L’anneau des Nibelungen – Nicolas Jarry & Didier Graffet

 

Titre : L’anneau des Nibelugen

Auteur : Nicolas Jarry

Illustrateur : Didier Graffet

Editeur : Soleil (Celtic)

Date de parution : 2009

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Wotan marchait à travers la brume épaisse et oppressante, s’appuyant sur sa lance dont la hampe avait été jadis été brisée. Autrefois, un arc-en-ciel reliait Ásgard à la terre des hommes, mais celui-ci avait disparu. La magie fuyait Asgard…

 

  • Avis :

J’ai craqué sur cet ouvrage lors Rencontre de l’Imaginaire de Brocéliande, il y a de cela quelques années. Et je n’avais pourtant pas encore pris le temps de le lire. Pourquoi ? Aucune idée car il est magnifique !

Je ne connaissais pas du tout l’histoire de cet anneau et j’ai pris plaisir à la découvrir. Certains des protagonistes de l’histoire m’étaient familiers par leur nom et j’étais ravie de pouvoir en connaître plus à leur sujet.

Le format du récit m’a un instant mit le doute dans le fait que j’allais l’apprécier car il se construit comme des « chapitres » très courts sur deux pages et j’ai eu peur que tout cela rende la chose décousue puisque ces récits font bien souvent des bonds dans le temps. Néanmoins, la chronologie est là et je suis finalement très vite entrée dans le récit, me demandant ce qui arrivaient aux différents personnages qui s’approchaient trop près de l’anneau.

On découvre donc dans cet ouvrage un pan de la mythologie nordique, bien détaillé et raconté, illustré de tel manière que le lecteur est totalement immergé dans le récit. On y découvre des personnages saisissants, on y côtoie les Dieux et on frémit avec eux en les voyant perdre la tête pour l’anneau.

Le récit autour de Siegfried et Brunhild m’a donné envie d’en savoir plus sur ces deux personnages et leur histoire. Brunhild est une walkyrie et, pour rattraper une faute commise par son père, elle est punie et bannie loin d’Asgard. Fière, combattante féroce, amoureuse, Brunhild est le personnage que j’aurai le plus apprécié au fil des pages. Elle ne dévie pas du chemin qui lui semble juste et est fidèle à sa parole même lorsque cette dernière ne prend pas le chemin qu’elle aurait souhaité.

L’écriture est très fluide et j’ai passé un très bon moment avec ma lecture. Quant aux illustrations, j’étais déjà fan de la plume de Didier Graffet et cet ouvrage est une preuve de plus de la magie qu’il sait mettre dans ses réalisations. Entre la douceur des traits de certains visages et le brutalité des combats, mots et illustrations s’accordent pour faire voyager le lecteur dans un tout autre monde.

En résumé une très belle plongée dans la légende des Nibelungen qui m’a donné envie d’en savoir plus sur la mythologie nordique.

 

Les Faucons de Raverra, T1 La sorcière captive – Melissa Caruso

 

Titre : La Sorcière captive

V.O. : The Tethered Mage

Série : Les Faucons de Raverra

V.O. : Swords and Fire

Auteur : Melissa Caruso

Traducteur : Vincet Basset

Editeur : Casterman

Collection : Big Bang

Date de parution : 12 juin 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Contrôle la magie, contrôle le monde
La magie est peu fréquente dans l’Empire raverrain. Ceux qui naissent avec ce pouvoir sont étroitement contrôlés : repérés dès l’enfance, ils se retrouvent enrôlés de force dans le régiment des Faucons.
Zaira a évité ce sort ; elle a grandi dans les rues en volant pour survivre et en dissimulant sa nature. Mais elle cache une magie rare et dangereuse, une magie qui pourrait menacer l’Empire tout entier.
Amalia Cornaro n’était pas destinée à devenir Fauconnière. Héritière d’une puissante famille, elle a été élevée dans le monde dangereux des machinations politiques. Mais le sort va réunir l’héritière et la sorcière en une alliance improbable. Alors que la menace de la guerre se profile, il pourrait suffire d’une étincelle pour transformer leur cité en un brasier incandescent…

