Docteur Hope – Sylvaine Jaoui

Titre : Docteur Hope

Auteur : Sylvaine Jaoui

Editeur : Albin Michel Jeunesse

Date de Parution : Mai 2019

 

 

  • Résumé :
Quand Mouss et Lili tombent amoureux l’un de l’autre, c’est dans le service d’hématologie du Docteur Hope, le médecin-musicien le plus génial et le plus dingue de la terre. Les deux ados ne savent pas encore que leur vie va bientôt basculer du coté du rêve. Ils n’imaginent pas que grâce à leurs talents d’artiste soudain révélés, ils vont passer des néons de l’hôpital aux sunlights des studios. Comme quoi, il faut toujours croire en sa bonne étoile…

 

 

  • Avis :

Quand on démarre un roman comme Docteur Hope, qui aborde le sujet difficile de l’hospitalisation des enfants et adolescents, on ne sait jamais ce qu’on va y trouver. Sûrement de l’espoir oui, comme l’indique le titre, de la tristesse aussi et évidemment, des enfants qui subissent leur maladie. Hé bien il y a effectivement tout cela dans Docteur hope mais il y a surtout un récit de vie d’adolescent. C’est ce que le roman démontre au fil des pages par la voix de Lili. Avant d’être « une ado malade » Lili est une ado. Et une ado, ça a envie de voir ses copines, d’avoir un petit ami, de sortir et ça a des parents relous.

Lili est cette ado. Elle partage sa vie entre celle des adolescents « normaux » et sa vie à l’hôpital avec son traitement qui la rend malade mais la guérit tout à la fois. La manière dont est écrite le roman nous plonge totalement dans le quotidien de Lili et dans les pensées qui tournent dans sa tête.

J’ai vraiment beaucoup aimé le fait que le roman démontre bien que les patients sont des enfants avant tout et qu’ils veulent et attendent ce que veulent tous les enfants. Leur maladie ne définit pas qui ils sont. Le monde clôt de leur service est plein de mouvements et le docteur qui les suit, tout comme les infirmières, sont des personnages attachants qui ont tous quelque chose à apporter.

Bien sûr, certains passages sont tristes comme la vie peut l’être, injuste et implacable. Mais d’autres moments sont mignons, drôles et motivants. Tout comme la vie une fois encore. Les amies de Lili lui amènent la normalité qu’elle recherche et que ses parents peinent à lui donner car ils vivent eux aussi de plein fouet la maladie de leur fille.

Je connaissais de nom le Rire Médecin mais je n’en savais pas plus. A travers Docteur Pompom ici, on découvre un de ces clowns médecins qui cherchent à amener un peu de rire dans la chambre des enfants. Si vous voulez en découvrir plus sur cette association, je vous invite à aller voir par ici.

En bref un roman tout doux, empli de sentiments et qui fait du bien. Si vous avez l’occasion de le lire, n’hésitez pas !

 

« Malgré cela, j’ai senti quelques regards appuyés et ça m’a agacé. Je ne veux pas qu’on voie seulement une malade lorsqu’on me regarde. Je suis une fille avec une maladie c’est très différent. »

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Terres du Nord, T1 La Quête du Sampo – Monia Sommer

 

Titre : La Quête du Sampo

Série : Terres du Nord

Auteur : Monia Sommer

Editeur : Séma éditions

Date de Parution : 27 mai 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Alors que la Finlande menace de s’effondrer face à l’invasion suédoise, Satu, une jeune journaliste, part en quête du Sampo, un objet légendaire, seul élément capable de les sauver, elle et son pays.
Sur fond d’apocalypse et de légendes finnoises, Terres du Nord propose une quête initiatique qui pose les fondations d’une fantasy à la fois futuriste et magique, dont le Kalevala sert de point d’ancrage et de guide intemporel.

