Amélia Fang, T4 Le Goûter complètement fabuleux – Laura Ellen Anderson

 

Titre : Le goûter complètement fabuleux

Série : Amélia Fang

Auteur : Laura Ellen Anderson

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Casterman

Date de Parution : 5 février 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Ce sont les vacances à Nocturnia ! Au lieu d’aller à l’école, Amélia part en expédition sur l’île Dragée. Alors qu’ils explorent les environs, Amélia et ses amis Grimaldi, Florence et Tangine sont frappés par un sortilège ancien… et se retrouvent aussi petits que des insectes ! Comment peut-on se sortir de ce pétrin alors qu’on est tout riquiqui ?

 

  • Avis :

On retrouve Amélia et ses amis et c’est la première fois qu’ils partent plusieurs nuits loin de leurs parents. Comme toujours, la série fait donc le parallèle avec les enfants qui grandissent et s’émancipent petit à petit. On retrouve donc ici la difficulté d’être séparé de ses parents pour la première fois mais également l’excitation de partir plusieurs jours en compagnie d’amis.

Ce qui aurait dû être une semaine de découverte et de défis entre eux pour récupérer des badges, se transforme vite en folle aventure lorsque les quatre amis se retrouvent miniaturisés. Comment s’en sortir lorsqu’on fait la taille d’un insecte et qu’on ne peut plus communiquer avec les autres parce qu’ils sont trop grands pour nous entendre ?

Amélia, Grimaldi, Florence et Tangine vont devoir déployer des trésors d’imagination et faire les bons choix pour réussir à s’en sortir. Ce qui impliquera de nouvelles rencontres plus ou moins effrayantes. Amélia Fang est une série de rencontres justement, qui poussent à s’interroger sur les différences qu’on a les uns avec les autres, quelque soit notre race et nos habitudes. Le roman aborde également la notion de vengeance et le fait que la tristesse fait parfois faire des choses qu’on regrette ensuite lorsqu’on se rend compte de leur méchanceté.

L’une des choses que j’apprécie le plus dans cette série, c’est la plongée dans un monde fantastique. Les descriptions et les dessins fonctionnent très bien ensembles pour entraîner le lecteur dans un monde coloré, différent et envoûtant qui propose une immersion totale.

En bref un quatrième tome qui reprend les codes des précédents, faisant un peu plus grandir les personnages en les poussant dans une nouvelle aventure fantastique où il leur faudra se serrer les coudes pour se sortir de toutes les situations.

 

Comment se comporter comme une personne normale – TJ Klune

 

Titre : Comment se comporter comme une personne normale

V.O. : How to be a normal person

Auteur : TJ Klune

Traducteur : Alexia Vaz

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 21 mai 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Gustavo Tiberius n’est pas normal. Il en est conscient, tout comme le reste des habitants d’Abby, petite ville de l’Oregon. Il lit des encyclopédies chaque soir avant de dormir, a un furet de compagnie qu’il a baptisé Harry S. Truman, possède un vidéoclub où personne ne met les pieds, et ses plus proches amis sont Lottie, une dame dont les cheveux ressemblent à ceux d’une drag-queen, et un trio de vieilles motardes chevauchant de Vespa répondant au nom des « Nous, les trois Reines ». Gus n’est pas normal. Et ça lui va très bien. Tout ce qu’il demande, c’est qu’on le laisse tranquille Jusqu’au jour où entre dans sa vie Casey, un hipster asexuel défoncé et accessoirement le nouvel employé de chez Lottie’s Lattes. Pour une raison qu’il ne comprend pas, ce dernier pense que Gus est l’être le plus fabuleux sur Terre. Et il se pourrait bien que Gus commence à penser la même chose de Casey, même si celui-ci passe sa vie à poster des photos de sa nourriture sur Instagram. Mais Gus n’est pas normal et Casey mérite quelqu’un qui l’est. Voulant soudain être ce quelqu’un, Gus sort de sa zone de confort et formule un plan pour devenir la personne la plus normale au monde. Après tout, qu’est-ce qui pourrait bien clocher ?

 

  • Avis :

Bon, j’imagine que ce n’est pas un secret si je vous dis que je commence à me tourner vers TJ Klune lorsque j’ai besoin d’une lecture pour euh, extérioriser tiens, c’est bien extérioriser 😛 Bref, dernièrement j’avais besoin d’un roman pour lequel j’étais sûre qu’il allait m’emporter loin et me laisser pleurer et rire et donc, relâcher la pression accumulée. Il y a des livres que vous lisez pour vivre des aventures et déjouer des complots, pour frissonner et avoir peur ou tout au contraire pour avoir l’impression d’être dans un cocon de douceur. Et il y a des livres qui arrivent à vous dire que c’est normal d’être triste ou déphasé mais que rien de tout ça n’est définitif. Et que ce n’est pas grave de toute manière parce que vous avez des gens pour vous aider.

