Les Rokesby, T2 Un petit mensonge – Julia Quinn

 

Titre : Un petit mensonge

V.O. : The girl with the make-believe husband

Série : Les Rokesby

Auteur : Julia Quinn

Traduction :  Léonie Speer

Editeur : J’ai Lu

Date de Parution : Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

1779. Orpheline, Cecilia Harcourt quitte l’Angleterre et débarque à New York où elle espère retrouver son frère, blessé à la guerre. A l’hôpital, personne ne sait où est Thomas. En revanche, son meilleur ami Edward Rokesby est là. Blessé à la tête, il est amnésique. Démunie, ne sachant où aller, Cecilia prétend qu’Edward l’a épousée quelque temps plus tôt et le soigne avec dévouement. Au fil des jours, leur complicité grandit et Cecilia s’enferre dans le mensonge. Jusqu’au jour où le jeune homme, guéri, décide qu’il est temps de faire l’amour à sa délicieuse épouse…

 

  • Avis :

Alors que le premier tome m’avait fait beaucoup rire, celui-ci m’a plutôt mit les larmes aux yeux et je ne peux qu’être impressionnée par la manière dont Julia Quinn arrive à chaque fois à me faire entrer dans ses histoires en me faisant passer par tout une myriade d’émotions différentes.

La disparition d’Edward avait été l’un des fils conducteurs du tome précédent et j’étais curieuse d’en savoir plus sur ce jeune homme pour lequel nous n’avions eu que des brides d’informations disparates. Ici, c’est le fait de retrouver Thomas qui va faire avancer l’intrigue, notamment car Cécilia est prête à tout pour retrouver son frère. On nous présente ici une héroïne qui sait ce qu’elle veut mais qui est malgré tout à cheval sur les convenances de la société. L’amour qu’elle ressent pour son frère et les soucis qu’elle rencontre chez elle la pousse à faire preuve d’une audace impressionnante pour une femme de l’époque et j’ai apprécié ce côté de sa personnalité.

A travers les lettres que Thomas et Cécilia se sont échangés, nous apprenons à connaître leur relation comme à voir les prémisses de celle qui se noue doucement entre Edward et la sœur de son meilleur ami. Ces petits passages de lettres sont certainement mes moments préférés et apporte un petit plus à l’histoire. La recherche des souvenirs d’Edward et surtout la recherche de Thomas sont les pivots du roman et, si on espère pour Thomas, on espère aussi que le retour de la mémoire d’Edward ne s’accompagnera pas de mauvaises nouvelles. On est ici au coeur de l’armée Britannique et Julia Quinn a bien mis en valeur les notions de grade et de noblesse. Tous ces petits détails sur les difficultés de Cécilia à avoir des réponses mette en lumière la place des femmes à l’époque et ajoute à l’immersion historique.

Au final, même si j’ai adoré ce roman, j’ai malgré tout une préférence pour le premier tome, certainement parce que l’humour des dialogues entre Billie et Georges était excellent. Néanmoins, j’ai totalement craqué sur Edward ❤ et la fin de ce tome me donne très, très, très envie de découvrir le troisième opus ! (Coucou Andrew 😛 )

En bref un deuxième tome qui reste dans la ligné du premier et qui m’a fait passer un très bon moment.

 

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Les Puissants, T2 Egaux – Vic James

 

Titre : Egaux

V.O. : Tarnished City

Série : Les Puissants

V.O. : Dark Gifts

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION SPOILER T1
Dans une société gouvernée par une caste aux pouvoirs surnaturels, les Égaux, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage. Mais la révolte gronde… Luke, condamné pour son rôle dans la rébellion, est exilé chez le terrible Lord Crovan. Personne n’est jamais ressorti vivant ou sain d’esprit des prisons de ce tortionnaire. Abi, quant à elle, est en cavale. Pour faire libérer son frère, elle entre en contact avec la rébellion. Mais est-elle prête à tout risquer, jusqu’à ses idéaux ? Alors que le régime se durcit et que le sang coule jusque dans les rues de Londres, l’amour et le courage peuvent-ils vaincre la tyrannie et la magie

 

  • AvisATTENTION SPOILER T1

Bon, bon, bon… Comment vous dire ? J’ai surkiffé ! Totalement *-* C’est bien simple, je l’ai commencé et puis les heures ont passé et bon il parait qu’il faisait beau dehors et tout… Et moi je faisais des bonds sur mon canapé en jurant tout haut (heureusement que j’étais seule ou j’aurai certainement effrayé quelques personnes).

