L’éveil, Stade 2 – Jean-Baptiste de Panafieu

Titre : Stade 2

Série : L’éveil

Auteur : Jean-Baptiste de Panafieu

Editeur : Gulf Steam

Date de Parution : 2 Mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur)

Une réflexion éthologique et éthique sur la condition animale dans le monde moderne.
Le virus s’est propagé outre-Atlantique.
Kidnappée par la WOFF, Laura n’a plus le choix : dans un laboratoire secret installé à la frontière des États-Unis et du Canada, elle doit créer, sous la menace, un contre-virus pour mettre un terme à l’épizootie mondiale.
Mais la jeune chercheuse essaie de gagner du temps, persuadée que ce virus restaure l’équilibre entre les humains et le monde animal.
Elle est par ailleurs convaincue que son frère et ses amis arriveront bientôt pour la sauver.
Des fenêtres de la maison dans laquelle elle est tenue prisonnière, elle observe à l’orée de la forêt l’étrange ballet des ratons laveurs, des orignaux, des couguars, des grizzlys et des loups.
Griffes pour griffes, crocs pour crocs, les animaux choisissent leur camp…

 

  • Avis :

Ce tome-ci se concentre plus sur les animaux et leurs ressentis que sur les humains que nous avions suivis dans le premier tome. Si nous les voyons malgré tout, ils ne sont plus selon moi les personnages principaux de l’intrigue. J’ai trouvé cette manière de faire bien menée dans le sens où elle démontre que, suite au virus, les animaux éveillés prennent peu à peu le pouvoir. Ils deviennent les acteurs de leur vie dans le sens où ils ont conscience de ce qui se déroule autour d’eux. Ils comprennent les avantages qu’ils peuvent retirer à faire front commun et la nécessité de stopper les humains.

Malgré tout, l’intrigue est donc plus compliquée à mettre en place puisqu’il s’agit plutôt d’action isolée qui n’ont parfois aucun lien entre elle et qui enlève à la fluidité de l’histoire.

Le roman montre cependant bien les difficultés à s’entendre entre espèces et on retrouve finalement des travers très « humains » dans la propension des animaux à se désigner différents des autres, à s’allier aux plus forts contre les faibles ou à profiter de ses forces pour être au-dessus des autres justement. Ce second tome pose encore une fois des questions très actuelles, passionnantes et auxquelles, je pense, personne n’a les réponses. 

On s’intéresse ici plutôt à l’éveil des animaux sauvages, mammifères de la forêt ou des mers et j’ai apprécié de découvrir ces différentes espèces et les intentions que leur prêtent l’auteur selon le caractère que l’on connait d’eux. Notamment la dualité chien / loup ou orque /dauphin.

Néanmoins, je pense qu’il faut malgré tout savoir en commençant cette série que ce n’est pas un ouvrage de détente pour passer le temps. Les réflexions sont poussées et entraînent le lecteur à se poser beaucoup de questions. Je pense qu’un lecteur cherchant un ouvrage jeunesse peut soit avoir une très bonne surprise en découvrant l’intrigue, soit vite se sentir perdu par toutes les informations et les conséquences qu’elles engendrent au fil des pages.

En bref un roman qui demande de la concentration et qui posent de nouvelles questions sur la manière de traiter les animaux tout autant que sur la société de consommation.

 

 

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43 / 50

Harper in summer – Hannah Bennett

Titre : Harper in Summer

Auteur : Hannah Bennett

Editeur : Rageot

Date de Parution : 28 Juin 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

À cause d’une erreur de réservation, Harper,   bientôt 15 ans, passe l’été avec sa famille bobo, ses détestables cousines et son meilleur ami Josh dans une maison pourrie au bord d’un lac glacé du Montana. Face à eux, les somptueuses demeures des millionnaires dont les enfants, d’une beauté rare, sillonnent le lac en hors-bord. Invités à une fête, Harper et Josh font face à Quinn et à Tristan. Face à tant de nouveauté et de liberté, va-t-elle succomber au charme de cet été d’exception  ?

