Les Puissants, T3 Libres – Vic James

Titre : Libres

V.O. : Bright Ruins

Série : Les Puissants

V.O. : Dark Gifts

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 11 Avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION IL S’AGIT D’UN TOME 3, NE PAS LIRE SANS AVOIR LU LES PRECEDENTS

Meurtrie, trahie, choquée, Abi a rejoint les rangs de la rébellion. Mais peut-elle encore croire à la paix ? Et si la violence était la seule arme à opposer à la tyrannie ?
Évadé de prison, Luke n’a pas d’autre choix que de s’allier à son ennemi, le mystérieux Silyen Jardine. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Les manipulations politiques et les combats magiques déchirent un pays à feu et en sang. Alors que le chaos menace, Abi, Luke et Silyen ont le pouvoir de transformer leur pays – ou de le détruire.

 

  • Avis :

Hé bien ça y est… Les Puissants c’est fini ! Deux ans depuis la sortie du premier tome, un an depuis celle du second et voilà, le troisième signe la fin de cette sanglante aventure.

Alors, autant vous le dire tout de suite : je ne sais pas si je suis satisfaite de cette fin. J’ai adoré le roman, aucun soucis là-dessus ! Mais cette fin… me laisse un peu sur ma faim. Un (ou trois) chapitres de plus n’aurait pas été de refus si vous voyez ce que je veux dire. Bref, cette série reste l’une de mes séries préférées et un coup de cœur magistral mais… je suis frustrée, voilà.

Mais laissons de côté la fin qui, au final, ne concerne que l’épilogue, pour nous concentrer sur tout le reste. Quel plaisir de retrouver tous les personnages ! A vrai dire, j’ai même relu les deux premiers tomes, chose qui m’arrive très, très rarement, parce que je ne voulais pas prendre le risque de rater le plus petit détail de l’intrigue. Ce qui en dit long sur ce que je pense de cette série (si vous êtes curieux, je vous invite ici pour le premier tome et là pour le second).

Nous retrouvons donc tous les protagonistes présents pour le grand final, entre ceux qui veulent garder le pouvoir et opprimer les autres et ceux qui réclament l’égalité. Comme dans chaque tome, les personnages évoluent et c’est un plaisir de les voir faire. Abi m’a plus d’une fois serré le cœur mais son courage et sa détermination force l’admiration. Elle devient quelqu’un qu’elle n’aurait jamais pensé être et qui, finalement, comprend qu’on ne peut pas toujours être altruiste et bon. Pas lorsqu’on veut changer les choses. En vérité, Abi est le personnage avec lequel je me sens le plus proche. Parce qu’elle a perdu au fil des pages cette naïveté qui caractérise l’enfance pour devenir une adulte consciente de la dureté des choses et de la nécessité d’être parfois tout aussi dure. A côté, Luke reste peut-être un doux rêveur, même s’il vit des choses horribles et est certainement le personnage le plus courageux de la série. Ces deux personnages évoluent tellement entre le premier tome et le troisième que je suis admirative de voir la manière dont l’auteur les a fait grandir. Gavar et Silyen suivent eux aussi une évolution différente mais bien présente et, comme je l’avais pressenti, Silyen restera un de mes chouchous, perplexe devant des émotions qu’il ne comprend pas et beaucoup trop intelligent pour être compris et pour comprendre les autres.

J’ai passé une grande partie du roman à me questionner sur certaines des personnages, à me demander qui jouait double ou triple jeu et qui allait me décevoir au final. Et c’est là l’une des choses que j’ai adoré dans ce roman : on ne sait pas comment tout va se terminer. On ne sait pas qui va vivre ou mourir. On ne sait pas qui va se salir les mains et qui va craquer. On ne peut que suivre l’histoire en croisant les doigts pour que certains restent indemnes et pour que d’autres comprennent. C’est dur, émouvant et parfois horrible mais c’est tellement bien amené… Aucune des morts de la série n’est gratuite, chacune apporte un tournant dans l’action et est un acte nécessaire. Pour l’avancé de l’histoire, pour celle d’un personnage, pour faire pencher la guerre d’un côté ou de l’autre. Aucun personnage n’est tout noir ou tout blanc. Ils font tous des erreurs, ils se questionnent, ils se retrouvent face à un ordre établi qu’ils ne comprennent pas forcément mais dont ils sont prisonniers, tous autant qu’ils sont.