On reprend l’histoire pile à l’endroit où le premier tome l’avait laissé et, comme le premier opus, les chapitres vont d’un personnage à l’autre, nous permettant d’avoir une vue d’ensemble sur la situation de chacun d’entre eux.

Comme je vous le disais, j’ai plus d’une fois juré tout haut dû à certains passages auxquels je ne m’attendais absolument pas ! Certains retournements de situations m’ont totalement laissé sans voix et l’auteur sait parfaitement garder son lecteur en haleine. J’ai aussi été très surprise par plusieurs personnages et j’ai été époustouflée par la manière dont l’auteur connait son sujet. Chaque lieu a ses propres règles et chaque groupe également. On pourrait penser que le lecteur serait perdu au milieu de tant d’histoires et de personnages mais le fil conducteur est toujours présent et le fait d’avoir poser les personnages principaux et l’intrigue générale dans le premier tome permet ici d’aller de plus en plus loin.

La rébellion prend un tout autre tour dans ce second opus et, comme pour le premier tome, on assiste ici à tout un questionnement sur la nature humaine. Les gens sont-ils bons ou mauvais par nature ? Sont-ils ambivalents ? Tous les passages à Eilean Dochais sont propices à de nombreuses réflexions, très justes d’ailleurs et c’est pour moi l’un des gros points fort de cette série. Elle ne propose pas une simple histoire de classes mais bien une réflexion sur ce qui est juste et sur ce que chacun peut faire de sa propre vie. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises manières de la mener mais bien d’être en adéquation avec soi-même. Abi est certainement le personnage qui évolue le plus dans ce second tome et j’ai aussi, étrangement car je n’apprécie pas particulièrement le personnage, aimé suivre Bouda. Elle nous permet une plongée différente dans le monde du Pouvoir et elle et Dina montre bien que l’éducation ne suffit pas à faire une personne.

De la même manière la fratrie composée de Gavar, Jenner et Silyen est très prenant à suivre. Silyen est bien évidemment celui sur lequel on se pose le plus de questions et on le découvre encore un peu plus dans ce tome. Quand aux deux autres, ils changent aussi dans ce tome tout en gardant une continuité dans leurs caractères, montrant une fois encore que l’auteur connait bien ses personnages et réussit à les faire peu à peu connaître au lecteur.

Concernant l’intrigue en elle-même, elle rend le roman impossible à lâcher tant on veut en savoir plus. A bien des moments en vérité, j’ai trouvé ce roman terrifiant. Parce qu’il montre des événements particulièrement réaliste. Parce qu’il pointe le fait que, si certains hommes se battront pour la justice du plus grand nombre, d’autres feront exactement l’inverse. Mais ce qui est le plus effrayant, ce sont tous ces entre eux. Ceux qui se contenteront de suivre parce que d’autres le font, en rejetant la faute sur les autres autour d’eux.

J’aurai beaucoup d’autres choses à dire sur ce roman et sur les sentiments par lequel il m’a fait passer mais j’aurai peur de vous spoiler, ce qui serait vraiment dommage.

En bref : cette série se glisse rapidement et sûrement dans mes préférées ! Lisez-là *-*

Il me reste maintenant un an à attendre le troisième tome. Un an. Voyons le bon côté des choses… j’aurai une bonne excuse pour relire les deux premiers !

 

« – Il suffit d’une personne tordue pour commencer, ensuite, tout le monde se sent autorisé à continuer. Les gens s’oublient.

