Apocalypsis – Eli Esseriam

Titre : Apocalypsis

Partie 1

Auteur : Eli Esseriam

Editeur : Lynks

Date de Parution : 1er Février 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

2012. Selon plusieurs croyances et mythologies, la Fin du Monde arrive à grands pas.
Ils sont quatre adolescents d’apparence ordinaire. Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils ne se ressemblent pas et n’ont, à première vue, rien en commun. Leurs vies vont pourtant s’entremêler d’étranges manières. Chacun va se découvrir un rôle dans ce cataclysme planétaire et apprendre à dominer son pouvoir unique. Ils vont devoir s’unir et sceller le Jugement Dernier. Ils sont les Cavaliers de l’Apocalypse.
Ils devront tuer, mais aussi épargner, maîtriser le sort des Hommes tout en se soumettant à leur propre destin.
Seules 144 000 âmes pourront être sauvées. En ferez-vous partie ?
Ou serez-vous un de leurs mystérieux opposants, déterminés et prêts à tout pour sauver le Monde ?

 

  • Avis:

Ce roman, je louchais dessus depuis quelques temps. La couverture m’intriguait tout comme le résumé. L’Apocalypse et ses quatre cavaliers, un sujet intéressant ! D’autant plus ici alors qu’on nous présente quatre adolescents « lambda » qui n’ont aucune idée de qui ils sont réellement. Je me demandais de quelle manière le sujet allait être traitée et comment ces jeunes allaient finir par déclencher l’Apocalypse : seraient-ils consentant ? Voudraient-ils sauver certaines personnes ? Seraient-ils amis ? Qui allaient s’élever contre eux ?

Bref beaucoup de questions dont j’attendais impatiemment les réponses !

Les petits extraits de Bible et les citations à chaque début de chapitres m’ont donné envie d’en savoir plus et j’étais donc toute partante à entrer dans l’histoire. Puis j’ai fait la connaissance d’Alice. Et si elle m’a d’abord amusé, elle m’a finalement vite agacée. Elle est belle, elle sait tout, elle réduit les gens à sa volonté, elle annonce qu’elle n’a pas de sentiments, elle parle comme un dico… Si j’ai bien aimé la découverte de ses pouvoirs et les moments avec ses parents, qui amènent un peu d’humanité, j’ai vite sauté des passages entiers tellement Alice m’agaçait…

J’espérais me remettre dans le roman en découvrant les deux autres cavaliers présents dans ce tome mais, de la même manière, leur propension à se déclarer immensément mauvais mais parfait m’a de nouveau rebuté… Dommage car la relation entre Edo et son petit frère me plaisait bien. J’aurai peut-être accroché s’il avait été le premier des cavaliers mais Alice ne m’avait déjà pas motivé et j’ai donc fini par totalement décrocher.

Dommage.

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Les Loups-Garous de Thiercelieux : Lune rousse – Paul Beorn & Silène Edgar

 

Titre : Les Loups-Garous de Thiercelieux : Lune rousse

Auteur : Paul Beorn et Silène Edgar

Editeur : Castelmore

Date de Parution : 7 Novembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

L’une vit le jour, l’autre vit la nuit…

1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux.

Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d’un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher. À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance…

Un masque sur le visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village.

Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

 

  • Avis :

Ah Thiercelieux ! Que d’heures j’ai pu passé à jouer au jeu de cartes ! Forcément, je n’ai donc pas pu résister à l’envie de lire ce roman pour voir s’il allait me replonger dans toutes mes soirées de fous-rires… ou non.

Hé bien je dois dire que c’est un pari réussi ! J’ai passé un très bon moment avec ce roman, indépendamment du jeu d’ailleurs car je l’aurai apprécié sans connaître Thiercelieux. L’intrigue nous présente deux jeunes filles : Lapsa et Lune qui sont les meilleures amies du monde. Lapsa n’ayant jamais connu ses parents, elle se pose beaucoup de questions sur ceux-ci, d’autant plus que tout le monde au village se refuse à lui parler de son père. Et que sa grand-mère, la guérisseuse, lui interdit de poser des questions. Quant à Lune, ses parents veulent la marier et elle se refuse à n’être que du bétail.

