L’Attaque des Titans, Before the Fall – Ryô Suzukaze

 

Titre : Before the Fall

Série : L’Attaque des Titans

Auteur : Ryô Suzukaze

Basé sur l’oeuvre de : Hajime Isayama

Illustrateur : Thores Shibamoto

Editeur : Pika roman

Date de Parution : 11 Octobre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Angel Aaltonen, un artisan du district de Shiganshina, souhaite protéger son meilleur ami, un soldat du Bataillon d’Exploration amené à côtoyer les Titans de près lors des expéditions extra-muros. Pour cela, il doit mettre au point une arme capable de venir à bout de ces monstres réputés immortels. Cependant, personne ne connaît leur point faible, personne n’est jamais parvenu à en tuer un seul. Au prix de rudes épreuves, Angel finit par inventer un “dispositif” qui permettrait aux humains de tenir tête à leurs ennemis. Hélas, le parti Conservateur estime qu’il est inutile de se confronter davantage aux Titans et décide de dissoudre prochainement le Bataillon d’Exploration…
L’humanité va-t-elle restée recroquevillée derrière ses murs, totalement désarmée ?!

 

  • Avis :

Après Hope of the City et Mistress of the City, voici donc la genèse de l’Attaque des Titans ~

En soi, connaître toute la genèse du dispositif tri-dimensionnel peut être réellement intéressant pour les fans de l’Attaque des Titans puisque c’est ce dispositif qui est au cœur de la série. En permettant aux membres du Bataillon de pouvoir s’élever jusqu’au point faible des titans, ce dispositif est leur meilleur chance de survie. Mais il y a évidemment eu un avant et c’est ce que le roman nous permet de découvrir ici.

Au début du roman, les Titans sont invulnérables et Angel, artisan au service de l’armée, est curieux de pouvoir les observer pour trouver leur point faible, tout comme de voir l’utilité de ses inventions. Le personnage est bien amené et on comprend vite qu’il est plein d’imagination et qu’il veut faire au mieux tout en étant totalement à côté de la plaque pour que ce qui est des titans au départ. L’amitié qui règne entre Angel, Maria et Solmu est sympathique et permet une petite dose de douceur dans un roman finalement assez sombre (comme le reste de la série).

J’ai bien aimé les réflexions au long du roman mais j’aurai aimé que le côté politique soit un peu plus poussé puisque, si on se rend compte des tensions, on reste malgré tout en surface sur ce sujet. Néanmoins, le roman tient ses promesses de préquelle et d’explications du passé d’Angel.

En bref un roman qui plaira certainement aux fans de la série.

 

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Je te hais… à la folie – Sara Wolf

Titre : Je te hais… à la folie

V.O. : Forget me Always

Série V.O. : Lovely Vicious

Auteur : Sara Wolf

Traducteur : Alexandra Maillard

Editeur : PKJ

Date de Parution : 02 Novembre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION SPOILERS DU TOME 1

Après son coma, Iris se souvient de tout… sauf de Jack.
Il y a 3 ans, 25 semaines et 5 jours, Isis Blake est tombée amoureuse. Et elle s’était juré que cela n’arriverait plus. Mais c’était sans compter sur son meilleur ennemi, Jack Hunter. Avant qu’ils aient pu s’avouer leurs sentiments, un terrible événement a plongé Isis dans un coma dont elle s’est réveillée sans le moindre souvenir de Jack…
Jack va-t-il tenter de raviver la mémoire d’Isis ou respectera-t-il sa volonté de ne plus jamais entendre parler d’amour ?

 

  • AvisATTENTION SPOILERS DU TOME 1

Que dire… J’ai une furieuse envie d’acheter le T3 en anglais pour avoir le final de cette histoire ?

Vous ne trouverez pas de chronique du premier tome sur le blog maiiiiiis je l’avais dévoré en quelques heures, comme ce second opus. Si l’attente entre les deux tomes n’a pas été si longue que cela, j’espère pour vous que vous aviez le T2 sous la main en débutant le T1 (j’aurai tellement aimé l’avoir ! Et avoir le T3 là, tout de suite !)

Ce tome-ci reprend pile à la fin du premier tome et Isis ne se souvient plus de Jack. A l’hopital, elle devient donc amie avec Sophia et, pour nous qui avons lu le premier tome, l’ironie est presque douloureuse car on se dit qu’il y aura forcément un revers de médaille. Pour tout avouer, les premières pages avec la voix de Jack m’ont fait un peu peur dans le sens où je me suis demandée si j’allais réussir à me remettre dedans… et puis Isis arrive et tout vole en éclat. Isis est l’un des personnages qui me restera le plus en tête je pense. J’adore cette fille. Ses remarques et son courage. Ses faiblesses et son empathie. Isis est une fille bien, comme il en existe peu.

