Cinq centièmes de seconde – Lois Lowry

 

Titre : Cinq centièmes de seconde

V.O. : A Summer to Die

Auteur : Lois Lowry

Traducteur : Laurence Kiefé

Editeur : Casterman

Date de Parution : 30 Août 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Si Molly est une belle fille rieuse, sa petite sœur, Meg, à treize ans, se sent terne et sans intérêt. Durant ses vacances à la campagne avec leurs parents, Meg découvre la photographie avec Will.
Bientôt, ce simple divertissement devient sa passion. Mais Molly, elle, semble épuisée, comme éteinte, au moment même où sa sœur prend goût à la vie.
L’existence de Meg va changer, comme joue la lumière de l’été dans un sous-bois…

 

  • Avis :

J’avais beaucoup aimé Le Passeur de Lois Lowry et j’étais donc curieuse de découvrir celui-ci.

Si le roman n’est pas particulièrement joyeux, l’ambiance est très, très douce. On se laisse porter par les mots de Meg, par ses remarques très justes et parfois encore un peu enfantines. A travers elle, on vit une année où il se passe un nombre incalculables de choses. On découvre des personnages aimants et adorables, on assiste à des rencontres, à des moments forts et tendres comme à des moments effrayants et horribles.

Meg est une jeune fille qui a du mal à trouver sa place pour elle-même tant elle se compare à sa sœur. Elle trouve Molly si jolie qu’elle pense que la vie de sa sœur est aussi superbe que son apparence et, au final, qu’il s’agisse d’elle-même, de sa soeur, de Will, de Ben… On s’aperçoit que Meg attache beaucoup d’importance à ce qu’elle voit mais moins à ce qu’elle ressent. Ce qui explique peut-être sa fascination pour la photo, pour ces moments qu’elle capture via son appareil.

La passion est une notion très présente de le récit, quelque soit le personnage finalement. On en voit les sacrifices comme les bienfaits et on s’attache à cette famille et à ses voisins durant les quelques mois où on les suit. Le roman est assez court mais réussit à faire passer au lecteur une myriade d’émotions différentes, en lui racontant une histoire qui parle de la vie dans toute sa complexité, de l’amour, de la rancœur, de la mort, de la naissance… Tout s’enchaîne car la vie ne s’arrête jamais.

En bref un roman qui parle de la dureté tout autant que de la douceur de l’existence ~

 

« Le temps passe et la vie continue ; il faut bien la vivre. Au bout d’un certain temps, on se souvient davantage des bonnes choses que des mauvaises. Puis, petit à petit, tout ce que le silence a vidé se remplit à nouveau de rires et de mots et les bords ébréchés de la tristesse sont lissés par les souvenirs. »

 

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52 / 50

et  dans

Item : Expecto Patronum : le premier livre publié d’un auteur – 30 points

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Silence Radio – Alice Oseman

Titre : Silence Radio

V.O. : Radio Silence

Auteur : Alice Oseman

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : Juin 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Et si tout ce que vous vous fixiez était faux?
Frances a toujours été une machine d’étude avec un but, l’université d’élite. Rien n’empêchera son chemin : pas des amis, pas un indigne secret — pas même la personne qu’elle est à l’intérieur.
Mais lorsque Frances rencontre Aled, le génie timide derrière son podcast préféré, elle découvre une nouvelle liberté. Il ouvre la porte à la VRAIE Frances et, pour la première fois, elle vit une véritable amitié, sans peur d’être elle-même. Mais le podcast devient viral et la confiance qu’il y avait entre eux est cassée. Pris entre qui elle était et qui elle désire être, les rêves de Frances s’écroulent.
Suffocant de culpabilité, elle sait qu’elle doit affronter son passé…
Elle doit avouer pourquoi Carys a disparu…
Pendant ce temps, Aled est seul, luttant contre des secrets plus sombres.
C’est seulement en faisant face à vos peurs que vous pouvez les surmonter. Et ce n’est qu’en étant votre véritable moi que vous pouvez trouver le bonheur.