 

  • Avis :

En général, lorsque j’entends parler de légendes, je suis toujours curieuse de voir par moi-même de quoi il s’agit. J’aime ces moments où on peut découvrir des contes d’autrefois, des morales cachées et des personnages souvent entourés de mystères et d’un brin (ou plus) de magie. La première chose qui ressort de ce roman c’est que l’autrice sait de quoi elle parle. On sent qu’elle connait la légende du Sampo sur le bout des doigts et que les personnages qu’elle nous présente au fil du roman ont un intérêt pour l’intrigue et pour l’avancement de celle-ci. Je ne connaissais pas du tout l’histoire du Sampo et j’ai beaucoup aimé la découvrir.

Moi qui ne suit pas une grande fan des descriptions, j’ai pourtant apprécié les moments nous racontant la nature qui entoure nos héros. Notamment les passages en compagnie de Pyry et ceux avec Hiisi. Les grandes étendues comme les moments en forêt donnent envie d’aller voir par nous-même à quoi ressemblent les lieux.

Malgré tout… quelque chose m’a dérangé au court de ma lecture. Je ne saurai pas vous dire quoi précisément, si ce n’est que je n’ai pas accroché avec le caractère des personnages et les dialogues. Je les ai trouvé parfois, pas illogiques, mais presque. Cela tient peut-être au fait que le récit est à la première personne et que tout est pourtant très ciselé ? Alors que nous sommes dans la tête de Satu tout est très carré, rien ne dépasse, c’est très joliment dit malgré les événements et les pertes subies… Oui, c’est peut-être ce qui m’a gêné et qui ne m’aurait pas fait le même effet s’il s’était agit d’un roman à la troisième personne.

En bref une belle découverte d’une légende finnoise dans un roman dont les personnages m’ont pourtant parfois laissé un peu dubitative malgré tout.

Illuminae, T1 Dossier Alexander – Jay Kristoff & Amie Kaufman

 

Titre : Dossier Alexander

V.O. : The Illuminae Files _01

Série : Illuminae

Auteurs : Jay Kristoff & Amie Kaufman

Editeur : Casterman

Date de Parution : 14 septembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

 

  • Avis :

Le roman est réalisé comme un dossier classé top secret dont on découvre des événements racontés de façons linéaires et, franchement, c’est excellent ! N’étant habituellement pas fan des histoires qui se déroulent dans l’espace, j’ai hésité un moment avant de me lancer dans cette lecture. Mais comme les retours étaient top et qu’une de mes amies me poussait à sauter le pas, Illuminae a atterri dans ma wish-list. Et une amie me l’a offert ❤

Il a quand même attendu un an avant de sortir de ma PAL le pauvre. Par contre… une fois commencé… Les six cent pages m’ont tenus que deux jours.  Et j’ai acheté le tome 2 dans la foulée. Autant vous dire que ce premier opus m’a complètement emballé !

On se retrouve immergé dans la bataille aux côtés de Kady et Ezra et on les suit à pas à pas dans l’horreur. Car, il faut l’avouer, ce qui se déroule dans le roman est horrible. Il s’agit d’exécutions, de monceaux de cadavres et de maladies chimiques. Il s’agit d’une véritable guerre dans un lieu clos en plein milieu de l’espace. Sans échappatoire donc.

Si l’histoire est prenante, elle est surtout servie dans un écrin particulier. La mise en page nous plonge totalement dans des discussions via chat, dans des retranscription de vidéos (avec commentaires du transcripteur à l’appui), dans des sorties dans l’espace… Oui, même les moments où les personnages sont au milieu des étoiles sont présents dans la mise en page magnifique. On est obligé de tourner le roman pour pouvoir le lire et, au final, on est forcé de suivre les personnages pas à pas, de rester derrière eux et de vivre l’aventure avec eux pour ne rien perdre de l’intrigue.