En face il y a Jack. Et, avec lui Sophia, Wren et Avery. Si le premier tome nous laissait avec beaucoup de questions concernant ce groupe, le tome 2 y répond et on plonge dans ce mic-mac totalement fou mais carrément plausible de ces adolescents pris dans une tourmente plus forte qu’eux. La culpabilité est un sentiment si fort qu’il plombe les gens avec le temps et ces quatre-là en font douloureusement les frais.

L’auteur ne donne finalement jamais d’excuse à ses personnages et ces derniers ne s’en trouvent pas non plus. S’ils n’assument pas tous entièrement ce qu’ils ont fait, ils connaissent leurs tords et essaient de vivre avec. C’est l’un des points forts du roman : on ne tombe jamais dans le pathos car les personnages essaient d’aller de l’avant.

Et la fin… la fin ne m’a pas surprise à vrai dire. Je m’y attendais. Mais cela n’a pas rendu les choses plus faciles à lire, d’autant que le pire reste à venir. Le meilleur aussi ?

En bref : lisez cette série, vous ne le regretterez pas.

 

« Je ne connais que moi. Je ne sais rien de Dieu, ou des dieux, ou des petits hommes verts. Je ne sais pas s’il y a une vie après la mort ni ce qu’il s’y passe. Je sais juste que se sera une surprise. Et que jusque-là, la seule chose que je puisse faire, c’est être moi-même. Prendre soin de moi et vivre jusqu’à ce que ce ne soit plus possible. »

 

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6 / 50

A la croisée des mondes, T1 Les Royaumes du Nord – Philip Pullman

 

Titre : Les royaumes du nord

V.O. : Northern Lights

Série : A la croisée des mondes

Auteur : Philip Pullman

Traducteur : Jean Esch

Editeur : Gallimard Jeunesse

Date de Parution : Septembre 2002

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Pourquoi la jeune Lyra, élevée dans l’atmosphère confinée d’une prestigieuse université anglaise, est-elle l’objet de tant d’attentions ? De quelle mystérieuse mission est-elle investie ? Lorsque son meilleur ami, Roger, disparaît, victime des ravisseurs d’enfants qui opèrent dans tout le pays, elle n’hésite pas à se lancer sur ses traces. Un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d’un autre monde.

 

  • Avis :

Ah Philip Pullman… A la croisée des mondes fait partie de ces ouvrages qui m’ont suivi durant mon enfance et pour lesquels j’aurai toujours une tendresse particulière. Ma première lecture date du collège et, en le relisant ces jours-ci, j’ai vraiment été étonnée de me rendre compte que je me souvenais quasiment de toute l’histoire, des petits rebondissements et des personnages. La preuve que ce récit m’avait marqué !

Si je n’ai donc pas eu de surprises au fil des pages, je me suis pourtant de nouveau laisser entraîner par Lyra et sa fougue. Le duo humain-daemon est toujours un régal et la magie qui se dégage des pages m’a totalement emporter dans le Grand Nord. J’y ai retrouvé Iorek et Seraphina avec plaisir et, comme dans mon enfance, j’ai frémit pour ces personnages, je les ai aimé et j’ai espéré.

Le point ultra positif de ce roman : son héroïne. Lyra n’a rien d’une enfant surdouée qui n’a aucun effort à faire pour réussir, d’une gamine irréprochable et sans défaut. Son caractère bien trempé la pousse parfois à prendre de mauvaises décisions et elle est la reine du mensonge. Mais Lyra est attachante, courageuse et si fidèle que nombre d’adultes feraient bien de prendre exemple sur elle.

L’intrigue nous entraîne dans ses pas et nous confronte à sa force de caractère et aux décisions parfois douloureuses qu’elle est forcée de prendre malgré son jeune âge. Mais si cet ouvrage est un roman d’aventures, il présente surtout une formidable histoire d’amitié. Inter-espèce, intergénérationnelle, chacun s’entraide pour un but commun. Si l’histoire est sombre, les lueurs d’espoir qui la compose pousse le lecteur à rester positif et, comme Lyra, à vouloir donner le meilleur de lui-même.

En bref une histoire envoûtante, qui entraîne son lecteur dans un tourbillon d’émotions.

Et comme je sais que le second tome avait été mon préféré… J’ai hâte de retrouver Will  dans La tour des anges !

