Alchimia, T2 – Samantha Bailly et Miya

 

Titre : Alchimia

Auteur : Samantha Bailly

Illustrateur : Miya

Editeur : Pika

Date de Parution : 04 Juillet 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Saë, une jeune alchimiste, sillonne le royaume d’Alchimia en bateau. Avec ses compagnons de voyage, elle utilise ses dons magiques pour collecter et protéger la mémoire de son peuple. Mais la guerre éclate avec Ifen, le royaume voisin qui voue un culte à la Nature. En pleine tourmente, Saë est sauvée par Idan, jeune soldat ifénien. Accusé de trahison et condamné à mort, il trouve refuge sur le navire de Saë.

Alors que tout oppose les jeunes gens, le destin les pousse l’un vers l’autre…

 

Avis :

Après le tome 1 (Chroniqué ici), j’attendais avec impatience ce second tome et je dois dire que je n’ai pas été déçue !

On retrouve avec plaisir les alchimistes et leurs dons qui sont ici controversés, les iféniens trouvant là qu’il s’agit d’un trop grand pouvoir qui viole l’intimité des gens normaux. J’ai beaucoup aimé les explications des alchimistres et l’honneur qu’ils mettent à n’utiliser leurs dons que sur demande pour permettre à la population de se souvenir ou d’aller mieux.

Néanmoins, au fil des pages, ils utilisent leurs dons différemment, peut-être pour une cause juste mains malgré tout de manière contraire à ce qu’ils revendiquaient juste avant. Je suis donc très curieuse de voir si cela sera discuté par la suite entre les personnages et si leur façon de penser va évoluer ou non.

Dans ce tome, la guerre entre Alchimia et Ifen a débuté, amenant son lot de morts et de destruction. Cette violence dont elle est témoin fait grandir Saë et la jeune fille comprend peu à peu ce que les autres lui racontaient en parlant des horreurs commises par les Iféniens. Pourtant, Idan est différent et j’ai beaucoup aimé ce petit rappel que chaque personne choisi ses propres combats et possède sa propre manière de penser. Au contact l’un de l’autre, ils en apprennent plus sur leurs coutumes respectives et c’est bien par la discussion que l’on arrive à dépasser ses préjugés.

On en apprend aussi beaucoup sur le passé de Ruby, la capitaine de l’Atelier et ce fait la rend plus humaine et rend aussi toutes ses décisions compréhensibles. Notre passé nous façonne et il en est de même pour les habitants de l’Atelier. Ethiel est également bien présent dans ce tome et j’adore toujours autant ce personnage qui sait s’adapter et fait passer l’amitié avant toute autre chose.

Quant aux dessins, ils sont une nouvelle fois magnifiques et je me suis souvent arrêtée sur les pages pour en voir les détails. On est projeté en Alchimia par le coup de crayon de Miya et il est facile de se laisser porter. Les expressions des personnages, les décors, les costumes… tout est minutieusement présenté, ce qui donne un charme fantastique à l’ouvrage.

En bref un second tome que j’aurai dévoré !

Publicités

Les épées de glace, l’intégrale – Olivier Gay

Titre : Les épées de glace

Tome 1 : Le Sang sur la lame

Tome 2 : Le Châtiment de l’Empire

Auteur : Olivier Gay

Editeur : Bragelonne

Date de Parution : 5 Décembre 2015

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Lorsque Deria, fille d’un obscur baron du Nord, est retrouvée assassinée dans la capitale, les plus puissants de l’Empire font tout pour cacher sa mort à son père.

Les deux amis les plus proches de la jeune fille, Shani, sa servante, et Mahlin, un garde du palais, se retrouvent alors mêlés malgré eux à cette conspiration. N’écoutant que leur cœur, ils décident de se rendre dans le Nord annoncer eux-mêmes la nouvelle au mystérieux baron.

Ils n’auraient sans doute jamais entrepris un tel voyage, s’ils avaient su qui était réellement le père de Deria.

Car, désormais, l’Empire va trembler.

 

  • Avis :

ça faisait quelques temps que je ne m’étais pas plongée dans un roman de fantasy mais l’intégrale traînait dans ma PAL depuis un bon moment et ça me semblait être le bon moment de l’en sortir ! J’ai beaucoup aimé cette épopée, très sanglante certes, mais surtout très prenante.

