Le secret du quai 13 – Iva Ibbotson

 

Titre : Le secret du quai 13

V.O. : The secret of platform 13

Auteur : Eva Ibbotson

Traducteur : Elie Robert-Nicoud

Editeur : Albin Michel Wiz

Date de Parution : 2005

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans la gare de King’s Cross, sous le quai n°13, existe un tunnel qui s’ouvre tous les neuf ans pendant neuf jours.
Il relie Londres à une île mystérieuse appelée le Pays des Brumes soudaines. Alors que les portes du tunnel rouvrent enfin, quatre créatures envoyées par le roi et la reine surgissent: un ogre, un vieux magicien, une fée, et une apprentie sorcière. Il sont là pour retrouver le jeune prince de leur royaume. Ce dernier aurait été kidnappé il y a neuf ans par une certaine Mme Trottell…

 

  • Avis :

En farfouillant dans les rayonnages de la bibliothèque, je suis tombée sur cet ouvrage dont le résumé m’a intrigué. Les premières pages m’ont vite accroché et j’ai donc continué ma lecture. S’il est à visé plutôt enfantine, je ne regrette pas un seul instant d’avoir lu ce roman dont la douceur m’a conquise.

Ce livre, c’est avant tout l’histoire de trois enfants : Raymond, pourri-gâté et mal élevé contre Odge et Ben. Odge est une sorcière qui, contrairement à ses sœurs, n’a rien de repoussant. Elle n’a pas d’orteil en trop et ne sait pas cracher de crapaud… en plus, seule l’une de ses dents est bleue ! Ce qui fait d’elle le vilain petit canard de la famille. Quand à Ben, timide et effacé, il est un peu la bonne à tout faire de la maison dans laquelle il vit.

Trois enfants qui n’ont de base pas grand chose en commun excepté l’enlèvement d’un bébé il y a de cela neuf ans. Suite à cet épisode, la vie sur l’île est un peu en stand by, tous les habitants attendant désespérément que le Chunnel s’ouvre de nouveau et permette à une fine équipe de sauveteurs d’aller rechercher le bébé qui n’est autre que le prince de l’île. En guise de fine équipe, on tombe sur un vieux magicien, une fée bien trop gentille qui adore les légumes et un ogre borgne.

J’ai adoré l’humour tendre de ce roman qui démontre qu’on peut être vieux, doux ou différent mais mettre tout son cœur dans ce que l’on juge important. Que l’entraide est un grand cadeau et que la magie peut se trouver n’importe où. Que le courage, parfois, c’est justement de continuer à être bon envers les autres malgré la dureté du monde. Alors oui, c’est peut être un peu manichéen mais malgré tout, ce genre de petits romans fait du bien !

En bref une histoire qui rappelle qu’il y a de la magie en toute chose pour un peu que l’on sache bien regarder.

 

Publicités

L’insaisissable logique de ma vie – Benjamin Alire Saenz

 

Titre : L’insaisissable logique de ma vie

V.O. : The Inexplicable Logic of My Life

Auteur : Benjamin Alire Saenz

Editeur : PKJ

Date de Parution : 16 Août 2018

 

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Sal mène une vie paisible et sans histoires, dans une famille moitié mexicaine, moitié américaine. Mais tout bascule le jour de sa rentrée en terminale. Pour défendre l’honneur de son père adoptif, il sort les poings et frappe. Surprise, colère, satisfaction, culpabilité se bousculent dans la tête du jeune homme, qui se met à douter de tout, même de sa propre identité. Alors, avec l’aide de Sam, sa meilleure amie, et de son père, Sal va tenter de comprendre l’insaisissable logique de sa vie.

 

 

  • Avis :

Pensez-vous qu’il soit possible de tomber amoureuse d’un livre ?

