L’amour, la vie et ma liste – Kasie West

 

Titre : L’amour, la vie et ma liste

V.O. :Love, Life and the List

Auteur : Kasie West

Traducteur : Pauline Vidal

Editeur : Hugo Roman

Date de Parution : 14 Mars 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Abby Turner n’avait pas vraiment prévu que l’été de ses dix-sept ans serait une telle catastrophe. Sérieusement, tomber amoureuse de son meilleur ami Cooper ? Se faire rejeter de l’école d’art qu’elle convoitait tant car son travail  » n’a pas d’âme  » ? Sans compter les problèmes d’anxiété de sa mère qu’elle arrive de moins en moins à gérer…

Il lui vient alors une idée loufoque : La liste. Abby va se donner un mois pour accomplir dix missions. Morceaux choisis : affronter l’une de ses plus grandes peurs (n°3), écouter l’histoire d’un parfait inconnu (n°5) ou encore tomber amoureuse (n°8). Si elle parvient à compléter cette liste, elle deviendra enfin l’artiste qu’elle a toujours rêvé d’être. Mais alors que la date fatidique approche, Abby réalise que ces défis sont bien plus complexes qu’elle ne l’aurait imaginé… Et que peut-être, avant de transformer son art, elle devra d’abord accepter de se métamorphoser elle-même.

  • Avis :

J’ai reçu ce roman dans le cadre de la YA box dont il faudra que je vous reparle plus tard. C’est le premier roman de Kasie West que je lis et, si les retours autour de l’auteur étaient bons, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. En lisant le résumé, ça semblait être un livre sans prise de tête, mignon et qui se lit facilement. Pile ce dont j’avais besoin au moment de ma lecture.

Et, effectivement, j’ai passé un bon moment avec ce roman. S’il n’y a pas de réel suspense dans l’intrigue (et ce n’est pas pour cela qu’on lit ce genre de roman, clairement), il est facile de s’intéresser à Abby et de s’attacher à elle. L’amitié est une notion particulièrement importante et on ressent bien le dilemme d’Abby à l’idée d’être amoureuse de son meilleur ami. De l’un de ses meilleurs amis d’ailleurs car, si elle a eu le cœur brisé, elle ne peut pas en parler pour ne pas risquer de créer une faille dans le quatuor. Abby doit donc être forte pour elle mais aussi pour les autres. Prendre sur soi n’est jamais facile mais, quand en plus on ne peut pas vraiment en parler à ceux qui nous sont le plus proche, ça devient parfois compliqué.

Mais Abby se rend bien compte aussi qu’elle est une adolescente qui, à part cet amour non partagé, à une vie assez facile. Chose pour quoi elle décide de créer la liste. Pour avoir des choses à raconter dans sa peinture, pour être plus « crédible ». Vivre les événements, appréhender de nouveaux sentiments permet de mettre plus de ressenti dans un art, quel qu’il soit et Abby veut avoir plus de profondeur.

La liste est une idée que j’aime bien, d’autant plus le fait de pouvoir la partager avec d’autres. J’ai beaucoup apprécié Abby et son évolution. Si elle se met des œillères, elle les soulève et les enlève doucement au fil des chapitres. Au final, nous suivons une adolescente qui devient une jeune adulte et la transition se fait avec la douleur des sentiments exacerbés de l’adolescence mais avec la douceur de l’amitié et de l’amour familial bien présent dans le roman.

Une histoire qui montre qu’il faut puiser en soi pour évoluer et parfois y aller cash et mettre le doigt sur les problèmes pour réussir à les résoudre.

En bref un roman qui se lit tout seul et qui fait du bien au moral. Et donc hop, les autres livres de Kasie West atterrissent dans ma WL 😛

 

Publicités

Ivy Wilde, T1 Quand fainéantise rime avec magie – Helen Harper

 

Titre : Quand fainéantise rime avec magie

Série : Ivy Wilde

Auteur : Helen Harper

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 24 octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Bon, soyons clairs : Ivy Wilde n’est pas une héroïne. C’est même la dernière personne que vous contacteriez si vous aviez besoin d’une aide magique, malgré ses talents.

Si ça ne tenait qu’à elle, Ivy passerait ses journées affalée dans le canapé, devant la télé, paquets de chips en main, à papoter avec son familier félin jusqu’à ce que mort s’en suive.

Mais quand elle se retrouve victime d’une erreur d’identité, elle est embarquée malgré elle à la Branche Arcane, le département d’investigation de l’Ordre Hermétique du Crépuscule d’Or.

