui voyage et rencontre les personnes et créatures qui le peuplent. La petite bande qui se forme est disparate mais apprend à compter les uns sur les autres et à grandir ensemble. Un point aussi sur Oswin, le monstre sous le lit, qui apporte une touche d’humour aux situations qui défilent.

En bref un roman jeunesse qui allie action, amitié et confiance en soi. Parfait pour les jeunes lecteurs !

 

Les Faucons de Raverra, T1 La sorcière captive – Melissa Caruso

 

Titre : La Sorcière captive

V.O. : The Tethered Mage

Série : Les Faucons de Raverra

V.O. : Swords and Fire

Auteur : Melissa Caruso

Traducteur : Vincet Basset

Editeur : Casterman

Collection : Big Bang

Date de parution : 12 juin 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Contrôle la magie, contrôle le monde
La magie est peu fréquente dans l’Empire raverrain. Ceux qui naissent avec ce pouvoir sont étroitement contrôlés : repérés dès l’enfance, ils se retrouvent enrôlés de force dans le régiment des Faucons.
Zaira a évité ce sort ; elle a grandi dans les rues en volant pour survivre et en dissimulant sa nature. Mais elle cache une magie rare et dangereuse, une magie qui pourrait menacer l’Empire tout entier.
Amalia Cornaro n’était pas destinée à devenir Fauconnière. Héritière d’une puissante famille, elle a été élevée dans le monde dangereux des machinations politiques. Mais le sort va réunir l’héritière et la sorcière en une alliance improbable. Alors que la menace de la guerre se profile, il pourrait suffire d’une étincelle pour transformer leur cité en un brasier incandescent…

 

  • Avis :

L’un des gros problèmes des premiers tomes en fantasy, c’est qu’ils prennent parfois le temps de poser le décor et les personnages et que l’intrigue reste donc au second plan. Rassurez-vous ici : ce n’est pas le cas ! Le début du roman nous jette directement dans l’aventure des faucons et nous découvrons rapidement le monde dans lequel évolue les personnages, qui est le pouvoir en place, qui fait quoi et dans quel pétrin Amalia a réussi à se fourrer dès les premières pages. J’ai eu malgré tout un moment où j’ai trouvé que l’action ralentissait un peu et où je me suis demandée si l’auteur allait réussir à réinjecter du suspense mais celui-ci n’a pas duré, bien heureusement.

L’intrigue est prenante et bien menée, elle nous emmène d’un endroit à l’autre au rythme des complots qui se nouent. Ah les complots… J’adore ces discussions pleine de fiel que l’on peut trouver en fantasy, où un seul petit mot d’un personnage peut déclencher une guerre et où chaque intonation se doit d’être choisie avec réflexion. Amalia est encore jeune, elle ne s’est jamais réellement intéressée à tout ça et elle doit apprendre vite si elle veut pouvoir évoluer dans le panier de crabes dans lequel elle a mis les pieds.

Dans ce roman, nous plongeons au cœur d’un empire où les mages, nommés Faucons, sont entravés par un bracelet qui annihile leurs pouvoirs tant que le fauconnier auquel ils sont liés ne prononcent pas le mot de libération. Amalia n’a jamais souhaité devenir fauconnière. Zaira a tout fait pour ne jamais être entravée. Marcello est dévoué aux fauconniers et à leur maître. Ces trois personnages vont se retrouver aux prises avec des enjeux qui les dépassent et qui peuvent mener à la guerre.