Je crois que, parfois, lorsque l’on est un peu perdu et qu’on a l’impression de patauger, certains livres peuvent nous apporter un soutien dont on ne pensait même pas avoir besoin. De part leurs réflexions et celles qu’ils véhiculent, de par leurs résonances avec nous-mêmes, ils réussissent à trouver des mots qui apaisent et des règles de vie qui font du bien. Cela tient parfois en une phrase ou dans un personnage, dans une situation ou dans une émotion. Et, plus rarement, il s’agit du livre tout entier.

Hé bien là, je suis totalement tombée amoureuse de ce livre. Pas de Salvador, de Sam ou de Vincente en particulier. Pas de Mima ou de Fito. Mais de tous les messages et la douceur que le roman véhicule.

L’histoire nous est donc raconté par Salvador, dix-sept ans. Sa mère étant décédée lorsqu’il avait trois ans, Salvador a été adopté par Vincente, le meilleur ami de sa mère qui lui a donné une éducation et un amour inconditionnel. Au début du roman, Salvador est un garçon très doux, très raisonnable mais qui se pose des questions sur lui-même, notamment celle-ci : est-il si gentil que cela ? Depuis quelques temps, Salvador se sent en colère, surtout lorsque les gens pointent du doigt l’homosexualité de son père, et ne peut s’empêcher de jouer des poings.

A ses côtés, il y a Sam, sa meilleure amie, en conflits avec sa mère et qui a toujours un avis sur tout. Leurs joutes verbales, tout comme tous leurs petits rituels de textos, sont un régal à lire et rappelle combien l’amitié prend une place importante dans la vie de tous les jours.

Et puis bien sûr, il y a la famille. Celle que forme Salvador et son père. Celle aussi qu’ils forment avec Sam. Celle de Sam et sa mère. Celle de Vincente et donc celle de Salvador. Beaucoup de moments du roman prônent l’importance de la famille et le poids qu’elle peut avoir sur nos décisions. Qu’il s’agisse de la famille de sang ou de cœur, le livre fait la part belle aux émotions. Si les liens du sang ne relient pas Salvador à sa grand-mère, à ses oncles et tantes ou même à son père, ce sont eux qui l’aiment et l’ont élevé, eux qui le protègent et le grondent. Tout l’amour que l’on peut ressentir pour sa famille transcendent chaque page du roman et celui-ci ne dit pas que tout est toujours facile et qu’il ne faut pas être triste ou en colère mais bien qu’il faut accepter qui on est.

A dire vrai, je ne sais pas vraiment comment vous présenter ce roman… Je l’ai lu a un moment où j’avais besoin de lire les messages qu’il véhicule et c’est certainement aussi pour cela que je suis totalement entrée dedans. J’ai l’habitude de mettre des post-it lorsque je tombe sur des phrases qui me plaisent et ça a été impossible ici si je ne voulais pas le transformer en arc-en-ciel de post-it. A vrai dire, je pense même que je finirais par le relire et par surligner à l’intérieur (bouh, sacrilège !).

En bref un livre qui fait du bien et qui vous pousse à vous réconcilier avec vous-même.

Plus loin, plus près – Hannah Harrington

 

Titre : Plus loin, plus près

V.O. : Saving June

Auteur :  Hannah Harrington

Editeur : Mosaïc

Date de Parution : 27 Mai 2015

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Aujourd’hui, ma grande sœur a décidé de mourir. C’est moi qui l’ai trouvée et depuis je ne tourne pas rond. June avait une vie parfaite, bien plus belle que la mienne, alors pourquoi ? Je croyais la connaître par cœur et je me suis trompée… Pourtant, il y a une chose dont je suis tout à fait sûre : June n’a pas pu m’abandonner. Elle m’a forcément laissé un signe, quelque chose, elle me tend la main quelque part. Peut-être en Californie où elle rêvait d’aller vivre. Ma meilleure amie est de mon avis et Jake, ce confident secret de June, est d’accord aussi. Alors, même si pour trouver ce que je cherche on doit traverser tout le pays et aller jusqu’en Californie, on va le faire. Ensemble.