La pièce sombra dans le silence. C’était une vision tellement sinistre. Est-ce que tout le monde abritait en soi un monstre qui n’attendait que d’être libéré ? »

 

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35 / 50

Ceux des limbes – Camille Brissot

 

Titre : Ceux des limbes

Auteur : Camille Brissot

Editeur : Syros

Date de parution : 5 Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Du haut du Mont-Survie, Oto admire chaque jour la forêt qui l’encercle à perte de vue. Elle est si belle qu’il en oublierait presque ce qui se tapit sous les arbres. Mais lorsque la montagne s’endort, que les lumières s’éteignent et que les voix s’effacent, le vent résonne d’un chant inhumain, effroyable : le gémissement des limbes, les victimes de l’épidémie. Bientôt, Naha devra passer plusieurs jours et plusieurs nuits dans la forêt. Oto refuse de rester cloîtré en espérant le retour de celle qu’il aime plus que tout. Quitte à être une proie de plus, il va sortir lui aussi.

 

  • Avis :

ça faisait un petit moment que je n’avais pas lu de romans post-apocalyptique ni de romans de « zombies » et, après mon coup de cœur pour La maison des reflets de la même auteur, j’étais curieuse de savoir si j’allais autant apprécier ce roman que le précédent.

Carrément, le sujet n’est pas le même et pourtant… On retrouve cette similitude des questions sur la vie et la mort. Encore une fois, je me suis laissée embarquer par la plume de Camille Brissot et, s’il m’a fallut quelques chapitres pour entrer totalement dans l’histoire, j’ai ensuite eu beaucoup de mal à décrocher (mais de toute manière, dormir et manger, c’est surfait ! 😛 )

J’ai suivi avec intérêt l’histoire qui se déroule dans le Mont-Survis, mais je n’ai vraiment été totalement dans l’histoire que dès le moment où ils sortent. Une fois en forêt, j’ai complètement été happée. Avec une petite préférence d’ailleurs pour les moments qui rendent hommage à la beauté de la nature malgré les faits. Le simple plaisir de s’arrêter et de regarder autour de soi, chose que nous ne faisons sûrement pas assez souvent finalement. En cela, Oto est un personnage parfait. Dans le sens où il ne l’est pas justement. Oto est plein de doutes et de failles, il ne connait pas ses forces et pourtant, il suit son instinct et il se préoccupe des autres. Il est aussi buté et parfois haineux malgré sa profonde capacité à l’empathie et à l’émerveillement. Il est donc facile de s’attacher à lui.

La vie dans la forêt contient assez de suspense pour qu’on frissonne pour les personnages obligés d’avancer. Si le Mont-Survis est un endroit où la vie s’est un peu arrêté, la forêt représente une course contre la mort et le texte est empreint du sentiment qu’il faut aller vive et avancer pour ne pas mourir. Au fil du roman, d’autres émotions se superposent et j’ai beaucoup aimé la douceur qui se dégage finalement du texte malgré tout. A travers les actes de certains personnages, on ressent l’humanité sous-jacente et on se rend compte que rien n’est facile. Si les limbes sont des monstres, n’ont-ils pas avant tout été des hommes ? Des hommes qui ont aimé et ont été aimés. A travers Oto, on voit ce qu’un autre point de vue peut amener chez un jeune homme qui n’a jamais eu d’autres exemples que ceux du Mont-Survis.

En bref une histoire passionnante sur la vie, sur les difficultés qu’on y rencontre et sur l’espoir qu’elle peut détenir.

Un tome 2 peut-être ? (a)

 

Item Sinistros : un livre apocalyptique ou post-apocalyptique – 40pts

33 / 50

Bodyguard, T5 L’Assassin – Chris Bradford

 

Titre : L’Assassin

Série : Bodyguard

Auteur : Chris Bradford

Traducteur : Chloé Petit

Editeur : Casterman

Date de Parution : 21 Mars 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Pour la première fois depuis son entrée à l’agence, Connor est contraint de travailler avec son rival de toujours, Jason. Tous deux s’engagent dans la mission la plus dangereuse de leur carrière, en plein coeur de l’hiver russe, Leur protégé : Feliks Malkov, 15 ans, fils unique du candidat milliardaire et anti-corruption à l’élection présidentielle. Sous les feux croisés de la mafia, de l’ex-KGB et d’un mystérieux assassin, leur temps est compté.