Les problèmes se multiplient quand un objet de valeur est volé au nez et à la barbe des représentants de l’Ordre ; et le fait d’être liée magiquement à l’Adeptus Exemptus Raphaël Winter ne fait qu’empirer la situation. Il a peut-être un regard couleur saphir et le corps d’un mannequin maillot de bain, mais pour Ivy, il représente tout ce qu’il y a de soporifique dans le boulot de sorcier.

Et s’il l’oblige à retourner à la salle de sport, juré, elle le transforme en crapaud.

 

  • Avis :

Ceci est une mini-chro parce que, avouons-le, j’ai carrément fait ma feignasse en ne chroniquant pas ce livre sitôt lu (c’est à dire euh en janvier me semble-t-il) donc je ne saurais vous dire exactement tout ce qui s’y passe. Mais, comme j’avais totalement aimé et que je l’avais lu en quelques heures, je ne pouvais pas passer à côté de l’idée d’en parler. Donc, ce sera court, pardon !

J’ai adoré ce roman. Je me suis bidonnée d’un bout à l’autre et, en même temps, j’ai ressenti beaucoup de curiosité par rapport à Ivy. On apprend peu à peu ce qui s’est passé à l’école et on découvre une jeune femme qui, plus qu’une feignasse, est surtout quelqu’un qui a décidé d’arrêter de se battre contre du vent.

Le duo qu’elle forme avec Raphaël est un régal dans les dialogues qu’ils ont tous les deux, les petites piques qui se suivent et amènent un humour certain au roman. Et le chat… Franchement Brutus est devenu un de mes personnages préférés !

Concernant l’intrigue, elle mêle habilement enquête et secrets et invite le lecteur à avoir envie d’en savoir plus en faisant des conjectures.

En bref un roman prenant, bourré de bons mots et pour lequel j’ai hâte d’avoir la suite ! Qui sort d’ailleurs ce mois-ci ~

Pour recommencer à vivre – Devney Perry

 

Titre : Pour recommencer à vivre

Auteur : Devney Perry

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 25 Février 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

 

  • Avis :
Ce n’est pas super joyeux, avouons-le, mais j’apprécie en général les romans qui parlent de deuil. Car c’est une situation à laquelle nous sommes tous confrontés et ce genre de roman (lorsqu’ils sont bien faits évidement) réussit souvent à mettre en lumière toute la difficulté mais aussi la nécessité de continuer à vivre.

 

Le début du roman nous montre Poppy et Jamie ensemble et heureux, prêts à fêter leur anniversaire de mariage. Evénement qu’ils ne feront finalement jamais. Et c’est à Cole, policier en service ce jour-là, d’avoir la lourde tâche d’aller annoncer à Poppy que son mari ne reviendra jamais, parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment.
Parlons directement du point qui m’a dérangé au fil de ma lecture : le côté « coup de foudre ». Les étincelles dès qu’ils se touchent, ce genre de choses… Heureusement que les sentiments de Poppy, de la retenue à la culpabilité, sont bien amenés et crédibles car sinon, j’aurais certainement levé les yeux au ciel et beaucoup moins apprécié ma lecture.

 

Malgré tout, le fait d’avoir accès aux pensées de Poppy mais aussi à celles de Cole font qu’il est facile de s’attacher aux deux personnages et de comprendre leur manière de se comporter. Ils oscillent tous deux entre l’envie de vivre une belle histoire mais aussi le passé qu’ils partagent et qui, même s’il est très court, place entre eux un souvenir fait de douleur. Jamie prend toute la place dans la vie de Poppy qui ne sait pas comment laisser s’envoler le fantôme de son mari. C’est ce qu’elle essaie finalement de faire en tentant de réaliser la liste d’anniversaire de Jamie. Toutes les idées farfelues que son mari voulait faire à chacun de ses anniversaires. Mais est-ce une bonne idée de s’accrocher à cette liste écrite par un mort ? La liste va-t-elle permettre à Poppy de se détacher de sa douleur ou au contraire l’y ancrer ?
Cette question à laquelle les proches de Poppy ont tous un avis différent montre bien la complexité du deuil et le fait que chacun le vit à sa manière. Ce qui réussit à faire sourire quelqu’un plongera un autre dans la tristesse et inversement. Le deuil est vraiment un sentiment personnel. Certains voudront parler du défunt, d’autres refuseront même de prononcer son nom.