 

  • Avis :

Wow… Que dire si ce n’est que je n’ai pas réussi à lâcher ce roman.

Le début nous plonge directement dans l’histoire et dans la vie de Harper. Dans sa vie d’après. Après la mort de sa sœur aînée et avec toutes les questions et toute la culpabilité que son geste implique. Car June était considérée comme la fille parfaite avec une vie parfaite. Son suicide laisse donc sa petite sœur complètement démunie et avec des interrogations plein la tête. Quand a-t-elle cessé d’être proche de June ? Pourquoi n’a-t-elle rien vu ? Sa culpabilité suinte des pages et il est facile de s’attacher à cette jeune fille qui s’est construite en opposition à la parfaite June.

Le roman est un condensé d’émotions, qu’il s’agisse de Harper, de Jake ou de Laney. On se retrouve plongé dans leur road-trip et j’ai adoré les suivre. Le voyage leur apporte quelque chose à chacun et on les découvre doucement au fil des chapitres. Harper est celle dont on connait plus rapidement les failles puisqu’elle en est consciente et qu’elle est celle qui raconte. Pourtant, rapidement, on se rend compte que, derrière ses dehors sûr d’elle, Laney a besoin de réconfort et d’attention et Jake n’est pas non plus aussi assuré qu’il le parait.

C’est finalement une histoire de pardon que j’ai découvert, où l’on se rappelle que, s’il est parfois très dur de pardonner aux autres, il est surtout encore plus compliqué de se pardonner à soi-même.

En bref un roman prenant que j’ai dévoré d’un bout à l’autre.

 

Item Ford Anglia volante : un livre de type roadtrip (2017/2018)

Stony Bay Beach, Tim & Alice – Huntley Fitzpatrick

Titre : Tim & Alice

Série : Stony Bay Beach

Auteur : Huntley Fitzpatrick

Editeur : Nathan

Date de Parution : 5 Juillet 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

17 ans, Tim a déjà traversé une sombre période d’alcoolisme et de drogue. Son père, un banquier glacial, lui a laissé six mois pour faire ses preuves. Grâce à son meilleur ami Jase, il s’installe dans le studio aménagé des Garrett – à la place d’Alice, la sœur de Jase. Alice est furieuse de devoir abandonner son indépendance à ce looser de Tim… alors que Tim, lui, craque immédiatement pour elle ! Mais son truc à elle, c’est de sortir avec des garçons fous d’elle et de les quitter dès qu’ils l’encombrent. A force de charme, Tim finit par la convaincre de lui accorder un rencard… et une place dans sa vie. Rien de très facile pour deux jeunes planqués derrière leur carapace. Et encore moins facile quand Tim découvre brusquement… qu’il a un fils.

 

  • Avis :

Un plaisir de retrouver la famille Garrett que j’avais tant aimé dans le premier opus !

Si Jase et Sam étaient des personnages assez doux et gentil, Alice et Tim ont déjà quelques erreurs derrière eux. Mais, si aux premiers abords, Alice passe pour une sans-cœur et Tim pour un jeune délinquant, on se rend vite compte qu’ils sont tous les deux bien plus profonds que cela.

Chacun à leur manière, Tim et Alice font ici face à des choix compliqués. Comment être père lorsque le votre vous a toujours traité comme un moins que rien et que l’on est persuadé qu’il a raison ? L’arrivée de Calvin dans la vie de Tim est un bouleversement qui le place en face de ses responsabilités. Si Tim a toujours pu jusque là se sortir de toutes les situations dans lesquelles il s’était fourré, il se retrouve soudainement avec un bébé dans les bras. Un bébé qui a besoin de lui pour tout et qu’il ne peut pas laisser de côté ne serait-ce qu’une minute. Parfaitement conscient que Calvin ne peut rien faire seul, Tim prend son rôle de papa très au sérieux et on le voit grandir au fil des pages, s’apercevoir qu’il est peut-être finalement la seule personne au monde qui se soucie véritablement de ce bébé et qui, par conséquent, peut lui apporter ce dont il a besoin.

