L’insaisissable logique de ma vie – Benjamin Alire Saenz

 

Titre : L’insaisissable logique de ma vie

V.O. : The Inexplicable Logic of My Life

Auteur : Benjamin Alire Saenz

Editeur : PKJ

Date de Parution : 16 Août 2018

 

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Sal mène une vie paisible et sans histoires, dans une famille moitié mexicaine, moitié américaine. Mais tout bascule le jour de sa rentrée en terminale. Pour défendre l’honneur de son père adoptif, il sort les poings et frappe. Surprise, colère, satisfaction, culpabilité se bousculent dans la tête du jeune homme, qui se met à douter de tout, même de sa propre identité. Alors, avec l’aide de Sam, sa meilleure amie, et de son père, Sal va tenter de comprendre l’insaisissable logique de sa vie.

 

 

  • Avis :

Pensez-vous qu’il soit possible de tomber amoureuse d’un livre ?

Je crois que, parfois, lorsque l’on est un peu perdu et qu’on a l’impression de patauger, certains livres peuvent nous apporter un soutien dont on ne pensait même pas avoir besoin. De part leurs réflexions et celles qu’ils véhiculent, de par leurs résonances avec nous-mêmes, ils réussissent à trouver des mots qui apaisent et des règles de vie qui font du bien. Cela tient parfois en une phrase ou dans un personnage, dans une situation ou dans une émotion. Et, plus rarement, il s’agit du livre tout entier.

Hé bien là, je suis totalement tombée amoureuse de ce livre. Pas de Salvador, de Sam ou de Vincente en particulier. Pas de Mima ou de Fito. Mais de tous les messages et la douceur que le roman véhicule.

L’histoire nous est donc raconté par Salvador, dix-sept ans. Sa mère étant décédée lorsqu’il avait trois ans, Salvador a été adopté par Vincente, le meilleur ami de sa mère qui lui a donné une éducation et un amour inconditionnel. Au début du roman, Salvador est un garçon très doux, très raisonnable mais qui se pose des questions sur lui-même, notamment celle-ci : est-il si gentil que cela ? Depuis quelques temps, Salvador se sent en colère, surtout lorsque les gens pointent du doigt l’homosexualité de son père, et ne peut s’empêcher de jouer des poings.

A ses côtés, il y a Sam, sa meilleure amie, en conflits avec sa mère et qui a toujours un avis sur tout. Leurs joutes verbales, tout comme tous leurs petits rituels de textos, sont un régal à lire et rappelle combien l’amitié prend une place importante dans la vie de tous les jours.

Et puis bien sûr, il y a la famille. Celle que forme Salvador et son père. Celle aussi qu’ils forment avec Sam. Celle de Sam et sa mère. Celle de Vincente et donc celle de Salvador. Beaucoup de moments du roman prônent l’importance de la famille et le poids qu’elle peut avoir sur nos décisions. Qu’il s’agisse de la famille de sang ou de cœur, le livre fait la part belle aux émotions. Si les liens du sang ne relient pas Salvador à sa grand-mère, à ses oncles et tantes ou même à son père, ce sont eux qui l’aiment et l’ont élevé, eux qui le protègent et le grondent. Tout l’amour que l’on peut ressentir pour sa famille transcendent chaque page du roman et celui-ci ne dit pas que tout est toujours facile et qu’il ne faut pas être triste ou en colère mais bien qu’il faut accepter qui on est.

A dire vrai, je ne sais pas vraiment comment vous présenter ce roman… Je l’ai lu a un moment où j’avais besoin de lire les messages qu’il véhicule et c’est certainement aussi pour cela que je suis totalement entrée dedans. J’ai l’habitude de mettre des post-it lorsque je tombe sur des phrases qui me plaisent et ça a été impossible ici si je ne voulais pas le transformer en arc-en-ciel de post-it. A vrai dire, je pense même que je finirais par le relire et par surligner à l’intérieur (bouh, sacrilège !).

En bref un livre qui fait du bien et qui vous pousse à vous réconcilier avec vous-même.