 

  • Avis :

L’un des gros problèmes des premiers tomes en fantasy, c’est qu’ils prennent parfois le temps de poser le décor et les personnages et que l’intrigue reste donc au second plan. Rassurez-vous ici : ce n’est pas le cas ! Le début du roman nous jette directement dans l’aventure des faucons et nous découvrons rapidement le monde dans lequel évolue les personnages, qui est le pouvoir en place, qui fait quoi et dans quel pétrin Amalia a réussi à se fourrer dès les premières pages. J’ai eu malgré tout un moment où j’ai trouvé que l’action ralentissait un peu et où je me suis demandée si l’auteur allait réussir à réinjecter du suspense mais celui-ci n’a pas duré, bien heureusement.

L’intrigue est prenante et bien menée, elle nous emmène d’un endroit à l’autre au rythme des complots qui se nouent. Ah les complots… J’adore ces discussions pleine de fiel que l’on peut trouver en fantasy, où un seul petit mot d’un personnage peut déclencher une guerre et où chaque intonation se doit d’être choisie avec réflexion. Amalia est encore jeune, elle ne s’est jamais réellement intéressée à tout ça et elle doit apprendre vite si elle veut pouvoir évoluer dans le panier de crabes dans lequel elle a mis les pieds.

Dans ce roman, nous plongeons au cœur d’un empire où les mages, nommés Faucons, sont entravés par un bracelet qui annihile leurs pouvoirs tant que le fauconnier auquel ils sont liés ne prononcent pas le mot de libération. Amalia n’a jamais souhaité devenir fauconnière. Zaira a tout fait pour ne jamais être entravée. Marcello est dévoué aux fauconniers et à leur maître. Ces trois personnages vont se retrouver aux prises avec des enjeux qui les dépassent et qui peuvent mener à la guerre.

Au niveau des personnages, hé bien c’est assez rare pour être signalé mais je les ai tous apprécié ! Même les plus retors le sont pour des raisons plausibles et aucun personnage n’est tout noir ou blanc. Les héros ne sont pas forcément courageux, les protagonistes ne sont pas forcément vils mais les forces en présence ont toutes leurs raisons d’agir comme elles le font. Est-ce qu’il s’agit de bonnes ou de mauvaises raisons ? Tout dépend du point de vue d’où l’on se place finalement. C’est l’une des choses que j’ai beaucoup aimé dans ce roman, la manière dont les personnages sont amenés et le fait qu’on ne sait pas toujours les choix qu’ils vont faire. Concernant les trois principaux, Amalia, Marcello et Zaira, ils évoluent tous les trois au fil du roman, passant de la fin de l’adolescence à l’âge adulte et au fait de devoir prendre leurs décisions par eux-mêmes. Ils se retrouvent au cœur du pouvoir, à choisir leurs positions et à devoir décider de qui ils ont envie d’être.

J’ai vraiment hâte de les retrouver pour la suite de leurs aventures et de découvrir qui ils vont devenir.

En bref un premier tome qui est selon moi une vraie réussite !

La petite faiseuse de livres, T1 – Miya Kazuki, Suzuka, You Shina

Titre : La petite faiseuse de livres

Ascendance of a bookworm

V.O. : Honzuki no Gekokujô

Auteur : Miya Kazuki

Illustrateur : Suzuka & You Shina

Editeur : Ototo

Date de parution : 14 février 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Une étudiante bibliovore se réincarne en petite fille dans un monde caractérisé par l’illettrisme, et où l’imprimerie semble n’avoir pas encore été inventée… Mais pour celle qui est morte écrasée par sa bibliothèque, les livres sont vitaux !! Il n’y a qu’une seule solution : s’il n’y en a pas, elle va les fabriquer. Une bibliofantaisie pour les amoureux des livres, par des amoureux des livres !

