Déracinée – Naomi Novik

 

Titre : Déracinée

V.O. : Uprooted

Auteur : Naomi Novik

Traducteur : Benjamin Kutzer

Editeur : J’ai Lu

Date de Parution : 26 septembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu’il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d’un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d’échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c’est uniquement grâce aux pouvoirs du « Dragon ». Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l’accompagne dans sa tour pour le servir. L’heure de la sélection approche et tout le monde s’est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu…

 

  • Avis:

J’ai découvert Déracinée sur les réseaux sociaux, voyant régulièrement passer le résumé et celui-ci m’intriguait. Donc, lorsque J’ai Lu a proposé des partenariats sur ce titre, je n’ai pas hésité bien longtemps à tenter ma chance. Et je dois dire que je suis bien contente de l’avoir fait !

Je ne m’attendais pas à autant aimer ce roman. Je pensais bien qu’il allait me plaire évidemment, mais le début m’avait mis un léger doute… vite disparu après quelques pages.

Agnieszka est un personnage entier qu’il est très agréable de suivre et de voir grandir. L’amitié qui les lie, Kasia et elle, est l’une des pierres angulaires du roman et est magnifique. On découvre deux jeunes filles soudées mais sans le côté « l’amitié est parfaite ». Non, la jalousie, l’insatisfaction, l’envie sont présentes elles aussi mais, comme dans la vraie vie, on aime nos amis comme ils sont et l’on n’est pas toujours d’accord avec eux ou avec leurs choix ou leurs manières de penser. Agnieszka et Kasia sont un duo qui m’a entraîné dans l’histoire et que j’aurais certainement suivie même si l’intrigue ne m’avait pas autant plu.

Mais voilà… L’intrigue était géniale. Le début nous met directement dans l’ambiance de la vie près du Bois, ce bois dont il ne faut pas s’approcher, ce bois qui enlève et qui tue, qui modifie les gens et les rend horriblement différents, inhumains. Sa présence est dans toutes les pages comme celle du Dragon qui vient tous les dix ans prendre une fille et l’emmène dans sa tour pour les dix années suivantes. Ah le Dragon, encore un personnage qui évolue ! J’ai tout de suite eu beaucoup de tendresse pour cet homme et ses galères en relations humaines. Et pour son travail avec le Bois.

Evidemment… Le Bois. Tout au long du roman, le Bois est fascinant. Qu’il émerveille ou dégoûte, on veut toujours en savoir plus sur ce qu’il contient, sur la manière dont il a été créé et pourquoi… Et j’ai véritablement apprécié que l’auteur nous donne toutes les informations au bon moment.

Et que serait la fantasy sans un peu de politique chez les nobles ? Là aussi l’intrigue est bien menée et s’enracine parfaitement dans l’ouvrage. Des petits détails glissés ça et là au début du roman prennent ensuite une importance vitale et on sent par là que l’auteur savait parfaitement bien où elle allait mener le lecteur. Tout est minutieusement préparé et l’on a plus qu’à se laisser porter.

Ce roman, ce n’est pas une discussion sur le bien et le mal mais bien une belle histoire sur les relations entre l’homme et la nature. La Féerie de la forêt et son côté maléfique tout à la fois, unies comme nos qualités et nos défauts le font finalement aussi. Je ne peux pas en raconter trop au risque de spoiler mais les personnages que nous découvrons au fil des chapitres ont tous une importance particulière. Leurs vécus, comme leurs caractères, sont exploités et les font paraître plus vrais que nature. J’ai frémi avec eux, j’ai croisé les doigts et j’ai été triste ou abasourdi par les événements qui se déroulent tout au long du roman. Rares ont été ceux auxquels je m’attendais et je ne me suis pas réellement posée de questions sur la suite tant j’avais de toute manière du mal à m’arrêter de lire.

En bref un beau coup de cœur pour cet ouvrage qui vient de s’enraciner profondément dans ma bibliothèque ! J’ai hâte de lire d’autres ouvrages de l’auteur.