Au niveau des personnages, hé bien c’est assez rare pour être signalé mais je les ai tous apprécié ! Même les plus retors le sont pour des raisons plausibles et aucun personnage n’est tout noir ou blanc. Les héros ne sont pas forcément courageux, les protagonistes ne sont pas forcément vils mais les forces en présence ont toutes leurs raisons d’agir comme elles le font. Est-ce qu’il s’agit de bonnes ou de mauvaises raisons ? Tout dépend du point de vue d’où l’on se place finalement. C’est l’une des choses que j’ai beaucoup aimé dans ce roman, la manière dont les personnages sont amenés et le fait qu’on ne sait pas toujours les choix qu’ils vont faire. Concernant les trois principaux, Amalia, Marcello et Zaira, ils évoluent tous les trois au fil du roman, passant de la fin de l’adolescence à l’âge adulte et au fait de devoir prendre leurs décisions par eux-mêmes. Ils se retrouvent au cœur du pouvoir, à choisir leurs positions et à devoir décider de qui ils ont envie d’être.

J’ai vraiment hâte de les retrouver pour la suite de leurs aventures et de découvrir qui ils vont devenir.

En bref un premier tome qui est selon moi une vraie réussite !

Les contes de Verania, T1 Le Cœur de Foudre – TJ Klune

Titre : Le Cœur de Foudre

V.O. : The Lighting-Struck Heart

Série : Les contes de Verania

Auteur : TJ Klune

Traducteur : Alexia Vaz

Editeur : MxM Bookmark

Date de parution : 16 septembre 2019

 

  • Résumé (éditeur) :

Il était une fois, dans une ruelle des quartiers pauvres de la Ville de Lockes, un jeune homme plutôt solitaire, du nom de Sam Haversford. Quand celui-ci transforme – tout à fait accidentellement – un groupe d’adolescents débiles en pierre, il attire bien malgré lui l’attention d’une puissance supérieure qui l’arrache au seul monde qu’il connaît pour devenir l’apprenti du plus important sorcier du royaume, Morgan of Shadows. À l’âge de quatorze ans, il pénètre dans la forêt de Dark Woods d’où il revient avec Gary, la licorne gay sans corne et un semi-géant du nom de Tiggy, ce qui lui vaut le surnom de Sam of Wilds. À l’âge de quinze ans, il comprend ce qu’est vraiment l’amour quand un nouveau chevalier arrive au château. Sir Ryan Foxheart l’incarnation du plus beau rêve qu’on puisse imaginer. Mais tout tombe à l’eau quand, au fil des ans, Ryan s’éprends du répréhensible prince Justin, que Sam ne peut pas contrôler sa magie, qu’un dragon sexuellement agressif kidnappe le prince, que le roi les envoie à son secours, et que Sam tombe de plus en plus amoureux de la seule personne qu’il ne pourra jamais avoir. Enfin, ça c’est ce qu’il croit.

 

  • Avis :

Soyons clair, Verania n’est pas un roman qui plaira à tout le monde. Si vous cherchez un roman fantasy sérieux, passez votre chemin. Mais si vous voulez passer un moment totalement hors du temps, plein d’humour et avec des personnages adorablement attachants, vous êtes au bon roman.

Pour la petite histoire, j’ai commencé un extrait de ce roman en anglais avant de l’acheter en français et je riais déjà tellement en V.O. que je n’ai pas résisté longtemps à l’idée de ne rien manquer et de l’acheter en français. Avec un plus pour la couverture que je trouve très jolie. Du coup, lorsque j’ai eu besoin d’un roman pour me changer les idées, mon choix s’est très vite porté sur Verania (et puis c’est TJ).

Et j’ai passé des heures à éclater de rire absolument toute seule. Ce qui ne m’a pas empêcher de pleurer comme une madeleine à la fin. Parce que oui, c’est l’un des talents de TJ, il arrive à passer de dialogues complètement hilarants à des situations où les personnages vous serrent le cœur. Je me suis attachée à Sam, à sa volonté d’être un bon fils, un bon apprenti et un bon sujet, à sa volonté de faire de son mieux quelle que soit la situation et à sa timidité envers son énorme coup de cœur pour Ryan.