Publicités

Ueno Park – Antoine Dole

Titre : Ueno Park

Auteur : Antoine Dole

Editeur : Acte Sud

Date de Parution : 1er Août 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ueno park, immense étendue de verdure en plein cœur de Tokyo. On y découvre Ayumi, une hikikomori, qui sort pour la première fois de chez elle après plus de deux ans de réclusion. Haruto, un jeune lycéen qui tente de reconstruire sa vie après l’expérience traumatisante du tsunami de 2011 ; Nozomu, un adolescent SDF qui a dû abandonner le domicile familial. Sora, qui affiche son look extrême et asexué de genderless kei et doit résister aux insultes ; Airi, fan obsessionnelle, qui s’égare dans son fantasme avec son idole. Ces adolescents ne se connaissent pas mais ont en commun de ne pas se conformer, de rejeter les codes traditionnels de la société japonaise et d’affirmer un style de vie, un furieux désir de liberté. A Ueno park, ils vont se trouver réunis pour le Hanami, le spectacle de l’éclosion des cerisiers. Ce moment de renaissance va permettre à chacun d’explorer sa propre solitude.

 

  • Avis:

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en démarrant ce recueil si ce n’est que le côté japonais m’intéressait beaucoup. J’ai finalement été totalement emportée dans ces courtes brides de vie qui présentent des personnages qui, s’ils sont bien différents dans ce qui leur arrive, sont pourtant semblable dans la manière dont ils retiennent leurs émotions à l’intérieur. En ce fait, on ressent bien là le carcan de la vie japonaise, cette manière de dissimuler ses sentiments aux yeux du monde pour que personne ne se sente mal ou désolé en voyant la douleur ou la tristesse d’autrui.

Chacun des personnages avec lequel nous faisons un petit bout de chemin jusqu’au parc Ueno est mal dans sa peau. Tous ont des vies bien différentes et ne se connaissent pas. Ils n’ont en commun que le lieu dans lequel ils se trouvent à cet instant précis : pour Hanami, la fête de l’éclosion des cerisiers, là où famille et amis se pressent pour célébrer le renouveau du printemps.

Avec une douceur très poétique malgré les sentiments douloureux qui sont proposés ici, l’auteur nous raconte la vie de ces personnages en souffrance. Leur mal-être est palpable, quelque soit leur âge et on a l’impression qu’ils retiennent tous leur souffle de peur de s’écrouler si jamais ils déviaient de la route qu’ils se sont fixée.

Des nouvelles qui s’entrelacent finalement avec douceur, par petites touches, pour donner une grande peinture de différentes vies. Ces dernières se retrouvent sous les cerisiers en fleurs, devant l’éclosion du printemps pour démontrer que la vie continue toujours malgré tout… Même si certains s’endorment, d’autres renaissent.

En bref une lecture pleine d’émotions, qui présentent des personnages qui ont beaucoup de choses à dire mais qui les taisent au quotidien, comme une incitation à regarder autour de soi et à s’intéresser réellement aux gens qui nous entourent et non pas seulement à ce qu’ils montrent d’eux-mêmes.

 

Pintade en cochon d’inde : Lire un livre où l’histoire se déroule en Asie (Métamorphose – 70pts

Plus loin, plus près – Hannah Harrington

 

Titre : Plus loin, plus près

V.O. : Saving June

Auteur :  Hannah Harrington

Editeur : Mosaïc

Date de Parution : 27 Mai 2015

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Aujourd’hui, ma grande sœur a décidé de mourir. C’est moi qui l’ai trouvée et depuis je ne tourne pas rond. June avait une vie parfaite, bien plus belle que la mienne, alors pourquoi ? Je croyais la connaître par cœur et je me suis trompée… Pourtant, il y a une chose dont je suis tout à fait sûre : June n’a pas pu m’abandonner. Elle m’a forcément laissé un signe, quelque chose, elle me tend la main quelque part. Peut-être en Californie où elle rêvait d’aller vivre. Ma meilleure amie est de mon avis et Jake, ce confident secret de June, est d’accord aussi. Alors, même si pour trouver ce que je cherche on doit traverser tout le pays et aller jusqu’en Californie, on va le faire. Ensemble.