C’est donc à ce moment-là, où elles aspirent toutes les deux à être les décideuses de leur propre vie, que les loups-garous reviennent à Thiercelieux…

On est vite happé par cette histoire de loups-garous qui défient les générations et les différences, comme les similitudes, entre les anciens loups et les nouveaux sont bien faits. Les personnages ont tous quelque chose à cacher et, en cela, on retrouve bien l’esprit du jeu de cartes, ou chacun se demande qui est l’autre et quel rôle il joue lorsque la nuit tombe. D’ailleurs, j’ai adoré retrouver les personnages du jeu : la petite fille, la sorcière, le chasseur… Un petit jeu de piste à l’intérieur même du roman !

L’intrigue est bien menée et le suspense est là, on se demande qui fait quoi, qui est finalement moins sympa qu’il n’en a l’air et, si on découvre finalement qui est le coupable, tous les petits détails qui mettaient sur une fausse piste sont levés et nous permette de tout savoir sur ce petit village et ses habitants.

En bref une histoire bien menée qui peut plaire autant à ceux qui ne connaissent pas le jeu qu’à ceux qui aiment y jouer. Une belle surprise !

(Et maintenant, j’ai envie de ressortir mes cartes 😛 )

Pixies – Erlé Ferronnière

Titre : Pixies

Auteur & Illustrateur : Erlé Ferronnière

Date de Parution : Eté 2018

 

 

Résumé (auteur) :

Je vais vous parler d’un petit peuple qui vit secrètement à l’ombre des forêts moussues, ou tapis dans les bruyères et les ajoncs impénétrables des landes venteuses et pluvieuses. On le trouve principalement aux abords des vieilles pierres de granit ou des arbres noueux plusieurs fois centenaires, souvent non loin des fontaines et des sources. Plus rarement, il arrive qu’il se cache dans les greniers des maisons, dans les granges ou les écuries. Et aussi étonnant qu’il puisse paraître, il réside parfois en toute discrétion dans les vieux parcs et les jardins arborés des villes. Ses représentants sont à la fois fée, elfe et un peu lutin…

Je les appelle « Pixies », car c’est sans doute dans la Cornouailles anglaise et les landes du Devon qu’ils ont été identifiés et décrits au plus près ; tout en sachant qu’on les retrouve sous une multitude d’autres nom, disséminés aux quatre coins du monde ! James Matthew Barrie disait : « Il est terriblement difficile d’en savoir plus sur les fées, et la seule chose d’à-peu-près certaine que l’on sache, c’est qu’il y a des fées partout où il y a des enfants ».

 

Avis :

Si vous suivez un peu le blog, le fait que j’aime la Féerie n’a pas du vous échapper. Si vous êtes là depuis plusieurs années, le nom de Brocéliande, du Centre de l’Imaginaire Arthurien et des Rencontres de l’Imaginaire vous est aussi déjà passé devant les yeux. Bon, cette année a été un peu compliquée à bien des niveaux, elle l’est d’ailleurs toujours, et je n’ai donc pas pu avoir mon petit moment Rencontres cette année. Mais, grâce à Marie-Charlotte ( ❤ ) , j’ai pu passer un petit moment à Paimpont. Trop tard pour voir l’Expo de Erlé à La Porte des Secrets ( T.T ) mais pile au bon moment pour le voir lui et ça, c’était chouette !

Comme Pixies était sorti, j’ai bien évidemment totalement craqué et l’ai ramené à la maison. Je n’en doutais pas mais après lecture encore moins : j’ai bien fait !

L’ouvrage n’est pas tant une histoire suivie que plein de petites anecdotes à propos du petit peuple. Leurs vêtements, leurs habitudes, leurs caractères, leurs manières de voler, leurs relations avec les animaux… Tant de petits détails qui leur donne une vie propre et nous permet de mieux les connaître et, aussi, d’essayer de mieux appréhender nos rencontres avec eux.

