L’amour, la vie et ma liste – Kasie West

 

Titre : L’amour, la vie et ma liste

V.O. :Love, Life and the List

Auteur : Kasie West

Traducteur : Pauline Vidal

Editeur : Hugo Roman

Date de Parution : 14 Mars 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Abby Turner n’avait pas vraiment prévu que l’été de ses dix-sept ans serait une telle catastrophe. Sérieusement, tomber amoureuse de son meilleur ami Cooper ? Se faire rejeter de l’école d’art qu’elle convoitait tant car son travail  » n’a pas d’âme  » ? Sans compter les problèmes d’anxiété de sa mère qu’elle arrive de moins en moins à gérer…

Il lui vient alors une idée loufoque : La liste. Abby va se donner un mois pour accomplir dix missions. Morceaux choisis : affronter l’une de ses plus grandes peurs (n°3), écouter l’histoire d’un parfait inconnu (n°5) ou encore tomber amoureuse (n°8). Si elle parvient à compléter cette liste, elle deviendra enfin l’artiste qu’elle a toujours rêvé d’être. Mais alors que la date fatidique approche, Abby réalise que ces défis sont bien plus complexes qu’elle ne l’aurait imaginé… Et que peut-être, avant de transformer son art, elle devra d’abord accepter de se métamorphoser elle-même.

  • Avis :

J’ai reçu ce roman dans le cadre de la YA box dont il faudra que je vous reparle plus tard. C’est le premier roman de Kasie West que je lis et, si les retours autour de l’auteur étaient bons, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. En lisant le résumé, ça semblait être un livre sans prise de tête, mignon et qui se lit facilement. Pile ce dont j’avais besoin au moment de ma lecture.

Et, effectivement, j’ai passé un bon moment avec ce roman. S’il n’y a pas de réel suspense dans l’intrigue (et ce n’est pas pour cela qu’on lit ce genre de roman, clairement), il est facile de s’intéresser à Abby et de s’attacher à elle. L’amitié est une notion particulièrement importante et on ressent bien le dilemme d’Abby à l’idée d’être amoureuse de son meilleur ami. De l’un de ses meilleurs amis d’ailleurs car, si elle a eu le cœur brisé, elle ne peut pas en parler pour ne pas risquer de créer une faille dans le quatuor. Abby doit donc être forte pour elle mais aussi pour les autres. Prendre sur soi n’est jamais facile mais, quand en plus on ne peut pas vraiment en parler à ceux qui nous sont le plus proche, ça devient parfois compliqué.

Mais Abby se rend bien compte aussi qu’elle est une adolescente qui, à part cet amour non partagé, à une vie assez facile. Chose pour quoi elle décide de créer la liste. Pour avoir des choses à raconter dans sa peinture, pour être plus « crédible ». Vivre les événements, appréhender de nouveaux sentiments permet de mettre plus de ressenti dans un art, quel qu’il soit et Abby veut avoir plus de profondeur.

La liste est une idée que j’aime bien, d’autant plus le fait de pouvoir la partager avec d’autres. J’ai beaucoup apprécié Abby et son évolution. Si elle se met des œillères, elle les soulève et les enlève doucement au fil des chapitres. Au final, nous suivons une adolescente qui devient une jeune adulte et la transition se fait avec la douleur des sentiments exacerbés de l’adolescence mais avec la douceur de l’amitié et de l’amour familial bien présent dans le roman.

Une histoire qui montre qu’il faut puiser en soi pour évoluer et parfois y aller cash et mettre le doigt sur les problèmes pour réussir à les résoudre.

En bref un roman qui se lit tout seul et qui fait du bien au moral. Et donc hop, les autres livres de Kasie West atterrissent dans ma WL 😛

 

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Les yeux d’Aireine – Dominique Brisson

 

Titre : Les yeux d’Aireine

Auteur : Dominique Brisson

Editeur : Syros

Date de Parution : Février 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Rêve ou réalité ? Qui ment et qui dit vrai ? Une expérience intime et sensorielle inoubliable, à la lisière du fantastique.
Pendant quelques mois, quelques années peut-être, la réalité du monde se détraque. De nombreux jeunes changent brusquement de personnalité, oubliant qui ils ont été jusque-là. Des coccinelles se mettent à tomber par grappes entières, tandis que le ciel acquiert une couleur étrange. Puis certains adultes se volatilisent du jour au lendemain, sans laisser d’explications. Aireine, alors adolescente, voit tous ses repères disparaître : Pourquoi sa mère semble-t-elle si lointaine ? Qu’arrive-t-il à sa meilleure amie ? Peut-elle faire confiance à son nouvel amour ? La jeune fille décrit dans son journal cette période troublée. Des décennies plus tard, Achelle, son arrière-petite-fille, hérite de ce journal et part en quête de la vérité. Jusqu’au bout d’elle-même.

