Bodyguard, T6 Le Fugitif – Chris Bradford

Titre : Le Fugitif

Série : Bodyguard

Auteur : Chris Bradford

Traducteur : Antoine Pinchot

Editeur : Casterman

Date de Parution : Mars 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Après une tragique mission au Mexique, Connor rentre en disgrâce au QG de Bodyguard et découvre que l’agence a été attaquée et ses partenaires enlevés. Appelé d’urgence en Chine par le colonel Black, il ne se doute pas qu’il est en réalité la cible de l’organisation secrète Équilibrium, bien décidée à détruire une bonne fois pour toutes Bodyguard. Traqué dès son arrivée à Shanghai, privé de l’aide de Charley et des ressources de Bodyguard, Connor sera-t-il capable de sauver sa propre vie et celle de ses amis ?

 

  • Avis :

Ah Bodyguard ❤ Une de mes séries préférées ! Si vous en doutez, je vous encourage à faire un tour juste ici pour découvrir mes chroniques des cinq tomes précédents.

Pour tout vous avouer, j’ai couiné en apprenant la sortie d’un nouveau tome de Bodyguard. Merci beaucoup à Agnès de m’avoir permis de le lire ! Ce tome démarre sur les chapeaux de roues, de façon clairement différente de d’habitude et j’ai été très surprise par le premier chapitre.

Je n’avais pas prêté attention au fait qu’il s’agissait du dernier tome mais, dès le second chapitre, on sent que l’auteur veut tourner une page et que la série approche de la fin. C’est une manière de faire tout au long du roman que j’ai beaucoup aimé : l’auteur nous donne les réponses à toutes les questions en suspens au fil des tomes et on se retrouve vite totalement impliqué dans le roman. Tous les petits détails qui nous avait mis des puces à l’oreille se retrouvent ici et, malgré tout, je me suis faite balader encore une fois. Comme à chaque tome, j’ai des hypothèses et l’histoire me donne tord sur bien des points. Et j’adore être surprise de cette manière !

Une bonne partie de l’histoire se passe à Shangai et on découvre la mégalopole grâce à un nouveau personnage qui se fait vite une place dans le cœur du lecteur. Comme toujours, tout va à cent à l’heure et on n’a absolument pas le temps de s’ennuyer ! Les actions se suivent et ne se ressemblent pas et le côté politique, qui a enflé au fil de la série, prend ici une dimension très importante.

Les relations de Connor avec les autres sont remises en cause et l’auteur nous montre bien que personne n’est tout noir ou tout blanc. Connor se doit donc de réfléchir et de penser autant aux actes des gens qu’il côtoie qu’à ce qu’ils disent et aux circonstances lors desquelles ces paroles ont été prononcées. Chaque action, chaque moment, a une incidence pour la suite et l’histoire est ciselée à la perfection comme pour chacun des tomes.

C’est donc avec un peu de tristesse que je referme le dernier tome de cette saga qui aura fait partie de ma vie durant cinq ans. Découvrir Bodyguard, voir évoluer Connor, Charley et Amir a été un vrai plaisir à chaque fois et m’a fait entrer dans un genre de roman que je ne pensais clairement pas aimer autant.

En bref une série qui restera l’une de mes préférée.

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La fille des deux mondes, T2 Deux pieds sous terre – C. C. Hunter

 

Titre : Deux pieds sous terre

V.O. : Two Feet Under

Série : La fille des deux mondes

V.O. : The Mortician’s Daughter

Auteur : C. C. Hunter

Traducteur : Laurence Boischot

Editeur : Michel Lafon

Date de parution : 25 avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Je m’appelle Riley Smith, j’ai dix-sept ans, et je vais mourir.
Un comble pour une adolescente qui communique avec les morts. D’autant plus qu’elle les aide à accomplir leurs dernières volontés pour accéder à l’au-delà.
Mais la jeune fille n’aurait jamais imaginé devoir aider le fantôme d’un criminel… Alors qu’elle plonge dans les bas-fonds de la ville, les morts comme les vivants se font de plus en plus dangereux. Seul Hayden, son confident, le mystérieux esprit coincé entre la vie et la mort, peut venir à son secours… s’il la pardonne d’avoir découvert son secret.