 

  • Avis :

Qui ne s’est pas déjà dit en voyant sa pile à lire qu’elle finirait par lui tomber dessus et l’ensevelir ? (Bon d’accord peut-être pas tout le monde… Mais peut-être que vous, si ?)

L’histoire nous permet de suivre une étudiante qui termine écrasée par ses ouvrages et se réveille dans la peau d’une petite fille de cinq ans, dans un monde où…horreur, elle ne trouve AUCUN livre.

Maïn, le prénom de la petite fille, a une santé fragile et elle est donc souvent clouée au lit. Or, être alitée sans aucun romans fait paraître les journées très longues. Imaginez un monde où les livres n’existent pas, où l’écriture même semble se résumer aux chiffres.

Nous découvrons ce monde en même temps que Maïn et nous cherchons avec elle, curieux et impatient de savoir comment elle va s’en sortir.

Les dessins sont sublimes, les émotions de chacun des personnages sont parfaitement bien retranscrites et il est facile de s’attacher à Maïn comme à sa grande sœur Tuuli. Je ne sais pas du tout comment j’aurai réagi à sa place mais Maïn a un caractère fonceur, elle sait ce qu’elle veut (des livres comme nous tous 😛 ) et elle ne rechigne pas à la tâche pour réussir à s’en procurer, quitte à devoir les faire elle-même.

Pour les amoureux des livres que nous sommes, ce manga est un peu comme un petit retour aux sources et je ne suis laissée prendre avec plaisir à cette histoire dont j’ai trouvé le premier tome très prometteur.

J’ai hâte qu’on puisse sortir pour me rendre en librairie et découvrir les tomes suivants !

Les contes de Verania, T1 Le Cœur de Foudre – TJ Klune

Titre : Le Cœur de Foudre

V.O. : The Lighting-Struck Heart

Série : Les contes de Verania

Auteur : TJ Klune

Traducteur : Alexia Vaz

Editeur : MxM Bookmark

Date de parution : 16 septembre 2019

 

  • Résumé (éditeur) :

Il était une fois, dans une ruelle des quartiers pauvres de la Ville de Lockes, un jeune homme plutôt solitaire, du nom de Sam Haversford. Quand celui-ci transforme – tout à fait accidentellement – un groupe d’adolescents débiles en pierre, il attire bien malgré lui l’attention d’une puissance supérieure qui l’arrache au seul monde qu’il connaît pour devenir l’apprenti du plus important sorcier du royaume, Morgan of Shadows. À l’âge de quatorze ans, il pénètre dans la forêt de Dark Woods d’où il revient avec Gary, la licorne gay sans corne et un semi-géant du nom de Tiggy, ce qui lui vaut le surnom de Sam of Wilds. À l’âge de quinze ans, il comprend ce qu’est vraiment l’amour quand un nouveau chevalier arrive au château. Sir Ryan Foxheart l’incarnation du plus beau rêve qu’on puisse imaginer. Mais tout tombe à l’eau quand, au fil des ans, Ryan s’éprends du répréhensible prince Justin, que Sam ne peut pas contrôler sa magie, qu’un dragon sexuellement agressif kidnappe le prince, que le roi les envoie à son secours, et que Sam tombe de plus en plus amoureux de la seule personne qu’il ne pourra jamais avoir. Enfin, ça c’est ce qu’il croit.

 

  • Avis :

Soyons clair, Verania n’est pas un roman qui plaira à tout le monde. Si vous cherchez un roman fantasy sérieux, passez votre chemin. Mais si vous voulez passer un moment totalement hors du temps, plein d’humour et avec des personnages adorablement attachants, vous êtes au bon roman.

Pour la petite histoire, j’ai commencé un extrait de ce roman en anglais avant de l’acheter en français et je riais déjà tellement en V.O. que je n’ai pas résisté longtemps à l’idée de ne rien manquer et de l’acheter en français. Avec un plus pour la couverture que je trouve très jolie. Du coup, lorsque j’ai eu besoin d’un roman pour me changer les idées, mon choix s’est très vite porté sur Verania (et puis c’est TJ).