 

 

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56 / 50

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Item : Photographie enchantée : un livre qui a été adapté au cinéma ou en série (ou qui va prochainement l’être)

– 30 pts

Cinq centièmes de seconde – Lois Lowry

 

Titre : Cinq centièmes de seconde

V.O. : A Summer to Die

Auteur : Lois Lowry

Traducteur : Laurence Kiefé

Editeur : Casterman

Date de Parution : 30 Août 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Si Molly est une belle fille rieuse, sa petite sœur, Meg, à treize ans, se sent terne et sans intérêt. Durant ses vacances à la campagne avec leurs parents, Meg découvre la photographie avec Will.
Bientôt, ce simple divertissement devient sa passion. Mais Molly, elle, semble épuisée, comme éteinte, au moment même où sa sœur prend goût à la vie.
L’existence de Meg va changer, comme joue la lumière de l’été dans un sous-bois…

 

  • Avis :

J’avais beaucoup aimé Le Passeur de Lois Lowry et j’étais donc curieuse de découvrir celui-ci.

Si le roman n’est pas particulièrement joyeux, l’ambiance est très, très douce. On se laisse porter par les mots de Meg, par ses remarques très justes et parfois encore un peu enfantines. A travers elle, on vit une année où il se passe un nombre incalculables de choses. On découvre des personnages aimants et adorables, on assiste à des rencontres, à des moments forts et tendres comme à des moments effrayants et horribles.

Meg est une jeune fille qui a du mal à trouver sa place pour elle-même tant elle se compare à sa sœur. Elle trouve Molly si jolie qu’elle pense que la vie de sa sœur est aussi superbe que son apparence et, au final, qu’il s’agisse d’elle-même, de sa soeur, de Will, de Ben… On s’aperçoit que Meg attache beaucoup d’importance à ce qu’elle voit mais moins à ce qu’elle ressent. Ce qui explique peut-être sa fascination pour la photo, pour ces moments qu’elle capture via son appareil.

La passion est une notion très présente de le récit, quelque soit le personnage finalement. On en voit les sacrifices comme les bienfaits et on s’attache à cette famille et à ses voisins durant les quelques mois où on les suit. Le roman est assez court mais réussit à faire passer au lecteur une myriade d’émotions différentes, en lui racontant une histoire qui parle de la vie dans toute sa complexité, de l’amour, de la rancœur, de la mort, de la naissance… Tout s’enchaîne car la vie ne s’arrête jamais.

En bref un roman qui parle de la dureté tout autant que de la douceur de l’existence ~

 

« Le temps passe et la vie continue ; il faut bien la vivre. Au bout d’un certain temps, on se souvient davantage des bonnes choses que des mauvaises. Puis, petit à petit, tout ce que le silence a vidé se remplit à nouveau de rires et de mots et les bords ébréchés de la tristesse sont lissés par les souvenirs. »

 

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52 / 50

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Item : Expecto Patronum : le premier livre publié d’un auteur – 30 points

Silence Radio – Alice Oseman

Titre : Silence Radio

V.O. : Radio Silence

Auteur : Alice Oseman

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : Juin 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Et si tout ce que vous vous fixiez était faux?
Frances a toujours été une machine d’étude avec un but, l’université d’élite. Rien n’empêchera son chemin : pas des amis, pas un indigne secret — pas même la personne qu’elle est à l’intérieur.
Mais lorsque Frances rencontre Aled, le génie timide derrière son podcast préféré, elle découvre une nouvelle liberté. Il ouvre la porte à la VRAIE Frances et, pour la première fois, elle vit une véritable amitié, sans peur d’être elle-même. Mais le podcast devient viral et la confiance qu’il y avait entre eux est cassée. Pris entre qui elle était et qui elle désire être, les rêves de Frances s’écroulent.
Suffocant de culpabilité, elle sait qu’elle doit affronter son passé…
Elle doit avouer pourquoi Carys a disparu…
Pendant ce temps, Aled est seul, luttant contre des secrets plus sombres.
C’est seulement en faisant face à vos peurs que vous pouvez les surmonter. Et ce n’est qu’en étant votre véritable moi que vous pouvez trouver le bonheur.

 

  • Avis:

A dire vrai, je ne savais pas à quoi m’attendre en débutant ce roman. Je n’ai pas lu L’année solitaire et je ne connaissais donc pas la plume de l’auteur.