 

  • Avis:

A dire vrai, je ne savais pas à quoi m’attendre en débutant ce roman. Je n’ai pas lu L’année solitaire et je ne connaissais donc pas la plume de l’auteur.

Rapidement, j’ai pourtant été convaincue que j’allais aimer ce roman tant les chapitres glissaient tout seul. L’appréciation d’un roman est toujours quelque chose de très personnel et j’ai, via celui-ci, totalement rebasculé dans mon adolescence. Dans ces moments où l’on se sent mal dans sa peau et où, avec mes amis, nous écoutions des sagas Mp3 totalement barrées.

Je me suis reconnue en Frances, j’ai reconnu l’une de mes amies en Aled et je n’ai aimé le roman que d’autant plus.

Entre la pression des études et celles de la famille, à ce moment où l’on sait qu’il faut décider de toute notre orientation future, nous sommes souvent perdus. Voulons-nous toujours ce que dont nous rêvions lorsque nous étions petits ? Et quel est la part entre la passion et la sagesse ? Faut-il être raisonnable tout le temps ?

A travers Frances, l’auteur pose de nombreuses questions, aussi bien sur le système scolaire que sur l’importance de l’amitié. Les dangers de la solitude comme ceux de la peur d’être qui on est. La si sérieuse Frances, toujours plongée dans les études, contre la Frances passionnée qui dessine des fan-arts. Au fil des pages, la question se développe : est-ce la société qui ne permet pas à Frances d’être elle-même ou bien est-ce elle et ses propres attentes ?

Tous les personnages sont terriblement attachants et on s’attendrit pour ces adolescents tellement sous pression qu’ils ne savent plus finalement qui ils sont vraiment. Universe City est un exutoire obligatoire pour leur fournir une bouffée d’oxygène quotidienne et j’ai vraiment regretté que la saga n’existe pas réellement.

En définitive, l’important n’est plus de savoir si tel personnage a de bonnes notes, si tel autre est gay ou si celui-là est solitaire mais bien de se rendre compte que, qu’importe que vous aimiez porter des leggins tortue ninja, que vous soyez amoureux de votre meilleur ami ou que vous ne vouliez pas aller à la fac… Car, autour de vous, quelqu’un vous aime tel que vous êtes et pour ce que vous êtes. Et que le plus difficile est parfois tout simplement d’y croire.

En bref un roman qui encourage son lecteur à se poser les bonnes questions et à se battre pour ce qui le rend heureux.

 

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48 / 50

Le Silence des Sirènes – Sarah Ockler

Titre : Le Silence des Sirènes

V.O. : The Summer of Chasing Mermaids

Auteur : Sarah Ockler

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 6 Juillet 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Elyse, promise a une belle carrière de chanteuse, doit partir en tournée avec sa sœur jumelle. Mais elle perd sa voix suite a un accident en mer. Du jour au lendemain, sa joie de vivre et ses rêves s’envolent… Elle se réfugie chez sa tante, a Atargatis Cove, une petite ville portuaire. La bas, elle s’isole, passant ses ses journées a écrire des poèmes sur le flanc d’un bateau échoué. Mais le navire n’est pas aussi abandonné qu’elle le croit: elle est bientôt surprise par Christian, le fils du propriétaire. Ce dernier ne semble pas indifférent a son charme mais il a tout du Bad Boy a fuir…

 

  • Avis:

Ayant eu un beau coup de cœur pour Cet été-là, ce nouveau roman de Sarah Ockler me faisait donc de l’œil. Et je peux définitivement avouer que j’adore la plume de cette auteure.

Elle nous propose ici une histoire dans laquelle il est facile d’entrer et qui provoque en nous des échos. On se retrouve évidemment dans l’un ou l’autre des personnages et on s’attache à eux. Chacune de leur faille nous pousse à les comprendre et à les aimer davantage. Aucun n’est parfait et, comme tout un chacun, ils se comportent parfois avec égoïsme ou stupidité.

