Pixies – Erlé Ferronnière

Titre : Pixies

Auteur & Illustrateur : Erlé Ferronnière

Date de Parution : Eté 2018

 

 

Résumé (auteur) :

Je vais vous parler d’un petit peuple qui vit secrètement à l’ombre des forêts moussues, ou tapis dans les bruyères et les ajoncs impénétrables des landes venteuses et pluvieuses. On le trouve principalement aux abords des vieilles pierres de granit ou des arbres noueux plusieurs fois centenaires, souvent non loin des fontaines et des sources. Plus rarement, il arrive qu’il se cache dans les greniers des maisons, dans les granges ou les écuries. Et aussi étonnant qu’il puisse paraître, il réside parfois en toute discrétion dans les vieux parcs et les jardins arborés des villes. Ses représentants sont à la fois fée, elfe et un peu lutin…

Je les appelle « Pixies », car c’est sans doute dans la Cornouailles anglaise et les landes du Devon qu’ils ont été identifiés et décrits au plus près ; tout en sachant qu’on les retrouve sous une multitude d’autres nom, disséminés aux quatre coins du monde ! James Matthew Barrie disait : « Il est terriblement difficile d’en savoir plus sur les fées, et la seule chose d’à-peu-près certaine que l’on sache, c’est qu’il y a des fées partout où il y a des enfants ».

 

Avis :

Si vous suivez un peu le blog, le fait que j’aime la Féerie n’a pas du vous échapper. Si vous êtes là depuis plusieurs années, le nom de Brocéliande, du Centre de l’Imaginaire Arthurien et des Rencontres de l’Imaginaire vous est aussi déjà passé devant les yeux. Bon, cette année a été un peu compliquée à bien des niveaux, elle l’est d’ailleurs toujours, et je n’ai donc pas pu avoir mon petit moment Rencontres cette année. Mais, grâce à Marie-Charlotte ( ❤ ) , j’ai pu passer un petit moment à Paimpont. Trop tard pour voir l’Expo de Erlé à La Porte des Secrets ( T.T ) mais pile au bon moment pour le voir lui et ça, c’était chouette !

Comme Pixies était sorti, j’ai bien évidemment totalement craqué et l’ai ramené à la maison. Je n’en doutais pas mais après lecture encore moins : j’ai bien fait !

L’ouvrage n’est pas tant une histoire suivie que plein de petites anecdotes à propos du petit peuple. Leurs vêtements, leurs habitudes, leurs caractères, leurs manières de voler, leurs relations avec les animaux… Tant de petits détails qui leur donne une vie propre et nous permet de mieux les connaître et, aussi, d’essayer de mieux appréhender nos rencontres avec eux.

Un peu d’étymologie tout d’abord et puis on plonge directement à leur rencontre. Comment s’habillent-ils ? Avec quoi ? Aiment-ils la musique ? Vieillissent-ils ? Que font-ils durant l’hiver ? Autant de questions que vous vous posez peut-être. Une bonne partie de l’ouvrage concerne leurs relations avec les animaux, qu’il s’agisse des félins, des oiseaux, des insectes et bien d’autres encore. J’ai adoré découvrir tous ces petits détails, démontrant bien la profonde relation entre les Pixies et la nature. Si seulement nous en comprenions nous aussi tout autant l’importance !

Et les illustrations… Comment vous dire… Les expressions des visages, l’impression de pouvoir passer les doigts dans les poils des animaux qui peuplent les pages… Si les mots n’avaient pas suffit à vous transporter dans un autre monde, nul doute que les dessins y arriveront sans problème ! Le mélange des deux m’a donc totalement conquise. On a l’impression qu’il s’agit de photo prises sur le vif et que, pour un peu, ils sortiraient des pages si on laissait ouvert le livre trop longtemps…

Si vous souhaitez feuilleter cette petite merveille (et l’acheter 😛 ), n’hésitez pas à cliquer juste ici !

Pour vous donner un aperçu, quelques illustrations ~

 

 

 

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Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ? – Alex Gabriel

 

Titre : Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ?

V.O. : Love for the cold-blooded, or the part-time evil minion’s guide to accidentally dating a superhero

Auteur : Alex Gabriel

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 10 Octobre 2018

 

 

Résumé (éditeur) :

Des super-héros. Des méchants larbins. Et un sacré conflit d’intérêt.

