Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ? – Alex Gabriel

 

Titre : Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ?

V.O. : Love for the cold-blooded, or the part-time evil minion’s guide to accidentally dating a superhero

Auteur : Alex Gabriel

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 10 Octobre 2018

 

 

Résumé (éditeur) :

Des super-héros. Des méchants larbins. Et un sacré conflit d’intérêt.

Faire partie de la famille d’un super-vilain n’est pas un gros problème pour Pat West. Certes, sa mère tente à l’occasion de conquérir le monde, et alors ? Tout ce que lui veut, c’est finir ses études et devenir urbaniste. Le fait qu’il se transforme parfois en larbin diabolique… ça, ce n’est qu’une tradition familiale. Et puis un jour, Pat couche par accident avec /Silver Paladin/, le super-héros également connu sous le nom de Nick Anderson, un millionnaire reclus. Ce n’est qu’un malentendu. Pat n’a jamais eu l’intention de se faire passer pour un prostitué, il le jure. N’empêche qu’il se retrouve bientôt complètement dépassé par la situation, surtout quand il commence à développer des sentiments pour le pire gars possible.

Quand sa mère réapparaît pour mettre le monde à ses pieds, Silver Paladin s’empresse de la contrer… et tous les secrets de Pat menacent de lui exploser au visage.

 

Avis :

En ouvrant ce roman, je m’attendais surtout à rire et, à vrai dire, j’ai été déstabilisée par le début. Notamment car je ne m’attendais pas à commencer presque directement par une scène de sexe et encore moins aux dialogues qui l’accompagnent. Oui, je l’avoue, je suis restée un peu perplexe devant Nick qui, tout super-héros qu’il est, est surtout tooootalement à côté de la plaque ! Bon, Pat vous dirait que c’est en partie ce qui fait son charme justement.

L’intrigue autour des méchants et des gentils m’a paru un peu tarabiscotée… Même si j’ai bien aimé l’idée et la manière dont celle-ci était traitée, avec le côté apprentis, les méchants charismatiques, les petites guéguerres et les héros barrés. Mais j’ai eu l’impression qu’à vouloir être drôle, l’auteur en faisait parfois trop.

Si j’ai toujours aimé la relation qui se noue entre Pat et Nick et les quiproquos qui en découlent, l’intrigue en elle-même a commencé à me plaire lorsque Pat devient apprenti et j’ai vraiment m’accroché lorsque Serpentissima débarque. D’ailleurs, la famille de Pat est géniale et j’ai aimé tous les moments où les sœurs sont présentes, les relations au sein de la fratrie étant très réalistes. On retrouve bien l’amour et l’agacement que l’on peut ressentir régulièrement pour ses frères et sœurs.

Concernant l’histoire d’amour…. Je peux dire que c’était trop mignon ? Parce que c’était vraiment supra mignon ! Le côté grande gueule de Pat se marie bien avec le côté psychorigide de Nick et j’ai beaucoup aimé les voir interagir.

En bref un roman qui m’aura tout d’abord « perpléxé » (si, si c’est un mot dans mon dico perso) mais qui m’aura finalement fait passer un bon moment !

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Amélia Fang et le bal barbare- Laura Ellen Anderson

 

Titre : Amélia Fang et le bal barbare

V.O. : Amelia Fang and the Barbaric Ball

Auteur : Laura Ellen Anderson

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Casterman

Date de Parution : 3 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Amélia Fang, malicieuse vampirette, déteste assister au Bal barbare annuel organisé par sa mère, la comtesse Frivoletta. Ce soir-là, le palais est rempli de vieux monstres qui portent trop de dentelles et qui empestent le Poubel n°5. Comble de malheur, Tangine, prince de Nocturnia et sale-gosse-pourri-gâté, capture Trouille, sa citrouille de compagnie. La guerre est déclarée !