 

  • Avis :

Wow… Que dire si ce n’est que je n’ai pas réussi à lâcher ce roman.

Le début nous plonge directement dans l’histoire et dans la vie de Harper. Dans sa vie d’après. Après la mort de sa sœur aînée et avec toutes les questions et toute la culpabilité que son geste implique. Car June était considérée comme la fille parfaite avec une vie parfaite. Son suicide laisse donc sa petite sœur complètement démunie et avec des interrogations plein la tête. Quand a-t-elle cessé d’être proche de June ? Pourquoi n’a-t-elle rien vu ? Sa culpabilité suinte des pages et il est facile de s’attacher à cette jeune fille qui s’est construite en opposition à la parfaite June.

Le roman est un condensé d’émotions, qu’il s’agisse de Harper, de Jake ou de Laney. On se retrouve plongé dans leur road-trip et j’ai adoré les suivre. Le voyage leur apporte quelque chose à chacun et on les découvre doucement au fil des chapitres. Harper est celle dont on connait plus rapidement les failles puisqu’elle en est consciente et qu’elle est celle qui raconte. Pourtant, rapidement, on se rend compte que, derrière ses dehors sûr d’elle, Laney a besoin de réconfort et d’attention et Jake n’est pas non plus aussi assuré qu’il le parait.

C’est finalement une histoire de pardon que j’ai découvert, où l’on se rappelle que, s’il est parfois très dur de pardonner aux autres, il est surtout encore plus compliqué de se pardonner à soi-même.

En bref un roman prenant que j’ai dévoré d’un bout à l’autre.

 

Item Ford Anglia volante : un livre de type roadtrip (2017/2018)

Les Rokesby, T2 Un petit mensonge – Julia Quinn

 

Titre : Un petit mensonge

V.O. : The girl with the make-believe husband

Série : Les Rokesby

Auteur : Julia Quinn

Traduction :  Léonie Speer

Editeur : J’ai Lu

Date de Parution : Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

1779. Orpheline, Cecilia Harcourt quitte l’Angleterre et débarque à New York où elle espère retrouver son frère, blessé à la guerre. A l’hôpital, personne ne sait où est Thomas. En revanche, son meilleur ami Edward Rokesby est là. Blessé à la tête, il est amnésique. Démunie, ne sachant où aller, Cecilia prétend qu’Edward l’a épousée quelque temps plus tôt et le soigne avec dévouement. Au fil des jours, leur complicité grandit et Cecilia s’enferre dans le mensonge. Jusqu’au jour où le jeune homme, guéri, décide qu’il est temps de faire l’amour à sa délicieuse épouse…

 

  • Avis :

Alors que le premier tome m’avait fait beaucoup rire, celui-ci m’a plutôt mit les larmes aux yeux et je ne peux qu’être impressionnée par la manière dont Julia Quinn arrive à chaque fois à me faire entrer dans ses histoires en me faisant passer par tout une myriade d’émotions différentes.

La disparition d’Edward avait été l’un des fils conducteurs du tome précédent et j’étais curieuse d’en savoir plus sur ce jeune homme pour lequel nous n’avions eu que des brides d’informations disparates. Ici, c’est le fait de retrouver Thomas qui va faire avancer l’intrigue, notamment car Cécilia est prête à tout pour retrouver son frère. On nous présente ici une héroïne qui sait ce qu’elle veut mais qui est malgré tout à cheval sur les convenances de la société. L’amour qu’elle ressent pour son frère et les soucis qu’elle rencontre chez elle la pousse à faire preuve d’une audace impressionnante pour une femme de l’époque et j’ai apprécié ce côté de sa personnalité.

A travers les lettres que Thomas et Cécilia se sont échangés, nous apprenons à connaître leur relation comme à voir les prémisses de celle qui se noue doucement entre Edward et la sœur de son meilleur ami. Ces petits passages de lettres sont certainement mes moments préférés et apporte un petit plus à l’histoire. La recherche des souvenirs d’Edward et surtout la recherche de Thomas sont les pivots du roman et, si on espère pour Thomas, on espère aussi que le retour de la mémoire d’Edward ne s’accompagnera pas de mauvaises nouvelles. On est ici au coeur de l’armée Britannique et Julia Quinn a bien mis en valeur les notions de grade et de noblesse. Tous ces petits détails sur les difficultés de Cécilia à avoir des réponses mette en lumière la place des femmes à l’époque et ajoute à l’immersion historique.