Faire partie de la famille d’un super-vilain n’est pas un gros problème pour Pat West. Certes, sa mère tente à l’occasion de conquérir le monde, et alors ? Tout ce que lui veut, c’est finir ses études et devenir urbaniste. Le fait qu’il se transforme parfois en larbin diabolique… ça, ce n’est qu’une tradition familiale. Et puis un jour, Pat couche par accident avec /Silver Paladin/, le super-héros également connu sous le nom de Nick Anderson, un millionnaire reclus. Ce n’est qu’un malentendu. Pat n’a jamais eu l’intention de se faire passer pour un prostitué, il le jure. N’empêche qu’il se retrouve bientôt complètement dépassé par la situation, surtout quand il commence à développer des sentiments pour le pire gars possible.

Quand sa mère réapparaît pour mettre le monde à ses pieds, Silver Paladin s’empresse de la contrer… et tous les secrets de Pat menacent de lui exploser au visage.

 

Avis :

En ouvrant ce roman, je m’attendais surtout à rire et, à vrai dire, j’ai été déstabilisée par le début. Notamment car je ne m’attendais pas à commencer presque directement par une scène de sexe et encore moins aux dialogues qui l’accompagnent. Oui, je l’avoue, je suis restée un peu perplexe devant Nick qui, tout super-héros qu’il est, est surtout tooootalement à côté de la plaque ! Bon, Pat vous dirait que c’est en partie ce qui fait son charme justement.

L’intrigue autour des méchants et des gentils m’a paru un peu tarabiscotée… Même si j’ai bien aimé l’idée et la manière dont celle-ci était traitée, avec le côté apprentis, les méchants charismatiques, les petites guéguerres et les héros barrés. Mais j’ai eu l’impression qu’à vouloir être drôle, l’auteur en faisait parfois trop.

Si j’ai toujours aimé la relation qui se noue entre Pat et Nick et les quiproquos qui en découlent, l’intrigue en elle-même a commencé à me plaire lorsque Pat devient apprenti et j’ai vraiment m’accroché lorsque Serpentissima débarque. D’ailleurs, la famille de Pat est géniale et j’ai aimé tous les moments où les sœurs sont présentes, les relations au sein de la fratrie étant très réalistes. On retrouve bien l’amour et l’agacement que l’on peut ressentir régulièrement pour ses frères et sœurs.

Concernant l’histoire d’amour…. Je peux dire que c’était trop mignon ? Parce que c’était vraiment supra mignon ! Le côté grande gueule de Pat se marie bien avec le côté psychorigide de Nick et j’ai beaucoup aimé les voir interagir.

En bref un roman qui m’aura tout d’abord « perpléxé » (si, si c’est un mot dans mon dico perso) mais qui m’aura finalement fait passer un bon moment !

Amélia Fang et le bal barbare- Laura Ellen Anderson

 

Titre : Amélia Fang et le bal barbare

V.O. : Amelia Fang and the Barbaric Ball

Auteur : Laura Ellen Anderson

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Casterman

Date de Parution : 3 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Amélia Fang, malicieuse vampirette, déteste assister au Bal barbare annuel organisé par sa mère, la comtesse Frivoletta. Ce soir-là, le palais est rempli de vieux monstres qui portent trop de dentelles et qui empestent le Poubel n°5. Comble de malheur, Tangine, prince de Nocturnia et sale-gosse-pourri-gâté, capture Trouille, sa citrouille de compagnie. La guerre est déclarée !

 

  • Avis :

Qu’est-ce que c’était mignon ! *-*

Qu’il s’agisse de l’histoire, basée sur l’amitié des trois personnages principaux et sur l’amour qu’Amélia porte à Trouille, sa citrouille de compagnie. Qu’il s’agisse des dessins qui peuplent le texte et qui présentent des personnages ultra intéressants avec des bouilles super mignonnes malgré parfois les « horreurs » des situations… J’ai adoré cet ouvrage.