Le résumé concerne une bonne partie du premier tome finalement mais l’histoire prend le temps de mettre en place les différents personnages de l’intrigue tout comme la ville dans laquelle ils vivent. J’ai adoré le caractère de Deria et, malgré ce que l’on sait dès le départ, je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher à elle. Mahlin et sa gaucherie m’ont aussi beaucoup émue mais mon coup de cœur reste pour Shani. L’évolution de cette dernière au fil des pages est impressionnante et elle sera celle qui m’aura finalement le plus touchée dans le roman.

Rekk est vraiment un personnage intéressant et, aux détours de l’histoire, j’ai pu comprendre la fascination que ressentent ceux qui l’entourent. S’il s’agit d’un putain de psychopathe (clairement, n’ayons pas peur des mots), il possède un charisme impressionnant. Les batailles qui le mettent en scène sont prenantes et on oublie vite le sang qui gicle pour se concentrer sur les parades, comme au cinéma. J’ai entre temps appris que La Main de l’Empereur racontait l’histoire de Rekk avant qu’il ne devienne le boucher et je suis très, très, très curieuse de retrouver le personnage !

Concernant l’intrigue, la politique est assez présente pour me satisfaire et la question de savoir qui a tué Deria m’a tellement poussé à me poser toutes sortes de questions que je n’attendais que sa résolution ! En cela, je suis restée totalement abasourdie et je ne peux que saluer l’idée de l’auteur ! Les intrigues se nouent bien entre elles et il est facile d’avoir la carte de l’Empire en tête. J’ai eu l’impression de voyager au côté des personnages et j’ai beaucoup aimé la balade.

Au final, la seule chose qui m’a dérangé dans le roman, ce sont les répétitions de faits que nous savons déjà. Par exemple le fait que Shani change physiquement. A chaque personnage qui s’en rend compte, les mêmes remarques reviennent et j’ai parfois eu l’impression qu’on me prenait un peu pour une blonde à ressasser la même chose. Le fait qu’il s’agisse de personnages différents atténue un peu l’impression mais cela m’a malgré tout parfois un peu agacée.

En bref une belle épopée de fantasy, où les batailles sanglantes font la part belle à l’évolution des différents personnages.

(et cette fin franchement !)

Item Bibliothèque de Poudlard : une intégrale (plusieurs tomes réunis en un seul livre) – 70pts

Grisha, T1 Les Orphelins du royaume – Leigh Bardugo

 

Titre : Les Orphelins du royaume

Série : Grisha

Auteur : Leigh Bardugo

Traducteur : Nenad Savic

Editeur : Milan

Date de parution : 11 Octobre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

OMBRE. GUERRE. CHAOS.
Un royaume envahi par les ténèbres.
Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.
Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold.
Parmi eux : Alina Starkov.
ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.
L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir.
L’Invocatrice de lumière.

 

  • Avis :

Tout d’abord, j’adore le soin apporté aux détails dans la couverture : le cerf, les vêtements, les méandres un peu sombres en bas… Une illustration qui s’accorde parfaitement bien à l’histoire !

Ensuite concernant l’histoire justement… pour être honnête, j’étais curieuse car je ne savais pas trop si la fantasy jeunesse était vraiment pour moi puisque mes relations avec celle-ci sont finalement un peu en dents de scie. Je trouve parfois qu’il y manque un petit côté politique ainsi qu’une dureté qui s’accorde selon moi à la fantasy.

Mais là… Wow, j’ai été totalement entraînée dans l’histoire comme dans l’intrigue. Alina est un personnage attendrissant, plein de volonté mais aussi de faiblesses. Sa personnalité et son caractère la pousse à donner le meilleur d’elle-même sans pour autant être sûre de ce qu’elle fait. J’ai vraiment beaucoup aimé son évolution et je sens que le second tome va être douloureux à son égard. Les personnages qui l’entourent contribuent à accrocher le lecteur et l’auteur à parfaitement su allier les sympathiques à ceux qui le sont moins. Ce, sans jamais tomber dans un côté manichéen puisque les personnages sont très humains, ni bons ni mauvais mais avec chacun leurs défauts et leur passé. J’ai adoré Mal et Genya et, comme tous, j’ai ressenti cette attirance envers le Darkling et son côté intriguant.

Le monde qui nous entoure dans le roman est bien amené et on ne se sent jamais perdu, les descriptions des lieux permettant de se faire une carte mentale alors que les quelques mots typiquement sorti du monde permettent de s’y intégrer tout en étant soit « traduit » dans le texte soit facilement compréhensibles. Ils apportent une touche de fantasy que j’ai fortement appréciée.

