Dry – Neal & Jarrod Shusterman

Titre : Dry

Auteurs : Neal et Jarrod Shusterman

Editeur : Robert Laffont

Date de Parution : 22 Novembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Avez-vous déjà eu vraiment soif ?
La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches…
Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.
Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.

 

  • Avis :

Ayant adoré les deux tomes de La Faucheuse, j’étais très curieuse de lire de nouveau un roman de l’auteur qui écrit ici avec son fils. Ironiquement, j’ai débuté Dry au moment du début de la canicule et c’était finalement vraiment intéressant de se demander si le roman serait crédible si la situation se passait réellement dans des lieux habitués à avoir l’eau courante. Si soudain cette eau se coupait, les gens deviendraient-ils des zombies assoiffés ? Aideraient-ils leur prochain ? Se tireraient-ils allègrement dans les pattes ? Hé bien oui, je pense que tout ce qui arrive dans le roman est parfaitement réel. Et effrayant donc.

Limiter la consommation d’eau est devenue quelque chose de récurrent lors des périodes de chaleur (et devrait l’être tout le temps à vrai dire) mais, malgré tout, l’accès à l’eau courante et une habitude et on se pose peu la question de savoir ce qui se passerait si cette eau venait à manquer.

Au début du roman, l’eau arrête soudainement de couler des robinets, c’est le tap-out. Bien évidemment, ne plus avoir accès à l’eau potable devient rapidement problématique et chacun cherche des solutions, souvent les mêmes. Le chaos s’installe vite et qui a de l’eau devient une proie plus qu’une envie. En suivant Alyssa et Kelton, en entrant dans leurs pensées, on les voit découvrir les gens qui les entourent. Le fait que les deux adolescents soient totalement différents, Alyssa étant plutôt dans le ressenti et dans l’aide et Kelton étant plutôt dans les faits et préparé à l’apocalypse, permet de mettre en lumière différentes choses. La première c’est qu’ils ont tous les deux à la fois raison et tord. Le tap-out fait changer les gens mais chacun d’eux décident de la manière dont il le fait, qu’elle soit belle à voir ou non.

Les apartés qui parsèment le texte nous permettent de découvrir d’autres personnages et d’autres situations, faisant un état des lieux et ne cantonnant pas le texte au groupe principal. J’ai beaucoup aimé ces moments qui montrent donc un ensemble : toute la population subit le tap-out et le reste du monde en prend peu à peu conscience sans cependant le comprendre totalement. L’utilisation qui est faite des médias est tellement réaliste qu’elle en est effrayante : les informations ne disent que ce qu’elles veulent, sans commune mesure avec la réalité vécue par les gens qui se prennent le manque d’eau de plein fouet.

De la même manière, les personnages sont criants de réalisme. Il y aura toujours ceux qui découvriront en eux des ressources insoupçonnés pour aider les autres, ceux qui profiteront de la faiblesse de certains et d’autres qui feront tout pour que survivent les gens qu’ils aiment. Aucun d’entre nous ne peut savoir comment il réagirait dans une situation comme celle-ci même si on espère tous ne pas se transformer en monstre.

En bref un roman fort, qui nous rappelle que nous avons bien de la chance et que, pour certain, Dry est une réalité.

 

Les Puissants, T3 Libres – Vic James

Titre : Libres

V.O. : Bright Ruins

Série : Les Puissants

V.O. : Dark Gifts

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 11 Avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION IL S’AGIT D’UN TOME 3, NE PAS LIRE SANS AVOIR LU LES PRECEDENTS

Meurtrie, trahie, choquée, Abi a rejoint les rangs de la rébellion. Mais peut-elle encore croire à la paix ? Et si la violence était la seule arme à opposer à la tyrannie ?
Évadé de prison, Luke n’a pas d’autre choix que de s’allier à son ennemi, le mystérieux Silyen Jardine. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Les manipulations politiques et les combats magiques déchirent un pays à feu et en sang. Alors que le chaos menace, Abi, Luke et Silyen ont le pouvoir de transformer leur pays – ou de le détruire.