A ses côtés, il a deux meilleurs amis qui prennent autant soin de lui qu’il prend soin d’eux. Ce qui ne les empêchent pas de s’en mettre plein la gueule en taquineries. Ils sont prêts à sortir les dossiers à la moindre occasion mais également à cacher un corps et à donner un alibi si besoin.  De véritables amis en somme ! A noter que Gary est une licorne sans corne gay, qui chie des cookies et envoie des paillettes par le museau, rien que ça. Et que Tiggy est un demi-géant qui adore autant les câlins que de proposer d’écraser des ennemis.

Les envoyer en quête tous les trois provoquent évidemment des catastrophes et des aventures plus cocasses les unes que les autres. Ajoutez à cela un dragon qui essaie de sauter tout ce qui bouge, un prince relou et un chevalier en armure étincelante qui vit complètement dans le déni et vous avez là une histoire qui va vous faire passer par une myriade de situations loufoques.

Au milieu de tout cela, TJ nous présente une véritable intrigue autour de la magie, des possibilités de Sam et des responsabilités qu’incombent le fait d’avoir un grand pouvoir. Du devoir qu’on a envers ceux que l’on aime mais aussi du devoir que l’on a envers soi-même. Car il convient parfois de se protéger pour pouvoir avancer.

En terminant ce roman, je n’étais pas prête à quitter Verania pour reprendre une vie normale et je n’ai qu’une hâte : entamer le tome deux !

En bref un roman plein d’humour qui permet de passer un moment totalement loufoque et fantastique pour oublier le monde. Un vrai régal.

1791 Une princesse en fuite – Gwenaëlle Barussaud

 

Titre : 1791 Une princesse en fuite

Auteur : Gwenaëlle Barussaud

Éditeur : Scrineo

Date de parution : 9 mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Juin 1791. La Révolution est de plus en plus menaçante. Marie-Thérèse, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette, n’a pas encore 13 ans quand elle quitte avec sa famille le palais des Tuileries en pleine nuit. Commence alors une course effrénée à travers la France. Le voyage est long et incertain. Rien ne se déroule comme prévu. Prise dans un tourbillon d’émotions violentes, Marie-Thérèse découvre une sensation nouvelle : la liberté. Elle doute, se prend à espérer, replonge dans l’angoisse et la terreur… Mais la marche de l’Histoire est impitoyable. Son monde serait-il en train de s’effondrer ?

 

 

 

  • Avis :

Ce roman nous présente la fuite de la famille royale à Varennes lors de l’été 1791. Un huit-clos dans un carrosse où tous les personnages se demandent s’ils vont réussir à échapper à leurs poursuivants malgré les embûches qui se dressent tout au long de la route.

A travers cette jeune adolescente, on découvre un pan de l’Histoire d’une autre manière. Pour Marie-Thérèse, c’est tout un monde qui s’écroule et ce sont ses parents qui deviennent soudainement des humains capables de flancher. Finalement, c’est un peu ce que vit tout adolescent : découvrir que ses parents ne sont pas parfaits et font également des erreurs. En parallèle avec la grande Histoire, Marie-Thérèse a des choses à dire sur ses parents, sur son père qui prenait le temps de discuter avec elle avec douceur, sur sa mère que le peuple déteste alors qu’elle, elle l’aime profondément.

Il est facile de s’attacher à elle et de comprendre son point de vue. Elle, la princesse qui n’a pas eu le choix de naître dans la famille royale et a qui on a toujours dit que son père était aussi intouchable que Dieu. Elle qui passe de la princesse aimée à une personne haïe et qui n’a rien fait pour provoquer la colère du peuple.

Et puis, alors même que l’on connait l’histoire, on comprend soudainement que tout s’est joué dans un mouchoir de poche, que tout aurait pu être différent à de nombreux moments et que, finalement, l’Histoire aurait pu se passer d’une bien tout autre manière. On découvre des moments que l’on ne connaissait peut-être pas et qui donne un nouvel éclairage sur cet épisode pourtant bien connu de l’Histoire de France. On se prend au jeu et, même s’il l’on connait la fin de l’histoire, on se laisse malgré tout happer par les événements et tout ces petits riens qui ont pu faire capoter la fuite de la famille royale. On voit les choses du point de vue de cette adolescente qui a grandit trop vite et qui a toujours vu la royauté d’un seul côté : le sien.