Au fil des pages, nous voyons grandir Kady et Ezra. Ils n’ont pas le choix de mûrir et de faire des choses dont ils ne se seraient jamais cru capables. Le roman nous montre ce qu’on peut trouver de meilleur en nous lorsque les temps l’exigent mais aussi ce qu’on peut y trouver de pire. Car personne ne sait la manière dont il va réagir s’il est acculé. Et, pire souvent, lorsque ce sont ses proches qui entrent dans l’équation. Nos émotions nous brouillent parfois et c’est là où le roman propose quelque chose de très intelligent : il nous présente AIDAN, l’intelligente artificielle du vaisseau. Il ne ressent aucune émotion et prend donc des décisions uniquement pour le plus grand nombre sans tenir compte de tout ce qui a trait à l’humanité.

Est-ce mieux ? Pire ?

A vous de le décider en refermant Illuminae.

Bodyguard, T6 Le Fugitif – Chris Bradford

Titre : Le Fugitif

Série : Bodyguard

Auteur : Chris Bradford

Traducteur : Antoine Pinchot

Editeur : Casterman

Date de Parution : Mars 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Après une tragique mission au Mexique, Connor rentre en disgrâce au QG de Bodyguard et découvre que l’agence a été attaquée et ses partenaires enlevés. Appelé d’urgence en Chine par le colonel Black, il ne se doute pas qu’il est en réalité la cible de l’organisation secrète Équilibrium, bien décidée à détruire une bonne fois pour toutes Bodyguard. Traqué dès son arrivée à Shanghai, privé de l’aide de Charley et des ressources de Bodyguard, Connor sera-t-il capable de sauver sa propre vie et celle de ses amis ?

 

  • Avis :

Ah Bodyguard ❤ Une de mes séries préférées ! Si vous en doutez, je vous encourage à faire un tour juste ici pour découvrir mes chroniques des cinq tomes précédents.

Pour tout vous avouer, j’ai couiné en apprenant la sortie d’un nouveau tome de Bodyguard. Merci beaucoup à Agnès de m’avoir permis de le lire ! Ce tome démarre sur les chapeaux de roues, de façon clairement différente de d’habitude et j’ai été très surprise par le premier chapitre.

Je n’avais pas prêté attention au fait qu’il s’agissait du dernier tome mais, dès le second chapitre, on sent que l’auteur veut tourner une page et que la série approche de la fin. C’est une manière de faire tout au long du roman que j’ai beaucoup aimé : l’auteur nous donne les réponses à toutes les questions en suspens au fil des tomes et on se retrouve vite totalement impliqué dans le roman. Tous les petits détails qui nous avait mis des puces à l’oreille se retrouvent ici et, malgré tout, je me suis faite balader encore une fois. Comme à chaque tome, j’ai des hypothèses et l’histoire me donne tord sur bien des points. Et j’adore être surprise de cette manière !

Une bonne partie de l’histoire se passe à Shangai et on découvre la mégalopole grâce à un nouveau personnage qui se fait vite une place dans le cœur du lecteur. Comme toujours, tout va à cent à l’heure et on n’a absolument pas le temps de s’ennuyer ! Les actions se suivent et ne se ressemblent pas et le côté politique, qui a enflé au fil de la série, prend ici une dimension très importante.

Les relations de Connor avec les autres sont remises en cause et l’auteur nous montre bien que personne n’est tout noir ou tout blanc. Connor se doit donc de réfléchir et de penser autant aux actes des gens qu’il côtoie qu’à ce qu’ils disent et aux circonstances lors desquelles ces paroles ont été prononcées. Chaque action, chaque moment, a une incidence pour la suite et l’histoire est ciselée à la perfection comme pour chacun des tomes.

C’est donc avec un peu de tristesse que je referme le dernier tome de cette saga qui aura fait partie de ma vie durant cinq ans. Découvrir Bodyguard, voir évoluer Connor, Charley et Amir a été un vrai plaisir à chaque fois et m’a fait entrer dans un genre de roman que je ne pensais clairement pas aimer autant.

En bref une série qui restera l’une de mes préférée.