 

  • Avis :

Hé bien ça y est… Les Puissants c’est fini ! Deux ans depuis la sortie du premier tome, un an depuis celle du second et voilà, le troisième signe la fin de cette sanglante aventure.

Alors, autant vous le dire tout de suite : je ne sais pas si je suis satisfaite de cette fin. J’ai adoré le roman, aucun soucis là-dessus ! Mais cette fin… me laisse un peu sur ma faim. Un (ou trois) chapitres de plus n’aurait pas été de refus si vous voyez ce que je veux dire. Bref, cette série reste l’une de mes séries préférées et un coup de cœur magistral mais… je suis frustrée, voilà.

Mais laissons de côté la fin qui, au final, ne concerne que l’épilogue, pour nous concentrer sur tout le reste. Quel plaisir de retrouver tous les personnages ! A vrai dire, j’ai même relu les deux premiers tomes, chose qui m’arrive très, très rarement, parce que je ne voulais pas prendre le risque de rater le plus petit détail de l’intrigue. Ce qui en dit long sur ce que je pense de cette série (si vous êtes curieux, je vous invite ici pour le premier tome et là pour le second).

Nous retrouvons donc tous les protagonistes présents pour le grand final, entre ceux qui veulent garder le pouvoir et opprimer les autres et ceux qui réclament l’égalité. Comme dans chaque tome, les personnages évoluent et c’est un plaisir de les voir faire. Abi m’a plus d’une fois serré le cœur mais son courage et sa détermination force l’admiration. Elle devient quelqu’un qu’elle n’aurait jamais pensé être et qui, finalement, comprend qu’on ne peut pas toujours être altruiste et bon. Pas lorsqu’on veut changer les choses. En vérité, Abi est le personnage avec lequel je me sens le plus proche. Parce qu’elle a perdu au fil des pages cette naïveté qui caractérise l’enfance pour devenir une adulte consciente de la dureté des choses et de la nécessité d’être parfois tout aussi dure. A côté, Luke reste peut-être un doux rêveur, même s’il vit des choses horribles et est certainement le personnage le plus courageux de la série. Ces deux personnages évoluent tellement entre le premier tome et le troisième que je suis admirative de voir la manière dont l’auteur les a fait grandir. Gavar et Silyen suivent eux aussi une évolution différente mais bien présente et, comme je l’avais pressenti, Silyen restera un de mes chouchous, perplexe devant des émotions qu’il ne comprend pas et beaucoup trop intelligent pour être compris et pour comprendre les autres.

J’ai passé une grande partie du roman à me questionner sur certaines des personnages, à me demander qui jouait double ou triple jeu et qui allait me décevoir au final. Et c’est là l’une des choses que j’ai adoré dans ce roman : on ne sait pas comment tout va se terminer. On ne sait pas qui va vivre ou mourir. On ne sait pas qui va se salir les mains et qui va craquer. On ne peut que suivre l’histoire en croisant les doigts pour que certains restent indemnes et pour que d’autres comprennent. C’est dur, émouvant et parfois horrible mais c’est tellement bien amené… Aucune des morts de la série n’est gratuite, chacune apporte un tournant dans l’action et est un acte nécessaire. Pour l’avancé de l’histoire, pour celle d’un personnage, pour faire pencher la guerre d’un côté ou de l’autre. Aucun personnage n’est tout noir ou tout blanc. Ils font tous des erreurs, ils se questionnent, ils se retrouvent face à un ordre établi qu’ils ne comprennent pas forcément mais dont ils sont prisonniers, tous autant qu’ils sont.

L’action se déroule et on se retrouve pris au jeu. En définitive, si j’ai fait des conjonctures sur certains personnages, je me rends compte que je n’en ai jamais fait concernant l’intrigue. Parce que je voulais juste connaître la suite et continuer à lire. Parce que je savais que tout serait logique et que je serai satisfaite, ayant toute confiance en l’auteur pour savoir où elle allait. Bon, okay, maintenant je ronchonne sur l’épilogue (et je pense que je ronchonnerai encore un moment) mais, malgré tout, il est terriblement cohérent. Il se heurte au fait que j’aime savoir comment tout se termine et avoir un point final. Là, tout n’est pas dit mais, au-delà de cela, il est parfait. Tout comme la série l’a été.