Un peu d’étymologie tout d’abord et puis on plonge directement à leur rencontre. Comment s’habillent-ils ? Avec quoi ? Aiment-ils la musique ? Vieillissent-ils ? Que font-ils durant l’hiver ? Autant de questions que vous vous posez peut-être. Une bonne partie de l’ouvrage concerne leurs relations avec les animaux, qu’il s’agisse des félins, des oiseaux, des insectes et bien d’autres encore. J’ai adoré découvrir tous ces petits détails, démontrant bien la profonde relation entre les Pixies et la nature. Si seulement nous en comprenions nous aussi tout autant l’importance !

Et les illustrations… Comment vous dire… Les expressions des visages, l’impression de pouvoir passer les doigts dans les poils des animaux qui peuplent les pages… Si les mots n’avaient pas suffit à vous transporter dans un autre monde, nul doute que les dessins y arriveront sans problème ! Le mélange des deux m’a donc totalement conquise. On a l’impression qu’il s’agit de photo prises sur le vif et que, pour un peu, ils sortiraient des pages si on laissait ouvert le livre trop longtemps…

Si vous souhaitez feuilleter cette petite merveille (et l’acheter 😛 ), n’hésitez pas à cliquer juste ici !

Pour vous donner un aperçu, quelques illustrations ~

 

 

 

Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ? – Alex Gabriel

 

Titre : Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ?

V.O. : Love for the cold-blooded, or the part-time evil minion’s guide to accidentally dating a superhero

Auteur : Alex Gabriel

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 10 Octobre 2018

 

 

Résumé (éditeur) :

Des super-héros. Des méchants larbins. Et un sacré conflit d’intérêt.

Faire partie de la famille d’un super-vilain n’est pas un gros problème pour Pat West. Certes, sa mère tente à l’occasion de conquérir le monde, et alors ? Tout ce que lui veut, c’est finir ses études et devenir urbaniste. Le fait qu’il se transforme parfois en larbin diabolique… ça, ce n’est qu’une tradition familiale. Et puis un jour, Pat couche par accident avec /Silver Paladin/, le super-héros également connu sous le nom de Nick Anderson, un millionnaire reclus. Ce n’est qu’un malentendu. Pat n’a jamais eu l’intention de se faire passer pour un prostitué, il le jure. N’empêche qu’il se retrouve bientôt complètement dépassé par la situation, surtout quand il commence à développer des sentiments pour le pire gars possible.

Quand sa mère réapparaît pour mettre le monde à ses pieds, Silver Paladin s’empresse de la contrer… et tous les secrets de Pat menacent de lui exploser au visage.

 

Avis :

En ouvrant ce roman, je m’attendais surtout à rire et, à vrai dire, j’ai été déstabilisée par le début. Notamment car je ne m’attendais pas à commencer presque directement par une scène de sexe et encore moins aux dialogues qui l’accompagnent. Oui, je l’avoue, je suis restée un peu perplexe devant Nick qui, tout super-héros qu’il est, est surtout tooootalement à côté de la plaque ! Bon, Pat vous dirait que c’est en partie ce qui fait son charme justement.

L’intrigue autour des méchants et des gentils m’a paru un peu tarabiscotée… Même si j’ai bien aimé l’idée et la manière dont celle-ci était traitée, avec le côté apprentis, les méchants charismatiques, les petites guéguerres et les héros barrés. Mais j’ai eu l’impression qu’à vouloir être drôle, l’auteur en faisait parfois trop.

Si j’ai toujours aimé la relation qui se noue entre Pat et Nick et les quiproquos qui en découlent, l’intrigue en elle-même a commencé à me plaire lorsque Pat devient apprenti et j’ai vraiment m’accroché lorsque Serpentissima débarque. D’ailleurs, la famille de Pat est géniale et j’ai aimé tous les moments où les sœurs sont présentes, les relations au sein de la fratrie étant très réalistes. On retrouve bien l’amour et l’agacement que l’on peut ressentir régulièrement pour ses frères et sœurs.

Concernant l’histoire d’amour…. Je peux dire que c’était trop mignon ? Parce que c’était vraiment supra mignon ! Le côté grande gueule de Pat se marie bien avec le côté psychorigide de Nick et j’ai beaucoup aimé les voir interagir.