Et j’ai passé des heures à éclater de rire absolument toute seule. Ce qui ne m’a pas empêcher de pleurer comme une madeleine à la fin. Parce que oui, c’est l’un des talents de TJ, il arrive à passer de dialogues complètement hilarants à des situations où les personnages vous serrent le cœur. Je me suis attachée à Sam, à sa volonté d’être un bon fils, un bon apprenti et un bon sujet, à sa volonté de faire de son mieux quelle que soit la situation et à sa timidité envers son énorme coup de cœur pour Ryan.

A ses côtés, il a deux meilleurs amis qui prennent autant soin de lui qu’il prend soin d’eux. Ce qui ne les empêchent pas de s’en mettre plein la gueule en taquineries. Ils sont prêts à sortir les dossiers à la moindre occasion mais également à cacher un corps et à donner un alibi si besoin.  De véritables amis en somme ! A noter que Gary est une licorne sans corne gay, qui chie des cookies et envoie des paillettes par le museau, rien que ça. Et que Tiggy est un demi-géant qui adore autant les câlins que de proposer d’écraser des ennemis.

Les envoyer en quête tous les trois provoquent évidemment des catastrophes et des aventures plus cocasses les unes que les autres. Ajoutez à cela un dragon qui essaie de sauter tout ce qui bouge, un prince relou et un chevalier en armure étincelante qui vit complètement dans le déni et vous avez là une histoire qui va vous faire passer par une myriade de situations loufoques.

Au milieu de tout cela, TJ nous présente une véritable intrigue autour de la magie, des possibilités de Sam et des responsabilités qu’incombent le fait d’avoir un grand pouvoir. Du devoir qu’on a envers ceux que l’on aime mais aussi du devoir que l’on a envers soi-même. Car il convient parfois de se protéger pour pouvoir avancer.

En terminant ce roman, je n’étais pas prête à quitter Verania pour reprendre une vie normale et je n’ai qu’une hâte : entamer le tome deux !

En bref un roman plein d’humour qui permet de passer un moment totalement loufoque et fantastique pour oublier le monde. Un vrai régal.

Les chroniques lunaires, prequel Levana – Marissa Meyer

 

Titre : Levana

Série : Les Chroniques Lunaires

Auteur : Marissa Meyer

Traducteur : Guillaume Fournier

Editeur : PKJ

Date de parution : 2 avril 2015

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« Miroir, mon beau miroir,
dis-moi, qui est la plus belle ? »
Pour les lecteurs des Chroniques Lunaires, Levana est une reine cruelle qui se sert de son magnétisme pour imposer amour et crainte à ses sujets. Mais bien avant que Cinder, Scarlet et Cress ne se rencontrent, Levana a vécu une toute autre histoire, une histoire d’amour et de guerre, de trahison et de mort. Une histoire qui n’a jamais été contée… jusqu’à présent.

 

  • Avis de Rinne :

Ayant adoré les trois premiers tomes de la série, je me suis lancée dans ce prequel puisqu’il est paru entre les tomes trois et quatre. Il nous permet de rencontrer Levana avant toute l’histoire et donc de comprendre comment les personnages en sont arrivés où ils en sont au début de chacun des tomes.

J’ai apprécié découvrir ces petits détails mais, moi qui espérais m’attacher à Levana malgré tout ce que l’on sait déjà d’elle, je suis restée un peu sur ma faim. Tous les personnages ne peuvent pas être bons évidemment mais, même les petits moments qui font qu’elle pourrait être attachante restent teintés d’un soupçon d’égoïsme faisant qu’elle reste un personnage qu’on a envie de mettre à l’écart.

Et pourtant, son enfance explique en partie la personne qu’elle est devenue, suspicieuse, persuadée qu’elle ne peut faire confiance à personne et renfermée. J’ai beaucoup apprécié les réflexions sur le magnétisme, les deux visages qu’il permet et impliquent forcément que la personne en face de nous est finalement peut-être une étrangère.