Vous voyez ?

Comment se comporter comme une personne normale m’a fait cet effet-là. Il m’a fait rire aux éclats pour des situations totalement loufoques qui, disons-le clairement, ne feront pas rire tout le monde. L’humour de ce texte est particulier, tout comme l’écriture finalement et je ne l’aurai peut-être pas autant apprécié si je n’étais pas tombée amoureuse des Bennett et si je ne m’étais donc pas accrochée au départ pour cette façon d’écrire (pour rappel, Le Chant du Loup). Mais je suis à présent totalement à l’aise avec la particularité de cette écriture et elle est même devenue l’assurance de passer un bon moment.

Ce roman, c’est donc l’histoire de Gus. La vie de Gus est réglée à la seconde près et il a besoin de cet emploi du temps, toujours le même, pour se sentir à l’aise. Pour Gus, une bonne journée et une journée passable, une journée qui s’est passée de la manière dont elle devait se dérouler. ll vit sa vie entre son travail dans un vidéoclub démodé qui est le legs de son père, son café du matin chez Lottie et la venue de Nous Les Trois Reines, trois vieilles dames carrément hautes en couleur rose. Jusqu’à l’arrivée de Casey, auteur hipster souvent défoncé.

Voilà donc le décor. Quant à l’histoire… Hé bien c’est une histoire de sentiments, de deuil, d’amitié et de découverte des méandres d’internet. C’est une histoire qui m’a fait ridiculement couiner des « c’est trop mignon ! » devant les événements. C’est un roman qui m’a fait tellement éclater de rire que j’ai partagé des pages et des pages de citations à plusieurs de mes amies (pardon les filles, j’vous aime ❤ ). C’est aussi des passages qui m’ont fait pleurer parce que c’est le propre des romans de TJ Klune, il vous présente des personnages auxquels on s’attache et qui vous serrent le cœur parce que la vie n’est jamais juste. Parce qu’interagir avec le monde, c’est toujours prendre le risque de souffrir. Mais c’est aussi ça vivre. C’est rire avec les gens qu’on aime et apprendre à les connaître et se faire à qui ils sont. Et les aimer pour ça.

Gus et les interactions sociales, ce n’est clairement pas ça et il a donc besoin d’internet pour savoir comment se comporter normalement. Nous avons déjà tous fait des recherches sur internet n’est-ce pas ? Nous sommes déjà tous tombés sur des sites étranges, effrayants ou qui se prennent au sérieux. Mais avons-nous déjà suivi leurs conseils ? Peut-être ? Gus dit souvent ce qu’il pense et croit qu’internet à la réponse à ses questions. Ce qui provoque évidemment des situations étonnantes et des dialogues tout aussi barrés.

Si vous voulez savoir qu’on ne doit pas dire à ses amis qu’on a des hobbies de taxidermiste, si vous voulez tout savoir sur les hipsters défoncés, sur les meilleurs câlins du monde, sur pourquoi Michael Bay est effrayant, sur les caniches prostitués et, enfin, si vous avez besoin de rire, vous ouvrirez le bon livre. Surtout si vous voulez découvrir la déclaration d’amour la plus jolie au monde.

Un point aussi sur le fait que le roman aborde avec intelligence l’asexualité. On parle beaucoup d’hétérosexualité, d’homosexualité et de bisexualité. Récemment, la notion de transgenre commence à être prise en compte. Mais il y a bien d’autres sexualités qui ne sont quasiment jamais abordées et que la plupart des gens ne connaissent pas. Malgré tout l’humour présent ici, le plus important reste ceci : vous ne devriez jamais avoir à être quelqu’un d’autre pour être accepté. Vous avez le droit d’être qui vous êtes et ce n’est pas un problème.

En bref, si vous aimez l’humour à l’ouest et que vous avez besoin d’un roman pour relâcher la pression, celui-ci est fait pour vous.