L’intrigue est parfaite : politique, humaine et pleine de retournements. Je ne me suis pas lassée un seul instant de ce roman que j’aurai finalement dévoré d’un bout à l’autre en ayant toujours envie d’en savoir davantage tout en appréhendant de voir arriver la fin.

En bref un roman de fantasy haletant, très bien mené et qui me donne très envie d’avoir le second tome sous la main !

 

Entre dans

7 /50

et dans

Item Sombral : un livre que vous commencez avec des préjugés – 60pts

La Passe-Miroir, T1 Les Fiancés de l’Hiver – Christelle Dabos

 

Titre : Les Fiancés de l’Hiver

Série : La Passe-Miroir

Auteur : Christelle Dabos

Editeur : Gallimard Jeunesse

Date de Parution : 6 Juin 2013

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la citadelle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

 

  • Avis :

Après en avoir beaucoup entendu parler, je me suis décidée à me lancer !

J’ai adoré le début ! Le monde qui nous est présenté est génial et les caractéristiques des membres de la famille d’Ophélie m’ont beaucoup plût. Ce rapport qu’ils ont aux objets et au papier est totalement bien trouvé et fascinant et j’ai adoré toute la partie passée sur Anima. Le monde qui nous est proposé est dépaysant mais le lecteur ne s »y perd pas et les personnages rencontrés sont hauts en couleurs. Hector a gagné ma préférence sur Anima et, au fil des pages, Rosaline puis Archibald sont devenus mes petits chouchous.

L’intrigue posée était intéressante et je me suis posée pas mal de questions sur ce qui allait arriver à Ophélie dans le monde dans lequel elle met les pieds, à l’opposé de ses habitudes. Les décors sont posés de telle sorte qu’on se retrouve plongé dans l’histoire et on frissonne rapidement en se retrouvant au Pôle. Un début de roman qui m’a donc vite tenu en haleine.

Pourtant… J’ai bien conscience que je ne vais pas me faire des amis mais j’ai finalement décroché au fur et à mesure. J’ai attendu des intrigues politiques sournoises, des personnages très nuancés mais les événements, tout intéressants qu’ils soient, m’ont paru parfois un peu fades. En lisant ce roman, je me suis aperçue que, si j’adorais le fantastique jeunesse, si j’adorais la fantasy, je ne suis pas réceptive à la fantasy jeunesse qui me parait très édulcorée.

En bref un ouvrage qui m’a laissé sur ma faim…

 

Entre dans

5 / 50

et dans

Ordre de Merlin : un livre qui a reçu plusieurs prix littéraires (au moins 2) – 60pts

Je n’aimerai plus – Stéphane Soutoul

 

Titre : Je n’aimerai plus

Auteur : Stéphane Soutoul

Editeur : Rebelles

Date de Parution : Octobre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Les ombres du passé les séparent et pourtant…
Inconsolable, Solange trouve refuge dans la solitude depuis le décès de son premier amour. Le marquis de Rousserolle souhaite malgré tout que sa fille épouse un aristocrate digne de son rang. Dans l’attente de fiançailles auxquelles elle refuse de se soumettre, Solange est placée sous la protection de Childéric de Frazignac. Dès le premier regard, la jeune femme perçoit le bretteur taciturne comme une atteinte à sa liberté.
La guerre ne tarde pourtant pas à s’embraser aux frontières du royaume. Pris dans la tourmente des événements, Solange et Childéric apprennent à cohabiter, à découvrir leurs blessures mutuelles, leurs espoirs…
Se pourrait-il qu’un cœur en deuil finisse par s’éprendre d’une âme torturée, envers et contre tout ?

 

  • Avis :

Un mot sur la couverture déjà que je trouve très jolie ~

Concernant l’histoire, j’ai beaucoup aimé le côté loyauté à l’extrême des personnages. Le concept de valeureux possède un côté très chevaleresque. C’est d’ailleurs l’un des points qui m’a plu : l’ambiance très moyenâgeuse de l’histoire. On y retrouve les châteaux et la notion de vassalité tout autant que les règles de bienséance.

Malgré tout, le Marquis de Rousserolle élève ses filles avec une tendresse toute particulière et leur laisse une liberté de parole qui permet à Solange de rapidement monter au créneau lorsque quelque chose ne lui plait pas. Cette propension à pouvoir dépendre en partie de sa propre vie n’a pas préparé Solange à ce que l’on décide pour elle.