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Amélia Fang et le bal barbare- Laura Ellen Anderson

 

Titre : Amélia Fang et le bal barbare

V.O. : Amelia Fang and the Barbaric Ball

Auteur : Laura Ellen Anderson

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Casterman

Date de Parution : 3 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Amélia Fang, malicieuse vampirette, déteste assister au Bal barbare annuel organisé par sa mère, la comtesse Frivoletta. Ce soir-là, le palais est rempli de vieux monstres qui portent trop de dentelles et qui empestent le Poubel n°5. Comble de malheur, Tangine, prince de Nocturnia et sale-gosse-pourri-gâté, capture Trouille, sa citrouille de compagnie. La guerre est déclarée !

 

  • Avis :

Qu’est-ce que c’était mignon ! *-*

Qu’il s’agisse de l’histoire, basée sur l’amitié des trois personnages principaux et sur l’amour qu’Amélia porte à Trouille, sa citrouille de compagnie. Qu’il s’agisse des dessins qui peuplent le texte et qui présentent des personnages ultra intéressants avec des bouilles super mignonnes malgré parfois les « horreurs » des situations… J’ai adoré cet ouvrage.

La manière dont les « monstres » habituels sont considérés dans ici est une belle manière de montrer aux enfants qu’il s’agit toujours d’une question de point de vue. En effet, les vampires, les squelettes, les zombies, la faucheuse sont des enfants ou des êtres tout ce qu’il y a de plus normal. Ils ont une vie de famille, ils ont des amis, ils s’entraident, ils s’aiment, ils ont des animaux de compagnie… Les enfants vont à l’école, ont des devoirs, il y a une petite peste dans la classe, l’un des gamins est pourri-gâté, une autre adore les gâteaux… Toutes ces petites choses de la vie quotidienne sont ici parfaitement bien retranscrit mais avec les codes du monde fantastique dans lequel évolue les personnages.

J’ai d’ailleurs adoré tous les petits détails, que se soit les surnoms utilisés ou les friandises horrifiques, tout est similaire mais rien n’est pareil puisque tout est adapté à la vie et aux goûts des créatures de l’ombre dont nous suivons les péripéties.

Leur peur des créatures lumineuses, fées, licornes, chatons, démontre encore une fois le côté point de vue et préjugés. J’ai beaucoup aimé la manière dont sont justement traités les préjugés dans le roman, montrant au fil des pages que ce que l’on croit sans jamais l’avoir vérifié n’est pas forcément juste.

Un autre bon point aussi pour l’humour présent à tout moment. Les noms des mets, les situations, l’effroi face aux paillettes, de nombreuses péripéties prêtent à sourire et sont bien amenées, permettant d’avoir toujours envie de tourner la page.

En bref un ouvrage décalé plein d’humour qui démontre qu’il ne faut jamais juger sur les apparences.

J’ai hâte de lire le second tome !

Terre de brume, T1 Le sanctuaire des dieux – Cindy Van Wilder

 

Titre : Le sanctuaire des dieux

Série : Terre de brume

Auteur : Cindy Van Wilder

Editeur : Rageot

Date de parution : 12 septembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d’une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire des Prêtres de l’eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière. Au cours d’une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d’un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s’est levée… et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s’allient afin d’empêcher leur monde de sombrer dans l’oubli.

 

  • Avis :

De Cindy Van Wilder, je connais la saga Les Outrepasseurs dont j’étais tombée amoureuse de la plume poétique mais dont le nombre de personnages m’avaient parfois perdu. Ici, l’histoire se concentre surtout sur deux personnages principaux : Héra et Intissar. Ceux qui gravitent autour d’elles ont bien évidemment une importance mais sont trop peu pour risque de perdre le lecteur et on est rapidement plongé dans l’histoire.

Nous découvrons un monde recouvert de brume où seuls quelques îlots émergent. Ceux-ci regroupent des sanctuaires où vivent des personnes normales ainsi que des personnes possédant des pouvoirs. Héra peut manipuler l’eau grâce à son vecteur (un pendentif contenant de l’eau de source) mais, à chacune de ses manipulations, elle produit de la brume qu’elle doit ensuite enfermer. J’ai été surprise que personne ne pointe du doigt le fait que continuer à faire de la magie est ultra dangereux dans ce monde déjà très embrumé…

De l’autre côté de l’océan de brume, nous découvrons Intissar qui, elle, manipule le feu grâce à une plante. La dualité qui oppose prêtres de l’eau et sœurs de feu montre que, malgré les conditions précaires de vie, les hommes ont toujours des prétextes pour ne pas s’aimer et se ranger dans des cases. C’est ce qui arrive dès le début du roman et qu’Intissar essaie de contrer tout au long de l’histoire. J’ai totalement accroché avec ce personnage qui place l’humanité avant son propre bien-être et qui n’hésite pas à aller contre les règles même si cela peut lui coûter très cher.