Aurora Squad, épisode_01 – Amie Kaufman & Jay Kristoff

 

Titre : Aurora Squad

V.O. : Aurora Rising

Auteur : Amie Kaufman & Jay Kristoff

Editeur : Casterman

Date de Parution : 5 Février 2010

 

 

  • Résumé (éditeur) :

2380, quelque part dans la galaxie. Tyler, jeune pilote prometteur, est impatient de former l’escadron de ses rêves. Alors qu’il sort faire un tour dans l’espace pour se calmer les nerfs avant l’Affectation, il tombe nez à nez sur un vaisseau disparu depuis des années. A bord, Aurora, une jeune fille cryogénisée depuis 200 ans… Commence pour Tyler une odyssée dangereuse où il devra protéger Aurora de ceux qui la traquent pour une raison inconnue. Et diriger une bande d’anti-héros fantasques et courageux, insolents et sarcastiques… Et si le sort de l’humanité dépendait de sept têtes brûlées à l’humour ravageur ?

 

  • Avis :

Ayant totalement adoré la trilogie Illuminae, je ne pouvais pas passer à côté d’Aurora Squad, la nouvelle saga des mêmes auteurs. Le risque, cependant, c’est d’être déçu… Alors, à votre avis, cela a-t-il été le cas ? Ou Aurora Squad a-t-elle réussi à supplanter Illuminae dans mon cœur livresque ?

Hé bien… oui et non. J’ai beaucoup apprécié ma lecture et j’ai passé un très bon moment en compagnie de cette équipe haute en couleurs, un peu désaxée et qui a carrément la poisse. Mais Illuminae reste pour moi un chouïa au-dessus, tant dans sa forme que dans son suspense. Malgré tout, je ne peux que vous encourager à tenter l’aventure en compagnie des membres d’Aurora Squad parce qu’ils sauront vous emmener aux confins de la galaxie avec un humour à toute épreuve !

Dans Aurora Squad, vous ferez bien évidemment la connaissance d’Aurora, cette jeune fille qui a été cryogénisée durant 200 ans et qui porte en elle autant de questions sur ce présent qu’elle ne connait pas que de connaissances sur un passé disparu. Vous découvrirez aussi Tyler, le chef de l’escadron, ce premier de la classe qui n’a jamais dévié de sa route, jusqu’à aujourd’hui. Et puis Scarlett, sa soeur jumelle, qui n’a pas la langue dans sa poche, ce qui est pratique car c’est elle qui est chargée des négociations lorsqu’il y en a. Cat, la pilote qui est aussi douée aux commandes d’un vaisseau que pour clasher quelqu’un. Zila, la scientifique, celle qui analyse mieux les situations que les êtres vivants. Kal, le responsable des combats, qui a plutôt tendance à foncer dans le tas et à discuter ensuite. Et Finnian pour qui la mécanique n’a aucun secret et qui peut tout réparer entre deux phrases de dragues à deux balles.

Ils sont donc sept et la narration va passer de l’un à l’autre au fil des chapitres, faisant avancer l’intrigue à chaque saut de personnage. Le fait de changer de personnage ne m’a pas dérangé car le narrateur est indiqué en début de chapitre, ce qui permet de ne pas perdre le lecteur. J’ai apprécié justement de pouvoir en apprendre plus sur chacun des personnages, via leurs pensées et leurs ressentis. Le fait de ne pas se focaliser sur un seul narrateur permet de faire avancer l’histoire tout en montrant les différences de point de vue qui peuvent exister entre les personnages lors de la même situation.

L’histoire aborde plusieurs thèmes intéressants qui peuvent parler à de nombreux lecteurs. La notion de racisme tout d’abord via le personnage de Kal, celui du handicap grâce à Finnian, mais également des thèmes tels que le fait de ne pas réussir à interagir en société ou à l’intérêt de ne pas mélanger privé et professionnel.

Concernant l’intrigue, elle est bien menée et les rebondissements s’enchaînent rapidement, nous faisant nous poser des questions et ne permettant pas aux héros de souffler et donc de se poser pour réfléchir. Certains moments m’ont surprise et je me suis laissée porter au fil de l’histoire sans m’ennuyer un seul instant. Et la fin… m’a fait me dire qu’attendre 2021 pour découvrir la suite de ce roman allait être long.

En bref ce n’est donc pas un coup de cœur intersidéral comme l’avait été Illuminae, sûrement car le roman reste plus « banal » dans sa forme. Néanmoins, je l’ai lu rapidement et j’ai adoré ma plongé avec cette équipe totalement loufoque !