 

  • Avis :

Un roman totalement porté par son héroïne, c’est la première réflexion qui me vient à l’esprit pour vous parler de Harper in Summer. Le titre résume parfaitement bien l’ouvrage et nous suivons donc un bout de l’été de Harper dans la maison de vacances où sa mère passait tous les étés lorsqu’elle était adolescente. Ce séjour, qui semble autant une punition à Harper qu’à Josh son meilleur ami (le fils du meilleur ami de sa mère), va pourtant lui réserver bien des surprises.

L’histoire est autant familiale qu’amicale puisque nous suivons deux familles amies depuis trois générations. Comme dans toutes les familles, il y a beaucoup de non-dits, de soupirs mais aussi d’amour. Au fil des pages, nous découvrons les personnages, leurs failles et leurs forces, leurs différences et leurs ressemblances. Il y a vraiment un monde entre les souvenirs des uns et la réalité à laquelle sont confrontés les plus jeunes.

Le lecteur est rapidement entraîné dans cette amas de familles aux personnalités diverses. Je me suis facilement attachée à Harper et à son humour ironique auquel j’ai pu m’identifier. Sa façon à faire le parallèle en ses lectures et la vraie vie m’a aussi beaucoup amusé. Finalement, Harper se découvre autant qu’elle découvre les gens qui l’entourent. Le retour dans la maison estivale de leur enfance est propice à un certain retour en enfance pour les adultes et à une plus grande liberté pour leurs enfants. Chacun en profite donc à sa manière et Harper se fait un plaisir de pointer les travers des gens qui l’entourent. Elle se rend compte qu’elle aussi fait des erreurs et se moque tout autant d’elle -même.

Les sentiments sont très présents dans cet opus et on se rend finalement compte qu’il est toujours difficile de les exprimer, quel que soit l’âge ou les sentiments en question. Qu’il s’agisse d’amour filial ou romantique, d’amitié fusionnelle ou enfantine, on ne sait jamais vraiment quand ou comment dire les choses. Le roman démontre avec humour et douceur que ce n’est pas parce que nous ne sommes pas d’accord ou que nous voyions les choses différemment que nous n’aimons pas les personnes qui nous entourent. Et que chacun doit être libre d’aimer comme il l’entend.

En bref un roman frais et plein d’humour qui met l’accent sur les relations amicales ou amoureuses avec une jolie tendresse.

 

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42 / 50

Les Pluies, T2 Ensemble – Vincent Villeminot

 

Titre : Ensemble

Série : Les Pluies

Auteur : Vincent Villeminot

Editeur : Fleurus

Date de Parution : 8 Septembre 2017

 

 

  • Résumé :

Lorsque la barque accoste, elle contient trois silhouettes lointaines qu’il est impossible de reconnaître. Mais Lou en est sûre : ce sont eux. Kosh et Noah sont revenus. Se fiant à l’instinct de la jeune femme, Malcolm prend la tête de leur évasion. Mais jusqu’où devront-ils aller pour réussir à retrouver ceux qui leurs sont chers ? Et, surtout, que sont-ils prêts à faire pour cela ?

 

  • Avis :

Les Pluies avaient été l’un de mes coups de cœur de l’année dernière et j’attendais impatiemment ce second tome. Pouvoir recevoir l’exemplaire non corrigé dès à présent fait partie de mes bonheurs de blogueurs et je vous avoue que j’ai joyeusement couiné en le tenant enfin :p

Que vous dire… Je l’ai terminé il y a quelques jours et je suis encore sous le coup de cette fin et de l’émotion qu’elle m’a fait ressentir… Mais commençons par le début peut-être ?

Nous retrouvons les personnages là où nous les avions laissés à la fin du premier opus. Si nous avons pu suivre les aventures de Kosh et Noah, nous n’avons eu qu’un bref aperçu de ce qui est arrivé à Lou et Malcolm. Le fait de se concentrer sur ces deux-là permet de se rendre compte de la manière dont ils ont évolué au fil des semaines.

J’ai beaucoup aimé cette manière de passer d’un personnage à l’autre dans les deux tomes sans jamais perdre le fil du récit. Chacun des quatre adolescents à sa propre façon d’appréhender les événements et aucun d’entre eux ne va s’attacher aux mêmes détails. Cela permet à l’histoire de continuer à avancer sans heurt mais en y ajoutant différentes manières de voir les choses.