Au final, même si j’ai adoré ce roman, j’ai malgré tout une préférence pour le premier tome, certainement parce que l’humour des dialogues entre Billie et Georges était excellent. Néanmoins, j’ai totalement craqué sur Edward ❤ et la fin de ce tome me donne très, très, très envie de découvrir le troisième opus ! (Coucou Andrew 😛 )

En bref un deuxième tome qui reste dans la ligné du premier et qui m’a fait passer un très bon moment.

 

Item Pétards surprises : un livre que l’on vous a offert – 20pts

Les Puissants, T2 Egaux – Vic James

 

Titre : Egaux

V.O. : Tarnished City

Série : Les Puissants

V.O. : Dark Gifts

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION SPOILER T1
Dans une société gouvernée par une caste aux pouvoirs surnaturels, les Égaux, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage. Mais la révolte gronde… Luke, condamné pour son rôle dans la rébellion, est exilé chez le terrible Lord Crovan. Personne n’est jamais ressorti vivant ou sain d’esprit des prisons de ce tortionnaire. Abi, quant à elle, est en cavale. Pour faire libérer son frère, elle entre en contact avec la rébellion. Mais est-elle prête à tout risquer, jusqu’à ses idéaux ? Alors que le régime se durcit et que le sang coule jusque dans les rues de Londres, l’amour et le courage peuvent-ils vaincre la tyrannie et la magie

 

  • AvisATTENTION SPOILER T1

Bon, bon, bon… Comment vous dire ? J’ai surkiffé ! Totalement *-* C’est bien simple, je l’ai commencé et puis les heures ont passé et bon il parait qu’il faisait beau dehors et tout… Et moi je faisais des bonds sur mon canapé en jurant tout haut (heureusement que j’étais seule ou j’aurai certainement effrayé quelques personnes).

On reprend l’histoire pile à l’endroit où le premier tome l’avait laissé et, comme le premier opus, les chapitres vont d’un personnage à l’autre, nous permettant d’avoir une vue d’ensemble sur la situation de chacun d’entre eux.

Comme je vous le disais, j’ai plus d’une fois juré tout haut dû à certains passages auxquels je ne m’attendais absolument pas ! Certains retournements de situations m’ont totalement laissé sans voix et l’auteur sait parfaitement garder son lecteur en haleine. J’ai aussi été très surprise par plusieurs personnages et j’ai été époustouflée par la manière dont l’auteur connait son sujet. Chaque lieu a ses propres règles et chaque groupe également. On pourrait penser que le lecteur serait perdu au milieu de tant d’histoires et de personnages mais le fil conducteur est toujours présent et le fait d’avoir poser les personnages principaux et l’intrigue générale dans le premier tome permet ici d’aller de plus en plus loin.

La rébellion prend un tout autre tour dans ce second opus et, comme pour le premier tome, on assiste ici à tout un questionnement sur la nature humaine. Les gens sont-ils bons ou mauvais par nature ? Sont-ils ambivalents ? Tous les passages à Eilean Dochais sont propices à de nombreuses réflexions, très justes d’ailleurs et c’est pour moi l’un des gros points fort de cette série. Elle ne propose pas une simple histoire de classes mais bien une réflexion sur ce qui est juste et sur ce que chacun peut faire de sa propre vie. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises manières de la mener mais bien d’être en adéquation avec soi-même. Abi est certainement le personnage qui évolue le plus dans ce second tome et j’ai aussi, étrangement car je n’apprécie pas particulièrement le personnage, aimé suivre Bouda. Elle nous permet une plongée différente dans le monde du Pouvoir et elle et Dina montre bien que l’éducation ne suffit pas à faire une personne.