En bref un roman qui m’aura tout d’abord « perpléxé » (si, si c’est un mot dans mon dico perso) mais qui m’aura finalement fait passer un bon moment !

Amélia Fang et le bal barbare- Laura Ellen Anderson

 

Titre : Amélia Fang et le bal barbare

V.O. : Amelia Fang and the Barbaric Ball

Auteur : Laura Ellen Anderson

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Casterman

Date de Parution : 3 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Amélia Fang, malicieuse vampirette, déteste assister au Bal barbare annuel organisé par sa mère, la comtesse Frivoletta. Ce soir-là, le palais est rempli de vieux monstres qui portent trop de dentelles et qui empestent le Poubel n°5. Comble de malheur, Tangine, prince de Nocturnia et sale-gosse-pourri-gâté, capture Trouille, sa citrouille de compagnie. La guerre est déclarée !

 

  • Avis :

Qu’est-ce que c’était mignon ! *-*

Qu’il s’agisse de l’histoire, basée sur l’amitié des trois personnages principaux et sur l’amour qu’Amélia porte à Trouille, sa citrouille de compagnie. Qu’il s’agisse des dessins qui peuplent le texte et qui présentent des personnages ultra intéressants avec des bouilles super mignonnes malgré parfois les « horreurs » des situations… J’ai adoré cet ouvrage.

La manière dont les « monstres » habituels sont considérés dans ici est une belle manière de montrer aux enfants qu’il s’agit toujours d’une question de point de vue. En effet, les vampires, les squelettes, les zombies, la faucheuse sont des enfants ou des êtres tout ce qu’il y a de plus normal. Ils ont une vie de famille, ils ont des amis, ils s’entraident, ils s’aiment, ils ont des animaux de compagnie… Les enfants vont à l’école, ont des devoirs, il y a une petite peste dans la classe, l’un des gamins est pourri-gâté, une autre adore les gâteaux… Toutes ces petites choses de la vie quotidienne sont ici parfaitement bien retranscrit mais avec les codes du monde fantastique dans lequel évolue les personnages.

J’ai d’ailleurs adoré tous les petits détails, que se soit les surnoms utilisés ou les friandises horrifiques, tout est similaire mais rien n’est pareil puisque tout est adapté à la vie et aux goûts des créatures de l’ombre dont nous suivons les péripéties.

Leur peur des créatures lumineuses, fées, licornes, chatons, démontre encore une fois le côté point de vue et préjugés. J’ai beaucoup aimé la manière dont sont justement traités les préjugés dans le roman, montrant au fil des pages que ce que l’on croit sans jamais l’avoir vérifié n’est pas forcément juste.

Un autre bon point aussi pour l’humour présent à tout moment. Les noms des mets, les situations, l’effroi face aux paillettes, de nombreuses péripéties prêtent à sourire et sont bien amenées, permettant d’avoir toujours envie de tourner la page.

En bref un ouvrage décalé plein d’humour qui démontre qu’il ne faut jamais juger sur les apparences.

J’ai hâte de lire le second tome !

Le secret du quai 13 – Iva Ibbotson

 

Titre : Le secret du quai 13

V.O. : The secret of platform 13

Auteur : Eva Ibbotson

Traducteur : Elie Robert-Nicoud

Editeur : Albin Michel Wiz

Date de Parution : 2005

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans la gare de King’s Cross, sous le quai n°13, existe un tunnel qui s’ouvre tous les neuf ans pendant neuf jours.
Il relie Londres à une île mystérieuse appelée le Pays des Brumes soudaines. Alors que les portes du tunnel rouvrent enfin, quatre créatures envoyées par le roi et la reine surgissent: un ogre, un vieux magicien, une fée, et une apprentie sorcière. Il sont là pour retrouver le jeune prince de leur royaume. Ce dernier aurait été kidnappé il y a neuf ans par une certaine Mme Trottell…

 

  • Avis :

En farfouillant dans les rayonnages de la bibliothèque, je suis tombée sur cet ouvrage dont le résumé m’a intrigué. Les premières pages m’ont vite accroché et j’ai donc continué ma lecture. S’il est à visé plutôt enfantine, je ne regrette pas un seul instant d’avoir lu ce roman dont la douceur m’a conquise.