Rapidement, j’ai pourtant été convaincue que j’allais aimer ce roman tant les chapitres glissaient tout seul. L’appréciation d’un roman est toujours quelque chose de très personnel et j’ai, via celui-ci, totalement rebasculé dans mon adolescence. Dans ces moments où l’on se sent mal dans sa peau et où, avec mes amis, nous écoutions des sagas Mp3 totalement barrées.

Je me suis reconnue en Frances, j’ai reconnu l’une de mes amies en Aled et je n’ai aimé le roman que d’autant plus.

Entre la pression des études et celles de la famille, à ce moment où l’on sait qu’il faut décider de toute notre orientation future, nous sommes souvent perdus. Voulons-nous toujours ce que dont nous rêvions lorsque nous étions petits ? Et quel est la part entre la passion et la sagesse ? Faut-il être raisonnable tout le temps ?

A travers Frances, l’auteur pose de nombreuses questions, aussi bien sur le système scolaire que sur l’importance de l’amitié. Les dangers de la solitude comme ceux de la peur d’être qui on est. La si sérieuse Frances, toujours plongée dans les études, contre la Frances passionnée qui dessine des fan-arts. Au fil des pages, la question se développe : est-ce la société qui ne permet pas à Frances d’être elle-même ou bien est-ce elle et ses propres attentes ?

Tous les personnages sont terriblement attachants et on s’attendrit pour ces adolescents tellement sous pression qu’ils ne savent plus finalement qui ils sont vraiment. Universe City est un exutoire obligatoire pour leur fournir une bouffée d’oxygène quotidienne et j’ai vraiment regretté que la saga n’existe pas réellement.

En définitive, l’important n’est plus de savoir si tel personnage a de bonnes notes, si tel autre est gay ou si celui-là est solitaire mais bien de se rendre compte que, qu’importe que vous aimiez porter des leggins tortue ninja, que vous soyez amoureux de votre meilleur ami ou que vous ne vouliez pas aller à la fac… Car, autour de vous, quelqu’un vous aime tel que vous êtes et pour ce que vous êtes. Et que le plus difficile est parfois tout simplement d’y croire.

En bref un roman qui encourage son lecteur à se poser les bonnes questions et à se battre pour ce qui le rend heureux.

 

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48 / 50

Le Silence des Sirènes – Sarah Ockler

Titre : Le Silence des Sirènes

V.O. : The Summer of Chasing Mermaids

Auteur : Sarah Ockler

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 6 Juillet 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Elyse, promise a une belle carrière de chanteuse, doit partir en tournée avec sa sœur jumelle. Mais elle perd sa voix suite a un accident en mer. Du jour au lendemain, sa joie de vivre et ses rêves s’envolent… Elle se réfugie chez sa tante, a Atargatis Cove, une petite ville portuaire. La bas, elle s’isole, passant ses ses journées a écrire des poèmes sur le flanc d’un bateau échoué. Mais le navire n’est pas aussi abandonné qu’elle le croit: elle est bientôt surprise par Christian, le fils du propriétaire. Ce dernier ne semble pas indifférent a son charme mais il a tout du Bad Boy a fuir…

 

  • Avis:

Ayant eu un beau coup de cœur pour Cet été-là, ce nouveau roman de Sarah Ockler me faisait donc de l’œil. Et je peux définitivement avouer que j’adore la plume de cette auteure.

Elle nous propose ici une histoire dans laquelle il est facile d’entrer et qui provoque en nous des échos. On se retrouve évidemment dans l’un ou l’autre des personnages et on s’attache à eux. Chacune de leur faille nous pousse à les comprendre et à les aimer davantage. Aucun n’est parfait et, comme tout un chacun, ils se comportent parfois avec égoïsme ou stupidité.

Donner la parole à Elyse est une belle manière de nous faire parvenir sa voix, de nous conter son histoire et ses peines. Nous apprenons ce qui lui est arrivé au compte-goutte et la peine qu’elle ressent est tangible, comme un petit démon perché sur son épaule.

Si la manière de raconter les choses est finalement assez douce, les événements qui se déroulent sont pourtant assez violents. Tout est ici centré sur les mots, sur la manière dont ceux-ci peuvent blesser, de façon parfois bien plus tranchante que les actes, du courage qu’il faut pour réussir à s’exprimer et à dire ce qui nous tient à cœur.

En vérité, je ne sais pas quoi vous dire d’autres de peur de vous dévoiler des passages. Le ton est poétique, le message est fort et on se laisse entraîner par les mots. Un chapitre après l’autre, je ne suis laissée emmener par le flot des phrases. Certains passages sont plein de remous tandis que d’autres sont aussi calmes qu’une mer sans vague.