En bref un coup de cœur magistral pour cette série dans son intégralité ❤

 

 

Illuminae, T1 Dossier Alexander – Jay Kristoff & Amie Kaufman

 

Titre : Dossier Alexander

V.O. : The Illuminae Files _01

Série : Illuminae

Auteurs : Jay Kristoff & Amie Kaufman

Editeur : Casterman

Date de Parution : 14 septembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

 

  • Avis :

Le roman est réalisé comme un dossier classé top secret dont on découvre des événements racontés de façons linéaires et, franchement, c’est excellent ! N’étant habituellement pas fan des histoires qui se déroulent dans l’espace, j’ai hésité un moment avant de me lancer dans cette lecture. Mais comme les retours étaient top et qu’une de mes amies me poussait à sauter le pas, Illuminae a atterri dans ma wish-list. Et une amie me l’a offert ❤

Il a quand même attendu un an avant de sortir de ma PAL le pauvre. Par contre… une fois commencé… Les six cent pages m’ont tenus que deux jours.  Et j’ai acheté le tome 2 dans la foulée. Autant vous dire que ce premier opus m’a complètement emballé !

On se retrouve immergé dans la bataille aux côtés de Kady et Ezra et on les suit à pas à pas dans l’horreur. Car, il faut l’avouer, ce qui se déroule dans le roman est horrible. Il s’agit d’exécutions, de monceaux de cadavres et de maladies chimiques. Il s’agit d’une véritable guerre dans un lieu clos en plein milieu de l’espace. Sans échappatoire donc.

Si l’histoire est prenante, elle est surtout servie dans un écrin particulier. La mise en page nous plonge totalement dans des discussions via chat, dans des retranscription de vidéos (avec commentaires du transcripteur à l’appui), dans des sorties dans l’espace… Oui, même les moments où les personnages sont au milieu des étoiles sont présents dans la mise en page magnifique. On est obligé de tourner le roman pour pouvoir le lire et, au final, on est forcé de suivre les personnages pas à pas, de rester derrière eux et de vivre l’aventure avec eux pour ne rien perdre de l’intrigue.

Au fil des pages, nous voyons grandir Kady et Ezra. Ils n’ont pas le choix de mûrir et de faire des choses dont ils ne se seraient jamais cru capables. Le roman nous montre ce qu’on peut trouver de meilleur en nous lorsque les temps l’exigent mais aussi ce qu’on peut y trouver de pire. Car personne ne sait la manière dont il va réagir s’il est acculé. Et, pire souvent, lorsque ce sont ses proches qui entrent dans l’équation. Nos émotions nous brouillent parfois et c’est là où le roman propose quelque chose de très intelligent : il nous présente AIDAN, l’intelligente artificielle du vaisseau. Il ne ressent aucune émotion et prend donc des décisions uniquement pour le plus grand nombre sans tenir compte de tout ce qui a trait à l’humanité.

Est-ce mieux ? Pire ?

A vous de le décider en refermant Illuminae.

Ceux des limbes – Camille Brissot

 

Titre : Ceux des limbes

Auteur : Camille Brissot

Editeur : Syros

Date de parution : 5 Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Du haut du Mont-Survie, Oto admire chaque jour la forêt qui l’encercle à perte de vue. Elle est si belle qu’il en oublierait presque ce qui se tapit sous les arbres. Mais lorsque la montagne s’endort, que les lumières s’éteignent et que les voix s’effacent, le vent résonne d’un chant inhumain, effroyable : le gémissement des limbes, les victimes de l’épidémie. Bientôt, Naha devra passer plusieurs jours et plusieurs nuits dans la forêt. Oto refuse de rester cloîtré en espérant le retour de celle qu’il aime plus que tout. Quitte à être une proie de plus, il va sortir lui aussi.