 

  • Avis :

Qu’est-ce que c’était mignon ! *-*

Qu’il s’agisse de l’histoire, basée sur l’amitié des trois personnages principaux et sur l’amour qu’Amélia porte à Trouille, sa citrouille de compagnie. Qu’il s’agisse des dessins qui peuplent le texte et qui présentent des personnages ultra intéressants avec des bouilles super mignonnes malgré parfois les « horreurs » des situations… J’ai adoré cet ouvrage.

La manière dont les « monstres » habituels sont considérés dans ici est une belle manière de montrer aux enfants qu’il s’agit toujours d’une question de point de vue. En effet, les vampires, les squelettes, les zombies, la faucheuse sont des enfants ou des êtres tout ce qu’il y a de plus normal. Ils ont une vie de famille, ils ont des amis, ils s’entraident, ils s’aiment, ils ont des animaux de compagnie… Les enfants vont à l’école, ont des devoirs, il y a une petite peste dans la classe, l’un des gamins est pourri-gâté, une autre adore les gâteaux… Toutes ces petites choses de la vie quotidienne sont ici parfaitement bien retranscrit mais avec les codes du monde fantastique dans lequel évolue les personnages.

J’ai d’ailleurs adoré tous les petits détails, que se soit les surnoms utilisés ou les friandises horrifiques, tout est similaire mais rien n’est pareil puisque tout est adapté à la vie et aux goûts des créatures de l’ombre dont nous suivons les péripéties.

Leur peur des créatures lumineuses, fées, licornes, chatons, démontre encore une fois le côté point de vue et préjugés. J’ai beaucoup aimé la manière dont sont justement traités les préjugés dans le roman, montrant au fil des pages que ce que l’on croit sans jamais l’avoir vérifié n’est pas forcément juste.

Un autre bon point aussi pour l’humour présent à tout moment. Les noms des mets, les situations, l’effroi face aux paillettes, de nombreuses péripéties prêtent à sourire et sont bien amenées, permettant d’avoir toujours envie de tourner la page.

En bref un ouvrage décalé plein d’humour qui démontre qu’il ne faut jamais juger sur les apparences.

J’ai hâte de lire le second tome !

Terre de brume, T1 Le sanctuaire des dieux – Cindy Van Wilder

 

Titre : Le sanctuaire des dieux

Série : Terre de brume

Auteur : Cindy Van Wilder

Editeur : Rageot

Date de parution : 12 septembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d’une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire des Prêtres de l’eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière. Au cours d’une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d’un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s’est levée… et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s’allient afin d’empêcher leur monde de sombrer dans l’oubli.

 

  • Avis :

De Cindy Van Wilder, je connais la saga Les Outrepasseurs dont j’étais tombée amoureuse de la plume poétique mais dont le nombre de personnages m’avaient parfois perdu. Ici, l’histoire se concentre surtout sur deux personnages principaux : Héra et Intissar. Ceux qui gravitent autour d’elles ont bien évidemment une importance mais sont trop peu pour risque de perdre le lecteur et on est rapidement plongé dans l’histoire.

Nous découvrons un monde recouvert de brume où seuls quelques îlots émergent. Ceux-ci regroupent des sanctuaires où vivent des personnes normales ainsi que des personnes possédant des pouvoirs. Héra peut manipuler l’eau grâce à son vecteur (un pendentif contenant de l’eau de source) mais, à chacune de ses manipulations, elle produit de la brume qu’elle doit ensuite enfermer. J’ai été surprise que personne ne pointe du doigt le fait que continuer à faire de la magie est ultra dangereux dans ce monde déjà très embrumé…

De l’autre côté de l’océan de brume, nous découvrons Intissar qui, elle, manipule le feu grâce à une plante. La dualité qui oppose prêtres de l’eau et sœurs de feu montre que, malgré les conditions précaires de vie, les hommes ont toujours des prétextes pour ne pas s’aimer et se ranger dans des cases. C’est ce qui arrive dès le début du roman et qu’Intissar essaie de contrer tout au long de l’histoire. J’ai totalement accroché avec ce personnage qui place l’humanité avant son propre bien-être et qui n’hésite pas à aller contre les règles même si cela peut lui coûter très cher.