De la même manière la fratrie composée de Gavar, Jenner et Silyen est très prenant à suivre. Silyen est bien évidemment celui sur lequel on se pose le plus de questions et on le découvre encore un peu plus dans ce tome. Quand aux deux autres, ils changent aussi dans ce tome tout en gardant une continuité dans leurs caractères, montrant une fois encore que l’auteur connait bien ses personnages et réussit à les faire peu à peu connaître au lecteur.

Concernant l’intrigue en elle-même, elle rend le roman impossible à lâcher tant on veut en savoir plus. A bien des moments en vérité, j’ai trouvé ce roman terrifiant. Parce qu’il montre des événements particulièrement réaliste. Parce qu’il pointe le fait que, si certains hommes se battront pour la justice du plus grand nombre, d’autres feront exactement l’inverse. Mais ce qui est le plus effrayant, ce sont tous ces entre eux. Ceux qui se contenteront de suivre parce que d’autres le font, en rejetant la faute sur les autres autour d’eux.

J’aurai beaucoup d’autres choses à dire sur ce roman et sur les sentiments par lequel il m’a fait passer mais j’aurai peur de vous spoiler, ce qui serait vraiment dommage.

En bref : cette série se glisse rapidement et sûrement dans mes préférées ! Lisez-là *-*

Il me reste maintenant un an à attendre le troisième tome. Un an. Voyons le bon côté des choses… j’aurai une bonne excuse pour relire les deux premiers !

 

« – Il suffit d’une personne tordue pour commencer, ensuite, tout le monde se sent autorisé à continuer. Les gens s’oublient.

La pièce sombra dans le silence. C’était une vision tellement sinistre. Est-ce que tout le monde abritait en soi un monstre qui n’attendait que d’être libéré ? »

 

Item J.K. Rowling : finir un livre lors de la Journée nationale du livre (23 Avril 2018) – 50pts

35 / 50

Ceux des limbes – Camille Brissot

 

Titre : Ceux des limbes

Auteur : Camille Brissot

Editeur : Syros

Date de parution : 5 Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Du haut du Mont-Survie, Oto admire chaque jour la forêt qui l’encercle à perte de vue. Elle est si belle qu’il en oublierait presque ce qui se tapit sous les arbres. Mais lorsque la montagne s’endort, que les lumières s’éteignent et que les voix s’effacent, le vent résonne d’un chant inhumain, effroyable : le gémissement des limbes, les victimes de l’épidémie. Bientôt, Naha devra passer plusieurs jours et plusieurs nuits dans la forêt. Oto refuse de rester cloîtré en espérant le retour de celle qu’il aime plus que tout. Quitte à être une proie de plus, il va sortir lui aussi.

 

  • Avis :

ça faisait un petit moment que je n’avais pas lu de romans post-apocalyptique ni de romans de « zombies » et, après mon coup de cœur pour La maison des reflets de la même auteur, j’étais curieuse de savoir si j’allais autant apprécier ce roman que le précédent.

Carrément, le sujet n’est pas le même et pourtant… On retrouve cette similitude des questions sur la vie et la mort. Encore une fois, je me suis laissée embarquer par la plume de Camille Brissot et, s’il m’a fallut quelques chapitres pour entrer totalement dans l’histoire, j’ai ensuite eu beaucoup de mal à décrocher (mais de toute manière, dormir et manger, c’est surfait ! 😛 )

J’ai suivi avec intérêt l’histoire qui se déroule dans le Mont-Survis, mais je n’ai vraiment été totalement dans l’histoire que dès le moment où ils sortent. Une fois en forêt, j’ai complètement été happée. Avec une petite préférence d’ailleurs pour les moments qui rendent hommage à la beauté de la nature malgré les faits. Le simple plaisir de s’arrêter et de regarder autour de soi, chose que nous ne faisons sûrement pas assez souvent finalement. En cela, Oto est un personnage parfait. Dans le sens où il ne l’est pas justement. Oto est plein de doutes et de failles, il ne connait pas ses forces et pourtant, il suit son instinct et il se préoccupe des autres. Il est aussi buté et parfois haineux malgré sa profonde capacité à l’empathie et à l’émerveillement. Il est donc facile de s’attacher à lui.