Le clan Bennett, T1 Le chant du loup – T.J. Klune

 

Titre : Le Chant du Loup

Série : Le Clan Bennett

Auteur : T.J. Klune

Editeur : MxM Bookmark

Date de parution : 16 Décembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ox a douze ans quand son père quitte le foyer familial en lui disant qu’il ne vaut rien et que les gens ne le comprendront jamais. Il en a seize lorsqu’il rencontre Joe Bennett dont la famille vient d’emménager dans la maison du bout de la route. Joe, qui parle, parle, parle. Qui parle comme il ne l’avait plus fait depuis presque deux ans.
La vie d’Ox change alors du jour au lendemain, car les Bennett accueillent à bras ouvert cet adolescent solitaire au sein de leur famille. De leur clan. De leur meute. Dès lors, Ox n’est plus seul et s’épanouit auprès de Joe et de ses frères. Mais il sent que des choses lui échappent : des secrets qu’on lui cache, des dangers dont on veut le protéger.
Des secrets rouge Alpha, orange Beta, violet Omega.
Des dangers surgis du passé et qui menacent désormais tout le clan Bennett…

 

  • Avis :

Le Chant du Loup m’a été conseillé par une de mes amies par ces mots « tu as besoin de ce livre dans ta vie » suivit de l’aveu qu’elle avait hésité entre ce roman et Leo loves Aries pour mon anniversaire. Or, Leo loves Aries et l’un de mes livres doudous ce qui veut dire… que je ne pouvais que tenter Le Chant du Loup. J’en ai parlé à une autre amie, qui a commencé avant moi et qui m’a aussitôt encouragé à le livre VITE pour qu’on puisse en discuter.

Et… comment vous dire… J’ai tellement pleuré sur ce roman que je les ai menacé de les renier ! (Oui ce bouquin est ouf) Bref j’ai lu, j’ai pleuré, j’ai pleuré, j’ai couiné, j’ai repleuré… et j’ai adoré ce livre. Et puis je me suis dit que je devais absolument le chroniquer pour vous en parler. Mais là… comment faire pour réussir à en faire passer l’intensité ? J’ai donc demandé à mes deux amies de participer 😛

Donc, comme dirait Cyrielle : « ce livre a pris mon cœur, l’a rempli d’amour, puis l’a ARRACHÉ de ma poitrine, l’a réduit en miettes, et me l’a rendu avec un sourire innocent ». Et je vous assure que c’est totalement ça. J’ai tellement pleuré que j’ai failli me dessécher ! Et en même temps, je ne pouvais pas m’arrêter de lire parce que je voulais savoir ce qui allait leur arriver, comment Ox allait s’en sortir, comment Joe allait gérer ça, comment ils allaient faire pour rester eux-mêmes et grandir en même temps.

Quant à Ferilou, elle m’a gratifié d’un « ça se chronique pas, ça se vit ! » ce qui est vrai aussi parce que ce roman vous fera passer par tellement d’émotions qu’il faut le tenter rien que pour ça !

Et malgré tout… j’ai eu du mal avec le début. Parce que la manière dont le texte est écrite est assez particulière. Ox est un personnage très doux qui ne parle pas beaucoup et qui a beaucoup de mal à communiquer avec les autres. Son père surtout, le rabaisse régulièrement car il est plus lent que la plupart des garçons de son âge. Il m’a fallut trois ou quatre chapitres avant d’être réellement dans le roman mais, dès l’arrivée des Bennett, c’en était fini de mon temps libre. Il se résumait à « lire, lire, lire » (bon et pleurer mais ça, vous le saviez déjà).

Le Chant du Loup, d’est un roman qui recentre sur l’essentiel : l’importance de la famille, la nécessité d’être fort et le besoin des autres pour grandir. Les blessures qui ne cicatrisent pas et les choix qui ont une incidence sur toute une vie. La difficulté du deuil, la force que l’on tire de ses proches et la famille qui se forme sans liens du sang. C’est des émotions en pagaille et l’envie de tourner encore plus de pages malgré la tristesse ressentie. C’est aussi plein de moments de douceur qui ne font que rendre les moments tristes encore pires. C’est l’envie de se recentrer sur l’essentiel : toucher et sentir et ressentir. Prendre le temps de passer un moment avec les gens qu’on aime, suivre les traditions… C’est tout ça contenu dans une seule histoire.