L’intrigue est bien menée et on se laisse facilement emporter. L’écriture fluide permet d’avancer rapidement et, même si je n’ai pas retrouvé la poésie des Outrepasseurs, j’ai beaucoup aimé ma lecture. D’ailleurs… C’est quoi cette fin ? Où est la suite ?

On se retrouve avec une fin très ouverte qui ne donne qu’une envie : que le second tome sorte pour  enfin découvrir ce qui va arriver à Intissar et Héra.

En bref une lecture très agréable pour un roman fantasy YA prenant et bien mené.

Et un petit mot pour cette couverture sublime ❤

Méto, intégrale – Yves Grevet

 

Titre : Méto

Tome 1 : La Maison

Tome 2 : LÎle

Tome 3 : Le Monde

Auteur : Yves Grevet

Editeur : Syros

Date de parution : Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Soixante-quatre enfants vivent coupés du monde, dans une grande maison. Chacun d’eux sait qu’il devra en partir lorsqu’il aura trop grandi. Mais qu’y a-t-il après la Maison ?

 

  • Avis :

Depuis le temps que j’entendais parler de Meto, j’ai profité de la sortie de l’intégrale pour me lancer dans cette trilogie. Meto est une dystopie sortie en 2008, avant que le terme de Dystopie ne soit à la mode ? J’en ai lu pas mal ces dernières années et j’aime beaucoup ce genre de roman. Plusieurs de mes amies m’avaient conseillé Meto et j’ai donc abordé cette lecture avec curiosité. Et donc, verdict ?

Hé bien j’ai beaucoup aimé cette histoire. Le premier tome est très intriguant et on se demande pourquoi ces enfants sont tous réunis à cet endroit. Toutes les règles qu’ils doivent suivre sont complexes et paraissent injustes ou stupides, ce qui donne envie de comprendre pourquoi. Dans ce petit monde clos, nous apprenons à connaître les jeunes adolescents que nous allons suivre au fil des tomes. Meto, bien évidemment, dont le caractère curieux et la propension à réfléchir et à être juste envers les autres en font rapidement un meneur. Meto est un personnage qui évolue au fil des chapitres, lui si innocent au départ finissant par devoir se salir les mains et prendre des décisions compliquées, le poussant à une dureté qu’il n’aurait sûrement pas eu dans des conditions de vies normales.

C’est d’ailleurs l’une des choses que j’ai apprécié dans le roman : ce sont les circonstances qui font des enfants ce qu’ils sont. Bien évidemment, leurs caractères, leurs envies et leurs besoins jouent à chaque moment mais, comme dans la vraie vie, les circonstances les poussent souvent à des extrémités qui seraient différentes s’ils avaient plus de temps ou plus de choix.

C’est assez frustrant finalement de chroniquer l’intégrale car je ne peux pas vous parler du second et du troisième tome pour ne pas risquer de spoil mais c’est justement le troisième tome qui m’aura le plus accroché. De part sa dimension plus politique et qui pousse ces enfants, devenant doucement adultes, à se dépasser, tant physiquement que psychologiquement.

Ce qui ressort selon moi de cette trilogie, c’est aussi l’amitié qui s’en dégage. Meto n’est jamais réellement seul et ne prends pas de décision pour lui-même. Il pense aux autres et ses amis sont toujours très présents. Claudius, Octavius, Romu, Marcus, Caelina… C’est toute une bande que nous suivons au fil des tomes et que nous voyons évoluer.

Le roman pose aussi de nombreuses questions sur la vie en autarcie, sur la domination des adultes sur le mental d’enfants, sur les règles à suivre et sur la nécessité, parfois, de se poser des questions puis se rebeller et de désobéir. Un point aussi sur Remus et Romulus, ces deux frères pour lesquels j’ai eu (malgré tout) beaucoup d’attachement durant cette trilogie.