Le récit nous fait prendre conscience de la difficulté à rester humains lorsque tout s’écroule autour de vous. Sont-ils encore des enfants après tout ce qu’ils ont subi ? Sont-ils encore innocent ? Mais qu’est-ce que l’innocence finalement ? Doivent-ils être punis pour leurs crimes ou faut-il punir ceux qui les ont poussé à les commettre ? Finalement… la justice n’est-elle pas parfois injuste ?

Les personnages que nous rencontrons nous rappellent que chacun est différent et que, si les « mauvais » chemins sont parfois plus faciles à prendre, il est aussi possible de rester droit et amical au milieu du chaos. Aucun des personnages ne ressort indemne de cette crise de « fin du monde » mais, si certains profite de la faiblesse des plus démunis, d’autres cherchent encore à préserver l’humanité. Cette dualité se retrouve finalement dans la vie de tous les jours, même si elle est évidemment bien plus poussée ici alors que les vivres viennent à manquer et que chacun est finalement incapable de faire totalement face à la situation.

J’ai une nouvelle fois totalement plongée dans l’histoire et je me suis attachée à ces gamins forcés de grandir trop vite, parfois découragés mais toujours animés de la volonté de rester unis. C’est l’amour qu’ils ressentent les uns pour les autres qui les poussent à toujours dépasser leurs limites et rester droits malgré tout. La fin justifie les moyens dit-on… Mais encore faut-il savoir choisir ses batailles.

On frémit pour les personnages, on espère, on croise les doigts, on se sent fière… et finalement on s’en sépare, avec un sourire triste et en même temps heureux d’avoir pu vivre tout ça avec eux.

En bref, une fois débuté, impossible de le lâcher. Un roman qui clôture parfaitement bien l’histoire commencée dans le premier tome.

Un petit mot aussi pour la couverture qui s’accorde parfaitement bien à la première et qui donnera très envie de les mettre en facing dans sa bibliothèque (laissant ainsi Kosh et Lou se regarder ~)

 

N’hésitez pas à suivre les pages de Vincent Villeminot et Lire en Grand, des exemplaires seront bientôt à gagner ! Et, surtout, vous pourrez suivre touuutes leurs actualités ❤

 

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41 / 50

L’Attaque des Titans, Harsh Mistress of the City – Ryô Kawakami

 

Titre : Harsh Mistress of the City

Série : L’Attaque des Titans

Auteur : Ryô Kawakami

Basé sur l’oeuvre de : Hajime Isayama

Illustrateur : Range Murata

Editeur : Pika Roman

Date de Parution : 8 Mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Shinganshina est tombée et une grande partie de l’humanité s’est réfugiée derrière le mur Rose. Le district de Quinta, situé à l’extrémité ouest du mur Maria, tient encore, encerclé par les Titans. Dans le second et dernier opus de cette aventure, Rita Iglehaut, commandant des forces encore en place, lutte pour que sa ville natale, coupée de tout, survive. Cependant, ses méthodes draconiennes secouent non seulement les habitants mais aussi Mathias Kramer, son ami d’enfance.

 

  • Avis :

On retrouve les personnages plusieurs mois après la fin du premier tome et un nouveau statu quo s’est installé sur la ville. Rita mène ses troupes d’une main de fer, faisant régner l’ordre par la terreur alors que Mathias est obligé de se cacher pour échapper à la vengeance de son ancienne meilleure amie.

Si l’histoire est assez simple de base, les réflexions qu’elles véhiculent sont intéressantes. Les raisons de chacun des personnages pour faire ce qu’ils font sont compréhensibles même si le lecteur n’est pas forcément d’accord avec leurs décisions. Le texte montre différentes sortes de violences, directes, brutes, dissimulées…

Je me suis plus attachée aux personnages dans ce volume-ci puisqu’ils se concentrent plus sur leurs ressentis. J’ai apprécié que les titans soient un arrière-fond de ce qui se déroulent dans la ville. Cela permet de se concentrer sur les personnages et de poser bon nombre de questions. Comment s’organiser lorsqu’on est coupé de tout ? La peur est-elle nécessaire à l’ordre ? Peut-on encore rêver d’utopie lorsque tout semble perdu ? Tous les moyens sont-ils bons à être utilisés ? Peut-on tout justifier ?