L’intrigue est bien menée et on se laisse facilement emporter. L’écriture fluide permet d’avancer rapidement et, même si je n’ai pas retrouvé la poésie des Outrepasseurs, j’ai beaucoup aimé ma lecture. D’ailleurs… C’est quoi cette fin ? Où est la suite ?

On se retrouve avec une fin très ouverte qui ne donne qu’une envie : que le second tome sorte pour  enfin découvrir ce qui va arriver à Intissar et Héra.

En bref une lecture très agréable pour un roman fantasy YA prenant et bien mené.

Et un petit mot pour cette couverture sublime ❤

Alchimia, T2 – Samantha Bailly et Miya

 

Titre : Alchimia

Auteur : Samantha Bailly

Illustrateur : Miya

Editeur : Pika

Date de Parution : 04 Juillet 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Saë, une jeune alchimiste, sillonne le royaume d’Alchimia en bateau. Avec ses compagnons de voyage, elle utilise ses dons magiques pour collecter et protéger la mémoire de son peuple. Mais la guerre éclate avec Ifen, le royaume voisin qui voue un culte à la Nature. En pleine tourmente, Saë est sauvée par Idan, jeune soldat ifénien. Accusé de trahison et condamné à mort, il trouve refuge sur le navire de Saë.

Alors que tout oppose les jeunes gens, le destin les pousse l’un vers l’autre…

 

Avis :

Après le tome 1 (Chroniqué ici), j’attendais avec impatience ce second tome et je dois dire que je n’ai pas été déçue !

On retrouve avec plaisir les alchimistes et leurs dons qui sont ici controversés, les iféniens trouvant là qu’il s’agit d’un trop grand pouvoir qui viole l’intimité des gens normaux. J’ai beaucoup aimé les explications des alchimistres et l’honneur qu’ils mettent à n’utiliser leurs dons que sur demande pour permettre à la population de se souvenir ou d’aller mieux.

Néanmoins, au fil des pages, ils utilisent leurs dons différemment, peut-être pour une cause juste mains malgré tout de manière contraire à ce qu’ils revendiquaient juste avant. Je suis donc très curieuse de voir si cela sera discuté par la suite entre les personnages et si leur façon de penser va évoluer ou non.

Dans ce tome, la guerre entre Alchimia et Ifen a débuté, amenant son lot de morts et de destruction. Cette violence dont elle est témoin fait grandir Saë et la jeune fille comprend peu à peu ce que les autres lui racontaient en parlant des horreurs commises par les Iféniens. Pourtant, Idan est différent et j’ai beaucoup aimé ce petit rappel que chaque personne choisi ses propres combats et possède sa propre manière de penser. Au contact l’un de l’autre, ils en apprennent plus sur leurs coutumes respectives et c’est bien par la discussion que l’on arrive à dépasser ses préjugés.

On en apprend aussi beaucoup sur le passé de Ruby, la capitaine de l’Atelier et ce fait la rend plus humaine et rend aussi toutes ses décisions compréhensibles. Notre passé nous façonne et il en est de même pour les habitants de l’Atelier. Ethiel est également bien présent dans ce tome et j’adore toujours autant ce personnage qui sait s’adapter et fait passer l’amitié avant toute autre chose.

Quant aux dessins, ils sont une nouvelle fois magnifiques et je me suis souvent arrêtée sur les pages pour en voir les détails. On est projeté en Alchimia par le coup de crayon de Miya et il est facile de se laisser porter. Les expressions des personnages, les décors, les costumes… tout est minutieusement présenté, ce qui donne un charme fantastique à l’ouvrage.

En bref un second tome que j’aurai dévoré !