Un point historique sur les grandes dates de la vie de Marie-Thérèse ainsi que sur sa vie après la fuite de Varennes permettent en fin de roman de mieux connaître cette princesse qui a malgré tout été reine de France (durant 20 minutes, si, si) et dont le courage a a été admiré de Napoléon.

En bref un roman qui permet d’en apprendre plus sur la fuite à Varennes et qui allie Histoire et roman prenant. Un ouvrage qui m’aura donné envie de lire une biographie de Marie-Thérèse !

 

Aurora Squad, épisode_01 – Amie Kaufman & Jay Kristoff

 

Titre : Aurora Squad

V.O. : Aurora Rising

Auteur : Amie Kaufman & Jay Kristoff

Editeur : Casterman

Date de Parution : 5 Février 2010

 

 

  • Résumé (éditeur) :

2380, quelque part dans la galaxie. Tyler, jeune pilote prometteur, est impatient de former l’escadron de ses rêves. Alors qu’il sort faire un tour dans l’espace pour se calmer les nerfs avant l’Affectation, il tombe nez à nez sur un vaisseau disparu depuis des années. A bord, Aurora, une jeune fille cryogénisée depuis 200 ans… Commence pour Tyler une odyssée dangereuse où il devra protéger Aurora de ceux qui la traquent pour une raison inconnue. Et diriger une bande d’anti-héros fantasques et courageux, insolents et sarcastiques… Et si le sort de l’humanité dépendait de sept têtes brûlées à l’humour ravageur ?

 

  • Avis :

Ayant totalement adoré la trilogie Illuminae, je ne pouvais pas passer à côté d’Aurora Squad, la nouvelle saga des mêmes auteurs. Le risque, cependant, c’est d’être déçu… Alors, à votre avis, cela a-t-il été le cas ? Ou Aurora Squad a-t-elle réussi à supplanter Illuminae dans mon cœur livresque ?

Hé bien… oui et non. J’ai beaucoup apprécié ma lecture et j’ai passé un très bon moment en compagnie de cette équipe haute en couleurs, un peu désaxée et qui a carrément la poisse. Mais Illuminae reste pour moi un chouïa au-dessus, tant dans sa forme que dans son suspense. Malgré tout, je ne peux que vous encourager à tenter l’aventure en compagnie des membres d’Aurora Squad parce qu’ils sauront vous emmener aux confins de la galaxie avec un humour à toute épreuve !

Dans Aurora Squad, vous ferez bien évidemment la connaissance d’Aurora, cette jeune fille qui a été cryogénisée durant 200 ans et qui porte en elle autant de questions sur ce présent qu’elle ne connait pas que de connaissances sur un passé disparu. Vous découvrirez aussi Tyler, le chef de l’escadron, ce premier de la classe qui n’a jamais dévié de sa route, jusqu’à aujourd’hui. Et puis Scarlett, sa soeur jumelle, qui n’a pas la langue dans sa poche, ce qui est pratique car c’est elle qui est chargée des négociations lorsqu’il y en a. Cat, la pilote qui est aussi douée aux commandes d’un vaisseau que pour clasher quelqu’un. Zila, la scientifique, celle qui analyse mieux les situations que les êtres vivants. Kal, le responsable des combats, qui a plutôt tendance à foncer dans le tas et à discuter ensuite. Et Finnian pour qui la mécanique n’a aucun secret et qui peut tout réparer entre deux phrases de dragues à deux balles.