L’action se déroule et on se retrouve pris au jeu. En définitive, si j’ai fait des conjonctures sur certains personnages, je me rends compte que je n’en ai jamais fait concernant l’intrigue. Parce que je voulais juste connaître la suite et continuer à lire. Parce que je savais que tout serait logique et que je serai satisfaite, ayant toute confiance en l’auteur pour savoir où elle allait. Bon, okay, maintenant je ronchonne sur l’épilogue (et je pense que je ronchonnerai encore un moment) mais, malgré tout, il est terriblement cohérent. Il se heurte au fait que j’aime savoir comment tout se termine et avoir un point final. Là, tout n’est pas dit mais, au-delà de cela, il est parfait. Tout comme la série l’a été.

En bref un coup de cœur magistral pour cette série dans son intégralité ❤

 

 

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Terres du Nord, T1 La Quête du Sampo – Monia Sommer

 

Titre : La Quête du Sampo

Série : Terres du Nord

Auteur : Monia Sommer

Editeur : Séma éditions

Date de Parution : 27 mai 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Alors que la Finlande menace de s’effondrer face à l’invasion suédoise, Satu, une jeune journaliste, part en quête du Sampo, un objet légendaire, seul élément capable de les sauver, elle et son pays.
Sur fond d’apocalypse et de légendes finnoises, Terres du Nord propose une quête initiatique qui pose les fondations d’une fantasy à la fois futuriste et magique, dont le Kalevala sert de point d’ancrage et de guide intemporel.

 

  • Avis :

En général, lorsque j’entends parler de légendes, je suis toujours curieuse de voir par moi-même de quoi il s’agit. J’aime ces moments où on peut découvrir des contes d’autrefois, des morales cachées et des personnages souvent entourés de mystères et d’un brin (ou plus) de magie. La première chose qui ressort de ce roman c’est que l’autrice sait de quoi elle parle. On sent qu’elle connait la légende du Sampo sur le bout des doigts et que les personnages qu’elle nous présente au fil du roman ont un intérêt pour l’intrigue et pour l’avancement de celle-ci. Je ne connaissais pas du tout l’histoire du Sampo et j’ai beaucoup aimé la découvrir.

Moi qui ne suit pas une grande fan des descriptions, j’ai pourtant apprécié les moments nous racontant la nature qui entoure nos héros. Notamment les passages en compagnie de Pyry et ceux avec Hiisi. Les grandes étendues comme les moments en forêt donnent envie d’aller voir par nous-même à quoi ressemblent les lieux.

Malgré tout… quelque chose m’a dérangé au court de ma lecture. Je ne saurai pas vous dire quoi précisément, si ce n’est que je n’ai pas accroché avec le caractère des personnages et les dialogues. Je les ai trouvé parfois, pas illogiques, mais presque. Cela tient peut-être au fait que le récit est à la première personne et que tout est pourtant très ciselé ? Alors que nous sommes dans la tête de Satu tout est très carré, rien ne dépasse, c’est très joliment dit malgré les événements et les pertes subies… Oui, c’est peut-être ce qui m’a gêné et qui ne m’aurait pas fait le même effet s’il s’était agit d’un roman à la troisième personne.

En bref une belle découverte d’une légende finnoise dans un roman dont les personnages m’ont pourtant parfois laissé un peu dubitative malgré tout.