Donner la parole à Elyse est une belle manière de nous faire parvenir sa voix, de nous conter son histoire et ses peines. Nous apprenons ce qui lui est arrivé au compte-goutte et la peine qu’elle ressent est tangible, comme un petit démon perché sur son épaule.

Si la manière de raconter les choses est finalement assez douce, les événements qui se déroulent sont pourtant assez violents. Tout est ici centré sur les mots, sur la manière dont ceux-ci peuvent blesser, de façon parfois bien plus tranchante que les actes, du courage qu’il faut pour réussir à s’exprimer et à dire ce qui nous tient à cœur.

En vérité, je ne sais pas quoi vous dire d’autres de peur de vous dévoiler des passages. Le ton est poétique, le message est fort et on se laisse entraîner par les mots. Un chapitre après l’autre, je ne suis laissée emmener par le flot des phrases. Certains passages sont plein de remous tandis que d’autres sont aussi calmes qu’une mer sans vague.

Vie et Mort se lie ici dans une étreinte très réelle et, pour une fois, cette fin assez ouverte ne m’a laissé aucun sentiment de frustration.

En bref un roman que j’ai dévoré, un régal à lire et à vivre. Une histoire qui donne la parole à des personnages qui ne l’auraient peut-être pas eu dans la vraie vie et qui pousse les lecteurs à dire ce qu’ils ont sur le cœur. Pour que, justement, chacun fasse entendre sa voix.

 

« Intentionnellement ou non, la gratitude se transforme en une forme d’attente, d’espoir. Or, c’est une chose que de conserver une petite lueur d’espoir au fond de soi, comme une braise sur laquelle on peut souffler quand tout devient sombre. Si elle s’éteint, ça ne regarde que nous, et on est libre de la rallumer ou de baisser les bras. Mais quand on porte cette brase avec quelqu’un d’autre, pour quelqu’un d’autre, ça devient un rêve dangereux. Aussi traître que la mer, aussi fragile qu’une bulle de savon. »

« L’amour est parfois un moteur, et parfois une arme. Bien souvent, il est presque impossible de faire la différence. »

 

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45 / 50

Your Name – Makoto Shinkai

 

Titre : Your Name

V.O. : Kimi no na wa

Auteur : Makoto Shinkai

Traducteur : Jean-Louis La Couronne

Editeur : Pika Roman

Date de Parution : 5 Juillet 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Mitsuha, une jeune fille élevée dans une famille traditionnelle, s’ennuie dans ses montagnes natales et voudrait connaître la vie excitante d’une grande ville. À Tokyo, Taki est débordé, entre le lycée, son travail à temps partiel et ses amis.
Un jour, Mitsuha rêve qu’elle est un jeune homme à Tokyo, tandis que Taki se voit en rêve dans la peau d’une adolescente du Japon rural… Contre toute attente, leurs rêves respectifs sont devenus réalité : leurs corps se sont échangés et chacun vit la vie de l’autre !
Attirés de façon inexplicable, Mitsuha et Taki vont tout faire pour se retrouver bien que le temps et l’espace semblent les séparer…

 

  • Avis :

Ayant vu le film et l’ayant adoré, j’étais curieuse de voir si le roman était différent ou non. En général, on s’aperçoit vite que le film ne reprend pas tous les éléments. Ici, le roman fait suite à l’idée du film et a été écrit durant le tournage de ce dernier. Cette création des deux éléments simultanément se trouve à la fin du roman, raconté par l’auteur et les explications permettent au lecteur de bien comprendre le processus et le pourquoi de l’écriture de ce texte.

Je vous parlerai certainement du film lorsque je le visionnerai de nouveau et je vais donc laisser de côté l’esthétique des images pour me concentrer uniquement sur celle des mots.

L’histoire nous présente deux adolescents qui, un beau matin, se retrouvent dans le corps l’un de l’autre. S’ils ne semblent avoir rien en commun, leurs « rêves » vont peu à peu les faire évoluer, chacun ayant une incidence sur la vie de l’autre lorsqu’il prend possession de son corps.