 

  • Avis :

ça faisait un petit moment que je n’avais pas lu de romans post-apocalyptique ni de romans de « zombies » et, après mon coup de cœur pour La maison des reflets de la même auteur, j’étais curieuse de savoir si j’allais autant apprécier ce roman que le précédent.

Carrément, le sujet n’est pas le même et pourtant… On retrouve cette similitude des questions sur la vie et la mort. Encore une fois, je me suis laissée embarquer par la plume de Camille Brissot et, s’il m’a fallut quelques chapitres pour entrer totalement dans l’histoire, j’ai ensuite eu beaucoup de mal à décrocher (mais de toute manière, dormir et manger, c’est surfait ! 😛 )

J’ai suivi avec intérêt l’histoire qui se déroule dans le Mont-Survis, mais je n’ai vraiment été totalement dans l’histoire que dès le moment où ils sortent. Une fois en forêt, j’ai complètement été happée. Avec une petite préférence d’ailleurs pour les moments qui rendent hommage à la beauté de la nature malgré les faits. Le simple plaisir de s’arrêter et de regarder autour de soi, chose que nous ne faisons sûrement pas assez souvent finalement. En cela, Oto est un personnage parfait. Dans le sens où il ne l’est pas justement. Oto est plein de doutes et de failles, il ne connait pas ses forces et pourtant, il suit son instinct et il se préoccupe des autres. Il est aussi buté et parfois haineux malgré sa profonde capacité à l’empathie et à l’émerveillement. Il est donc facile de s’attacher à lui.

La vie dans la forêt contient assez de suspense pour qu’on frissonne pour les personnages obligés d’avancer. Si le Mont-Survis est un endroit où la vie s’est un peu arrêté, la forêt représente une course contre la mort et le texte est empreint du sentiment qu’il faut aller vive et avancer pour ne pas mourir. Au fil du roman, d’autres émotions se superposent et j’ai beaucoup aimé la douceur qui se dégage finalement du texte malgré tout. A travers les actes de certains personnages, on ressent l’humanité sous-jacente et on se rend compte que rien n’est facile. Si les limbes sont des monstres, n’ont-ils pas avant tout été des hommes ? Des hommes qui ont aimé et ont été aimés. A travers Oto, on voit ce qu’un autre point de vue peut amener chez un jeune homme qui n’a jamais eu d’autres exemples que ceux du Mont-Survis.

En bref une histoire passionnante sur la vie, sur les difficultés qu’on y rencontre et sur l’espoir qu’elle peut détenir.

Un tome 2 peut-être ? (a)

 

Item Sinistros : un livre apocalyptique ou post-apocalyptique – 40pts

33 / 50

Paris est tout petit – Maïté Bernard

 

Titre : Paris est tout petit

Auteur : Maïté Bernard

Editeur : Syros

Date de Parution : 1er Février 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Une romance contemporaine pour les Young adult et les adultes! Inès a 17 ans, elle est musulmane et vit en banlieue parisienne. Gabin a 19 ans, il n’est pas musulman, et il vit dans les beaux quartiers du XVème arrondissement, près de la tour Eiffel. Cette histoire est-elle destinée à être le typique love game entre une jeune vierge et un homme insupportable mais à tomber, un amour sucré qui ne sera qu’un amour de jeunesse? Et que dit le Coran sur la passion brûlante entre deux jeunes gens? Inès et Gabin l’ignorent car la religion n’est pas la plus grande différence. En effet, par exemple, Inès a lu tout Jane Austen, Don Quichote, une grande partie de Victor Hugo, Proust, Zola, Zweig. Gabin….non! Lui, ce qu’il aime, c’est le cinéma et les séries de zombies. Mais Paris veille sur eux, le Paris des touristes et le Paris des Parisiens, le Paris de la chick’ lit’, des comédies romantiques et le Paris de tous les jours, Paris qui veille sur eux comme un ange gardien jusqu’à ce vendredi 13 novembre où le terrorisme s’abat sur la capitale. « Révèle-moi » se sont susurré les deux amoureux pendant trois mois. Mais à partir de ce jour là, tout va changer. Car la mère de Gabin est dans la salle du Bataclan…Leur amour va-t-il survivre à ce qui va suivre?