La fille des deux mondes, T2 Deux pieds sous terre – C. C. Hunter

 

Titre : Deux pieds sous terre

V.O. : Two Feet Under

Série : La fille des deux mondes

V.O. : The Mortician’s Daughter

Auteur : C. C. Hunter

Traducteur : Laurence Boischot

Editeur : Michel Lafon

Date de parution : 25 avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Je m’appelle Riley Smith, j’ai dix-sept ans, et je vais mourir.
Un comble pour une adolescente qui communique avec les morts. D’autant plus qu’elle les aide à accomplir leurs dernières volontés pour accéder à l’au-delà.
Mais la jeune fille n’aurait jamais imaginé devoir aider le fantôme d’un criminel… Alors qu’elle plonge dans les bas-fonds de la ville, les morts comme les vivants se font de plus en plus dangereux. Seul Hayden, son confident, le mystérieux esprit coincé entre la vie et la mort, peut venir à son secours… s’il la pardonne d’avoir découvert son secret.

 

  • Avis :

Après avoir dévoré le premier tome (dont la chronique est juste là), j’étais impatiente de retrouver Riley pour suivre la suite de ses aventures. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la jeune fille a des journées bien remplies et qu’elle ne risque clairement pas de s’ennuyer !

Nous retrouvons donc Riley où nous l’avons quitté : avec le fantôme d’un prisonnier sur les bras, ayant un gros crush pour un autre fantôme et se débattant pour que son père admette qu’il est alcoolique. Tout ça sans que sa meilleure amie ne découvre qu’elle parle avec des morts et que le beau gosse du lycée ne se rende compte qu’en vérité, ce n’est pas pour lui qu’elle craque mais pour son meilleur pote dans le coma. Moi qui pensait que ma vie était parfois compliquée… je n’ai pas très envie d’essayer celle de Riley !

Cette fois encore, nous faisons la connaissance de plusieurs personnages mais l’intrigue tourne essentiellement autour du fantôme du prisonnier qui amène Riley de plus en plus loin dans le danger. C’est l’un des points qui me plait beaucoup dans cette série : pour aider les fantômes, Riley doit faire preuve d’autant que courage que d’ingéniosité. Et si elle est souvent téméraire et se met en danger, elle le fait souvent pour de bonnes raisons et celles-ci sont explicitées à chaque fois. Ce n’est pas une adolescente qui se lance tête baissée sans réfléchir aux conséquences mais une jeune fille qui a le cœur sur la main et qui fait passer les autres avant elle.

Le seul point qui m’a fait tiquer finalement, c’est l’image parentale qui se dégage de la série : la plupart des parents sont clairement déficients, qu’il s’agisse du père de Riley, du beau-père de Carter, de la mère de Kelsey… Heureusement que ceux de Jacob relèvent le niveau ! Néanmoins la famille a une place très importante dans la série et la plupart des fantômes ont quelque chose à demander en rapport avec les gens qu’ils laissent derrière eux. De la même manière que Riley et Kelsey font tout pour leur seul parent respectif. L’amour est quelque chose de compliqué et c’est une émotion qui ressort bien à travers le roman. On peut parfois détester quelqu’un qu’on aime profondément et l’un n’empêche pas l’autre.

Comme pour le premier tome, il se passe beaucoup de choses dans ce second opus et le fil rouge de l’intrigue se dévoile doucement. On en apprend un peu plus sur la mère de Riley, assez pour être curieux d’en savoir encore plus  ! Et on voit bien que la jeune fille commence à sentir le poids qui pèse lourd sur ses épaules. Au fil du roman, Riley devient de plus en plus fatiguée et on sent qu’elle a besoin de soutien. Mais comment en avoir quand on doit cacher la moitié de qui on est ? Et que les jours qui se suivent apportent de nombreuses questions mais assez peu de réponses…

Et cette fin… Qui donne envie d’avoir le troisième tome sous la main !

En bref un second tome qui tient toutes ses promesses et qui oscille entre action et sentiments. Une belle réussite !