En bref une histoire très bien ficelée qui pose les questions sur ce qu’une minorité peut imposer lorsqu’elle possède  le pouvoir…

tournoi

Alchimia, T2 – Samantha Bailly et Miya

 

Titre : Alchimia

Auteur : Samantha Bailly

Illustrateur : Miya

Editeur : Pika

Date de Parution : 04 Juillet 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Saë, une jeune alchimiste, sillonne le royaume d’Alchimia en bateau. Avec ses compagnons de voyage, elle utilise ses dons magiques pour collecter et protéger la mémoire de son peuple. Mais la guerre éclate avec Ifen, le royaume voisin qui voue un culte à la Nature. En pleine tourmente, Saë est sauvée par Idan, jeune soldat ifénien. Accusé de trahison et condamné à mort, il trouve refuge sur le navire de Saë.

Alors que tout oppose les jeunes gens, le destin les pousse l’un vers l’autre…

 

Avis :

Après le tome 1 (Chroniqué ici), j’attendais avec impatience ce second tome et je dois dire que je n’ai pas été déçue !

On retrouve avec plaisir les alchimistes et leurs dons qui sont ici controversés, les iféniens trouvant là qu’il s’agit d’un trop grand pouvoir qui viole l’intimité des gens normaux. J’ai beaucoup aimé les explications des alchimistres et l’honneur qu’ils mettent à n’utiliser leurs dons que sur demande pour permettre à la population de se souvenir ou d’aller mieux.

Néanmoins, au fil des pages, ils utilisent leurs dons différemment, peut-être pour une cause juste mains malgré tout de manière contraire à ce qu’ils revendiquaient juste avant. Je suis donc très curieuse de voir si cela sera discuté par la suite entre les personnages et si leur façon de penser va évoluer ou non.

Dans ce tome, la guerre entre Alchimia et Ifen a débuté, amenant son lot de morts et de destruction. Cette violence dont elle est témoin fait grandir Saë et la jeune fille comprend peu à peu ce que les autres lui racontaient en parlant des horreurs commises par les Iféniens. Pourtant, Idan est différent et j’ai beaucoup aimé ce petit rappel que chaque personne choisi ses propres combats et possède sa propre manière de penser. Au contact l’un de l’autre, ils en apprennent plus sur leurs coutumes respectives et c’est bien par la discussion que l’on arrive à dépasser ses préjugés.

On en apprend aussi beaucoup sur le passé de Ruby, la capitaine de l’Atelier et ce fait la rend plus humaine et rend aussi toutes ses décisions compréhensibles. Notre passé nous façonne et il en est de même pour les habitants de l’Atelier. Ethiel est également bien présent dans ce tome et j’adore toujours autant ce personnage qui sait s’adapter et fait passer l’amitié avant toute autre chose.

Quant aux dessins, ils sont une nouvelle fois magnifiques et je me suis souvent arrêtée sur les pages pour en voir les détails. On est projeté en Alchimia par le coup de crayon de Miya et il est facile de se laisser porter. Les expressions des personnages, les décors, les costumes… tout est minutieusement présenté, ce qui donne un charme fantastique à l’ouvrage.

En bref un second tome que j’aurai dévoré !

Le Feu Secret, T2 La Cité Secrète – C. J. Daugherty & Carina Rozenfeld

 

Titre : La Cité Secrète

Série : Le Feu Secret

Auteurs :  C. J. Daugherty et Carina Rozenfeld

Editeur : Robert Laffont, Collection R

Date de Parution : 20 Octobre 2016

 

 

  • Résumé :