Les épées de glace, l’intégrale – Olivier Gay

Titre : Les épées de glace

Tome 1 : Le Sang sur la lame

Tome 2 : Le Châtiment de l’Empire

Auteur : Olivier Gay

Editeur : Bragelonne

Date de Parution : 5 Décembre 2015

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Lorsque Deria, fille d’un obscur baron du Nord, est retrouvée assassinée dans la capitale, les plus puissants de l’Empire font tout pour cacher sa mort à son père.

Les deux amis les plus proches de la jeune fille, Shani, sa servante, et Mahlin, un garde du palais, se retrouvent alors mêlés malgré eux à cette conspiration. N’écoutant que leur cœur, ils décident de se rendre dans le Nord annoncer eux-mêmes la nouvelle au mystérieux baron.

Ils n’auraient sans doute jamais entrepris un tel voyage, s’ils avaient su qui était réellement le père de Deria.

Car, désormais, l’Empire va trembler.

 

  • Avis :

ça faisait quelques temps que je ne m’étais pas plongée dans un roman de fantasy mais l’intégrale traînait dans ma PAL depuis un bon moment et ça me semblait être le bon moment de l’en sortir ! J’ai beaucoup aimé cette épopée, très sanglante certes, mais surtout très prenante.

Le résumé concerne une bonne partie du premier tome finalement mais l’histoire prend le temps de mettre en place les différents personnages de l’intrigue tout comme la ville dans laquelle ils vivent. J’ai adoré le caractère de Deria et, malgré ce que l’on sait dès le départ, je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher à elle. Mahlin et sa gaucherie m’ont aussi beaucoup émue mais mon coup de cœur reste pour Shani. L’évolution de cette dernière au fil des pages est impressionnante et elle sera celle qui m’aura finalement le plus touchée dans le roman.

Rekk est vraiment un personnage intéressant et, aux détours de l’histoire, j’ai pu comprendre la fascination que ressentent ceux qui l’entourent. S’il s’agit d’un putain de psychopathe (clairement, n’ayons pas peur des mots), il possède un charisme impressionnant. Les batailles qui le mettent en scène sont prenantes et on oublie vite le sang qui gicle pour se concentrer sur les parades, comme au cinéma. J’ai entre temps appris que La Main de l’Empereur racontait l’histoire de Rekk avant qu’il ne devienne le boucher et je suis très, très, très curieuse de retrouver le personnage !

Concernant l’intrigue, la politique est assez présente pour me satisfaire et la question de savoir qui a tué Deria m’a tellement poussé à me poser toutes sortes de questions que je n’attendais que sa résolution ! En cela, je suis restée totalement abasourdie et je ne peux que saluer l’idée de l’auteur ! Les intrigues se nouent bien entre elles et il est facile d’avoir la carte de l’Empire en tête. J’ai eu l’impression de voyager au côté des personnages et j’ai beaucoup aimé la balade.

Au final, la seule chose qui m’a dérangé dans le roman, ce sont les répétitions de faits que nous savons déjà. Par exemple le fait que Shani change physiquement. A chaque personnage qui s’en rend compte, les mêmes remarques reviennent et j’ai parfois eu l’impression qu’on me prenait un peu pour une blonde à ressasser la même chose. Le fait qu’il s’agisse de personnages différents atténue un peu l’impression mais cela m’a malgré tout parfois un peu agacée.

En bref une belle épopée de fantasy, où les batailles sanglantes font la part belle à l’évolution des différents personnages.

(et cette fin franchement !)

Item Bibliothèque de Poudlard : une intégrale (plusieurs tomes réunis en un seul livre) – 70pts

Grisha, T1 Les Orphelins du royaume – Leigh Bardugo

 

Titre : Les Orphelins du royaume

Série : Grisha

Auteur : Leigh Bardugo

Traducteur : Nenad Savic

Editeur : Milan

Date de parution : 11 Octobre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

OMBRE. GUERRE. CHAOS.
Un royaume envahi par les ténèbres.
Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.
Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold.
Parmi eux : Alina Starkov.
ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.
L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir.
L’Invocatrice de lumière.

 

  • Avis :

Tout d’abord, j’adore le soin apporté aux détails dans la couverture : le cerf, les vêtements, les méandres un peu sombres en bas… Une illustration qui s’accorde parfaitement bien à l’histoire !