Il y a d’ailleurs toute une réflexion sur les souvenirs et sur leur lien au corps, par exemple sur les automatismes que notre corps intègrent sans que nous ne nous en rendions compte. L’histoire se concentre vraiment sur cette notion de lien. Lien de l’esprit au corps, lien des gens entre eux, liens familiaux, amicaux, amoureux. Liens du passé au présent. Notre vie est un enchevêtrements de liens qui se tissent au fil du temps, qui grandissent ou s’amenuisent et qui ne sont pas toujours le fait de notre propre volonté. Certains liens sont créés bien avant notre naissance et auront pourtant une incidence importante sur notre vie.

Si cette notion est particulièrement intéressante en elle-même, elle est ici proposée avec une poésie toute particulière. Le texte va crescendo pour une ambiance tout d’abord très humoristique puis plus douce avant de se dramatiser peu à peu. On ressent la fébrilité des personnages, leur détresse et leur volonté de se rappeler.

Grâce au film, je connaissais déjà l’histoire et, pourtant, je me suis de nouveau prise au jeu de l’intrigue. J’ai espéré avec eux et je suis totalement entrée dans cette vision très onirique du monde. Qu’il s’agisse de Taki ou de Mistuha, je me suis attachée à ces deux héros courageux et profondément attendrissant.

En bref un roman d’une poésie exquise, qui amène son lecteur à comprendre la profondeur des liens qui l’unissent au monde.

Les Pluies, T2 Ensemble – Vincent Villeminot

 

Titre : Ensemble

Série : Les Pluies

Auteur : Vincent Villeminot

Editeur : Fleurus

Date de Parution : 8 Septembre 2017

 

 

  • Résumé :

Lorsque la barque accoste, elle contient trois silhouettes lointaines qu’il est impossible de reconnaître. Mais Lou en est sûre : ce sont eux. Kosh et Noah sont revenus. Se fiant à l’instinct de la jeune femme, Malcolm prend la tête de leur évasion. Mais jusqu’où devront-ils aller pour réussir à retrouver ceux qui leurs sont chers ? Et, surtout, que sont-ils prêts à faire pour cela ?

 

  • Avis :

Les Pluies avaient été l’un de mes coups de cœur de l’année dernière et j’attendais impatiemment ce second tome. Pouvoir recevoir l’exemplaire non corrigé dès à présent fait partie de mes bonheurs de blogueurs et je vous avoue que j’ai joyeusement couiné en le tenant enfin :p

Que vous dire… Je l’ai terminé il y a quelques jours et je suis encore sous le coup de cette fin et de l’émotion qu’elle m’a fait ressentir… Mais commençons par le début peut-être ?

Nous retrouvons les personnages là où nous les avions laissés à la fin du premier opus. Si nous avons pu suivre les aventures de Kosh et Noah, nous n’avons eu qu’un bref aperçu de ce qui est arrivé à Lou et Malcolm. Le fait de se concentrer sur ces deux-là permet de se rendre compte de la manière dont ils ont évolué au fil des semaines.

J’ai beaucoup aimé cette manière de passer d’un personnage à l’autre dans les deux tomes sans jamais perdre le fil du récit. Chacun des quatre adolescents à sa propre façon d’appréhender les événements et aucun d’entre eux ne va s’attacher aux mêmes détails. Cela permet à l’histoire de continuer à avancer sans heurt mais en y ajoutant différentes manières de voir les choses.

Le récit nous fait prendre conscience de la difficulté à rester humains lorsque tout s’écroule autour de vous. Sont-ils encore des enfants après tout ce qu’ils ont subi ? Sont-ils encore innocent ? Mais qu’est-ce que l’innocence finalement ? Doivent-ils être punis pour leurs crimes ou faut-il punir ceux qui les ont poussé à les commettre ? Finalement… la justice n’est-elle pas parfois injuste ?