 

  • Avis :

Après avoir dévoré le premier tome (dont la chronique est juste là), j’étais impatiente de retrouver Riley pour suivre la suite de ses aventures. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la jeune fille a des journées bien remplies et qu’elle ne risque clairement pas de s’ennuyer !

Nous retrouvons donc Riley où nous l’avons quitté : avec le fantôme d’un prisonnier sur les bras, ayant un gros crush pour un autre fantôme et se débattant pour que son père admette qu’il est alcoolique. Tout ça sans que sa meilleure amie ne découvre qu’elle parle avec des morts et que le beau gosse du lycée ne se rende compte qu’en vérité, ce n’est pas pour lui qu’elle craque mais pour son meilleur pote dans le coma. Moi qui pensait que ma vie était parfois compliquée… je n’ai pas très envie d’essayer celle de Riley !

Cette fois encore, nous faisons la connaissance de plusieurs personnages mais l’intrigue tourne essentiellement autour du fantôme du prisonnier qui amène Riley de plus en plus loin dans le danger. C’est l’un des points qui me plait beaucoup dans cette série : pour aider les fantômes, Riley doit faire preuve d’autant que courage que d’ingéniosité. Et si elle est souvent téméraire et se met en danger, elle le fait souvent pour de bonnes raisons et celles-ci sont explicitées à chaque fois. Ce n’est pas une adolescente qui se lance tête baissée sans réfléchir aux conséquences mais une jeune fille qui a le cœur sur la main et qui fait passer les autres avant elle.

Le seul point qui m’a fait tiquer finalement, c’est l’image parentale qui se dégage de la série : la plupart des parents sont clairement déficients, qu’il s’agisse du père de Riley, du beau-père de Carter, de la mère de Kelsey… Heureusement que ceux de Jacob relèvent le niveau ! Néanmoins la famille a une place très importante dans la série et la plupart des fantômes ont quelque chose à demander en rapport avec les gens qu’ils laissent derrière eux. De la même manière que Riley et Kelsey font tout pour leur seul parent respectif. L’amour est quelque chose de compliqué et c’est une émotion qui ressort bien à travers le roman. On peut parfois détester quelqu’un qu’on aime profondément et l’un n’empêche pas l’autre.

Comme pour le premier tome, il se passe beaucoup de choses dans ce second opus et le fil rouge de l’intrigue se dévoile doucement. On en apprend un peu plus sur la mère de Riley, assez pour être curieux d’en savoir encore plus  ! Et on voit bien que la jeune fille commence à sentir le poids qui pèse lourd sur ses épaules. Au fil du roman, Riley devient de plus en plus fatiguée et on sent qu’elle a besoin de soutien. Mais comment en avoir quand on doit cacher la moitié de qui on est ? Et que les jours qui se suivent apportent de nombreuses questions mais assez peu de réponses…

Et cette fin… Qui donne envie d’avoir le troisième tome sous la main !

En bref un second tome qui tient toutes ses promesses et qui oscille entre action et sentiments. Une belle réussite !

Le clan Bennett, T1 Le chant du loup – T.J. Klune

 

Titre : Le Chant du Loup

Série : Le Clan Bennett

Auteur : T.J. Klune

Editeur : MxM Bookmark

Date de parution : 16 Décembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ox a douze ans quand son père quitte le foyer familial en lui disant qu’il ne vaut rien et que les gens ne le comprendront jamais. Il en a seize lorsqu’il rencontre Joe Bennett dont la famille vient d’emménager dans la maison du bout de la route. Joe, qui parle, parle, parle. Qui parle comme il ne l’avait plus fait depuis presque deux ans.
La vie d’Ox change alors du jour au lendemain, car les Bennett accueillent à bras ouvert cet adolescent solitaire au sein de leur famille. De leur clan. De leur meute. Dès lors, Ox n’est plus seul et s’épanouit auprès de Joe et de ses frères. Mais il sent que des choses lui échappent : des secrets qu’on lui cache, des dangers dont on veut le protéger.
Des secrets rouge Alpha, orange Beta, violet Omega.
Des dangers surgis du passé et qui menacent désormais tout le clan Bennett…