Vie et Mort se lie ici dans une étreinte très réelle et, pour une fois, cette fin assez ouverte ne m’a laissé aucun sentiment de frustration.

En bref un roman que j’ai dévoré, un régal à lire et à vivre. Une histoire qui donne la parole à des personnages qui ne l’auraient peut-être pas eu dans la vraie vie et qui pousse les lecteurs à dire ce qu’ils ont sur le cœur. Pour que, justement, chacun fasse entendre sa voix.

 

« Intentionnellement ou non, la gratitude se transforme en une forme d’attente, d’espoir. Or, c’est une chose que de conserver une petite lueur d’espoir au fond de soi, comme une braise sur laquelle on peut souffler quand tout devient sombre. Si elle s’éteint, ça ne regarde que nous, et on est libre de la rallumer ou de baisser les bras. Mais quand on porte cette brase avec quelqu’un d’autre, pour quelqu’un d’autre, ça devient un rêve dangereux. Aussi traître que la mer, aussi fragile qu’une bulle de savon. »

« L’amour est parfois un moteur, et parfois une arme. Bien souvent, il est presque impossible de faire la différence. »

 

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45 / 50

Your Name – Makoto Shinkai

 

Titre : Your Name

V.O. : Kimi no na wa

Auteur : Makoto Shinkai

Traducteur : Jean-Louis La Couronne

Editeur : Pika Roman

Date de Parution : 5 Juillet 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Mitsuha, une jeune fille élevée dans une famille traditionnelle, s’ennuie dans ses montagnes natales et voudrait connaître la vie excitante d’une grande ville. À Tokyo, Taki est débordé, entre le lycée, son travail à temps partiel et ses amis.
Un jour, Mitsuha rêve qu’elle est un jeune homme à Tokyo, tandis que Taki se voit en rêve dans la peau d’une adolescente du Japon rural… Contre toute attente, leurs rêves respectifs sont devenus réalité : leurs corps se sont échangés et chacun vit la vie de l’autre !
Attirés de façon inexplicable, Mitsuha et Taki vont tout faire pour se retrouver bien que le temps et l’espace semblent les séparer…

 

  • Avis :

Ayant vu le film et l’ayant adoré, j’étais curieuse de voir si le roman était différent ou non. En général, on s’aperçoit vite que le film ne reprend pas tous les éléments. Ici, le roman fait suite à l’idée du film et a été écrit durant le tournage de ce dernier. Cette création des deux éléments simultanément se trouve à la fin du roman, raconté par l’auteur et les explications permettent au lecteur de bien comprendre le processus et le pourquoi de l’écriture de ce texte.

Je vous parlerai certainement du film lorsque je le visionnerai de nouveau et je vais donc laisser de côté l’esthétique des images pour me concentrer uniquement sur celle des mots.

L’histoire nous présente deux adolescents qui, un beau matin, se retrouvent dans le corps l’un de l’autre. S’ils ne semblent avoir rien en commun, leurs « rêves » vont peu à peu les faire évoluer, chacun ayant une incidence sur la vie de l’autre lorsqu’il prend possession de son corps.

Il y a d’ailleurs toute une réflexion sur les souvenirs et sur leur lien au corps, par exemple sur les automatismes que notre corps intègrent sans que nous ne nous en rendions compte. L’histoire se concentre vraiment sur cette notion de lien. Lien de l’esprit au corps, lien des gens entre eux, liens familiaux, amicaux, amoureux. Liens du passé au présent. Notre vie est un enchevêtrements de liens qui se tissent au fil du temps, qui grandissent ou s’amenuisent et qui ne sont pas toujours le fait de notre propre volonté. Certains liens sont créés bien avant notre naissance et auront pourtant une incidence importante sur notre vie.

Si cette notion est particulièrement intéressante en elle-même, elle est ici proposée avec une poésie toute particulière. Le texte va crescendo pour une ambiance tout d’abord très humoristique puis plus douce avant de se dramatiser peu à peu. On ressent la fébrilité des personnages, leur détresse et leur volonté de se rappeler.

Grâce au film, je connaissais déjà l’histoire et, pourtant, je me suis de nouveau prise au jeu de l’intrigue. J’ai espéré avec eux et je suis totalement entrée dans cette vision très onirique du monde. Qu’il s’agisse de Taki ou de Mistuha, je me suis attachée à ces deux héros courageux et profondément attendrissant.

En bref un roman d’une poésie exquise, qui amène son lecteur à comprendre la profondeur des liens qui l’unissent au monde.