Du côté d’Alice, cette dernière sait déjà tous les sacrifices qu’implique le fait de devoir s’occuper d’un enfant et elle aspire à s’émanciper un peu de sa grande famille. Mais entre l’accident de son père qui n’est donc pas présent à la maison, la grossesse de sa mère et les plus jeunes à gérer, Alice est débordée. J’ai beaucoup aimé ce personnage qui a une façade froide mais est pourtant bienveillante et prête à se sacrifier pour sa famille.

Entre Alice et Tim, il y a la volonté d’aller de l’avant et de s’entraider mais il y a aussi bien plus que cela. A travers leurs discussions, leurs prises de bec et leurs moments d’entraide, on découvre deux jeunes gens courageux qui ont appris à survivre à leur manière pour ne plus être blessés par les autres. Tim et ses problèmes d’alcool permette aussi de mettre le doigt sur la volonté qu’il faut posséder pour réussir à s’en sortir et sur la nécessité d’être bien entouré pour y arriver.

Deux personnages finalement pas si opposés qu’il est très facile d’aimer.

De nouveau une belle façon de rappeler qu’il ne faut pas s’arrêter aux apparences et que chacun a quelque chose à offrir si on lui laisse sa chance.

La Belle Etoile T2, L’étoile rebelle – Cathy Cassidy

Titre : L’étoile rebelle

Série : La Belle étoile

Auteur : Cathy Cassidy

Editeur : Nathan

Date de Parution : 7 Juin 2018

 

 

  • Résumé :
A 14 ans, Mouse vit dans un quartier pauvre où il aime taguer les murs la nuit. Alors qu’il se rend à un rendez-vous avec Dave, son assistant social, il rencontre la jolie Cat, rebelle et mystique, dont il ne peut s’empêcher de tomber amoureux. Ensemble, il recueillent un chien abandonné qu’ils prénomment Lucky. Mais lorsqu’ils comprennent que Lucky appartient à l’un des dealers du quartier, les ennuis arrivent, et avec eux, Mouse découvre que Cat dissimule un secret…
  • Avis :

Le premier tome m’ayant beaucoup plu, comme tous les romans de Cathy Cassidy finalement, j’étais impatiente de découvrir cette suite. Elle se situe sept ans après le premier tome et Mouse a donc bien grandit. Sa vie n’a pas été toute rose durant ces années et on le retrouve dans le bureau de son assistant social.

Au fil des pages, on découvre un bon gamin qui, s’il ne fait pas toujours les bons choix (qui peut se targuer de toujours y arriver ?) fait attention aux autres et prend soin de sa mère. Cette dernière est d’ailleurs un personnage très intéressant qui a prit note de ses erreurs et essaie d’être quelqu’un de bien tout en apprenant à son fils les valeurs nécessaires pour en faire un homme bien.

Même s’il a grandi, on retrouve dans l’adolescent le gamin qui s’émerveillait facilement et qui avait le cœur sur la main lorsqu’il était enfant. C’est toujours agréable de retrouver des personnages d’un tome sur l’autre, et j’ai beaucoup aimé le voir évoluer.

Concernant l’intrigue, elle aborde des sujets importants qui peuvent faire réfléchir les jeunes lecteurs tout en leur montrant les dangers de certaines fréquentations tout comme de certaines substances. De la même manière, le roman insiste sur la nécessité de s’appuyer sur ceux qu’on aime et de faire parfois des choix difficiles pour les protéger.

L’amitié qui se noue entre Mouse et Lucky est aussi ultra mignonne et rappelle aux lecteurs qu’un animal n’est pas un jouet et a besoin d’attention, d’amour, de nourriture et de soins.

En bref encore une fois une jolie histoire qui apportera à ses lecteurs des valeurs importantes à mettre en pratique.