 

Amélia Fang, l’anniversaire tout moisi – Laura Ellen Anderson

 

Titre : L’anniversaire tout moisi

V.O. : Amelia Fang and the Memory Thief

Série : Amélia Fang

Auteur : Laura Ellen Anderson

Editeur : Casterman

Date de parution : 16 octobre 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ça sent le moisi, ça sent même très fort le moisi ! Amélia et sa maman, la comtesse Frivoletta, se sont disputées. Florence la yéti et Grimaldi Mort-de-Faux boudent à cause d’une histoire toute pourrie de biscuits. Et Tangine, le prince mi-vampire mi-fée, fait la tête aussi…
Quelque chose ne tourne pas rond à Nocturnia ! Mais Amélia trouvera ce qui ne va pas. Et sa fête d’anniversaire sera aussi effroyable et réussie que dans ses pires cauchemars, parole de vampirette !

 

  • Avis :

Ah quel plaisir de retrouver Amélia  et toute sa bande d’amis !

On aborde ici les relations familiales et les difficultés qu’on peut avoir avec ses parents. Entre ce qu’ils veulent pour l’avenir de leurs enfants et ce que lesdits enfants souhaitent. Comme lors de chaque tome, la notion est abordée de manière réaliste et douce à la fois et les lecteurs peuvent s’identifier à Amélia, qui préfère regarder ses magazines et préparer son anniversaire que ranger sa chambre.

On s’intéresse également aux différences sur nos centres d’intérêts et ceux de ses amis et la difficultés de réussir à faire coïncider les deux. Chaque lecteur va pouvoir s’identifier à l’un des personnages et mieux comprendre sa position tout en voyant également le point de vue des autres.

Maintenant que l’on connait bien Amélia, ses amis et son univers, l’auteur complexifie un peu le personnage en nous parlant de ses rêves d’avenir, de ses petits défauts mais également de ses qualités. On aborde dans ce tome la notion de sacrifice et la force que l’on peut tirer de l’amour que l’on porte aux autres et qu’eux nous porte.

Concernant l’intrigue, elle propose des questionnements sur les différences entre ce que l’on voit d’une personne et qui elle est réellement. Elle rappelle que les préjugés sont des notions sur lesquelles il faut toujours travailler et qui ont vite fait de revenir.

En bref un nouveau tome qui nous entraîne à Nocturnia, en compagnie de personnages hauts en couleurs dans lesquels chaque jeune lecteur pourra se retrouver.

 

 

 

Blog Tour : Incryptid, T1 Tango endiablé – Seanan McGuire

Titre : Tango endiablé

V.O. : Discount armageddon

Série : Incryptid

Auteur : Seanan McGuire

Editeur : Alter Real

Date de parution : 27 Septembre 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Cryptide : Toute créature dont l’existence n’a pas encore été prouvée par la science. Voir aussi à « Monstre » Cryptozoologue : Toute personne qui pense que chasser les cryptides est une bonne idée. Voir aussi à « Idiot » Des goules. Des fantômes. Des créatures de la nuit…. Depuis des générations, la famille Price étudie les monstres du monde entier, et s’efforce de les protéger. Verity Price, elle, a d’autres plans d’avenir en tête. Pour se plier à la tradition familiale, elle a suivi des études en cryptozoologie, mais elle préfère danser le tango plutôt que de s’intéresser aux démons. Elle décide donc de s’installer pour un an à Manhattan afin de poursuivre sa carrière de danseuse de salon professionnelle. Une vie simple, en apparence. Sauf que… Elle a des souris qui parlent, une cousine mathématicienne et télépathe, et surtout elle se retrouve confrontée à un assassin professionnel mandaté par le Covenant de St-George. Cette organisation est l’ennemie jurée de la famille Price et veut à tout prix purger la ville des créatures surnaturelles qui l’habitent. Quand une fille Price rencontre un garçon du Covenant, il faut s’attendre à des étincelles, des danses endiablées, et de nombreux dommages collatéraux. Et pour couronner le tout, des cryptides locaux disparaissent, d’étranges hommes-lézards hantent les égouts, et quelqu’un s’amuse à répandre des rumeurs à propos d’un dragon soi-disant endormi sous la ville…. Une vie simple ? Pas si sûr !