La manière dont les « monstres » habituels sont considérés dans ici est une belle manière de montrer aux enfants qu’il s’agit toujours d’une question de point de vue. En effet, les vampires, les squelettes, les zombies, la faucheuse sont des enfants ou des êtres tout ce qu’il y a de plus normal. Ils ont une vie de famille, ils ont des amis, ils s’entraident, ils s’aiment, ils ont des animaux de compagnie… Les enfants vont à l’école, ont des devoirs, il y a une petite peste dans la classe, l’un des gamins est pourri-gâté, une autre adore les gâteaux… Toutes ces petites choses de la vie quotidienne sont ici parfaitement bien retranscrit mais avec les codes du monde fantastique dans lequel évolue les personnages.

J’ai d’ailleurs adoré tous les petits détails, que se soit les surnoms utilisés ou les friandises horrifiques, tout est similaire mais rien n’est pareil puisque tout est adapté à la vie et aux goûts des créatures de l’ombre dont nous suivons les péripéties.

Leur peur des créatures lumineuses, fées, licornes, chatons, démontre encore une fois le côté point de vue et préjugés. J’ai beaucoup aimé la manière dont sont justement traités les préjugés dans le roman, montrant au fil des pages que ce que l’on croit sans jamais l’avoir vérifié n’est pas forcément juste.

Un autre bon point aussi pour l’humour présent à tout moment. Les noms des mets, les situations, l’effroi face aux paillettes, de nombreuses péripéties prêtent à sourire et sont bien amenées, permettant d’avoir toujours envie de tourner la page.

En bref un ouvrage décalé plein d’humour qui démontre qu’il ne faut jamais juger sur les apparences.

J’ai hâte de lire le second tome !

Le secret du quai 13 – Iva Ibbotson

 

Titre : Le secret du quai 13

V.O. : The secret of platform 13

Auteur : Eva Ibbotson

Traducteur : Elie Robert-Nicoud

Editeur : Albin Michel Wiz

Date de Parution : 2005

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans la gare de King’s Cross, sous le quai n°13, existe un tunnel qui s’ouvre tous les neuf ans pendant neuf jours.
Il relie Londres à une île mystérieuse appelée le Pays des Brumes soudaines. Alors que les portes du tunnel rouvrent enfin, quatre créatures envoyées par le roi et la reine surgissent: un ogre, un vieux magicien, une fée, et une apprentie sorcière. Il sont là pour retrouver le jeune prince de leur royaume. Ce dernier aurait été kidnappé il y a neuf ans par une certaine Mme Trottell…

 

  • Avis :

En farfouillant dans les rayonnages de la bibliothèque, je suis tombée sur cet ouvrage dont le résumé m’a intrigué. Les premières pages m’ont vite accroché et j’ai donc continué ma lecture. S’il est à visé plutôt enfantine, je ne regrette pas un seul instant d’avoir lu ce roman dont la douceur m’a conquise.

Ce livre, c’est avant tout l’histoire de trois enfants : Raymond, pourri-gâté et mal élevé contre Odge et Ben. Odge est une sorcière qui, contrairement à ses sœurs, n’a rien de repoussant. Elle n’a pas d’orteil en trop et ne sait pas cracher de crapaud… en plus, seule l’une de ses dents est bleue ! Ce qui fait d’elle le vilain petit canard de la famille. Quand à Ben, timide et effacé, il est un peu la bonne à tout faire de la maison dans laquelle il vit.

Trois enfants qui n’ont de base pas grand chose en commun excepté l’enlèvement d’un bébé il y a de cela neuf ans. Suite à cet épisode, la vie sur l’île est un peu en stand by, tous les habitants attendant désespérément que le Chunnel s’ouvre de nouveau et permette à une fine équipe de sauveteurs d’aller rechercher le bébé qui n’est autre que le prince de l’île. En guise de fine équipe, on tombe sur un vieux magicien, une fée bien trop gentille qui adore les légumes et un ogre borgne.

J’ai adoré l’humour tendre de ce roman qui démontre qu’on peut être vieux, doux ou différent mais mettre tout son cœur dans ce que l’on juge important. Que l’entraide est un grand cadeau et que la magie peut se trouver n’importe où. Que le courage, parfois, c’est justement de continuer à être bon envers les autres malgré la dureté du monde. Alors oui, c’est peut être un peu manichéen mais malgré tout, ce genre de petits romans fait du bien !

En bref une histoire qui rappelle qu’il y a de la magie en toute chose pour un peu que l’on sache bien regarder.