 

47 / 50

Love Simon – Becky Albertalli

 

Titre : Love Simon

V.O. : Simon VS. The Homo Sapiens Agenda

Auteur :  Becky Albertalli

Traducteur : Mathilde Tamae-Bouhon

Editeur : Hachette

Date de Parution : 30 Mai 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

 

  • Avis :

Love Simon, c’est le genre de livre qu’on voit partout lorsqu’il sort pour un peu qu’on s’intéresse à la littérature young adult. Je l’avais donc bien évidemment vu passer puis je m’étais dit que je verrai le film avant (histoire d’être surprise de l’histoire) et, finalement, l’item éphémère du challenge des 4 maisons ayant pour thème « un livre qui se passe dans le milieu scolaire », je l’ai sorti de ma PAL. Et donc verdict ? J’ai encore plus envie de voir le film maintenant que je connais l’histoire !

Love Simon c’est donc un petit bout de vie de Simon qui a une vie de lycéen sans histoire. Il fait du théâtre, a des amis sur lesquels il peut compter à toute heure du jour et de la nuit et il s’entend bien avec ses parents et ses sœurs. Malgré tout, aucun des êtres qu’il aime n’est au courant qu’il est gay. Aucun sauf Blue avec qui il échange des mails et dont il n’a aucune idée de l’identité. Dès la première page, l’homosexualité de Simon devient la pierre angulaire de l’intrigue puisque quelqu’un va le faire chanter en menaçant de révéler son secret.

Le roman nous présente une histoire intéressante sur la naissance de l’amour mais aussi sur la nécessité et le courage qu’il faut pour être soi-même. Si les autres vous mettent parfois des bâtons dans les roues, c’est aussi souvent soi-même qu’il faut combattre pour réussir à s’affirmer aux yeux des autres. Si Simon déclare régulièrement qu’il n’a pas honte d’être gay, il préfère pourtant le garder pour lui pour être sûr que les regards des gens qui l’entourent ne vont pas changer. Le roman montre bien l’importance qu’ont les avis des gens que nous aimons sur nos actes comme sur notre être tout entier. J’ai eu l’impression que Simon attendait leur approbation pour se sentir légitime et c’est en cela que communiquer avec Blue lui est essentiel dès le départ. Bien avant d’avoir des sentiments pour la personne derrière l’écran, il avait besoin que quelqu’un connaisse son secret sans le juger. Mieux encore, en étant dans une situation semblable, Blue est parfaitement à même de comprendre ses ressentis.

En ce qui concerne Blue, son identité n’est finalement pas difficile à deviner mais cela reste intéressant de voir Simon chercher, se planter et imaginer des scénarios totalement invraisemblables sur la personnalité de son correspondant.

Plus encore, j’ai beaucoup apprécié tous les passages qui n’ont pas trait à qui aime Simon mais bien à qui il est en tant qu’ami. Les moments avec Leah notamment m’ont touché et j’ai trouvé qu’elle était un personnage réellement bien construit. Sous ses dehors effacés, elle met Simon en face de ses manquements et de ses défauts sans jamais vraiment les lui reprocher. L’amitié du petit groupe au fil des pages est aussi l’une des raisons pour lequel le roman fonctionne. C’est en tout cas l’une des raisons qui ont fait que j’ai beaucoup aimé ce roman.

Je serai d’ailleurs très curieuse de lire une version écrite par Blue car je pense que j’apprécierai encore plus ce personnage que Simon !

En bref une jolie histoire sur le courage d’être soi-même et la nécessité de pouvoir compter sur ses amis tout comme d’être un soutien pour eux.

Et donc on reparle du film bientôt !