Levana est donc un personnage qui reste intéressant mais que j’espérais finalement plus intéressant encore. Au final, Channary m’a paru plus intriguante et moins monochrome que Levana.

Aussi la force de ce court roman réside selon moi, non pas dans son personnage principal, mais dans le fait qu’il amène des liens avec les autres tomes de la série et que le lecteur peut donc s’y accrocher pour mieux comprendre l’univers tout entier.

En bref un préquel très intéressant dans la compréhension de la série mais qui m’a semblé un peu en dessous des autres tomes… certainement car je n’ai pas réussi à m’attacher à Levana.

 

  • L’avis de Zehrina :

Pour ma part, j’ai débuté ma lecture des Chroniques Lunaires par ce tome en suivant l’ordre chronologique de l’histoire plutôt que l’ordre de publication (ça me semblait plus logique en fait) et personnellement ça ne m’a pas dérangée. Il s’agit en effet d’un petit tome, qui du coup se prête bien aussi à une introduction aux Chroniques Lunaires, car on y découvre vraiment le personnage de Levana et pour le coup j’ai retrouvé dans les autres tomes le développement des intrigues qui étaient amorcées par ce préquel. Levana m’est assez rapidement apparue comme antipathique je dois dire, mais c’est un peu ce genre de personnage que l’on adore détester finalement. Elle n’a pas toujours eu une vie toute rose, mais elle a vraiment un côté quasiment maléfique et c’est en effet assez difficile de compatir à son sujet. Personnellement j’ai bien aimé ce tome en tant que mise en bouche de l’univers des Chroniques Lunaires, ce tome a piqué ma curiosité et ça m’a vraiment bien motivée à lire les autres tomes, et à y retrouver les intrigues qui étaient annoncées par ce préquel.

Amélia Fang, T4 Le Goûter complètement fabuleux – Laura Ellen Anderson

 

Titre : Le goûter complètement fabuleux

Série : Amélia Fang

Auteur : Laura Ellen Anderson

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Casterman

Date de Parution : 5 février 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Ce sont les vacances à Nocturnia ! Au lieu d’aller à l’école, Amélia part en expédition sur l’île Dragée. Alors qu’ils explorent les environs, Amélia et ses amis Grimaldi, Florence et Tangine sont frappés par un sortilège ancien… et se retrouvent aussi petits que des insectes ! Comment peut-on se sortir de ce pétrin alors qu’on est tout riquiqui ?

 

  • Avis :

On retrouve Amélia et ses amis et c’est la première fois qu’ils partent plusieurs nuits loin de leurs parents. Comme toujours, la série fait donc le parallèle avec les enfants qui grandissent et s’émancipent petit à petit. On retrouve donc ici la difficulté d’être séparé de ses parents pour la première fois mais également l’excitation de partir plusieurs jours en compagnie d’amis.

Ce qui aurait dû être une semaine de découverte et de défis entre eux pour récupérer des badges, se transforme vite en folle aventure lorsque les quatre amis se retrouvent miniaturisés. Comment s’en sortir lorsqu’on fait la taille d’un insecte et qu’on ne peut plus communiquer avec les autres parce qu’ils sont trop grands pour nous entendre ?

Amélia, Grimaldi, Florence et Tangine vont devoir déployer des trésors d’imagination et faire les bons choix pour réussir à s’en sortir. Ce qui impliquera de nouvelles rencontres plus ou moins effrayantes. Amélia Fang est une série de rencontres justement, qui poussent à s’interroger sur les différences qu’on a les uns avec les autres, quelque soit notre race et nos habitudes. Le roman aborde également la notion de vengeance et le fait que la tristesse fait parfois faire des choses qu’on regrette ensuite lorsqu’on se rend compte de leur méchanceté.