 

  • Avis :

Quand Delhia a proposé un nouveau blog tour autour d’un roman qu’elle avait beaucoup apprécié en V.O., je n’ai pas hésité. J’ai donc pu découvrir Incryptid et, sans suspense, j’ai vraiment adoré ce roman ! J’ai eu un petit peu peur au début car l’on trouve un lexique des cryptides que l’on va rencontrer et, à vrai dire, j’ai trouvé ça bien lourd à lire. D’autant plus que, lorsque les créatures sont bien amenées dans le texte, il n’est finalement pas besoin d’un tel index au départ. Passé ce lexique, on entre donc directement dans le roman lui-même et on fait donc la connaissance de Verity Price. Verity fait partie d’une famille de chasseurs de cryptides qui a quitté le Covenant en se rendant compte que toutes les créatures non humaines n’étaient finalement pas si « inhumaines » que cela. Vous me suivez ? Bref en résumé, Verity fait partie d’une famille qui place l’être avant les préjugés. Si aucun d’entre eux n’hésitera à tuer une créature sanguinaire qui tue des humains, ils sont tout autant à l’aise à l’idée que certaines de ces créatures sont parfaitement inoffensives et ne souhaitent que vivre en paix.

Le Covenant, à l’inverse, veut l’extermination que tous les cryptides, sans distinction. Ayant été élevé par le Covenant et étant envoyé par lui dans la ville, c’est donc aussi ce que veut Dominic De Luca. Par définition, sa rencontre avec Verity fait des étincelles. Pas de surprises de ce côté-là mais des dialogues plein d’humour, parfois un peu caustiques, qui amènent des petits moments marrants dans le roman. En parlant de moments marrants… je m’arrête un instant sur les souris. Les souris sérieusement ! J’ai totalement adoré ces petits cryptides (que je ne veux pas du tout chez moi tant ils ont l’air fatiguant !). Les souris amènent des journées dédiées à tout et n’importe quoi et à chaque fois que Verity rentrait chez elle, j’attendais avec impatience de savoir ce que fêtaient les souris. Finalement, rien que pour elles, le roman est un régal !

Mais en plus, il propose une intrigue pleine de suspense, bien menée et qui entraîne le lecteur à se poser des questions et à vouloir en savoir plus. On veut savoir qui est l’origine des disparitions, on se retrouve confronté à de nombreux cryptides qu’on ne connait pas et qui sont donc intriguant, tant par leurs personnalités que par leurs habitudes. S’il y en a certains qu’on aimerait bien croiser, d’autres sont assez flippants ! Et on se prend vite au jeu de les imaginer déambuler au milieu de nous. La façon dont ils se cachent des humains est crédible et leur évolution dans le temps, leur adaptabilité ne fait que les rendre plus tangibles.

Il y a aussi toute une notion de passion autour de la danse qu’adore pratiquer Verity. On peut la se demander si notre vie professionnelle doit avoir la primauté sur ce qu’on aime et sur ce que les autres nous pensent destiné à faire. Finalement, il est facile de s’attacher à Verity car on a tous été dans cette situation de mettre toute son énergie dans quelque chose et de voir notre passion être rabaissée ou traitée avec dédain par quelqu’un d’autre. On en revient donc au fait que vivre avec les autres nous oblige à faire avec leurs préjugés et, mine de rien, à devoir passer outre les nôtres également. Tout ceci dans une histoire de meurtres, de disparitions et de créatures légendaires éteintes et possiblement retrouvées.

En bref on s’intéresse ici aux préjugés envers les êtres qui fonctionnent différemment de nous, on aborde aussi les notions de pouvoirs et d’ego et l’importance de l’amitié et de la famille. L’importance aussi, de donner le meilleur de soi-même quelle que soit la situation. J’ai hâte de pouvoir me plonger dans la suite des aventures de Verity !

 

Je vis très bien ma rupture mais mon chat est inconsolable – Alessia d’Alba

 

Titre : Je vis très bien ma rupture mais mon chat est inconsolable

Auteur : Alessia d’Alba

Editeur : Harlequin

Date de publication : 10 juillet 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Lorsque Eugène dépose ses valises dans l’appartement de Fabio, les nouveaux colocs trinquent à ce qui désormais les unit : un cœur brisé, le célibat comme horizon et un chat caractériel qui refuse de céder le canapé. Une nouvelle vie commence ! Et, comme c’est dans l’adversité qu’on reconnaît ses vrais amis, le Russe intello et l’Italien macho vont tout faire pour se serrer les coudes. Pourtant, pas facile de retrouver goût à l’amour quand on partage son quotidien avec un animal belliqueux et un compagnon de dérive. Mais c’est justement quand on n’a plus rien à perdre qu’on ose tout : psy pour chat, rencard à la morgue, drague inversée et polyamour, le retour sur le marché du célibat ne se fera pas sans panache !