Libération – Patrick Ness

Titre : Libération

V.O. : Release

Auteur : Patrick Ness

Traducteur : Bruno Krebs

Editeur : Gallimard

Date de Parution : 15 Février 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Nous sommes samedi, c’est l’été, et Adam Thorn ne le sait pas encore mais sa vie est sur le point de basculer. Entre les avances déplacées de son chef à la pizzeria où il travaille, son rendez-vous amoureux avec Linus pour qui ses sentiments ne sont pas clairs, le coup de main qu’il doit donner à son père à l’église et la fête de départ de son ex, Adam a du mal à faire face aux sentiments contradictoires qui l’habitent. Mais pendant ce temps, au bord du lac, l’esprit d’une jeune fille assassinée se réveille, en quête de vengeance et de libération…

 

  • Avis :

Libération, c’est un roman qu’une de mes amies m’a ramené en me disant « il est chouette et il devrait te plaire », ce qui suffit en général pour me donner envie 😛

D’autant plus que ce n’est pas la première fois que je croise le nom de Patrick Ness et que les résumés de ses ouvrages me tentent (mais comme on dit : plein de livres et pas assez de temps, malheureusement). C’était donc là l’occasion de découvrir sa plume. Hé bien ce que je peux en dire c’est que je l’ai commencé en fin de matinée et que je l’ai terminé en fin d’après-midi. Une journée bien rentabilisée donc !

Libération nous permet de suivre une journée dans la vie d’Adam. Et quelle journée ! Le genre où vous vous dites « ce matin, j’aurai clairement mieux fait de rester couché ». L’auteur fait rapidement le tour de l’endroit : une petite bourgade où la religion a une place importante chez les adultes mais où les adolescents sont beaucoup plus ouverts que leurs aînés (et heureusement). Adam est le fils du pasteur évangélique de la ville et il est gay. Deux faits qui, généralement, ne font pas bon ménage. Dans sa famille, comme dans la ville, tout le monde le sait mais fait comme s’ils n’en savaient rien. Et là, déjà, se pose la première question : comment un adolescent peut-il se construire en tant qu’adulte si sa famille, qui est censée l’aimer inconditionnellement, nie qui il est ? Et c’est bien là le problème d’Adam qui est clairement en plein doute sur lui-même, se demandant si, effectivement, ce qu’il fait n’est pas mal.

J’ai beaucoup aimé Adam qui est plein de doutes et de failles mais qui cherche à avancer coûte que coûte. Il ne fait pas toujours les bons choix et il est parfois conscient de faire les mauvais. Comme nous tous finalement. Libération est un beau roman sur l’amour et l’amitié que nous pensons mériter et qui se heurte souvent à ce que les autres pensent de nous. Adam semble toujours tellement surpris lorsque quelqu’un l’apprécie et, à contrario, il veut désespérément aimer plus qu’il ne le fait déjà. Autour de lui, il y a Angela et Linus et ces deux personnages sont des piliers qu’on voudrait tous avoir dans une vie. Rassurant, aimant et prêts à tout.

Mais Libération, c’est aussi l’histoire de la Reine. J’adhère totalement aux histoires de faes et d’un monde fantastique à la lisière du nôtre alors l’histoire de la Reine m’a attrapé de la même manière que celle d’Adam. On y suit là aussi un personnage qui a du mal à savoir qui il est et ce qu’il veut réellement. C’est doux et tellement dur à la fois. Il est question de meurtre, de drogue et de tuerie. Avec un parallèle étonnant avec les questionnements d’Adam.

Je me demandais pourquoi l’auteur avait choisi de mettre ces deux histoires côte à côte mais la fin m’a proposé un « parce que » très satisfaisant. Qui m’a permis de refermer le roman avec la certitude d’avoir appris quelque chose sur moi-même.

En bref une histoire qui pose une question à laquelle nous cherchons tous la réponse…

Le clan Bennett, T1 Le chant du loup – T.J. Klune

 

Titre : Le Chant du Loup

Série : Le Clan Bennett

Auteur : T.J. Klune

Editeur : MxM Bookmark

Date de parution : 16 Décembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ox a douze ans quand son père quitte le foyer familial en lui disant qu’il ne vaut rien et que les gens ne le comprendront jamais. Il en a seize lorsqu’il rencontre Joe Bennett dont la famille vient d’emménager dans la maison du bout de la route. Joe, qui parle, parle, parle. Qui parle comme il ne l’avait plus fait depuis presque deux ans.
La vie d’Ox change alors du jour au lendemain, car les Bennett accueillent à bras ouvert cet adolescent solitaire au sein de leur famille. De leur clan. De leur meute. Dès lors, Ox n’est plus seul et s’épanouit auprès de Joe et de ses frères. Mais il sent que des choses lui échappent : des secrets qu’on lui cache, des dangers dont on veut le protéger.
Des secrets rouge Alpha, orange Beta, violet Omega.
Des dangers surgis du passé et qui menacent désormais tout le clan Bennett…