 

Monsieur Fée – Morgane de Cadier & Florian Pigé

 

Titre : Monsieur Fée

Auteur & illustrateur : Morgane de Cadier & Florian Pigé

Editeur : Balivernes

Date de Parution : Juillet 2018

 

 

  • Résumé(éditeur) :

Toutes les fées vivent dans la forêt.

Chacune a un don et toutes sont différentes : il y a la Fée du Matin, la Fée des Bisous, la Fée du Courage…

Et puis, il y a Monsieur Fée.

 

  • Avis:

Monsieur Fée c’est un livre tout doux qui présente une forêt où les fées ont chacune une particularité bien distincte. La Fée des Sourires fait sourire, la Fée des Bobos panse les plaies, la Fée du Matin réveille tout le monde avec bonne humeur, la Fée des Bisous provoque les émois amoureux… Chacune de ses petites fées a une place bien précise dans la vie de tous les animaux de la forêt.

Et puis il y a Monsieur Fée. Qui ne fait rien comme tout le monde et qui provoque des catastrophes dès qu’il essaie de faire quelque chose. Si ses tentatives font rire toute la forêt, Monsieur Fée lui se sent bien malheureux et bien inutile.

Qui n’a jamais ressentit ce que ressent Monsieur Fée ? Honteux il décide d’aller voir ailleurs et arrive dans la ville où tout est gris. Tout le monde a l’air pareil, tout le monde fait la même chose et tous ces gens ont l’air bien tristes.

Au fil des pages, on assiste à une nouvelle compréhension du monde par Monsieur Fée, qui se rend peu à peu compte de tout ce qu’il peut lui aussi apporter. Il n’est pas comme tout le monde et c’est tant mieux car ce sont bien ses différences qui rendent plus beau le monde de la forêt ! Et, en revenant chez lui, Monsieur Fée est accueilli à bras ouverts, tant il a manqué à toutes les autres Fées et aux animaux. Car ses particularités font de lui ce qu’il est : une Fée irremplaçable.

En bref un livre qui met en avant l’importance des différences pour créer un monde plus beau. Un album à lire et à faire lire aux enfants (et aux grands !)  pour qu’ils comprennent que chacun apporte quelque chose aux autres.

 

Sept larmes au creux de la mer – C.B. Lee

Titre : Sept larmes au creux de la mer

Auteur : C.B. Lee

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 1er octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

La mer cache bien des secrets…

Kevin Luong a le cœur brisé le jour où, marchant au bord de l’océan, il se souvient de l’ancienne légende que sa mère lui avait racontée. Il laisse alors tomber sept larmes dans l’eau tout en formulant son souhait : «Je veux être heureux et amoureux… Juste un été…»

C’est ainsi qu’il se retrouve à sauver un mystérieux garçon du Pacifique, un garçon qui plus tard apparaît sur le pas de sa porte en lui déclamant son amour. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Morgan est un selkie et qu’il est là pour exaucer son souhait.

À mesure qu’ils se rapprochent, Morgan est tiraillé entre les dangers du monde humain et son héritage au sein de la communauté selkie vers laquelle il doit revenir à la fin de l’été…

 

 

  • Avis :

J’aime beaucoup les publications des éditions MxM Bookmark et je trouvais la couverture sublime et le résumé intriguant aussi je n’ai pas résisté en voyant que ce livre était proposé sur netgalley. Concernant les Selkies, j’avais découvert cette légende via le site de Edouard Brasey qui y avait posté un conte oral. Ce dernier m’avait beaucoup plu et j’en ai gardé une tendresse toute particulière pour les Selkies.

L’histoire ici nous présente Kévin qui s’est fait roulé par le garçon dont il pensait être le petit ami et dont l’été s’annonce donc bien morose. Sa mère lui ayant raconté une légende sur la mer, il laisse couler sept larmes dans l’océan et fait un vœu. Ce vœu, ce sont les selkies qui vont l’exaucer, et Morgan en particulier.

En soit, j’ai beaucoup aimé la relation qui se noue au fil des pages entre les deux garçons, toute en tendresse et en découverte. Morgan, notamment, est totalement adorable, lui qui ne connait rien de la terre ferme et des humains. La légende des selkies est bien amenée et apporte une touche de magie au roman.

J’ai eu tout d’abord un peu de mal à me faire à l’écriture que j’ai trouvé un peu enfantine mais qui finalement retranscrit bien la douceur des deux adolescents dont on nous raconte la rencontre.