Les personnages que nous rencontrons nous rappellent que chacun est différent et que, si les « mauvais » chemins sont parfois plus faciles à prendre, il est aussi possible de rester droit et amical au milieu du chaos. Aucun des personnages ne ressort indemne de cette crise de « fin du monde » mais, si certains profite de la faiblesse des plus démunis, d’autres cherchent encore à préserver l’humanité. Cette dualité se retrouve finalement dans la vie de tous les jours, même si elle est évidemment bien plus poussée ici alors que les vivres viennent à manquer et que chacun est finalement incapable de faire totalement face à la situation.

J’ai une nouvelle fois totalement plongée dans l’histoire et je me suis attachée à ces gamins forcés de grandir trop vite, parfois découragés mais toujours animés de la volonté de rester unis. C’est l’amour qu’ils ressentent les uns pour les autres qui les poussent à toujours dépasser leurs limites et rester droits malgré tout. La fin justifie les moyens dit-on… Mais encore faut-il savoir choisir ses batailles.

On frémit pour les personnages, on espère, on croise les doigts, on se sent fière… et finalement on s’en sépare, avec un sourire triste et en même temps heureux d’avoir pu vivre tout ça avec eux.

En bref, une fois débuté, impossible de le lâcher. Un roman qui clôture parfaitement bien l’histoire commencée dans le premier tome.

Un petit mot aussi pour la couverture qui s’accorde parfaitement bien à la première et qui donnera très envie de les mettre en facing dans sa bibliothèque (laissant ainsi Kosh et Lou se regarder ~)

 

N’hésitez pas à suivre les pages de Vincent Villeminot et Lire en Grand, des exemplaires seront bientôt à gagner ! Et, surtout, vous pourrez suivre touuutes leurs actualités ❤

 

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41 / 50

Cette étoile ne s’éteindra pas – Esther Earl

Titre : Cette étoile ne s’éteindra pas

V.O. : This Star Won’t Go Out

Auteur : Esther, Lori et Wayne Earl

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 18 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Un livre poignant, regroupant écrits et documents sur Esther Earl, la jeune fille qui a inspiré à John Green le personnage féminin de Nos étoiles contraires.

Une jeune fille qui brille à travers tout le livre par sa joie et sa soif de vivre.

 

  • Avis :

L’ouvrage se présente sous forme d’extrait du journal intime d’Esther ainsi que des passages du blog tenu par ses parents durant sa maladie. Des contributions d’amis d’Esther sont aussi présentes, qu’il s’agisse de souvenirs partagés ou d’extraits de discussions du forum dont elle faisait partie. Agrémenté des dessins réalisés par Esther, on découvre à travers sa plume, la jeune fille vive et déterminée qu’elle était, sa volonté d’être utile et son humour à toute épreuve.

Pour moi qui ne croit pas en Dieu, j’ai parfois été déroutée par la manière dont Esther et ses parents réussissent à continuer à croire alors même qu’elle souffre. C’est un concept que j’ai du mal à comprendre mais que je conçois tout à la fois. Il doit être rassurant de pouvoir se raccrocher à quelque chose de spirituel et de se dire que ce que l’ont vit n’est pas en vain. En même temps… comment croire en une divinité permettant quelque chose d’aussi retors que le cancer ? Cette réflexion ne sort pas uniquement de l’ouvrage et j’ai déjà eu plusieurs discussions en ce sens avec des amis qui sont croyant et, si ce n’est pas le point central à retenir du texte, c’est malgré tout un point qui m’a marqué tout au long de ma lecture (notamment au début où cette croyance est très présente, comme une volonté de se raccrocher à autre chose).

J’ai par contre totalement pu comprendre la notion de communauté de Cattitude et les moments de joie et de câlins bordéliques de la rencontre entre les membres. Pour l’avoir vécu, j’ai retrouvé entre les pages l’amour et la loyauté qui peut lier ensemble des personnes qui se rencontrent via un écran et profite de cette « barrière » pour se livrer vraiment, sachant qu’elles ne seront pas jugées en retour.