Au sein des murs fortifiés du Saint Wilfred’s College d’Oxford et entourés d’alchimistes qui ont pour mission de les protéger à tout prix, Taylor et Sacha sont à l’abri des forces obscures… Pour l’instant.Mais l’horloge tourne. Dans sept petits jours, Sacha fêtera ses dix-huit ans, et la malédiction ancestrale qui jusqu’alors le rendait invincible va le tuer, déchaînant sur le monde des cohortes démoniaques.Il n’existe qu’un moyen d’empêcher cela : Taylor et Sacha doivent se rendre au cœur de la Cité médiévale de Carcassonne, là où la malédiction a été proférée, et y affronter les démons.Le voyage sera extrêmement périlleux. Et des créatures monstrueuses les attendent de pied ferme.Mais à mesure que les forces obscures descendent sur Oxford, leur marge de manœuvre se réduit à un choix simple : affronter leurs pires cauchemars, ou perdre ce qu’ils ont de plus cher.

 

  • Avis (ATTENTION spoiler du T1) :

Lorsque j’ai commencé la série, je ne sais pas pourquoi j’étais persuadée qu’il s’agissait d’une trilogie et comme j’étais à la bourre pour lire cet opus là, je me disais que j’attendrais l’arrivée du trois. Sauf que, j’ai depuis appris que la série était une duologie et doooooonc évidemment, j’ai craqué 😛

On retrouve les personnages pile après la fin du premier tome (dont vous pouvez retrouver ma chronique juste ici) et on se remet vite dans le bain. J’ai beaucoup aimé la manière dont les auteurs nous présentent les sentiments de leurs personnages. Si l’intrigue est prenante, l’histoire se concentre aussi sur la manière dont chacun d’entre eux vit les événements et, fait étonnant, je n’ai absolument jamais eu envie de secouer l’un ou l’autre. Non, ils m’ont paru tous profondément logiques dans leurs démarches et dans leurs manières d’appréhender les choses.

Cette fois encore, certaines parties se déroulent en Angleterre et d’autres en France et j’ai eu très envie de découvrir les deux endroits où l’histoire se passe. Pas de rafleurs dans ce tome-ci mais des méchants qu’il ne fait pourtant pas bon contrarier et que j’ai trouvé bien menés ! La malédiction en elle-même gagne en explication et les faits sont bien explicités, donnant envie au lecteur de comprendre comment Taylor et Sacha vont réussir à s’en sortir (ou non).

Chacun des personnages a ici un rôle bien défini qui sert à faire avancer l’intrigue et je ne me suis pas ennuyée un seul instant à les suivre dans leur périple. Les révélations arrivent au compte-goutte et on se pose beaucoup de questions pour essayer de résoudre le problème nous-mêmes. De la même manière action et réflexion sont bien dosées, ce qui permet de faire avancer rapidement l’histoire sans jamais lasser le lecteur ou lui donner l’impression qu’il connait déjà le dénouement à l’avance.

Au niveau « négatif », un point parfaitement subjectif : je ne suis pas satisfaite de la fin (pour le coup, je n’aurai rien eu contre une trilogie !) mais, ce n’est pas un secret, j’aime que tout soit parfaitement fermé lorsque je termine une série et je sais que bon nombre de lecteurs ne seront pas d’accord avec moi. Au-delà de ça, j’ai vraiment beaucoup aimé ma lecture et je ne peux qu’espérer que ces deux auteurs décideront de nouveau d’unir leurs plumes !

En bref un second opus qui reste bien dans la continuité du premier et qui propose une histoire entraînante servie par des personnages aussi attachants que réalistes.

 

Item Collier d’opale : un livre où il est question de malédiction – 30pts

42 / 50

Le Trône des étoiles, T1 Fugitifs – Rhoda Belleza

 

Titre : Fugitifs

Série : Le Trône des étoiles

V.O. : Empress of a Thousand Skies

Auteur : Rhoda Belleza

Traducteur : Samuel Loussouarn

Editeur : Nathan

Date de Parution : Mai 2018

 

 

  • Résumé :

Seule survivante de sa dynastie, Rhiannon a passé son enfance à s’entraîner dans le but de venger sa famille assassinée. Mais la veille de son couronnement, elle échappe de justesse à une tentative de régicide et doit se cacher. Cependant aux yeux du monde, la princesse est morte. Le jeune Alyosha, star d’un programme de DroneVision, est accusé de son meurtre et recherché dans tout l’empire.
Bien qu’ils ne se connaissent pas, leurs destins sont désormais liés. Tous deux sont décidés à faire éclater la vérité, malgré les complots et les menaces de guerre qui pèsent sur la galaxie.