 

  • Avis :

Le Chant du Loup m’a été conseillé par une de mes amies par ces mots « tu as besoin de ce livre dans ta vie » suivit de l’aveu qu’elle avait hésité entre ce roman et Leo loves Aries pour mon anniversaire. Or, Leo loves Aries et l’un de mes livres doudous ce qui veut dire… que je ne pouvais que tenter Le Chant du Loup. J’en ai parlé à une autre amie, qui a commencé avant moi et qui m’a aussitôt encouragé à le livre VITE pour qu’on puisse en discuter.

Et… comment vous dire… J’ai tellement pleuré sur ce roman que je les ai menacé de les renier ! (Oui ce bouquin est ouf) Bref j’ai lu, j’ai pleuré, j’ai pleuré, j’ai couiné, j’ai repleuré… et j’ai adoré ce livre. Et puis je me suis dit que je devais absolument le chroniquer pour vous en parler. Mais là… comment faire pour réussir à en faire passer l’intensité ? J’ai donc demandé à mes deux amies de participer 😛

Donc, comme dirait Cyrielle : « ce livre a pris mon cœur, l’a rempli d’amour, puis l’a ARRACHÉ de ma poitrine, l’a réduit en miettes, et me l’a rendu avec un sourire innocent ». Et je vous assure que c’est totalement ça. J’ai tellement pleuré que j’ai failli me dessécher ! Et en même temps, je ne pouvais pas m’arrêter de lire parce que je voulais savoir ce qui allait leur arriver, comment Ox allait s’en sortir, comment Joe allait gérer ça, comment ils allaient faire pour rester eux-mêmes et grandir en même temps.

Quant à Ferilou, elle m’a gratifié d’un « ça se chronique pas, ça se vit ! » ce qui est vrai aussi parce que ce roman vous fera passer par tellement d’émotions qu’il faut le tenter rien que pour ça !

Et malgré tout… j’ai eu du mal avec le début. Parce que la manière dont le texte est écrite est assez particulière. Ox est un personnage très doux qui ne parle pas beaucoup et qui a beaucoup de mal à communiquer avec les autres. Son père surtout, le rabaisse régulièrement car il est plus lent que la plupart des garçons de son âge. Il m’a fallut trois ou quatre chapitres avant d’être réellement dans le roman mais, dès l’arrivée des Bennett, c’en était fini de mon temps libre. Il se résumait à « lire, lire, lire » (bon et pleurer mais ça, vous le saviez déjà).

Le Chant du Loup, d’est un roman qui recentre sur l’essentiel : l’importance de la famille, la nécessité d’être fort et le besoin des autres pour grandir. Les blessures qui ne cicatrisent pas et les choix qui ont une incidence sur toute une vie. La difficulté du deuil, la force que l’on tire de ses proches et la famille qui se forme sans liens du sang. C’est des émotions en pagaille et l’envie de tourner encore plus de pages malgré la tristesse ressentie. C’est aussi plein de moments de douceur qui ne font que rendre les moments tristes encore pires. C’est l’envie de se recentrer sur l’essentiel : toucher et sentir et ressentir. Prendre le temps de passer un moment avec les gens qu’on aime, suivre les traditions… C’est tout ça contenu dans une seule histoire.

Cette fameuse histoire, c’est donc celle d’un adolescent qui a besoin de plus de temps qu’un autre pour faire les choses et qui n’a pas conscience de sa valeur et de tout ce qu’il apporte aux gens qui l’aiment. C’est l’histoire d’une meute de loups qui a vécu des choses horribles et qui a besoin de se recentrer sur sa famille pour s’en sortir. C’est un loup totalement psychopathe qui ne comprend pas qu’être alpha ne se résume pas à la force et la manipulation et qui fera tout pour arriver à ses fins. C’est une histoire de famille, de meurtre et d’amour à la fois.