Cette fameuse histoire, c’est donc celle d’un adolescent qui a besoin de plus de temps qu’un autre pour faire les choses et qui n’a pas conscience de sa valeur et de tout ce qu’il apporte aux gens qui l’aiment. C’est l’histoire d’une meute de loups qui a vécu des choses horribles et qui a besoin de se recentrer sur sa famille pour s’en sortir. C’est un loup totalement psychopathe qui ne comprend pas qu’être alpha ne se résume pas à la force et la manipulation et qui fera tout pour arriver à ses fins. C’est une histoire de famille, de meurtre et d’amour à la fois.

En bref : ce livre c’est un coup de cœur intersidéral.

Le Passeur d’ombres, T1 Amour fatal – Claire McFall

 

Titre : Amour Fatal

Série : Le Passeur d’ombres

V.O. : Ferryman

Auteur : Claire McFall

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 14 Mars 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dylan est saine et sauve. Elle a échappé de justesse à un terrible accident. Du moins, c’est ce qu’elle croit. Car le paysage désolé qui l’entoure n’a plus rien de l’Écosse. C’est une plaine dévastée hantée par des esprits. Et le garçon qui l’y attend n’a rien d’ordinaire. Il s’agit de Tristan, le Passeur chargé de l’amener dans l’au-delà. Mais cette fois, tout est différent. Car cette fois, Tristan brise le plus sacré des interdits. Il tombe amoureux. Et cette transgression pourrait bien lui coûter son âme… ou celle de Dylan.

 

  • Avis :

Je suis toujours curieuse des histoires de Passeurs entre les Mondes. A vrai dire, l’idée d’une vie après la mort m’importe peu (personne n’est revenu pour en parler de toute manière) mais, si jamais cette vie existe réellement, la manière d’y arriver et les personnes censées guider m’intriguent beaucoup plus ! Le Passeur d’ombres avait donc une intrigue faite pour me plaire.

Le début nous plante le décor dans lequel vit Dylan et j’ai beaucoup aimé le personnage. Cette jeune fille dont les rapports sont tendues avec sa mère (coucou l’adolescence !) et qui rêve de rencontrer son père. Qui ronchonne pour un rien et qui saute sur son téléphone dès qu’elle a quelque chose à dire à sa meilleure amie. Dylan est une héroïne choupinette qui va beaucoup grandir au fil des pages, passant peu à peu de l’adolescence au monde adulte alors qu’elle doit passer du monde des vivants à celui des morts.

Quant à Tristan, il est un passeur incongru du fait de son jeune âge apparent. Il suit des règles édictées par il ne sait qui et depuis il ne sait quand. Mais les règles sont là alors il fait ce pour quoi il est fait. Sa vie est un éternelle recommencement. Tristan est un message à lui tout seul sur le fait de vivre l’instant présent et de la passivité avec laquelle on peut tous le faire. Un jour après l’autre, comme le précédent.

Au niveau de l’intrigue, nous suivons donc Dylan et Tristan qui essaient de traverser le monde permettant à Dylan d’atteindre l’au-delà. J’ai trouvé les explications concernant ce monde bien menées et j’ai apprécié ma traversé, les relations passeurs-âmes et le pourquoi de la friche. Les spectres amènent un peu d’action dans ce roman qui, finalement, est plutôt passif puisqu’il se contrôle surtout sur les émotions des deux personnages principaux. Le fait d’avancer prend toute la place et, si les deux « adolescents » rencontrent des difficultés, j’ai malgré tout eu l’impression de rester en dehors de l’intrigue. Il n’y a pas vraiment de coups de théâtre et, même si j’ai apprécié ma lecture, je n’en suis pas ressortie avec des étoiles dans les yeux.

D’ailleurs, moi qui n’aime pas les fins ouvertes, je me dis que je pourrais m’arrêter avec ce premier tome sans problème car la dernière page me suffit comme point final.

En bref un roman sympathique, qui met au cœur du récit le fait de devoir évoluer et la difficulté de devoir toujours avancer.