Ce livre, c’est avant tout l’histoire de trois enfants : Raymond, pourri-gâté et mal élevé contre Odge et Ben. Odge est une sorcière qui, contrairement à ses sœurs, n’a rien de repoussant. Elle n’a pas d’orteil en trop et ne sait pas cracher de crapaud… en plus, seule l’une de ses dents est bleue ! Ce qui fait d’elle le vilain petit canard de la famille. Quand à Ben, timide et effacé, il est un peu la bonne à tout faire de la maison dans laquelle il vit.

Trois enfants qui n’ont de base pas grand chose en commun excepté l’enlèvement d’un bébé il y a de cela neuf ans. Suite à cet épisode, la vie sur l’île est un peu en stand by, tous les habitants attendant désespérément que le Chunnel s’ouvre de nouveau et permette à une fine équipe de sauveteurs d’aller rechercher le bébé qui n’est autre que le prince de l’île. En guise de fine équipe, on tombe sur un vieux magicien, une fée bien trop gentille qui adore les légumes et un ogre borgne.

J’ai adoré l’humour tendre de ce roman qui démontre qu’on peut être vieux, doux ou différent mais mettre tout son cœur dans ce que l’on juge important. Que l’entraide est un grand cadeau et que la magie peut se trouver n’importe où. Que le courage, parfois, c’est justement de continuer à être bon envers les autres malgré la dureté du monde. Alors oui, c’est peut être un peu manichéen mais malgré tout, ce genre de petits romans fait du bien !

En bref une histoire qui rappelle qu’il y a de la magie en toute chose pour un peu que l’on sache bien regarder.

 

Monsieur Fée – Morgane de Cadier & Florian Pigé

 

Titre : Monsieur Fée

Auteur & illustrateur : Morgane de Cadier & Florian Pigé

Editeur : Balivernes

Date de Parution : Juillet 2018

 

 

  • Résumé(éditeur) :

Toutes les fées vivent dans la forêt.

Chacune a un don et toutes sont différentes : il y a la Fée du Matin, la Fée des Bisous, la Fée du Courage…

Et puis, il y a Monsieur Fée.

 

  • Avis:

Monsieur Fée c’est un livre tout doux qui présente une forêt où les fées ont chacune une particularité bien distincte. La Fée des Sourires fait sourire, la Fée des Bobos panse les plaies, la Fée du Matin réveille tout le monde avec bonne humeur, la Fée des Bisous provoque les émois amoureux… Chacune de ses petites fées a une place bien précise dans la vie de tous les animaux de la forêt.

Et puis il y a Monsieur Fée. Qui ne fait rien comme tout le monde et qui provoque des catastrophes dès qu’il essaie de faire quelque chose. Si ses tentatives font rire toute la forêt, Monsieur Fée lui se sent bien malheureux et bien inutile.

Qui n’a jamais ressentit ce que ressent Monsieur Fée ? Honteux il décide d’aller voir ailleurs et arrive dans la ville où tout est gris. Tout le monde a l’air pareil, tout le monde fait la même chose et tous ces gens ont l’air bien tristes.

Au fil des pages, on assiste à une nouvelle compréhension du monde par Monsieur Fée, qui se rend peu à peu compte de tout ce qu’il peut lui aussi apporter. Il n’est pas comme tout le monde et c’est tant mieux car ce sont bien ses différences qui rendent plus beau le monde de la forêt ! Et, en revenant chez lui, Monsieur Fée est accueilli à bras ouverts, tant il a manqué à toutes les autres Fées et aux animaux. Car ses particularités font de lui ce qu’il est : une Fée irremplaçable.

En bref un livre qui met en avant l’importance des différences pour créer un monde plus beau. Un album à lire et à faire lire aux enfants (et aux grands !)  pour qu’ils comprennent que chacun apporte quelque chose aux autres.