Cette étoile ne s’éteindra pas n’est pas un document pour déifier Esther mais vraiment pour continuer de la faire vivre. Il présente qui elle était, à travers le regard de sa famille et de ses amis, mais surtout à travers ses propres mots. On ne peut qu’être admirative devant son courage et chercher à comprendre comment elle a eu la force d’avoir envie de devenir quelqu’un sur qui les autres pouvaient compter, elle qui avait déjà tant à faire pour se battre contre la maladie. Esther nous rappelle à quel point nous sommes dépendants les uns des autres et combien nous avons tous besoin de pouvoir nous reposer sur quelqu’un.

S’il s’agit d’un ouvrage où l’on pleure, il n’a pas été pensé dans le but de faire pleurer mais bien pour rendre hommage à une jeune fille qui a gardé le sourire en toutes circonstances et dont l’envie de vivre et de faire le bien est communicative.

 

« Soit juste heureuse. Et si tu ne peux pas être heureuse, fais des choses qui te rendent heureuse. Ou alors ne fais rien, mais avec les gens qui te rendent heureuse. »

 

Pour en savoir plus sur les associations Imagine For Margo et This Star Won’t Go Out, c’est ici :

Imagine for Margo

TSWGO

 

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39 / 50

L’Attaque des Titans, Harsh Mistress of the City – Ryô Kawakami

 

Titre : Harsh Mistress of the City

Série : L’Attaque des Titans

Auteur : Ryô Kawakami

Basé sur l’oeuvre de : Hajime Isayama

Illustrateur : Range Murata

Editeur : Pika Roman

Date de Parution : 8 Mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Shinganshina est tombée et une grande partie de l’humanité s’est réfugiée derrière le mur Rose. Le district de Quinta, situé à l’extrémité ouest du mur Maria, tient encore, encerclé par les Titans. Dans le second et dernier opus de cette aventure, Rita Iglehaut, commandant des forces encore en place, lutte pour que sa ville natale, coupée de tout, survive. Cependant, ses méthodes draconiennes secouent non seulement les habitants mais aussi Mathias Kramer, son ami d’enfance.

 

  • Avis :

On retrouve les personnages plusieurs mois après la fin du premier tome et un nouveau statu quo s’est installé sur la ville. Rita mène ses troupes d’une main de fer, faisant régner l’ordre par la terreur alors que Mathias est obligé de se cacher pour échapper à la vengeance de son ancienne meilleure amie.

Si l’histoire est assez simple de base, les réflexions qu’elles véhiculent sont intéressantes. Les raisons de chacun des personnages pour faire ce qu’ils font sont compréhensibles même si le lecteur n’est pas forcément d’accord avec leurs décisions. Le texte montre différentes sortes de violences, directes, brutes, dissimulées…

Je me suis plus attachée aux personnages dans ce volume-ci puisqu’ils se concentrent plus sur leurs ressentis. J’ai apprécié que les titans soient un arrière-fond de ce qui se déroulent dans la ville. Cela permet de se concentrer sur les personnages et de poser bon nombre de questions. Comment s’organiser lorsqu’on est coupé de tout ? La peur est-elle nécessaire à l’ordre ? Peut-on encore rêver d’utopie lorsque tout semble perdu ? Tous les moyens sont-ils bons à être utilisés ? Peut-on tout justifier ?

L’intrigue est bien menée et on se laisse prendre au jeu, se demandant comment (ou si) ils vont s’en sortir.

Je n’ai, pour une fois, pas été dérangée par le fait qu’il s’agisse d’une fin ouverte. Tout a été dit et les personnages n’ont plus qu’à continuer à se battre pour tenter de survivre tout en essayant de garder leur humanité.

En bref un roman qui m’a plus accroché que le premier et dont j’ai trouvé les réflexions vraiment intelligentes et bien posées.

 

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38 / 50

et dans

Duel de sorciers : lire deux romans d’une même saga – 20 points

avec Hope of the City