 

  • Avis :

J’ai commencé ce roman avec curiosité. Le résumé me tentait bien mais j’étais un peu frileuse au niveau du côté espace qui ne me vend pas particulièrement du rêve en général (pourtant, j’aime Star Wars et j’ai beaucoup aimé Phobos donc ça dépend vraiment de l’intrigue 😛 ).

L’histoire nous présente donc deux personnages principaux : Rhiannon et Alyosha que nous allons suivre en parallèle, un chapitre sur l’une puis un chapitre sur l’autre. Cette manière de faire nous permet de les découvrir peu à peu et de voir que leurs destins se lient alors qu’ils ne se sont jamais rencontrés et n’ont clairement rien en commun au premier abord.

Rhiannon est une jeune fille qui a perdu toute sa famille lorsqu’elle était enfant et qui a ensuite été éduquée pour devenir impératrice pour ainsi préserver la paix sur la galaxie. Elle est en effet la dernière survivante de la famille qui, en étant sur le trône, permet aux différentes planètes de ne pas se faire la guerre. Mais Rhiannon a surtout un but qui lui importe plus qu’être couronnée : se venger de celui qui a tué ses parents et sa sœur.

Alyosha lui est un wraetan, un poussiéreux comme on appelle les habitants de cette planète qui ont suivi un long exode durant la guerre. S’il essaie de se faire sa place en montrant qu’il est inoffensif, loyal et digne de confiance, Alyosha a toujours eu le sentiment d’être mis de côté et regardé de haut. Un sentiment qui se renforce lorsqu’il se retrouve bouc-émissaire d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Pris en plein dans les méandres politiques de ceux qui veulent relancer la guerre, Alyosha ne doit sa survie qu’à sa ruse, son intelligence et à l’amitié des gens qui le connaissent et croient en lui.

Je pensais que j’allais être perdu au niveau des planètes et de leurs habitants mais le monde est bien explicité, la guerre passée étant amenée peu à peu, tout comme la technologie qui règne sur la galaxie via les cubes. Ces petits objets directement implantés dans la peau permette à chacun d’enregistrer ses souvenirs et de pouvoir se les repasser en boucle. En contrepartie, chacun est donc relié au réseau.

J’ai vraiment beaucoup aimé toutes les réflexions qui se déploient autour du cube. Toutes les possibilités de la technologie mais aussi toutes les dérives qu’elle peut amener. Ces considérations se déploient tout au long du roman puisqu’elles ont une importance capitale pour l’intrigue. Cette dernière s’accélère au fil des pages et on se laisse rapidement prendre dans les complications que l’on découvre petit à petit. Certaines révélations m’ont réellement surprise et j’ai passé un très bon moment avec les personnages. Le tome 2 arrive début 2019 et je le lirai avec grand plaisir !

En bref une histoire de vengeance et d’amitié aux confins de la galaxie avec des personnages qui grandissent au fil des pages.

 

« Notre vaste univers abrite un nombre impressionnant de religions et de philosophies qui seront toujours une source de tensions et de disputes. Rien de ce que nous pourrons dire ou faire ne changera cette réalité. […] Travaillons main dans la main. Respectons nos différences, ne cherchons pas à les éliminer. Mettons la peur et la méfiance derrière nous. […] Finissons-en avec la guerre, pour que les générations futures ne connaissent plus que la paix. »

 

41 / 50

Item Expecto Patronum : le premier livre publié d’un auteur – 15pts (2nd validation)