 

  • Avis :

Le Chant du Loup m’a été conseillé par une de mes amies par ces mots « tu as besoin de ce livre dans ta vie » suivit de l’aveu qu’elle avait hésité entre ce roman et Leo loves Aries pour mon anniversaire. Or, Leo loves Aries et l’un de mes livres doudous ce qui veut dire… que je ne pouvais que tenter Le Chant du Loup. J’en ai parlé à une autre amie, qui a commencé avant moi et qui m’a aussitôt encouragé à le livre VITE pour qu’on puisse en discuter.

Et… comment vous dire… J’ai tellement pleuré sur ce roman que je les ai menacé de les renier ! (Oui ce bouquin est ouf) Bref j’ai lu, j’ai pleuré, j’ai pleuré, j’ai couiné, j’ai repleuré… et j’ai adoré ce livre. Et puis je me suis dit que je devais absolument le chroniquer pour vous en parler. Mais là… comment faire pour réussir à en faire passer l’intensité ? J’ai donc demandé à mes deux amies de participer 😛

Donc, comme dirait Cyrielle : « ce livre a pris mon cœur, l’a rempli d’amour, puis l’a ARRACHÉ de ma poitrine, l’a réduit en miettes, et me l’a rendu avec un sourire innocent ». Et je vous assure que c’est totalement ça. J’ai tellement pleuré que j’ai failli me dessécher ! Et en même temps, je ne pouvais pas m’arrêter de lire parce que je voulais savoir ce qui allait leur arriver, comment Ox allait s’en sortir, comment Joe allait gérer ça, comment ils allaient faire pour rester eux-mêmes et grandir en même temps.

Quant à Ferilou, elle m’a gratifié d’un « ça se chronique pas, ça se vit ! » ce qui est vrai aussi parce que ce roman vous fera passer par tellement d’émotions qu’il faut le tenter rien que pour ça !

Et malgré tout… j’ai eu du mal avec le début. Parce que la manière dont le texte est écrite est assez particulière. Ox est un personnage très doux qui ne parle pas beaucoup et qui a beaucoup de mal à communiquer avec les autres. Son père surtout, le rabaisse régulièrement car il est plus lent que la plupart des garçons de son âge. Il m’a fallut trois ou quatre chapitres avant d’être réellement dans le roman mais, dès l’arrivée des Bennett, c’en était fini de mon temps libre. Il se résumait à « lire, lire, lire » (bon et pleurer mais ça, vous le saviez déjà).

Le Chant du Loup, d’est un roman qui recentre sur l’essentiel : l’importance de la famille, la nécessité d’être fort et le besoin des autres pour grandir. Les blessures qui ne cicatrisent pas et les choix qui ont une incidence sur toute une vie. La difficulté du deuil, la force que l’on tire de ses proches et la famille qui se forme sans liens du sang. C’est des émotions en pagaille et l’envie de tourner encore plus de pages malgré la tristesse ressentie. C’est aussi plein de moments de douceur qui ne font que rendre les moments tristes encore pires. C’est l’envie de se recentrer sur l’essentiel : toucher et sentir et ressentir. Prendre le temps de passer un moment avec les gens qu’on aime, suivre les traditions… C’est tout ça contenu dans une seule histoire.

Cette fameuse histoire, c’est donc celle d’un adolescent qui a besoin de plus de temps qu’un autre pour faire les choses et qui n’a pas conscience de sa valeur et de tout ce qu’il apporte aux gens qui l’aiment. C’est l’histoire d’une meute de loups qui a vécu des choses horribles et qui a besoin de se recentrer sur sa famille pour s’en sortir. C’est un loup totalement psychopathe qui ne comprend pas qu’être alpha ne se résume pas à la force et la manipulation et qui fera tout pour arriver à ses fins. C’est une histoire de famille, de meurtre et d’amour à la fois.