 

Si le roman s’intéresse évidemment à Poppy et à Cole, la famille de Jamie prend aussi une place importante. Si Poppy a perdu son mari, les parents de Jamie ont perdu leurs fils et son grand-père son petit-fils. Aucun d’entre eux ne réagit avec Poppy de la même manière et j’ai apprécié la dureté du roman finalement car il en parait réaliste. Un deuil ne soude pas forcément les gens entre eux mais peut aussi les séparer et le roman montre bien ces deux côtés.
En vérité, j’ai adoré plein de petits moments dans le roman, j’ai aimé l’amour que Finn porte à sa sœur, l’amitié qui unit Molly et Poppy, la difficulté de Cole a tenir tête à son père, la joie que prend Poppy à travailler dans son restaurant, les chamaillerie de Jimmy et Randall, la mignonnerie de Nazboo, la tendresse de Cole…

 

J’ai adoré Cole et Poppy, en me demandant si des gens pareils existaient réellement dans la vraie vie. Et, si oui, je veux bien un Cole pour mon anniversaire ! (a)

 

En bref un roman tout doux sur la dureté de réussir à faire son deuil et à s’ouvrir de nouveau à la vie.

 

Bleu espoir – Cathy Cassidy

 

Titre : Bleu Espoir

V.O. : Driftwood

Auteur : Cathy Cassidy

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 10 janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Joey et Hannah sont deux amies de 12 ans que tout oppose. Hannah est aussi timide que Joey est rebelle. Lorsque Paul, garçon de 13 ans abandonné par sa mère, est recueilli par les parents de Joey, les filles le prennent sous leur aile et demandent à Kit (le grand frère d’Hannah et petit ami de Joey) de veiller sur lui.
Mais Paul, par son look et ses extravagances, attire les foudres des amis de Kit, et l’amitié se transforme en harcèlement. Plutôt que de demander de l’aide, Paul s’isole car il a peur des services sociaux. Il faudra l’aide des deux filles et des parents pour éviter qu’il n’aille trop loin…

 

  • Avis :

J’étais ravie en recevant ce nouveau roman de Cathy Cassidy car aucune des histoires que j’ai lu jusqu’à présent ne m’a déçue. J’en ai évidemment appréciée plus certaines que d’autres mais j’ai toujours trouvé les sujets intéressants, d’actualités et bien traités.

Dans ce roman-ci, l’auteur s’intéresse aux familles d’accueil et à la difficulté de s’intégrer lorsqu’on est différent des autres. Joey est en famille d’accueil depuis des années et elle assume clairement son style. Bien dans sa peau, elle a fait de ses excentricités une manière de vivre et montre par des cheveux colorés, des habits qui ne suivent pas le règlement et des réponses à tout qu’elle sait parfaitement qui elle est. Au début du roman, sa famille accueille Paul. Dès le départ, par son calme et sa manière d’être, Paul détonne parmi les autres garçons du collège. Et, bien évidemment, à n’importe quel âge, la différence dérange. Si celle de Joey embête le directeur de l’école, la douceur de Paul semble menacer la virilité des gamins de son âge.

Pourquoi ? Comment ? Franchement, je ne sais pas mais, pour avoir longtemps travaillé avec des jeunes adolescents, les remarques dont Paul est victime, tout comme la façon de se justifier des enfants, est tout à fait plausible. Dans toute cette histoire, il y a Hannah, la meilleure amie de Joey qui, à côté de sa comparse haute en couleurs, se sent souvent invisible. Encore plus depuis que Joey est amoureuse de son grand frère, Kit. Effacée, Hannah est celle qui voit tout car elle s’intéresse aux autres. Mais comment aider Paul si le garçon lui reproche expressément de ne pas le faire ?

Le harcèlement est clairement un sujet d’actualité et, bien souvent, les professeurs et les adultes ne se rendent pas forcément compte de ce qui se passent lorsqu’ils ont les yeux tournés. Ils ne peuvent évidemment pas être partout et la victime prend rarement la parole pour expliquer ce qui se passe. Hannah est dans la position délicate du témoin et son envie de parler aux adultes se ressent tout au long du roman alors qu’elle se demande quelle est la meilleure manière pour elle d’aider Paul.

De la même façon, la non-prise en compte des souhaits de l’enfant et de la famille d’accueil par les services sociaux montrent qu’il y a parfois de gros soucis administratif car tout ne peut pas être réduit à des cases à cocher lorsqu’ils s’agit de sentiments.

L’histoire montre aux jeunes lecteurs des situations qui peuvent tout à fait être réelles et les amènent à se rendre compte de la violence du harcèlement et de la nécessité de se faire aider par des adultes.

En bref un roman qui aurait sa place dans les centres de documentation des collèges.