Ce roman, c’est aussi une histoire de famille. De l’amour que l’on ressent pour les siens, même lorsqu’ils ne sont pas forcément de votre sang ou que vous les connaissez peu. Les titillements entre Kévin et sa sœur, les remarques de ses parents, amènent une bonne humeur tout au long du roman et les passages où Morgane est en famille sont emprunts de douceur.

En bref une histoire très douce, à l’écriture un peu enfantine mais facile à lire sur une jolie légende.

 

Item : Expecto patronum : Lire le premier livre d’un auteur (20 pts)

Le Dernier Magicien, T1 L’ars Arcana – Lisa Maxwell

 

Titre : L’ars Arcana

Série : Le Dernier Magicien

Auteur : Lisa Maxwell

Editeur : Casterman

Date de Parution : 19 Septembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Arrêter le magicien.
Voler le Livre.
Sauver le futur.
De nos jours à New York, les magiciens vivent terrés dans Manhattan, piégés par le Brink, une barrière d’énergie sombre inventée par l’Ordre. S’ils la traversent, ils perdent leur pouvoir, et souvent leur vie.
C’est compter sans Esta, une magicienne ultra-douée qui récupère des artéfacts de l’Ordre en voyageant dans le temps. En effet, la jeune fille a le don de circuler à travers les époques. Et l’heure de sa grande mission est venue : elle doit se rendre en 1902 et empêcher un Magicien de se jeter du haut du pont de Brooklyn avec le Livre ancien contenant les secrets de l’Ordre. Esta saura-t-elle trahir le passé et ceux qu’elle aime pour sauver l’avenir ?

 

  • Avis :

Tout d’abord, je trouve la couverture super intrigante ! Et le livre est énorme, il faut donc accrocher pour arriver au bout. J’ai d’ailleurs eu un peu de mal au départ car l’histoire oscille d’une date à l’autre avec des personnages différents. Etant assez fatiguée, il m’a fallu un moment pour réussir à bien entrer dedans, ce qui est de toute manière beaucoup plus simple une fois qu’Esta commence sa mission.

L’histoire se base donc sur la ville de New York dans laquelle vivent des personnes possédant des « affinités » tels que lire dans les pensées, contrôler le feu ou, dans le cas d’Esta, voyager dans le temps. Vu comme des monstres, ces magiciens sont forcés de se cacher pour survivre et sont en outre piégés par une barrière d’énergie mise en place par l’Ordre.

J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur présente l’Ordre et son côté sectaire, insistant sur la peur que ressentent les gens qui en pensent d’autres différents. Le roman montre une tolérance zéro de l’Ordre pour ceux qui possèdent des pouvoirs mais aussi des non-magiciens entre eux et même, des magiciens entre eux. Chacun essaie de grappiller un peu de pouvoir sur les autres pour se sauver lui-même ou devenir plus puissant. C’est un jeu de traître qui se déroule entre les pages, amenant de nombreuses questions et permettant un suspense très bien mené.

En démarrant de nos jours, le roman nous présente Esta et sa vie actuelle. L’éducation qu’elle a reçu du professeur Lachlan fait d’elle ce qu’elle est : une voleuse immensément douée mais dont l’impulsivité la met parfois dans des situations compliquées. Dès le départ, Esta apparaît comme un personnage loyal entre ses amis et motiver à tout faire pour réussir sa mission est leur donner une vie meilleure. J’ai beaucoup aimé ce personnage, sa répartie et son sens de la famille. Souvent tiraillée dans les choix qu’elle a à faire, Esta reste une jeune fille à laquelle il est très facile de s’attacher.

Au niveau des personnages d’ailleurs, je les ai tous trouvé parfaitement crédibles et réalistes et on oublie finalement vite leur nombre tellement on est prit dans l’histoire, d’autant plus que chacun apporte un petit plus à l’intrigue. Quant à cette dernière… Tout ce premier tome est un régal de lecture et on se prend vite à se poser tout un tas de questions sur l’Ars Arcana. Les révélations que l’on découvre au fil des chapitres amènent d’autres questions mais aussi une compréhension totale des actes de certains personnages.

En bref un premier tome prenant qui nous plonge directement dans une histoire pleine de suspense.