 

Cendres – Johanna Marines

 

Titre : Cendres

Auteur : Johanna Marines

Editeur : Snag

Date de Parution : 4 Avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Londres, 1888. Nathaniel et Luna vivent dans un quartier mal famé de l’East-End. Pour survivre, ils sont obligés de revendre les objets qu’ils ont volés.
Au même moment, à Westminster, Agathe accepte de devenir la domestique de la famille Henwoorth. Leur destin va basculer le jour où Nathaniel va découvrir un cadavre.
Agathe, une jeune femme plutôt naïve prête à tout pour payer les médicaments de sa mère malade. Celle-ci va être embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Mais, rapidement, le fils ainé de la famille, Archibald, se montre étrange… Qu’attend-il vraiment d’elle ? Et si un tout autre destin l’attendait ?
Nathaniel Depford, un jeune homme de 27 ans, qui travaille comme allumeur de réverbères dans la vieille ville. Orphelin, il ne sait presque rien de ses origines. Mais, quand celle qu’il considère comme sa sœur, Luna, disparaît et que d’étranges cauchemars refont surface, son monde fragile vacille… Réussira-t-il à retrouver Luna avec l’aide de la police ? Ou devra-t-il faire chemin seul pour comprendre les forces obscures qui tirent les ficelles en coulisse ? Et si son passé le rattrapait ?

 

  • Avis :

Sans vous mentir, la première chose qui m’a attiré vers Cendres, c’est sa couverture. Je la trouve très jolie et elle est agrémentée d’un plan de Londres qui va nous permettre de suivre les personnages tout au long de leurs déambulations dans l’histoire.

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de steampunk et j’étais donc ravie de pouvoir me replonger dans un roman de ce genre. A ce niveau, j’ai beaucoup aimé les inventions qui parcourent le texte, tout comme leurs noms mais j’ai eu l’impression que le côté steampunk de l’histoire ne servait qu’à cela justement : mettre quelques inventions de-ci, de-là. L’histoire se concentre finalement beaucoup plus sur l’intrigue et sur la disparition des jeunes femmes dans les rues de Londres.

Si la manière dont l’intrigue se dévoile est intéressante, je n’ai pas accroché à la fin qui se passe selon moi beaucoup trop vite. Il y a une résolution oui mais pourquoi ? Il y avait tant de possibilités disséminés dans l’oeuvre qui n’ont pas réellement abouti et je suis restée sur ma fin… Tout comme avec les personnages finalement. J’ai aimé la dualité entre les vies très dures de Nathaniel et Agathe et leurs caractères très doux. L’amour qu’ils ressentent pour leur famille et les sacrifices qu’ils sont prêts à faire. Mais je les ai trouvé bien mal payé de retour. Ils souffrent, ils essaient de faire de leur mieux, ils se font malmenés sans trouvé véritablement d’aide et… pourquoi ?

Je pense que quelque chose m’a échappé dans le roman. Peut-être parce que j’attendais quelque chose d’autre ? Mais j’ai suivi l’histoire sans réellement m’y impliquer. Les personnages sont attachants mais je ne les ai pas aimé au point de m’attendrir ou de m’attrister pour eux et, si je comprend l’intérêt d’Abberline, j’ai été plus perplexe concernant James et le reste de sa famille. L’écriture est agréable et il y avait vraiment de nombreux points qui donnaient envie d’en savoir plus mais qui tournaient finalement en rond ou s’arrêtaient net, donnant parfois une explication à leur présence certes, mais qui n’était pas une nécessité pour l’intrigue.

Au-delà de cela, Londres est une entité propre qui m’a beaucoup intrigué. Les nuages de cendres et les différents quartiers amènent un plus à l’histoire et montre que l’auteur à réfléchit à son idée avant d’y importer ses personnages. En cela, le titre résumé bien toute l’histoire et il est parfaitement trouvé.

En bref un roman avec beaucoup de possibilités mais avec lequel je n’ai malheureusement pas réussi à totalement adhérer.