 

  • Avis :

A dire vrai, je ressors assez perplexe de ce roman…

Je pense que ce qui m’a le plus dérangé, c’est que je n’ai pas réussi à m’attacher aux deux personnages principaux. J’ai beaucoup aimé Bahia, Sekou et Ludo, Roman aussi mais je n’ai ressenti aucune affinité, ni avec Inès, ni avec Gabin. Leur coup de foudre, leurs manières d’interagir entre eux… je n’ai pas réussir à croire une seconde à leur histoire.

Par contre, j’ai aimé avoir un regard sur les classes suivis par les jeunes des banlieues défavorisées et j’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur nous présente ces personnages qui veulent réussir. Les questions posées sur la religion sont bien amenées et font réfléchir sur le sens que chacun donne à sa foi. Je m’attendais néanmoins à ce que les différences entre les deux jeunes gens soient plus présentes en lisant le pitch puisque c’est l’une des premières choses que l’on sait sur Inès : elle est musulmane. Quant à Gabin, la première information est qu’il vient d’une famille aisée. Pourtant, mise à part les questionnements d’Inès… ces faits ne sont pas vraiment exploités.

De la même manière concernant l’horreur qui s’est déroulé au Bataclan. C’est dommage parce que les réflexions qui parsèment le texte sont réellement intéressantes et méritent qu’on s’y attarde. Mais je pensais justement qu’elles seraient plus poussées que cela. Ici, j’ai eu l’impression que l’attentat servait surtout à ce qu’Inès se pose des questions sur elle-même et remette ses choix en questions. Et qu’un tout autre événement aurait finalement eu le même effet sur elle. Je n’ai donc pas compris le pourquoi du choix de cet événement-là. Puisqu’il est récent, puisque nous l’avons vécu, j’ai trouvé qu’il ne prenait pas assez de place dans le roman. Il sert l’intrigue certes et permet à celle-ci de se développer mais j’ai eu l’impression que cela aurait été la même chose s’il ne s’était pas agit de ce drame-ci et ça m’a dérangé.

A contrario, ce que j’ai apprécié, c’est de ressentir l’amour de l’auteur pour Paris. la ville devient rapidement le personnage principal de l’histoire et on la découvre à travers les balades menées par Gabin. Tout le roman donne envie de marcher dans Paris et de lever les yeux pour tout voir, de s’imprégner de son histoire et d’y déambuler tranquillement.

En bref un ouvrage qui ouvre de nombreuses réflexions mais qui m’a laissé perplexe sur les choix fait par l’auteur.

 

Item Engorgio : Un livre composé d’au moins 40 chapitres

19 / 50

L’Attaque des Titans, Before the Fall – Ryô Suzukaze

 

Titre : Before the Fall

Série : L’Attaque des Titans

Auteur : Ryô Suzukaze

Basé sur l’oeuvre de : Hajime Isayama

Illustrateur : Thores Shibamoto

Editeur : Pika roman

Date de Parution : 11 Octobre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Angel Aaltonen, un artisan du district de Shiganshina, souhaite protéger son meilleur ami, un soldat du Bataillon d’Exploration amené à côtoyer les Titans de près lors des expéditions extra-muros. Pour cela, il doit mettre au point une arme capable de venir à bout de ces monstres réputés immortels. Cependant, personne ne connaît leur point faible, personne n’est jamais parvenu à en tuer un seul. Au prix de rudes épreuves, Angel finit par inventer un “dispositif” qui permettrait aux humains de tenir tête à leurs ennemis. Hélas, le parti Conservateur estime qu’il est inutile de se confronter davantage aux Titans et décide de dissoudre prochainement le Bataillon d’Exploration…
L’humanité va-t-elle restée recroquevillée derrière ses murs, totalement désarmée ?!