A vrai dire, le caractère de Solange ne m’a pas poussé à l’apprécier particulièrement. Oui, elle est malheureuse, oui elle veut être toute seule (et cela par contre, je peux parfaitement le comprendre), oui elle en veut à son père… Mais pauvre Childéric ! Leurs échanges sont malgré tout vraiment sympas à lire et j’ai finalement beaucoup apprécié l’évolution de Solange au fil des pages. Elle se révèle plus réfléchie et tendre que ce que le début du roman laissait présager.

Par ailleurs, j’ai adoré les deux sœurs présentent dans l’histoire ! Aussi bien celle de Solange que celle de Childéric qui apportent toutes deux un rayon de soleil à l’intrigue.

En bref une jolie romance dont les personnages secondaires amènent un petit plus !

 

Entre dans

Item – Gallions : un livre qui coûte plus de 18€ (30pts)

 

Les Seigneurs de Bohen – Estelle Faye

 

Titre : Les Seigneurs de Bohen

Auteur : Estelle Faye

Editeur : Critic

Date de Parution : 02 Mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« J’avais seize ans quand j’ai quitté la steppe. Mais je ne vais pas vous narrer mon histoire. Je ne vais pas non plus vous relater les exploits de grands seigneurs, de sages conseillers, de splendides princesses et de nobles chevaliers. Je croyais, quand j’étais jeune, que c’était dans ce bois qu’on taillait les héros. Je me trompais.
Je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l’escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wenceslas le clerc de notaire, condamné à l’enfer des mines, et qui dans les ténèbres trouva un nouvelle voie… Et de tant d’autres encore, de ceux dont le monde n’attendait rien, et qui pourtant y laissèrent leur empreinte. Leur légende.
Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra. »

 

  • Avis :

J’ai craqué pour Les Seigneurs de Bohen pour, approximativement, trois grosses raisons :

  • Le résumé et la couv’ qui, il faut le dire, sont bien sympas !
  • Le feuilletage et la lecture des premières pages qui m’ont convaincue que l’écriture allait me plaire.
  • La discussion avec l’auteur. Estelle Faye sait comment parler de son histoire et de ses personnages, donnant envie de les connaître et de les suivre dans leurs aventures.

La première chose à savoir en commençant ce roman c’est qu’il est dense. Le fait qu’il s’agisse d’un one-shot (tiens, encore une raison qui m’a fait craqué…), oblige l’histoire à se concentrer dans les 600 pages de l’ouvrage. Pas de temps à perdre donc puisqu’il n’y a pas de tome de mise en place pour nous présenter les différents personnages, leurs histoires et le monde dans lequel ils vivent. Cependant, je ne me suis jamais sentie perdue et ce, malgré le nombre de personnages. Chacun apporte sa pierre au roman et chacun à sa propre personnalité. Je me suis attachée à chacun d’entre eux, mes affinités variant au fil des chapitres.

A vrai dire, je n’ai pas vu passer ces 600 pages… Une fois plongée dans le roman, la seule chose qui m’importait était de connaître la suite de l’histoire. De savoir ce qui c’était passé, de voir comment aller évoluer Sainte-Etoile, Maeve, Wens, Sorenz…

Bon… J’avoue m’être spoilé un moment pour vérifier que le chouchou de mon perso chouchou survivait… me rendant difficile les derniers chapitres. Et, si je comprends parfaitement cette fin (Merlin, une fin ouverte que j’aime !), je ne suis pas du tout d’accord T.T

Concernant l’histoire… Je ne sais trop que vous dire pour ne pas vous en dire trop. On parle bien souvent des grands auteurs anglophones lorsqu’on aborde la fantasy mais on oublie de regarder nos auteurs français et il serait vraiment dommage de passer à côté des Seigneurs de Bohen. L’intrigue est passionnante, le côté politique est très bien mené, le monde est recherché et ses règles sont parfaitement expliquées. Estelle Faye ne fait aucun cadeau à ses personnages et ces derniers sont loin d’être tout noir ou tout blanc. Ils souffrent, ils aiment… ils vivent au fil des pages et il est impossible de ne pas vouloir les suivre pour savoir ce qui va leur arriver, même si on sait parfois qu’ils courent droit à la mort ou font de mauvais choix.

Que vous dire d’autres… Lisez-le ?

En bref, j’ai voyagé, j’ai aimé et j’ai eu du mal à ressortir de ce monde dans lequel j’avais vécu tant d’aventures… Un véritable régal !