En bref : ce livre c’est un coup de cœur intersidéral.

Le Passeur d’ombres, T1 Amour fatal – Claire McFall

 

Titre : Amour Fatal

Série : Le Passeur d’ombres

V.O. : Ferryman

Auteur : Claire McFall

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 14 Mars 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dylan est saine et sauve. Elle a échappé de justesse à un terrible accident. Du moins, c’est ce qu’elle croit. Car le paysage désolé qui l’entoure n’a plus rien de l’Écosse. C’est une plaine dévastée hantée par des esprits. Et le garçon qui l’y attend n’a rien d’ordinaire. Il s’agit de Tristan, le Passeur chargé de l’amener dans l’au-delà. Mais cette fois, tout est différent. Car cette fois, Tristan brise le plus sacré des interdits. Il tombe amoureux. Et cette transgression pourrait bien lui coûter son âme… ou celle de Dylan.

 

  • Avis :

Je suis toujours curieuse des histoires de Passeurs entre les Mondes. A vrai dire, l’idée d’une vie après la mort m’importe peu (personne n’est revenu pour en parler de toute manière) mais, si jamais cette vie existe réellement, la manière d’y arriver et les personnes censées guider m’intriguent beaucoup plus ! Le Passeur d’ombres avait donc une intrigue faite pour me plaire.

Le début nous plante le décor dans lequel vit Dylan et j’ai beaucoup aimé le personnage. Cette jeune fille dont les rapports sont tendues avec sa mère (coucou l’adolescence !) et qui rêve de rencontrer son père. Qui ronchonne pour un rien et qui saute sur son téléphone dès qu’elle a quelque chose à dire à sa meilleure amie. Dylan est une héroïne choupinette qui va beaucoup grandir au fil des pages, passant peu à peu de l’adolescence au monde adulte alors qu’elle doit passer du monde des vivants à celui des morts.

Quant à Tristan, il est un passeur incongru du fait de son jeune âge apparent. Il suit des règles édictées par il ne sait qui et depuis il ne sait quand. Mais les règles sont là alors il fait ce pour quoi il est fait. Sa vie est un éternelle recommencement. Tristan est un message à lui tout seul sur le fait de vivre l’instant présent et de la passivité avec laquelle on peut tous le faire. Un jour après l’autre, comme le précédent.

Au niveau de l’intrigue, nous suivons donc Dylan et Tristan qui essaient de traverser le monde permettant à Dylan d’atteindre l’au-delà. J’ai trouvé les explications concernant ce monde bien menées et j’ai apprécié ma traversé, les relations passeurs-âmes et le pourquoi de la friche. Les spectres amènent un peu d’action dans ce roman qui, finalement, est plutôt passif puisqu’il se contrôle surtout sur les émotions des deux personnages principaux. Le fait d’avancer prend toute la place et, si les deux « adolescents » rencontrent des difficultés, j’ai malgré tout eu l’impression de rester en dehors de l’intrigue. Il n’y a pas vraiment de coups de théâtre et, même si j’ai apprécié ma lecture, je n’en suis pas ressortie avec des étoiles dans les yeux.

D’ailleurs, moi qui n’aime pas les fins ouvertes, je me dis que je pourrais m’arrêter avec ce premier tome sans problème car la dernière page me suffit comme point final.

En bref un roman sympathique, qui met au cœur du récit le fait de devoir évoluer et la difficulté de devoir toujours avancer.

 

Mad Creek, T1 Comment hurler à la lune – Eli Easton

 

Titre : Comment hurler à la lune

Série : Mad Creek

Auteur : Eli Easton

Traducteur : Howl at the moon

Editeur : MxM Bookmark

Date de parution : 13 Mai 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Le shérif Lance Beaufort ne laissera pas les fauteurs de troubles semer la pagaille dans sa ville, ça non ! Nichée au cœur des montagnes de Californie, Mad Creek renferme bien des secrets, comme le fait que ses habitants sont en majorité des transcendés – des chiens qui ont reçu le pouvoir de se transformer en humain. Venant d’une famille de border collies, Lance est le protecteur idéal.