Ils sont donc sept et la narration va passer de l’un à l’autre au fil des chapitres, faisant avancer l’intrigue à chaque saut de personnage. Le fait de changer de personnage ne m’a pas dérangé car le narrateur est indiqué en début de chapitre, ce qui permet de ne pas perdre le lecteur. J’ai apprécié justement de pouvoir en apprendre plus sur chacun des personnages, via leurs pensées et leurs ressentis. Le fait de ne pas se focaliser sur un seul narrateur permet de faire avancer l’histoire tout en montrant les différences de point de vue qui peuvent exister entre les personnages lors de la même situation.

L’histoire aborde plusieurs thèmes intéressants qui peuvent parler à de nombreux lecteurs. La notion de racisme tout d’abord via le personnage de Kal, celui du handicap grâce à Finnian, mais également des thèmes tels que le fait de ne pas réussir à interagir en société ou à l’intérêt de ne pas mélanger privé et professionnel.

Concernant l’intrigue, elle est bien menée et les rebondissements s’enchaînent rapidement, nous faisant nous poser des questions et ne permettant pas aux héros de souffler et donc de se poser pour réfléchir. Certains moments m’ont surprise et je me suis laissée porter au fil de l’histoire sans m’ennuyer un seul instant. Et la fin… m’a fait me dire qu’attendre 2021 pour découvrir la suite de ce roman allait être long.

En bref ce n’est donc pas un coup de cœur intersidéral comme l’avait été Illuminae, sûrement car le roman reste plus « banal » dans sa forme. Néanmoins, je l’ai lu rapidement et j’ai adoré ma plongé avec cette équipe totalement loufoque !

 

Nos passés imparfaits – Danielle Rollins

 

Titre : Nos passés imparfaits

V.O. : Stolen time

Auteur : Danielle Rollins

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 6 févier 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Une histoire d’amour envoûtante qui traverse le temps et les époques.
Dorothy est piégée et prête à tout pour échapper au mariage arrangé par sa mère. Y compris s’enfuir et embarquer clandestinement à bord d’un étrange vaisseau. Mais en faisant la connaissance du jeune et mystérieux Ash, la jeune fille est loin de se douter qu’elle va atterrir dans un futur déchiré par les catastrophes naturelles et la guerre civile. Un futur dans lequel Ash a une mission des plus cruciales : remonter le temps et retrouver le Professeur, son mentor, afin d’empêcher le monde de sombrer dans le chaos. Ce que Dorothy ignore, c’est qu’en fuyant son tragique destin, c’est celui de l’humanité entière qu’elle vient de changer…
L’HISTOIRE LES A SEPARES. LE DESTIN LES REUNIRA.

 

  • Avis :

Nos Passés Imparfaits m’attirait autant par le titre et le résumé que par la couverture, que je trouve aussi jolie qu’intrigante. Et je ne regrette pas d’avoir cédé à la curiosité car j’ai passé un très bon moment avec ce roman.

Dorothy est une jeune femme à qui on a dicté toute sa vie la manière dont elle devait penser et se comporter. Elle aspire à être plus que ce que les gens voient d’elle, plus que son beau visage et plus que le pantin de sa mère. Elle est rusée, elle sait ce qu’elle veut et pourtant, elle est malgré tout assez fragile. C’est un personnage finalement ambivalent, qui oscille entre la volonté de montrer aux gens ce qu’elle vaut et l’envie d’avoir des gens sur qui compter. Entre méfiance et confiance.

En face se trouve Ash. Le pilote de la machine à remonter le temps dans laquelle se cache Dorothy. Asher est un personnage qui parcourt le temps parce qu’il n’a pas le temps de faire autrement, beau paradoxe non ?

L’histoire nous permet de faire connaissance avec un groupe de quatre jeunes adultes qui ont l’habitude des voyages dans le temps et ont tous été choisi particulièrement. Leurs compétences sont diverses, tout comme leurs caractères mais ils ont tous le même but : retrouver le professeur qui les a recruté, quelque soit l’époque dans lequel il se trouve.