En bref : ce livre c’est un coup de cœur intersidéral.

Bienvenue au Mordret’s Pub, T1 – Cloé Duc, Tatiana Duc

Titre : Bienvenue au Mordret’s Pub

Auteurs : Chloé et Tatiana Duc

Editeur : BMR

Date de Parution : 20 mars 2019

  • Résumé (éditeur) :

Quels lâches ! Jamais Naola n’aurait pu imaginer que ses parents puissent agir ainsi. Elle ne peut plus rester avec eux. Elle ne peut plus leur faire confiance. Pas après ce qu’il s’est passé, pas après ce qu’ils ont fait.

Déçue mais déterminée, la jeune sorcière décide de fuguer et échoue aux Halles Basses, le quartier le plus mal famé de Stuttgart, la capitale de la fédération des Enchanteurs. L’endroit parfait pour se faire oublier. Très vite, Naola se rend compte qu’elle détonne dans ce repère de mercenaires et de vampires.

Mais elle n’a pas le choix, si elle veut démarrer une nouvelle vie loin de ses parents, elle doit travailler ! Il n’y a qu’un micro-détail à régler : comment dénicher un emploi dans un endroit pareil ? 

  • Avis :

Le résumé m’intriguait autant que la couverture et j’ai donc ouvert ce roman avec curiosité. Le début nous plonge directement dans l’histoire avec une petite introduction rapide sur le monde qui nous entoure. Et puis tout s’emballe. Les premières pages nous permettent de faire connaissance avec Naola et son caractère. Tout de suite, nous comprenons qu’elle est pour la justice et qu’elle ne comprend pas du tout les choix de son père. Naola est une adolescente pour qui la vie à jusque-là toujours était facile et, pour elle, le monde, comme les gens, sont soient noirs soient blancs. Elle ne comprend pas qu’il y a parfois d’autres façons de penser ou de réagir à une même situation et, par conséquent entre en total désaccord avec ses parents sans chercher à se mettre à leur place (et ce, même si je ne les ai pas particulièrement apprécié).

Naola prend donc la décision radicale de fuguer et de se débrouiller toute seule. Et, à ce moment-là, tout s’enchaîne. Parlons donc tout de suite de ce qui m’a dérangé dans le roman : il s’y passe trop de choses. Le lecteur n’a jamais le temps de souffler ou de s’attacher à des personnages particuliers. Naola est le jouet des autres et elle se fait balader d’un bout à l’autre sans rien y comprendre. Le livre n’est pas très long mais les événements sont tellement nombreux que j’ai eu l’impression qu’il était plus long que le nombre de pages annoncé.

Je ne me suis pas ennuyée et j’ai beaucoup apprécié ma lecture mais je me demande si certains moments étaient nécessaires à l’intrigue. Peut-être le sont-ils effectivement pour le second tome mais j’aurai apprécié un peu plus de réflexions de Naola peut-être ? Elle oscille entre accès de colère et moments où elle se fait totalement avoir et j’ai eu du mal à cerner le personnage.

J’ai, par contre, adoré Harlem et apprécié Mordret qui indique clairement qu’il n’est pas gentil. Ses réactions m’ont beaucoup amusé et les dialogues avec Naola permettaient un peu d’humour. Les mecamages permettent quant à eux d’amener la notion de préjugés à l’encontre des personnes différentes et j’ai trouvé très intéressante la manière dont les auteurs le mettait en avant.

Au-delà de cela, l’univers qui nous est présenté est bien expliqué et les inventions donnent envie d’y jeter un œil. Je veux grimper sur un hexoplan ! Je suis curieuse de savoir si le second tome répondra aux questions qui se posent dans celui-ci et continuera de faire grandir Naola.

En bref une agréable découverte pour ce premier tome.