La vie dans la forêt contient assez de suspense pour qu’on frissonne pour les personnages obligés d’avancer. Si le Mont-Survis est un endroit où la vie s’est un peu arrêté, la forêt représente une course contre la mort et le texte est empreint du sentiment qu’il faut aller vive et avancer pour ne pas mourir. Au fil du roman, d’autres émotions se superposent et j’ai beaucoup aimé la douceur qui se dégage finalement du texte malgré tout. A travers les actes de certains personnages, on ressent l’humanité sous-jacente et on se rend compte que rien n’est facile. Si les limbes sont des monstres, n’ont-ils pas avant tout été des hommes ? Des hommes qui ont aimé et ont été aimés. A travers Oto, on voit ce qu’un autre point de vue peut amener chez un jeune homme qui n’a jamais eu d’autres exemples que ceux du Mont-Survis.

En bref une histoire passionnante sur la vie, sur les difficultés qu’on y rencontre et sur l’espoir qu’elle peut détenir.

Un tome 2 peut-être ? (a)

 

Item Sinistros : un livre apocalyptique ou post-apocalyptique – 40pts

33 / 50

Bodyguard, T5 L’Assassin – Chris Bradford

 

Titre : L’Assassin

Série : Bodyguard

Auteur : Chris Bradford

Traducteur : Chloé Petit

Editeur : Casterman

Date de Parution : 21 Mars 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Pour la première fois depuis son entrée à l’agence, Connor est contraint de travailler avec son rival de toujours, Jason. Tous deux s’engagent dans la mission la plus dangereuse de leur carrière, en plein coeur de l’hiver russe, Leur protégé : Feliks Malkov, 15 ans, fils unique du candidat milliardaire et anti-corruption à l’élection présidentielle. Sous les feux croisés de la mafia, de l’ex-KGB et d’un mystérieux assassin, leur temps est compté.

 

  • Avis :

Ah Bodyguard, une de mes séries chouchoutes ❤

Étonnamment d’ailleurs puisqu’il ne s’agit pas vraiment de mon genre de lecture habituelle mais j’ai dévoré les quatre tomes précédents et j’étais impatiente de lire celui-ci.

Le prologue m’a fait frissonner, nickel et puis j’ai eu un petit instant de flottement en ayant un peu de mal à entrer dans les premiers chapitres. C’est le moment un peu « flippant » où l’on se dit « non, j’adore cette série, ça ne peut pas arrêter de me plaire T.T » mais où on sait que, de toute manière, ça passe ou ça casse.

Et puis finalement, la magie a encore une fois opéré ! Après quelques chapitres, je me suis retrouvée en pleine Russie à me poser plein de questions. Comme toujours, je me suis faite baladée durant le roman et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’aime autant cette série. Je sais que les évidences veulent dire que je me goure totalement mais j’ai beau toujours tenter de penser à d’autres possibilités, il n’est encore jamais arrivé que j’ai raison sur tout. Cette fois aussi, si j’étais contente d’avoir quelques bonnes réponses, je n’avais pourtant pas la solution et c’est toujours un vrai plaisir d’être surprise par la fin.

Ce cinquième opus propose un tome plein de suspense qui présente de nouveaux personnages intéressants (j’ai adoré Ana !) et qui permet aussi de voir quelques côtés moins « positifs » de Connor de par sa rivalité avec Jayson. On découvre aussi un peu plus ce dernier et j’ai beaucoup aimé connaître mieux ce personnage. L’intrigue générale, qui se poursuit de tome en tome, gagne ici en explications et m’a donné encore plus hâte de lire le prochain tome !

On s’intéresse aussi au métier de garde du corps en lui-même et à ce qu’il implique finalement comme danger. Si l’agence Bodyguard a toujours semblé prendre en priorité soin de ses jeunes recrues, les difficultés que ces dernières rencontrent lors de leur mission (clairement dangereuses) sont de plus en plus délicates. Via le personnage de Félix, on se rend aussi bien compte que les gardes du corps sont un ornement utile mais « échangeable » et j’ai aussi beaucoup aimé ce côté un plus sombre du métier.

En bref un tome passionnant qui m’aura bien tenue en haleine.

 

Item Chicaneur : un livre publié il y a moins de 3 mois – 20pts

31 / 50