21 Printemps comme un million d’années – Camille Brissot

 

Titre : 21 printemps comme un million d’années

Auteur : Camille Brissot

Editeur : Syros

Date de parution : 21 Janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Victor et Juliette. Amis depuis toujours, ils se connaissent par cœur, elle fait tellement partie de sa vie qu’elle habite presque chez lui, il sait décrypter le moindre de ses éclats d’humeur, bons ou mauvais. Car Juliette est difficile à saisir, toujours en mouvement.
Elle est capable de partir seule au bord de l’océan sur un coup de tête, et de revenir comme si de rien n’était, avec ses secrets. Elle vit intensément, sans penser à l’après, et Victor la suit, l’attend, prêt à la rattraper si elle trébuche. Cette histoire, Victor la raconte à une bande de filles très jeunes qui l’écoutent les yeux écarquillés. Elles ont connu Juliette à l’hôpital et veulent tout savoir de celle qui sera à jamais leur héroïne…

 

  • Avis :

Jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçue en ouvrant un ouvrage de Camille Brissot et j’étais donc impatiente de découvrir celui-ci. D’autant plus que j’ai un faible pour tout ce qui a trait aux étoiles et que je trouve la couverture splendide (oui, je sais, on ne juge pas un livre sur sa couverture mais elle est sublime non ?!).

L’auteur avait déjà parlé du thème du deuil dans La Maison des Reflets et j’avais beaucoup aimé la manière dont le sujet avait été traité. Le roman avait même été l’un de mes coups de cœur de 2017 (vous pouvez retrouver la chronique juste ici).

L’histoire nous est racontée par Victor devant un parterre de jeunes adolescentes, la plupart ayant connues la jeune femme dont il va raconter des brides de vie. Dès le départ, nous savons que Juliette est décédée des suites d’une maladie mais jamais nous ne saurons laquelle. Car le roman n’est pas là pour nous parler de la maladie mais bien pour nous parler de la vie. De la manière dont Juliette appréhende le temps qu’elle a à vivre.

Le fait que ce soit Victor qui conte l’histoire de Juliette nous permet de s’intéresser de près au ressenti de ce meilleur ami prêt à tout pour soutenir la jeune femme. Il est assez rare de vivre ces moments par un personnage autre que le malade et j’ai trouvé que cela amenait une vision différente. Car si Juliette est consciente qu’elle va mourir, Victor, lui, est conscient qu’il va devoir lui survivre.

Honnêtement, j’ai eu un peu peur de ne pas accrocher à la manière dont est racontée l’histoire puisque Victor n’est pas forcément linéaire mais, finalement, une fois passés les deux ou trois premiers chapitres, je suis totalement entrée dedans. Je me suis attachée à Victor et Juliette, à la force comme à la fragilité qui se dégage d’eux. Les souvenirs de Victor se dévoilent petit à petit, nous faisant ressentir toute l’amitié qui lient ces jeunes gens qui ont grandis ensemble et dont l’amitié n’a fait que se renforcer après la nouvelle.

On pourrait croire que Juliette est la plus forte du duo, l’électron libre qui cherche à se brûler les ailes et qui n’a jamais peur de rien. Mais peut-on être libre si l’on a personne sur qui se reposer lorsqu’on en a besoin ? Victor est le meilleur ami du monde, le pilier et le roc assez solide pour tout supporter, assez doux pour aider mais assez fort pour tenir tête.

Le contexte, cette histoire racontée dans un hôpital devant des jeunes filles, implique pour Victor d’être honnête et de montrer les bons moments comme les moins bons, les erreurs de Juliette comme ses peurs. Mais aussi sa force et sa volonté à toute épreuve. L’amour et l’amitié se ressentent dans chaque page et plus le livre avance et plus le cœur se serre malgré les sourires.

En bref un joli roman sur la manière dont chacun peut vivre les situations difficiles et sur l’importance de l’amitié dans la vie. Avec une question : que ferions-nous si nous savions combien de temps il nous reste à vivre ?

 

« Quand on est gamin, tout nous semble plus grand, plus beau, plus brillant. Puis vient un moment, inévitablement, où notre regard change : l’immense se recroqueville, le brillant se ternit. On découvre les fissures, la poussière, les couleurs fanées des peintures. »

« C’est drôle comme l’obscurité facilite la parole. On est plus direct, la nuit. Plus sincère. Peut-être qu’on ne devrait jamais avoir de conversations importantes lorsqu’il fait jour. »

 

Amélia Fang et les Seigneurs Licornes – Laura Ellen Anderson

 

Titre : Amélia Fang et les Seigneurs Licornes

Auteur : Laura Ellen Anderson

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Casterman

Date de Parution : 6 Février 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Bienvenue à PAILLETTEVILLE, là où le soleil ne se couche jamais et où tous vos rêves se réalisent…

Contrairement à ce que Amélia Fang a appris à l’école, les fées ne volent pas les crocs des vampires, et les licornes ne tirent pas des arcs-en-ciel tueurs avec leur derrière. Enfin rassurée, la jeune vampirette (et ses amis Florence et Grimaldi), se lance dans un dangereux périple au royaume de Lumière, direction Pailletteville.