L’intrigue est bien menée et on se laisse prendre au jeu, se demandant comment (ou si) ils vont s’en sortir.

Je n’ai, pour une fois, pas été dérangée par le fait qu’il s’agisse d’une fin ouverte. Tout a été dit et les personnages n’ont plus qu’à continuer à se battre pour tenter de survivre tout en essayant de garder leur humanité.

En bref un roman qui m’a plus accroché que le premier et dont j’ai trouvé les réflexions vraiment intelligentes et bien posées.

 

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38 / 50

et dans

Duel de sorciers : lire deux romans d’une même saga – 20 points

avec Hope of the City

Les lutins urbains, T4 Le péril Groumf – Renaud Marhic

Titre : Le péril Groumf

Série : Les lutins urbains

Auteur : Renaud Marhic

Editeur : Editions P’tit Louis

Collection : Romans Jeunesse

Date de Parution : Mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

On a volé le jouet préféré du pacha-héritier ! C’est en visite dans la Grosse Cité que le jeune prince du Pépettochistan a été dévalisé. Du coup, son père menace de déclencher la 3e Guerre mondiale si le responsable n’est pas retrouvé…
Voilà un travail pour Gustave Flicman. Car selon les autorités, aucun doute : encore un coup des Lutins Urbains ! De retour à l’Université d’Onirie, c’est pourtant un tout autre voleur que notre héros découvre…
L’étrange coupable et son complice, Le Troll, ne tardent pas à quitter la ville. En voiture Simone ! Gustave décide de suivre le duo. Il ne sait pas que l’attend le plus fou, le plus périlleux des voyages qu’il n’ait jamais imaginé…

 

  • Avis :

Nous retrouvons Gustave, monté en grade, et sa volonté de vivre une vie loin, bien loin d’Onirie et des lutins. Malheureusement pour lui, heureusement pour nous, Gustave n’a pas perdu sa capacité à voir ce qui est invisible pour d’autres. Encore une fois, il se retrouve donc plongé jusqu’au cou dans les ennuis. Cette fois, c’est un énorme yéti, Groumf, qui est la cause de son émoi . En volant le doudou de l’héritier du Pépettochistan, Groumf entraîne Gustave dans une course-poursuite effrénée.

J’avais beaucoup aimé les précédents tomes des Lutins Urbains, notamment au niveau des jeux de mots présents dans le texte. Je les ai trouvé ici un peu moins nombreux et, finalement, si le roman garde son humour et se lit tout seul, il m’a manqué un peu de « Lutins ». Si Groumf et le Troll permettent de lancer l’histoire et y joue un grand rôle, c’est surtout sur les pensées de Gustave qu’on se focalise et, s’il est adorablement à l’ouest, il m’a manqué un petit quelque chose pour être totalement prise dans l’intrigue. Cette dernière s’intéresse aussi au professeur et à son « ennemi » au casque noir, ce que j’ai trouvé intéressant car cela permet de garder un fil rouge à la série.

J’ai néanmoins passé un bon moment avec ce roman qui se lit facilement et amène un peu de magie et une douce folie dans le quotidien.

En résumé, un ouvrage pour petits et grands qui rappelle de toujours ouvrir l’œil pour essayer de repérer les lutins urbains.

Merci à Renaud Marhic pour sa confiance ~

 

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37 / 50

et dans

Champifleur : un livre avec un troll dans l’histoire – 40 points

Ne dites jamais jamais – Nathalie Stragier

 

Titre : Ne dites jamais jamais

Série : Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous

Auteur : Nathalie Stragier

Editeur : Syros

Date de Parution : 6 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ne dites jamais jamais … parce qu’à force de voyager dans le temps, vous savez que rien ne se passe jamais comme prévu. … parce que dans le futur on fait des trucs dingues, comme se baigner nue dans la Seine. … parce qu’il vous reste encore pas mal de boulot pour sauver les hommes !