Engrenages et Sortilèges – Adrien Tomas

 

Titre : Engrenages et Sortilèges

Auteur : Adrien Tomas

Editeur : Rageot

Date de Parution : 23 Janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…

 

  • Avis :

Pour ce roman, c’est tout d’abord la couverture qui m’a intriguée et le résumé augurait un peu de steampunk alors j’ai craqué… et je ne regrette pas du tout ! Dès le départ, j’ai beaucoup aimé les personnages et l’univers présenté et j’ai fini par ne plus savoir décrocher. A vrai dire, ça faisait un moment que je n’avais pas veillé si tard (tôt ?) pour terminer un roman.

Je ne m’attendais pas à ce que certains passages soient aussi intenses pour un livre qui m’avait l’air plutôt jeunesse et j’ai donc été surprise (en bien) en voyant l’histoire s’assombrir peu à peu. L’intrigue est bien ficelée et tout à une cohérence. Aucun des personnages ne semble tout noir ou tout blanc et même ceux que nous ne croisons que quelques pages sont intéressants. S’il s’agit d’un lieu totalement inconnu, il est bien décrit pour qu’on ne s’y perde pas, assez pour l’imaginer sans peine mais pas trop pour ne pas être envahi d’informations inutiles.

Tout y est pour faire un bon roman de fantasy : des castes, de la politique, des moments sombres, des rebelles, de la trahison et de l’amitié. Le fait que Grise et Cyrus évoluent doucement au fil des chapitres est fait de manière convaincante et au vu de ce qu’ils vivent. Ils font des erreurs, ils ne dérogent pas à leurs principes mais ils assimilent ce dont ils sont témoins et grandissent peu à peu. Un point aussi sur Quint qui permet de rendre Cyrus attachant dès le départ (alors que ce n’était pas forcément gagné ! Une belle trouvaille.)

Finalement, la seule chose que je regrette, c’est qu’il s’agisse d’un one-shot. Il y avait matière à rendre les personnages encore plus profonds et l’histoire plus poussée. Néanmoins, c’est aussi agréable d’avoir un roman qui tient toutes ses promesses et se termine en ayant résolu toutes les questions qu’il a posées. Si la révélation finale n’est pas des plus surprenantes, elle est bien amenée et on prend plaisir à voir les personnages la découvrir.

En bref une histoire passionnante menée par des personnages attachants, un goût de trop peu !

Et je viens de découvrir que l’auteur avait écrit plusieurs autres livres, ce qui augure donc de belles lectures à venir j’espère 😛

Les Loups-Garous de Thiercelieux : Lune rousse – Paul Beorn & Silène Edgar

 

Titre : Les Loups-Garous de Thiercelieux : Lune rousse

Auteur : Paul Beorn et Silène Edgar

Editeur : Castelmore

Date de Parution : 7 Novembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

L’une vit le jour, l’autre vit la nuit…

1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux.

Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d’un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher. À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance…

Un masque sur le visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village.

Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

 

  • Avis :

Ah Thiercelieux ! Que d’heures j’ai pu passé à jouer au jeu de cartes ! Forcément, je n’ai donc pas pu résister à l’envie de lire ce roman pour voir s’il allait me replonger dans toutes mes soirées de fous-rires… ou non.

Hé bien je dois dire que c’est un pari réussi ! J’ai passé un très bon moment avec ce roman, indépendamment du jeu d’ailleurs car je l’aurai apprécié sans connaître Thiercelieux. L’intrigue nous présente deux jeunes filles : Lapsa et Lune qui sont les meilleures amies du monde. Lapsa n’ayant jamais connu ses parents, elle se pose beaucoup de questions sur ceux-ci, d’autant plus que tout le monde au village se refuse à lui parler de son père. Et que sa grand-mère, la guérisseuse, lui interdit de poser des questions. Quant à Lune, ses parents veulent la marier et elle se refuse à n’être que du bétail.