 

  • Avis :

Ah Bodyguard, une de mes séries chouchoutes ❤

Étonnamment d’ailleurs puisqu’il ne s’agit pas vraiment de mon genre de lecture habituelle mais j’ai dévoré les quatre tomes précédents et j’étais impatiente de lire celui-ci.

Le prologue m’a fait frissonner, nickel et puis j’ai eu un petit instant de flottement en ayant un peu de mal à entrer dans les premiers chapitres. C’est le moment un peu « flippant » où l’on se dit « non, j’adore cette série, ça ne peut pas arrêter de me plaire T.T » mais où on sait que, de toute manière, ça passe ou ça casse.

Et puis finalement, la magie a encore une fois opéré ! Après quelques chapitres, je me suis retrouvée en pleine Russie à me poser plein de questions. Comme toujours, je me suis faite baladée durant le roman et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’aime autant cette série. Je sais que les évidences veulent dire que je me goure totalement mais j’ai beau toujours tenter de penser à d’autres possibilités, il n’est encore jamais arrivé que j’ai raison sur tout. Cette fois aussi, si j’étais contente d’avoir quelques bonnes réponses, je n’avais pourtant pas la solution et c’est toujours un vrai plaisir d’être surprise par la fin.

Ce cinquième opus propose un tome plein de suspense qui présente de nouveaux personnages intéressants (j’ai adoré Ana !) et qui permet aussi de voir quelques côtés moins « positifs » de Connor de par sa rivalité avec Jayson. On découvre aussi un peu plus ce dernier et j’ai beaucoup aimé connaître mieux ce personnage. L’intrigue générale, qui se poursuit de tome en tome, gagne ici en explications et m’a donné encore plus hâte de lire le prochain tome !

On s’intéresse aussi au métier de garde du corps en lui-même et à ce qu’il implique finalement comme danger. Si l’agence Bodyguard a toujours semblé prendre en priorité soin de ses jeunes recrues, les difficultés que ces dernières rencontrent lors de leur mission (clairement dangereuses) sont de plus en plus délicates. Via le personnage de Félix, on se rend aussi bien compte que les gardes du corps sont un ornement utile mais « échangeable » et j’ai aussi beaucoup aimé ce côté un plus sombre du métier.

En bref un tome passionnant qui m’aura bien tenue en haleine.

 

Item Chicaneur : un livre publié il y a moins de 3 mois – 20pts

31 / 50

Papa de Papier – Nadia Coste

 

Titre : Papa de papier

Auteur : Niada Coste

Editeur : Syros

Date de Parution : 11 Janvier 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Aujourd’hui, Ayrton a obtenu un 18 pour son dessin de chat au fusain. « Tu as un don ! » a écrit le professeur. Maintenant il faut rentrer à la maison… Son père ne sort plus de chez eux et s’en prend de plus en plus souvent à sa mère et à lui, avec des mots très durs et injustes. Alors quand Ayrton trouve sur son balcon un chat exactement identique à celui de son dessin, il commence à croire en son pouvoir et décide de l’utiliser pour créer un papa de papier…

 

  • Avis :

Le résumé m’intriguait mais je ne pensais pas autant accrocher à ce petit ouvrage. Très court, il réussit pourtant parfaitement bien à faire passer toute une myriade d’émotions au lecteur.

En entrant dans la famille d’Ayrton, on découvre une réalité parfaitement crédible. Le père du jeune garçon est au chômage et a du mal à faire face à cette nouvelle réalité dans laquelle il se sent démunie. Sa mère fait tout pour l’aider à se sentir valorisé mais on remarque rapidement que cela ne suffit plus.

S’il est facile de juger des situations dans lesquelles nous ne sommes pas personnellement impliquées, l’auteur garde ici un recul que j’ai apprécié. Aucun des personnages n’est montré du doigt pour ses failles mais, au contraire, le roman invite à demander de l’aider lorsque cela est nécessaire, montrant toute la difficulté de réaliser ce premier pas.