Son but ? Retrouver Beausoleil, une fée disparue il y a des années et qui n’est autre que la maman de Tangine, le prince-pourri-gâté… Mais attention, à Pailleteville, derrière chaque arc-en-ciel, il y a de bizarres anges-chatons mais aussi des seigneurs licornes encore plus étranges qui les guettent !

 

  • Avis :

Le risque lorsqu’on a adoré un premier tome de série, c’est d’être déçue par le second. Hé bien, rassurez-vous : il n’en est rien ! Le premier m’avait conquis par l’amitié qui régnait entre les personnages et par les dessins ultra mignons malgré le côté « créatures des ténèbres » (ma chronique se trouve juste là). Ces deux faits se retrouvent totalement dans ce deuxième opus.

Nous retrouvons donc notre quatuor de créatures des ténèbres bien décidés à s’aventurer jusqu’à Pailleteville. Malgré leur peur, aucun des amis ne veut laisser Tangine se retrouver plus longtemps sans maman. C’est donc en rassemblant tout leur courage (et leurs plus beaux déguisements) qu’ils se glissent le plus discrètement qu’ils peuvent dans le royaume des créatures de lumière.

Je crois que je n’avais pas autant rire en lisant un livre depuis bien longtemps. Les situations sont excellentes et Florence permet des moments tellement drôles qu’il est impossible de se retenir de rire. J’ai donc gloussé plus d’une fois en tournant les pages, m’attirant des regards un brin surpris. L’intrigue est bien menée et chaque nouvelle rencontre est importante pour la suite des événements. Comme pour le premier tome, les petits détails permettent au lecteur d’être totalement dans le monde des paillettes et des licornes, tant par les noms des sucreries que par ceux des personnages ou des lieux.

Mais le roman n’est pas seulement drôle, il fait aussi passer des messages universels. Il réussit à parler des préjugés et de l’instauration d’une dictature par la peur des autres, de la manière très intelligente dont certains réussissent à utiliser les différences d’autres peuples pour pousser ceux qui ne les connaissent pas à en être effrayés. Si rien n’est dit de cette manière, le livre permet de faire réfléchir les enfants sur la nécessité de se renseigner sur les gens avant de croire tout et n’importe quoi parce que quelqu’un l’a dit. Une jolie leçon de vie dans un livre plein d’humour et à l’intrigue prenante. On ne s’ennuie pas un seul instant en compagnie d’Amélia, de Florence, de Grimaldi et de Tangine. Sans, bien sûr, oublier Trouille.

En bref une réussite pour cette série qui devrait avoir une jolie place dans toutes les bibliothèques ~

 

Voyage Polaire : Laponie – Fabien Fernandez

 

Titre : Voyage Polaire

Auteur : Fabien Fernandez

Editeur : Nomades

Date de Parution : Mars 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Un grand voyage à travers les paysages enneigés de la Laponie.
En suivant les traces du renard polaire, on découvre la Norvège et la ville la plus au nord du monde : Hammerfest.
Une aventure rythmée par de nombreuses rencontres qui emportera le lecteur dans de lointaines et envoûtantes contrées.

 

  • Avis (Emmy, 11 ans) :

L’histoire commence avec une famille de louveteaux, avec une maman et ses trois louveteaux en montagne. Puis un des louveteau se perd dans la montagne. Puis la glace craque et il se retrouve sur l’océan sur de la glace.

J’ai bien aimé qu’il y ait la maman et ses louveteaux et le moment le plus triste c’est quand un monsieur et un ours le pourchasse. Et le meilleur moment dans l’histoire c’est que l’ours et le louveteau dorment sous des aurores boréales. Et la fin se termine par le petit louveteau qui retrouve sa maman.

Il n’y a pas de texte et c’est bien car au moins on peut faire notre propre histoire et voir les images en plus grands. Les dessins sont très jolis parce que le monsieur les a fait à l’aquarelle et les a sorti de son imagination. Les couleurs sont très jolies. C’est un bon artiste.

Certains moments étaient tristes mais j’ai beaucoup aimé l’histoire.