 

  • Avis :

Alors je ne sais pas pourquoi mais, quand j’ai commencé le roman, j’étais persuadée que le personnage principal serait une femme. J’avais pourtant lu le résumé mais sûrement en diagonale, je ne sais pas trop… En tout cas, j’ai donc été surprise de découvrir un homme ! Et j’ai beaucoup apprécié ce changement ! On a plus souvent l’habitude de trouver des textes mettant en avant une femme après une rupture et j’ai vraiment apprécié qu’il s’agisse d’un homme, ça changeait.

Nous suivons donc Eugène et Fabio, en colocation tous les deux après une rupture. De voir ces deux gaillards en dépression post-rupture mais qui se sert les coudes et vont de l’avant débute le roman. S’ils ont des caractères assez différents, Eugène et Fabio ont vécu la même chose et se comprennent donc fort bien. Mais, celui qui vit mal la situation c’est le chat de Fabio. Les moments avec la comportementaliste animalière amène une touche d’humour. Le roman est plein de situations amusantes qui font sourire et qui permettent à l’intrigue d’avancer facilement.

J’étais donc bien prise dans ma lecture mais, en vérité, c’est un texte très court et je suis un peu restée sur ma faim. Le fait de ne pas avoir le nombre de page sur ma liseuse et de ne pas l’avoir eu sur NetGalley non plus a fait que je m’attendais à un roman. Or, après avoir été vérifier pour cette chronique il s’agit plutôt d’une nouvelle puisque le texte fait soixante-dix pages. L’autrice nous montre des personnages attachants, avec un vrai background et des personnalités intéressantes. On nous propose des débuts d’histoires qui donnent envie d’en savoir plus et d’avoir une vraie résolution et… hé bien non, le roman est terminé. Je suis donc restée un peu frustrée par cette lecture…

En bref un roman très court qui se lit tout seul mais qui manque d’une véritable résolution.

 

Ivy Wilde, T1 Quand fainéantise rime avec magie – Helen Harper

 

Titre : Quand fainéantise rime avec magie

Série : Ivy Wilde

Auteur : Helen Harper

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 24 octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Bon, soyons clairs : Ivy Wilde n’est pas une héroïne. C’est même la dernière personne que vous contacteriez si vous aviez besoin d’une aide magique, malgré ses talents.

Si ça ne tenait qu’à elle, Ivy passerait ses journées affalée dans le canapé, devant la télé, paquets de chips en main, à papoter avec son familier félin jusqu’à ce que mort s’en suive.

Mais quand elle se retrouve victime d’une erreur d’identité, elle est embarquée malgré elle à la Branche Arcane, le département d’investigation de l’Ordre Hermétique du Crépuscule d’Or.

Les problèmes se multiplient quand un objet de valeur est volé au nez et à la barbe des représentants de l’Ordre ; et le fait d’être liée magiquement à l’Adeptus Exemptus Raphaël Winter ne fait qu’empirer la situation. Il a peut-être un regard couleur saphir et le corps d’un mannequin maillot de bain, mais pour Ivy, il représente tout ce qu’il y a de soporifique dans le boulot de sorcier.

Et s’il l’oblige à retourner à la salle de sport, juré, elle le transforme en crapaud.

 

  • Avis :

Ceci est une mini-chro parce que, avouons-le, j’ai carrément fait ma feignasse en ne chroniquant pas ce livre sitôt lu (c’est à dire euh en janvier me semble-t-il) donc je ne saurais vous dire exactement tout ce qui s’y passe. Mais, comme j’avais totalement aimé et que je l’avais lu en quelques heures, je ne pouvais pas passer à côté de l’idée d’en parler. Donc, ce sera court, pardon !

J’ai adoré ce roman. Je me suis bidonnée d’un bout à l’autre et, en même temps, j’ai ressenti beaucoup de curiosité par rapport à Ivy. On apprend peu à peu ce qui s’est passé à l’école et on découvre une jeune femme qui, plus qu’une feignasse, est surtout quelqu’un qui a décidé d’arrêter de se battre contre du vent.

Le duo qu’elle forme avec Raphaël est un régal dans les dialogues qu’ils ont tous les deux, les petites piques qui se suivent et amènent un humour certain au roman. Et le chat… Franchement Brutus est devenu un de mes personnages préférés !

Concernant l’intrigue, elle mêle habilement enquête et secrets et invite le lecteur à avoir envie d’en savoir plus en faisant des conjectures.

En bref un roman prenant, bourré de bons mots et pour lequel j’ai hâte d’avoir la suite ! Qui sort d’ailleurs ce mois-ci ~