C’est donc à ce moment-là, où elles aspirent toutes les deux à être les décideuses de leur propre vie, que les loups-garous reviennent à Thiercelieux…

On est vite happé par cette histoire de loups-garous qui défient les générations et les différences, comme les similitudes, entre les anciens loups et les nouveaux sont bien faits. Les personnages ont tous quelque chose à cacher et, en cela, on retrouve bien l’esprit du jeu de cartes, ou chacun se demande qui est l’autre et quel rôle il joue lorsque la nuit tombe. D’ailleurs, j’ai adoré retrouver les personnages du jeu : la petite fille, la sorcière, le chasseur… Un petit jeu de piste à l’intérieur même du roman !

L’intrigue est bien menée et le suspense est là, on se demande qui fait quoi, qui est finalement moins sympa qu’il n’en a l’air et, si on découvre finalement qui est le coupable, tous les petits détails qui mettaient sur une fausse piste sont levés et nous permette de tout savoir sur ce petit village et ses habitants.

En bref une histoire bien menée qui peut plaire autant à ceux qui ne connaissent pas le jeu qu’à ceux qui aiment y jouer. Une belle surprise !

(Et maintenant, j’ai envie de ressortir mes cartes 😛 )

Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ? – Alex Gabriel

 

Titre : Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ?

V.O. : Love for the cold-blooded, or the part-time evil minion’s guide to accidentally dating a superhero

Auteur : Alex Gabriel

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 10 Octobre 2018

 

 

Résumé (éditeur) :

Des super-héros. Des méchants larbins. Et un sacré conflit d’intérêt.

Faire partie de la famille d’un super-vilain n’est pas un gros problème pour Pat West. Certes, sa mère tente à l’occasion de conquérir le monde, et alors ? Tout ce que lui veut, c’est finir ses études et devenir urbaniste. Le fait qu’il se transforme parfois en larbin diabolique… ça, ce n’est qu’une tradition familiale. Et puis un jour, Pat couche par accident avec /Silver Paladin/, le super-héros également connu sous le nom de Nick Anderson, un millionnaire reclus. Ce n’est qu’un malentendu. Pat n’a jamais eu l’intention de se faire passer pour un prostitué, il le jure. N’empêche qu’il se retrouve bientôt complètement dépassé par la situation, surtout quand il commence à développer des sentiments pour le pire gars possible.

Quand sa mère réapparaît pour mettre le monde à ses pieds, Silver Paladin s’empresse de la contrer… et tous les secrets de Pat menacent de lui exploser au visage.

 

Avis :

En ouvrant ce roman, je m’attendais surtout à rire et, à vrai dire, j’ai été déstabilisée par le début. Notamment car je ne m’attendais pas à commencer presque directement par une scène de sexe et encore moins aux dialogues qui l’accompagnent. Oui, je l’avoue, je suis restée un peu perplexe devant Nick qui, tout super-héros qu’il est, est surtout tooootalement à côté de la plaque ! Bon, Pat vous dirait que c’est en partie ce qui fait son charme justement.

L’intrigue autour des méchants et des gentils m’a paru un peu tarabiscotée… Même si j’ai bien aimé l’idée et la manière dont celle-ci était traitée, avec le côté apprentis, les méchants charismatiques, les petites guéguerres et les héros barrés. Mais j’ai eu l’impression qu’à vouloir être drôle, l’auteur en faisait parfois trop.

Si j’ai toujours aimé la relation qui se noue entre Pat et Nick et les quiproquos qui en découlent, l’intrigue en elle-même a commencé à me plaire lorsque Pat devient apprenti et j’ai vraiment m’accroché lorsque Serpentissima débarque. D’ailleurs, la famille de Pat est géniale et j’ai aimé tous les moments où les sœurs sont présentes, les relations au sein de la fratrie étant très réalistes. On retrouve bien l’amour et l’agacement que l’on peut ressentir régulièrement pour ses frères et sœurs.

Concernant l’histoire d’amour…. Je peux dire que c’était trop mignon ? Parce que c’était vraiment supra mignon ! Le côté grande gueule de Pat se marie bien avec le côté psychorigide de Nick et j’ai beaucoup aimé les voir interagir.

En bref un roman qui m’aura tout d’abord « perpléxé » (si, si c’est un mot dans mon dico perso) mais qui m’aura finalement fait passer un bon moment !