Ayrton est touchant dans sa manière d’essayer de résoudre les problèmes et il est facile de se prendre d’affection pour lui et pour sa capacité enfantine à croire qu’il peut résoudre les problèmes par la seule force de pouvoirs prétendument magiques. Son évolution au fil des pages est réelle et on comprend parfaitement le cheminement qui est le sien tout au long de l’histoire.

En bref un roman à mettre entre toutes les mains, aussi bien celles des adultes que des enfants car chacun y trouvera son compte.

 

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24 / 50

Si c’est pour l’éternité – Tommy Wallach

 

Titre : Si c’est pour l’éternité

V.O. : Thanks for the trouble

Auteur : Tommy Wallach

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 25 Janvier 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Parker Santé ne parvient plus à parler depuis la mort de son père, il y a cinq ans. Tandis que ses camarades de classe postulent pour l’université, lui préfère sécher le lycée et traîner dans les halls des hôtels de San Francisco pour voler les riches voyageurs.
Un jour, il rencontre Zelda Toth, une étrange jeune fille aux cheveux argentés qui prétend avoir plus de 200 ans. Lorsqu’elle lui dit vouloir se suicider, Parker fait un pacte avec elle : Zelda dépensera toute sa fortune avec lui s’il s’engage à poursuivre ses études pour devenir écrivain.
Mais Parker, qui est tombé amoureux, a un autre objectif : essayer par tous les moyens de lui redonner goût à la vie

 

  • Avis :

A dire vrai, j’étais un peu dubitative à la lecture du résumé. Finalement, j’ai vite été prise par l’écriture et par la manière de Parker de raconter son histoire. Qu’on y croit ou non, c’est surtout la quête de chaque personnage qui m’a profondément touché. Qu’il s’agisse de Zelda, de Parker ou de la mère de ce dernier, le roman nous présente trois personnages envahis par la tristesse et aux prises avec le deuil. Les mots de la maman de Parker sont d’ailleurs emprunt d’une sagesse qui m’a beaucoup touché. Je ne vous les livrerai pas ici parce qu’ils sont le résultat d’une prise de conscience qui se déploie tout au long du récit et qu’il vaut mieux, selon moi, en avoir lu toute l’histoire pour les apprécier pleinement.

Le roman raconte donc trois jours de la vie de Parker et notamment sa rencontre avec Zelda et ce que celle-ci a provoqué dans sa vie. A travers l’intrigue, on se pose de nombreuses questions sur l’histoire de la jeune fille mais aussi sur nous-mêmes. c’est ce que j’ai réellement beaucoup aimé dans cet ouvrage : il ne donne aucune réponse sur la manière de gérer son deuil ou d’organiser sa vie mais il rappelle que nous sommes les seuls à pouvoir la vivre pleinement.

En vérité, Zelda met souvent l’accent sur bien des problèmes dans la vie de Parker, des problèmes que le garçon ne voit finalement pas toujours. Mais voyons-nous nos propres défauts ? Savons-nous toujours ce que nous faisons ? Le roman nous amène à nous poser des questions sur nous-mêmes et sur les moments où nous nous voilons parfois la face. Parker mûrit au fil des pages parce qu’il prend conscience de plusieurs petits détails auxquels il n’avait auparavant jamais fait attention.

L’histoire s’intéresse aussi bien évidemment au concept d’éternité et, par là, de mortalité et j’ai adoré la manière dont l’auteur présente les choses. En vérité, toutes les réflexions présentes dans le roman m’ont plus et c’est là l’un des points forts de cet ouvrage selon moi. Ceci ajouté à une écriture très fluide dont on ne se lasse pas. Je pense d’ailleurs que je vais sortir Si c’était la fin du monde de ma PAL du coup ! 😛

En bref un roman prenant qui propose de belles réflexions sur le deuil.