Ensuite concernant l’histoire justement… pour être honnête, j’étais curieuse car je ne savais pas trop si la fantasy jeunesse était vraiment pour moi puisque mes relations avec celle-ci sont finalement un peu en dents de scie. Je trouve parfois qu’il y manque un petit côté politique ainsi qu’une dureté qui s’accorde selon moi à la fantasy.

Mais là… Wow, j’ai été totalement entraînée dans l’histoire comme dans l’intrigue. Alina est un personnage attendrissant, plein de volonté mais aussi de faiblesses. Sa personnalité et son caractère la pousse à donner le meilleur d’elle-même sans pour autant être sûre de ce qu’elle fait. J’ai vraiment beaucoup aimé son évolution et je sens que le second tome va être douloureux à son égard. Les personnages qui l’entourent contribuent à accrocher le lecteur et l’auteur à parfaitement su allier les sympathiques à ceux qui le sont moins. Ce, sans jamais tomber dans un côté manichéen puisque les personnages sont très humains, ni bons ni mauvais mais avec chacun leurs défauts et leur passé. J’ai adoré Mal et Genya et, comme tous, j’ai ressenti cette attirance envers le Darkling et son côté intriguant.

Le monde qui nous entoure dans le roman est bien amené et on ne se sent jamais perdu, les descriptions des lieux permettant de se faire une carte mentale alors que les quelques mots typiquement sorti du monde permettent de s’y intégrer tout en étant soit « traduit » dans le texte soit facilement compréhensibles. Ils apportent une touche de fantasy que j’ai fortement appréciée.

L’intrigue est parfaite : politique, humaine et pleine de retournements. Je ne me suis pas lassée un seul instant de ce roman que j’aurai finalement dévoré d’un bout à l’autre en ayant toujours envie d’en savoir davantage tout en appréhendant de voir arriver la fin.

En bref un roman de fantasy haletant, très bien mené et qui me donne très envie d’avoir le second tome sous la main !

 

Entre dans

7 /50

et dans

Item Sombral : un livre que vous commencez avec des préjugés – 60pts

La Passe-Miroir, T1 Les Fiancés de l’Hiver – Christelle Dabos

 

Titre : Les Fiancés de l’Hiver

Série : La Passe-Miroir

Auteur : Christelle Dabos

Editeur : Gallimard Jeunesse

Date de Parution : 6 Juin 2013

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la citadelle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

 

  • Avis :

Après en avoir beaucoup entendu parler, je me suis décidée à me lancer !

J’ai adoré le début ! Le monde qui nous est présenté est génial et les caractéristiques des membres de la famille d’Ophélie m’ont beaucoup plût. Ce rapport qu’ils ont aux objets et au papier est totalement bien trouvé et fascinant et j’ai adoré toute la partie passée sur Anima. Le monde qui nous est proposé est dépaysant mais le lecteur ne s »y perd pas et les personnages rencontrés sont hauts en couleurs. Hector a gagné ma préférence sur Anima et, au fil des pages, Rosaline puis Archibald sont devenus mes petits chouchous.

L’intrigue posée était intéressante et je me suis posée pas mal de questions sur ce qui allait arriver à Ophélie dans le monde dans lequel elle met les pieds, à l’opposé de ses habitudes. Les décors sont posés de telle sorte qu’on se retrouve plongé dans l’histoire et on frissonne rapidement en se retrouvant au Pôle. Un début de roman qui m’a donc vite tenu en haleine.

Pourtant… J’ai bien conscience que je ne vais pas me faire des amis mais j’ai finalement décroché au fur et à mesure. J’ai attendu des intrigues politiques sournoises, des personnages très nuancés mais les événements, tout intéressants qu’ils soient, m’ont paru parfois un peu fades. En lisant ce roman, je me suis aperçue que, si j’adorais le fantastique jeunesse, si j’adorais la fantasy, je ne suis pas réceptive à la fantasy jeunesse qui me parait très édulcorée.

En bref un ouvrage qui m’a laissé sur ma faim…

 

Entre dans

5 / 50

et dans

Ordre de Merlin : un livre qui a reçu plusieurs prix littéraires (au moins 2) – 60pts