 

  • Avis :

Après Hope of the City et Mistress of the City, voici donc la genèse de l’Attaque des Titans ~

En soi, connaître toute la genèse du dispositif tri-dimensionnel peut être réellement intéressant pour les fans de l’Attaque des Titans puisque c’est ce dispositif qui est au cœur de la série. En permettant aux membres du Bataillon de pouvoir s’élever jusqu’au point faible des titans, ce dispositif est leur meilleur chance de survie. Mais il y a évidemment eu un avant et c’est ce que le roman nous permet de découvrir ici.

Au début du roman, les Titans sont invulnérables et Angel, artisan au service de l’armée, est curieux de pouvoir les observer pour trouver leur point faible, tout comme de voir l’utilité de ses inventions. Le personnage est bien amené et on comprend vite qu’il est plein d’imagination et qu’il veut faire au mieux tout en étant totalement à côté de la plaque pour que ce qui est des titans au départ. L’amitié qui règne entre Angel, Maria et Solmu est sympathique et permet une petite dose de douceur dans un roman finalement assez sombre (comme le reste de la série).

J’ai bien aimé les réflexions au long du roman mais j’aurai aimé que le côté politique soit un peu plus poussé puisque, si on se rend compte des tensions, on reste malgré tout en surface sur ce sujet. Néanmoins, le roman tient ses promesses de préquelle et d’explications du passé d’Angel.

En bref un roman qui plaira certainement aux fans de la série.

 

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Item : Boutefeu chinois : un livre d’un auteur originaire de l’Extrême-Orient – 40pts

L’Attaque des Titans, Harsh Mistress of the City – Ryô Kawakami

 

Titre : Harsh Mistress of the City

Série : L’Attaque des Titans

Auteur : Ryô Kawakami

Basé sur l’oeuvre de : Hajime Isayama

Illustrateur : Range Murata

Editeur : Pika Roman

Date de Parution : 8 Mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Shinganshina est tombée et une grande partie de l’humanité s’est réfugiée derrière le mur Rose. Le district de Quinta, situé à l’extrémité ouest du mur Maria, tient encore, encerclé par les Titans. Dans le second et dernier opus de cette aventure, Rita Iglehaut, commandant des forces encore en place, lutte pour que sa ville natale, coupée de tout, survive. Cependant, ses méthodes draconiennes secouent non seulement les habitants mais aussi Mathias Kramer, son ami d’enfance.

 

  • Avis :

On retrouve les personnages plusieurs mois après la fin du premier tome et un nouveau statu quo s’est installé sur la ville. Rita mène ses troupes d’une main de fer, faisant régner l’ordre par la terreur alors que Mathias est obligé de se cacher pour échapper à la vengeance de son ancienne meilleure amie.

Si l’histoire est assez simple de base, les réflexions qu’elles véhiculent sont intéressantes. Les raisons de chacun des personnages pour faire ce qu’ils font sont compréhensibles même si le lecteur n’est pas forcément d’accord avec leurs décisions. Le texte montre différentes sortes de violences, directes, brutes, dissimulées…

Je me suis plus attachée aux personnages dans ce volume-ci puisqu’ils se concentrent plus sur leurs ressentis. J’ai apprécié que les titans soient un arrière-fond de ce qui se déroulent dans la ville. Cela permet de se concentrer sur les personnages et de poser bon nombre de questions. Comment s’organiser lorsqu’on est coupé de tout ? La peur est-elle nécessaire à l’ordre ? Peut-on encore rêver d’utopie lorsque tout semble perdu ? Tous les moyens sont-ils bons à être utilisés ? Peut-on tout justifier ?

L’intrigue est bien menée et on se laisse prendre au jeu, se demandant comment (ou si) ils vont s’en sortir.

Je n’ai, pour une fois, pas été dérangée par le fait qu’il s’agisse d’une fin ouverte. Tout a été dit et les personnages n’ont plus qu’à continuer à se battre pour tenter de survivre tout en essayant de garder leur humanité.

En bref un roman qui m’a plus accroché que le premier et dont j’ai trouvé les réflexions vraiment intelligentes et bien posées.

 

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38 / 50

et dans

Duel de sorciers : lire deux romans d’une même saga – 20 points

avec Hope of the City