L’une des choses que j’apprécie le plus dans cette série, c’est la plongée dans un monde fantastique. Les descriptions et les dessins fonctionnent très bien ensembles pour entraîner le lecteur dans un monde coloré, différent et envoûtant qui propose une immersion totale.

En bref un quatrième tome qui reprend les codes des précédents, faisant un peu plus grandir les personnages en les poussant dans une nouvelle aventure fantastique où il leur faudra se serrer les coudes pour se sortir de toutes les situations.

 

Une histoire de magie T1 – Chris Colfer

badge ZehrinaTitre : Une histoire de magie (T1)

Auteur : Chris Colfer

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 06 février 2020

 

  •  Résumé (éditeur) :

Brystal est une fée. Le seul ennui, c’est qu’au Pays des contes la magie est… illégale ! Pire, les rares enfants qui démontrent des capacités hors du commun sont envoyés au bagne à perpétuité. Heureusement pour l’adolescente, la pétulante Madame Mûredutemps vole à son secours avec une idée folle : ouvrir une académie de magie où ses étudiants apprendraient à utiliser leurs dons pour le bien de tous.
Mais à peine la jeune fée commence-t-elle à maîtriser ses capricieux pouvoirs que la directrice disparaît. Brystal et ses amis seront-ils capables de déjouer le sinistre complot qui menace l’avenir du Pays des contes… et de la magie elle-même ?
PRESERVER LA MAGIE.

  • L’avis de Zehrina

« Une histoire de magie » se situe en amont de la série « Le Pays des Contes ». Si comme moi, vous n’avez pas lu les précédentes aventures se déroulant au Pays des Contes, pas d’inquiétude car ce livre est dans le même univers mais vous pourrez suivre le fil sans souci ! Il y a évidemment des références aux autres livres, mais cela ne pose aucun souci de compréhension et je trouve que ça donne envie de découvrir aussi le Pays des Contes ^^. 
Nous rencontrons donc Brystal Evergreen, jeune fille de 14 ans vivant dans un royaume où son destin est censé se résumer à devenir une bonne épouse et mère. Même la lecture est interdite aux femmes dans ce royaume, un véritable calvaire pour Brystal qui adore bouquiner… Et la damoiselle rêve de bien mieux que l’avenir qui lui semblait réservé… Sans le savoir, ses choix la mènent face à son destin et elle se découvre être une fée. C’est là que son aventure commence réellement, et quelle aventure ! Elle rencontrera des créatures dangereuses, et surtout des amis aux talents magiques et aux personnalités très variées. La magie qui les diffère des autres humains est ce qui va les unir, sous l’enseignement de Madame Mûredutemps, une fée haute en couleurs qui souhaite réhabiliter la magie grâce à son académie. Et très rapidement, ils devront tous s’entraider pour affronter une menace mystérieuse pesant sur les royaumes du Pays des Contes… 
J’ai passé un très bon moment avec cette lecture, qui est bien écrite et qui nous raconte une aventure assez prenante et toute mignonne à la fois. Même si parfois je m’attendais un peu à ce qui allait arriver, j’ai été surprise par certaines révélations et je ne me suis pas du tout ennuyée durant les quelques 400 pages du livre. Je pense que ce roman peut totalement plaire aux enfants (tout comme aux plus grands). On y aborde en effet des thèmes importants comme l’acceptation de soi-même, des autres et de la différence, et on retrouve aussi une réflexion sur la légitimité des lois ou encore la vision du bien et du mal. Le tout en restant abordable et cohérent avec l’histoire de nos jeunes fées, avec bien évidemment de la magie ! 
Soulignons aussi la beauté du livre, grâce aux illustrations de Brandon Dorman : en réalité on a une toute jolie couverture un peu brillante *-* (l’image ici ne rend pas justice)  et de très belles petites illustrations en haut de chaque chapitre. Encore un bel et sympathique ouvrage à avoir dans sa bibliothèque ! 
Je remercie une nouvelle fois les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce service presse ~