 

« Il parlait de changement. Il expliquait que le peuple pouvait renverser un Empire, que cela s’était déjà vu, que cela se verrait encore. Mais aussi, il disait que les hommes n’avaient pas uniquement besoin de pain, de toits lorsqu’il pleuvait, de bois pour le feu en hiver. Ils avaient besoin d’être libres. Libres quels que fussent leurs talents, leurs religions, leurs amours. Libres de pratiquer la magie, de vénérer le Verbe Créateur, le Feu ou la Dame des Mers tant qu’ils laissaient en paix leurs contemporains. Libres d’aller et venir dans tout l’Empire, sans servage, sans péage, sans murs et sans barrières. En l’écoutant, en absorbant ses paroles à l’unisson de l’auditoire, [elle] comprit qu’il n’y avait pas que la magie, que les golems qui pouvaient abattre les grilles du ghetto. Il n’y avait pas que les chiens de guerre et la poudre qui pouvaient renverser les seigneurs et les maîtres. Il y avait la colère, et il y avait l’espoir. »

 

Roman sélectionné pour le prix Imaginales des collégiens et lycéens 2018 !

L’attaque des titans, Hope of the City – Ryô Kawakami

Titre : Hope of the city

Série : L’attaque des titans

V.O. : Shingeki no Kyojin Kakuzetsu Toshi no Jyouou

Auteur : Ryô Kawakami

Basé sur l’oeuvre de : Hajime Isayama

Traducteur : Yukari Maeda et Patrick Honnoré

Illustrateur : Range Murata

Editeur : Pika Roman

Date de parution : 9 Novembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Avec la chute du Mur Maria, les habitants du district Quinta ont été coupés du reste de l’Humanité engendrant la famine et le chaos. Rita, jeune recrue tente de protéger la ville malgré les actions de brigands qui profitent de la peur de la population

 

  • Avis :

N’ayant pas lu le manga, je découvre donc l’univers via ce roman et, une chose est sûre, il n’a rien d’un monde où l’on voudrait vivre ! (A part si vous aimez risquer votre vie à chaque coin de rue, évidement).

Au niveau de l’ambiance, le lecteur est directement mis dans le bain et j’ai bien souvent grimacé. Entre les mâchouillages de bustes, les gens qui meurent et les chairs qui volent, on ne peut pas dire que les titans font dans la dentelle. Si vous êtes sensible à ce genre de description, nul doute que vous allez certainement avoir un peu de mal avec le début du roman. Néanmoins, il permet de se rendre bien compte du monde dans lequel Rita et Mathias évoluent.

Concernant Rita, elle fait partie de ces personnages qui grandissent rapidement et qui prennent les décisions qui s’imposent parce qu’elles leur semblent juste et ce, quelles que soient les difficultés. Malgré son jeune âge, le monde dans lequel elle vie l’a obligé à devenir une guerrière et à apprendre à compter sur ses points forts pour ne pas mourir durant une attaque de titans. Éprise de justice, elle est parfois naïve concernant ceux qui l’entourent. Ce trait de caractère se retrouve aussi en Mathias. Lui l’enfant de nanti, qui n’a jamais vraiment eu à se confronter aux difficultés autres que celles que son père a placé devant lui, se rend soudainement compte qu’il doit revoir sa façon d’appréhender le monde.

Sa volonté de retrouver Rita l’oblige à prendre des décisions qu’il n’aurait jamais envisagé et j’ai beaucoup aimé la loyauté qu’il a envers son amie d’enfance. Les dangers qu’il rencontre au fil du roman et les personnages qu’il croise l’amènent à mûrir doucement.

Malgré tout, et c’est là le point faible du roman selon moi, si l’univers est parfaitement bien exploité, les personnages manquent un peu de substance. On les comprend mais il est difficile de s’y attacher réellement malgré l’intrigue qui, elle, est bien menée et amène le lecteur à avoir envie de savoir la suite de l’histoire.

Les dernières pages sont un joli cliffhanger qui donne envie de découvrir le second (et dernier) tome pour connaître le fin mot de l’histoire et avoir les réponses à nos questions concernant les personnages.

Un point aussi sur les quelques dessins qui parsèment l’ouvrage et qui sont graphiquement très jolis.

En bref un roman assez court mais qui nous plonge dans un tout nouvel univers en compagnie de personnages qui doivent faire des choix radicaux pour survivre.

Merci aux éditions Pika roman pour cette découverte.

 

Entre dans

25 / 50