 

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23 / 50

Paris est tout petit – Maïté Bernard

 

Titre : Paris est tout petit

Auteur : Maïté Bernard

Editeur : Syros

Date de Parution : 1er Février 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Une romance contemporaine pour les Young adult et les adultes! Inès a 17 ans, elle est musulmane et vit en banlieue parisienne. Gabin a 19 ans, il n’est pas musulman, et il vit dans les beaux quartiers du XVème arrondissement, près de la tour Eiffel. Cette histoire est-elle destinée à être le typique love game entre une jeune vierge et un homme insupportable mais à tomber, un amour sucré qui ne sera qu’un amour de jeunesse? Et que dit le Coran sur la passion brûlante entre deux jeunes gens? Inès et Gabin l’ignorent car la religion n’est pas la plus grande différence. En effet, par exemple, Inès a lu tout Jane Austen, Don Quichote, une grande partie de Victor Hugo, Proust, Zola, Zweig. Gabin….non! Lui, ce qu’il aime, c’est le cinéma et les séries de zombies. Mais Paris veille sur eux, le Paris des touristes et le Paris des Parisiens, le Paris de la chick’ lit’, des comédies romantiques et le Paris de tous les jours, Paris qui veille sur eux comme un ange gardien jusqu’à ce vendredi 13 novembre où le terrorisme s’abat sur la capitale. « Révèle-moi » se sont susurré les deux amoureux pendant trois mois. Mais à partir de ce jour là, tout va changer. Car la mère de Gabin est dans la salle du Bataclan…Leur amour va-t-il survivre à ce qui va suivre?

 

  • Avis :

A dire vrai, je ressors assez perplexe de ce roman…

Je pense que ce qui m’a le plus dérangé, c’est que je n’ai pas réussi à m’attacher aux deux personnages principaux. J’ai beaucoup aimé Bahia, Sekou et Ludo, Roman aussi mais je n’ai ressenti aucune affinité, ni avec Inès, ni avec Gabin. Leur coup de foudre, leurs manières d’interagir entre eux… je n’ai pas réussir à croire une seconde à leur histoire.

Par contre, j’ai aimé avoir un regard sur les classes suivis par les jeunes des banlieues défavorisées et j’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur nous présente ces personnages qui veulent réussir. Les questions posées sur la religion sont bien amenées et font réfléchir sur le sens que chacun donne à sa foi. Je m’attendais néanmoins à ce que les différences entre les deux jeunes gens soient plus présentes en lisant le pitch puisque c’est l’une des premières choses que l’on sait sur Inès : elle est musulmane. Quant à Gabin, la première information est qu’il vient d’une famille aisée. Pourtant, mise à part les questionnements d’Inès… ces faits ne sont pas vraiment exploités.

De la même manière concernant l’horreur qui s’est déroulé au Bataclan. C’est dommage parce que les réflexions qui parsèment le texte sont réellement intéressantes et méritent qu’on s’y attarde. Mais je pensais justement qu’elles seraient plus poussées que cela. Ici, j’ai eu l’impression que l’attentat servait surtout à ce qu’Inès se pose des questions sur elle-même et remette ses choix en questions. Et qu’un tout autre événement aurait finalement eu le même effet sur elle. Je n’ai donc pas compris le pourquoi du choix de cet événement-là. Puisqu’il est récent, puisque nous l’avons vécu, j’ai trouvé qu’il ne prenait pas assez de place dans le roman. Il sert l’intrigue certes et permet à celle-ci de se développer mais j’ai eu l’impression que cela aurait été la même chose s’il ne s’était pas agit de ce drame-ci et ça m’a dérangé.

A contrario, ce que j’ai apprécié, c’est de ressentir l’amour de l’auteur pour Paris. la ville devient rapidement le personnage principal de l’histoire et on la découvre à travers les balades menées par Gabin. Tout le roman donne envie de marcher dans Paris et de lever les yeux pour tout voir, de s’imprégner de son histoire et d’y déambuler tranquillement.

En bref un ouvrage qui ouvre de nombreuses réflexions mais qui m’a laissé perplexe sur les choix fait par l’auteur.

 

Item Engorgio : Un livre composé d’au moins 40 chapitres

19 / 50