Tim Weston, lui, est à la recherche d’un refuge. Après avoir appris que son patron lui avait volé les brevets pour les hybrides qu’il avait élaborés, Tim a quitté son travail à la pépinière. On lui propose alors de loger dans un chalet à Mad Creek. Un nouveau départ pour le jeune homme. Mais le timide jardinier n’est pas très doué pour se faire des amis et paraît suspect auprès de ceux qui ne le connaissent pas, en particulier si ce sont de beaux mecs virils comme le shérif Beaufort.

Lance trouve ce nouveau venu vraiment louche et – alors que la région est gangrenée par les trafiquants de drogue – il décide de s’en méfier. C’est le moment pour lui d’aller enquêter à sa manière. Une nuit, Tim percute un magnifique border collie noir avec sa voiture et décide de l’adopter. C’est le coup de foudre entre lui et le chien intérieur de Lance. Cependant, se faire passer pour un animal de compagnie ne va pas être de tout repos pour le shérif Beaufort.

 

  • Avis :

Merlin ce que c’était mignon ! 

Ce fut donc ma première réaction en reposant ce roman. Qui, à vrai dire à tenu une soirée. J’avais besoin d’une lecture pour une pause avant de me motiver à faire tout ce que j’avais à faire. Finalement, la pause a duré plus longtemps que prévue (oups ?). Cela fait un moment que je vois passer le nom de Eli Easton sans avoir jusqu’à présent lu un de ses ouvrages. Et je ne regrette pas d’avoir sauté le pas. Je m’attendais à passer un moment agréable avec une histoire choupette et des personnages attachants. Pour l’histoire mignonne et les personnages adorables : aucun problème, ils étaient au rendez-vous. Mais je ne pensais pas rire autant. Je me suis retrouvée prise de fous-rires, complètement toute seule (et plus d’une fois) face aux répliques de Lily. Si on m’avait dit que j’aimerais un jour à ce point un personnage de maman… J’ai aimé Tim et Lance évidemment mais Lily ? Franchement, Lily et ses remarques sont un coup de cœur. 

Concernant l’histoire, nous suivons donc une petite bourgade où tout le monde se connait et partage le secret des éveillés : ces chiens étant devenus humains et pouvant se transformer à volonté. Etant le shérif, Lance est le gardien de la sécurité de la meute et l’arrivée de Tim, avec son air effrayé et sa volonté claire de cacher des choses, ne peut que le mettre sur ses gardes. Et… bon, Lance est carrément coincé. Son envie de veiller sur la meute H24 fait qu’il se prend bien trop au sérieux et qu’il ne laisse aucune chance à Tim. Jusqu’à se transformer en chien.

Je suis clairement une team chien (même si j’aime bien les chats et que j’apprécie à peu près tous les animaux de compagnie à vrai dire) aussi ce roman ne pouvait que me plaire. Les similitudes entre les races et les caractères des personnages sont bien amenés et les moments où le chien intérieur de Lance prend le dessus sont tout bonnement adorables. 

Quant à Tim… Il est le personnage qui se retrouve mêlé à quelque chose qui le dépasse. Les préjugés vis-à-vis de sa dégaine associé à la méfiance de Lance pour les étrangers le mettent directement dans une position difficile. Sa nature douce fait qu’il est compliqué pour Tim de se mettre en avant, plus encore de faire confiance aux autres au vu de son passif compliqué. Car malgré le côté adorable de l’histoire, de nombreux points durs sont abordés : les enfants maltraités, le harcèlement au travail, la destruction de l’estime de soi, la perte d’un être cher. Autant de sujets qui permettent de mieux comprendre les personnages et de s’attacher à eux.

Et tout ça dans une ambiance pourtant bonne enfant et réconfortante. De la même manière qu’un bon repas entre amis et une discussion canapé-couette avec un mug de thé peuvent remonter le moral et chasser les démons. 

En bref un roman à lire comme une part de gâteau au chocolat : sans hésiter et avec l’assurance de passer un bon moment.