 

  • Avis :

J’étais très heureuse de pouvoir retrouver Andrea et Pénélope ! Tout comme de les suivre dans leurs nouvelles aventures. Ce tome-ci nous permet de rencontrer la famille de Pénélope ainsi que le monde dans lequel elle a grandi et ce qui a contribué à faire d’elle qui elle est à présent.

J’ai beaucoup aimé découvrir de plus près ce dont nous avions eu un aperçu via les remarques et les descriptions de Pénélope. Si le monde a évolué et si l’espère humaine a appris de certains de ses travers, elle a malgré tout gardé de gros défauts. Ce parallèle entre l’époque « future » et l’époque « médiévale » est vraiment fort et bien amené dans le roman.

On y retrouve cette fois encore des réflexions pertinentes sur ce qu’il est juste de faire ou non. Une action est-elle forcément bonne parce qu’elle est justifiée ? De petits détails nous montrent ce qu’il pourrait advenir si l’on ne fait pas attention mais aussi ce que l’on pourrait réussir en y prenant garde.

J’adore toujours autant le duo formé par Andrea et Pénélope et j’apprécie de les voir s’entre-aider et apprendre l’une de l’autre, évoluant chacune au fil des pages. L’intrigue est une fois encore bien menée et tout s’enchaîne rapidement, faisant passer les chapitres avec rapidité tant on est pressé de savoir de quoi sera faite la suite.

Mais… Je n’ai pas adhéré à la fin. C’est un ressenti purement personnel mais les choix que font chacun des personnages ne m’ont pas satisfaits et je regrette du coup qu’il n’y ait pas un « après » pour découvrir ce qu’ils sont tous devenus.

En bref une série à découvrir pour ses réflexions intelligentes sur l’espèce humaine et sur le monde en général ainsi que pour ses personnages attachants et hauts en couleurs.

 

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35 / 50

Et dans

Finite incantatem : lire le tome final d’une saga – 35 points

 

Piégés dans le train de l’enfer – Hubert Ben Kemou

Titre : Piégés dans le train de l’enfer

Auteur : Hubert Ben Kemoun

Editeur : Flammarion Jeunesse

Date de Parution : 29 Avril 2017

  • Résumé (éditeur) :

Teddy Baule est une mule. Régulièrement, l’adolescent récupère des colis dont il ne connaît pas la contenance afin de les acheminer d’une gare à l’autre en échange d’une modique somme d’argent. Si le garçon est vraiment honteux de mentir à sa mère infirmière de garde, ses petits trafics sont pour lui un moyen de ressentir de l’adrénaline et de sortir de l’anonymat du lycée. Pourtant, ce trajet de trois heures en direction de Toulouse va vite tourner au cauchemar lorsque sa cargaison disparaît…

  • Avis:

En vérité, je ne sais trop que vous dire… L’écriture est sympathique et j’ai trouvé certains passages vraiment chouettes, l’intrigue démarrait bien et l’histoire de chacun des personnages est intéressante. Néanmoins, le nombre de ces derniers couplés au peu de chapitres font que je suis restée sur ma faim.

Si l’intrigue se présente comme un huis clos haletant, tout se passe bien trop vite pour que j’ai eu le temps de me poser de réelles questions ou d’être totalement prise dans l’histoire. On se doute bien vite de qui est sont les personnages des passages « palpitants » et on ne s’attache pas vraiment à eux. C’est dommage car ils possèdent tous des histoires recherchées qui auraient pu être vraiment prenantes.

La psychologie de chacun d’entre eux et bien trop vite balayée alors qu’elle aurait mérité qu’on s’y attarde. Les gamins un peu paumés, la jeune femme trahie… Les aperçus que l’on a de leur passé m’ont fait attendre de ressentir pour eux des sentiments que je n’ai finalement pas trouvés, tant les moments s’enchaînent vite. Le lecteur n’a pas le temps de s’attacher aux personnages et à leurs motivations que l’on passe déjà d’un personnage à l’autre. Ils sont trop nombreux pour cela et, même s’ils ont chacun leur intérêt pour l’intrigue, j’aurai préféré qu’on s’intéresse à eux de manière plus poussée.

En bref une histoire qui avait de bonnes bases mais reste selon moi bien trop en surface pour tenir ses promesses.

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34 / 50