 

43 / 50

Item éphémère Plume Anti-triche : un livre se passant dans le milieu scolaire – 80pts

Le Feu Secret, T2 La Cité Secrète – C. J. Daugherty & Carina Rozenfeld

 

Titre : La Cité Secrète

Série : Le Feu Secret

Auteurs :  C. J. Daugherty et Carina Rozenfeld

Editeur : Robert Laffont, Collection R

Date de Parution : 20 Octobre 2016

 

 

  • Résumé :

Au sein des murs fortifiés du Saint Wilfred’s College d’Oxford et entourés d’alchimistes qui ont pour mission de les protéger à tout prix, Taylor et Sacha sont à l’abri des forces obscures… Pour l’instant.Mais l’horloge tourne. Dans sept petits jours, Sacha fêtera ses dix-huit ans, et la malédiction ancestrale qui jusqu’alors le rendait invincible va le tuer, déchaînant sur le monde des cohortes démoniaques.Il n’existe qu’un moyen d’empêcher cela : Taylor et Sacha doivent se rendre au cœur de la Cité médiévale de Carcassonne, là où la malédiction a été proférée, et y affronter les démons.Le voyage sera extrêmement périlleux. Et des créatures monstrueuses les attendent de pied ferme.Mais à mesure que les forces obscures descendent sur Oxford, leur marge de manœuvre se réduit à un choix simple : affronter leurs pires cauchemars, ou perdre ce qu’ils ont de plus cher.

 

  • Avis (ATTENTION spoiler du T1) :

Lorsque j’ai commencé la série, je ne sais pas pourquoi j’étais persuadée qu’il s’agissait d’une trilogie et comme j’étais à la bourre pour lire cet opus là, je me disais que j’attendrais l’arrivée du trois. Sauf que, j’ai depuis appris que la série était une duologie et doooooonc évidemment, j’ai craqué 😛

On retrouve les personnages pile après la fin du premier tome (dont vous pouvez retrouver ma chronique juste ici) et on se remet vite dans le bain. J’ai beaucoup aimé la manière dont les auteurs nous présentent les sentiments de leurs personnages. Si l’intrigue est prenante, l’histoire se concentre aussi sur la manière dont chacun d’entre eux vit les événements et, fait étonnant, je n’ai absolument jamais eu envie de secouer l’un ou l’autre. Non, ils m’ont paru tous profondément logiques dans leurs démarches et dans leurs manières d’appréhender les choses.

Cette fois encore, certaines parties se déroulent en Angleterre et d’autres en France et j’ai eu très envie de découvrir les deux endroits où l’histoire se passe. Pas de rafleurs dans ce tome-ci mais des méchants qu’il ne fait pourtant pas bon contrarier et que j’ai trouvé bien menés ! La malédiction en elle-même gagne en explication et les faits sont bien explicités, donnant envie au lecteur de comprendre comment Taylor et Sacha vont réussir à s’en sortir (ou non).

Chacun des personnages a ici un rôle bien défini qui sert à faire avancer l’intrigue et je ne me suis pas ennuyée un seul instant à les suivre dans leur périple. Les révélations arrivent au compte-goutte et on se pose beaucoup de questions pour essayer de résoudre le problème nous-mêmes. De la même manière action et réflexion sont bien dosées, ce qui permet de faire avancer rapidement l’histoire sans jamais lasser le lecteur ou lui donner l’impression qu’il connait déjà le dénouement à l’avance.

Au niveau « négatif », un point parfaitement subjectif : je ne suis pas satisfaite de la fin (pour le coup, je n’aurai rien eu contre une trilogie !) mais, ce n’est pas un secret, j’aime que tout soit parfaitement fermé lorsque je termine une série et je sais que bon nombre de lecteurs ne seront pas d’accord avec moi. Au-delà de ça, j’ai vraiment beaucoup aimé ma lecture et je ne peux qu’espérer que ces deux auteurs décideront de nouveau d’unir leurs plumes !

En bref un second opus qui reste bien dans la continuité du premier et qui propose une histoire entraînante servie par des personnages aussi attachants que réalistes.

 

Item Collier d’opale : un livre où il est question de malédiction – 30pts

42 / 50