L’intrigue nous présente donc un monde futur, où les catastrophes naturelles n’ont pas permis de garder les villes telles qu’elles étaient. Et que font les hommes quand ils se sentent acculés ? Ils s’entre-déchirent. Plusieurs groupes s’affrontent donc dans la ville et revendiquent un accès au passé. Qui a tord ? Qui a raison ? Chaque lecteur se fera son propre point de vue au fil des pages et des événements. Un roman qui peut trouver un écho dans les actualités, dans les séismes, les inondations et les autres catastrophes naturelles qui se déroulent en ce moment.

On se questionne au fil des pages et des retours dans le passé, sur les possibilités que ceux-ci possèdent mais également sur les interdits et les impossibilités. Le fait de pouvoir revenir dans le passé implique-t-il de pouvoir changer les choses ? A quel prix et de quelle manière ? Pourquoi certains des personnages ont-ils l’air d’en savoir plus que d’autres ? Comment ? On passe le roman à se poser de nombreuses questions et à faire des hypothèses et j’ai beaucoup aimé l’alternance entre ce que l’on sait, ce dont l’on se doute et ce qui est totalement à côté de la plaque.

Toute l’histoire est bien menée, le lecteur n’est jamais perdu dans les sauts dans le temps et la fin est extrêmement bien ficelée !

En bref un roman qui m’aura entraîné dans les couloirs du temps et pour lequel je suis très curieuse de lire la suite.

Les Chroniques Lunaires, T1 Cinder – Marissa Meyer

 

Titre : Cinder

Série : Les chroniques lunaires

Auteur : Marissa Meyer

Editeur : PKJ

Date de parution : 2013

 

 

  • Résumé (éditeur) :

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

 

  • Avis :

Bon, pour vous dire la vérité, ça fait déjà cinq ans que Ferilou me conseille allègrement cette série et elle avait même abandonné l’idée de me la voir lire un jour. Mais comme j’ai un esprit très contradictoire, je m’y suis mise ! Et, comme toujours lorsqu’elle me conseille quelque chose, j’ai adoré !

Le début m’a laissé un peu perplexe cependant et j’ai eu un peu de mal à me faire à l’idée que Cinder n’est plus tout à fait humaine parce que je ne comprenais pas si elle restait humaine ou non malgré tout. Ce qui ne m’a pas empêché de vite entrer dans l’histoire et de m’attacher à Cinder. Cendrillon n’est pas vraiment l’un de mes contes préférés mais j’ai beaucoup aimé la manière dont il est amené ici. On attend évidement certains passages et les relations inhérentes à Cendrillon mais, au-delà de cela, le roman n’a rien à voir.

L’histoire nous présente donc Cinder, qui vit en Orient dans un monde où la Reine de la lune est une dominatrice totalement folle qui veut régner sur la Terre. Bien loin des préoccupations de ce genre, Cinder est une mécanicienne de talent qui répare tout ce qu’on lui amène pour gagner de l’argent que lui prend sa belle-mère. Car elle a évidemment une méchante belle-mère (un personnage que vous aller aimer détester) et deux demi-soeurs dont la plus jeune, Peony, est un amour.

Il y a aussi un prince bien sûr sur lequel toutes filles se pâment (et elles ont de quoi, Kai est adorable !). Mais il y a surtout une véritable intrigue sur une Princesse lunaire disparue et une maladie contagieuse qui décime la population. Sur des personnes ayant infiltré la Terre avec des pouvoirs psychiques et une intrigue politique intéressante.

Alors oui, c’est un peu cousu de fils blancs et il n’y a pas de grandes révélations ou de suspense insoutenable. Mais l’écriture est prenante, l’histoire entraînante et les personnages attachants. Iko amène de l’humour, les situations apportent de la tristesse et la fin du roman est arrivée sans que je ne vois passer les chapitres. Et à ce moment-là… j’avais besoin de la suite.

En bref une réinvention très originale du conte de Cendrillon qui m’a totalement emportée dans Les Chroniques Lunaires.