 

  • Avis :

J’ai eu du mal à comprendre le début de l’histoire parce que je n’ai pas bien compris où l’auteur voulait m’amener. Et je n’ai pas accroché avec Aireine. Donc, honnêtement, j’ai bataillé durant toute la première partie. Lorsque Achelle entre en scène, sa maladie qui lui fait oublier tout ce qui la concerne m’a poussé à m’intéresser plus à elle et j’ai beaucoup aimé le parallèle qu’elle fait avec l’histoire de son arrière grand-mère. Cette question de savoir qui elle est en découvrant son héritage via son histoire familiale m’a paru bien amenée et intéressante.

De la même manière, la vie en autarcie d’Aireine m’a cette foi-ci bien accroché et j’ai pris plaisir à découvrir la manière dont les adolescents réussissaient à garder leur humanité en effectuant des tâches simples et en comptant les uns sur les autres.

Néanmoins, le sujet initial sur la vieillesse et le fait de jalouser des plus jeunes m’est totalement passé au-dessus… Non pas que je ne me sentes pas concernée puisque chaque jour qui passe nous fait vieillir un peu mais, je ne sais pas, le sujet ne me passionne pas plus que ça.

Et comme on ne sait pas réellement comment la « maladie » opère, la manière d’amener ces adultes à devenir dangereux pour les plus jeunes ne m’a pas paru assez plausible pour être menaçante. Même si, bien évidemment, ne plus pouvoir regarder quelqu’un dans les yeux serait bien plus compliqué qu’il n’y parait.

En bref un roman qui, si l’écriture m’a encouragé à continuer, ne m’a pas séduit par le sujet abordé.

Pour recommencer à vivre – Devney Perry

 

Titre : Pour recommencer à vivre

Auteur : Devney Perry

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 25 Février 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

 

  • Avis :
Ce n’est pas super joyeux, avouons-le, mais j’apprécie en général les romans qui parlent de deuil. Car c’est une situation à laquelle nous sommes tous confrontés et ce genre de roman (lorsqu’ils sont bien faits évidement) réussit souvent à mettre en lumière toute la difficulté mais aussi la nécessité de continuer à vivre.

 

Le début du roman nous montre Poppy et Jamie ensemble et heureux, prêts à fêter leur anniversaire de mariage. Evénement qu’ils ne feront finalement jamais. Et c’est à Cole, policier en service ce jour-là, d’avoir la lourde tâche d’aller annoncer à Poppy que son mari ne reviendra jamais, parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment.
Parlons directement du point qui m’a dérangé au fil de ma lecture : le côté « coup de foudre ». Les étincelles dès qu’ils se touchent, ce genre de choses… Heureusement que les sentiments de Poppy, de la retenue à la culpabilité, sont bien amenés et crédibles car sinon, j’aurais certainement levé les yeux au ciel et beaucoup moins apprécié ma lecture.

 

Malgré tout, le fait d’avoir accès aux pensées de Poppy mais aussi à celles de Cole font qu’il est facile de s’attacher aux deux personnages et de comprendre leur manière de se comporter. Ils oscillent tous deux entre l’envie de vivre une belle histoire mais aussi le passé qu’ils partagent et qui, même s’il est très court, place entre eux un souvenir fait de douleur. Jamie prend toute la place dans la vie de Poppy qui ne sait pas comment laisser s’envoler le fantôme de son mari. C’est ce qu’elle essaie finalement de faire en tentant de réaliser la liste d’anniversaire de Jamie. Toutes les idées farfelues que son mari voulait faire à chacun de ses anniversaires. Mais est-ce une bonne idée de s’accrocher à cette liste écrite par un mort ? La liste va-t-elle permettre à Poppy de se détacher de sa douleur ou au contraire l’y ancrer ?
Cette question à laquelle les proches de Poppy ont tous un avis différent montre bien la complexité du deuil et le fait que chacun le vit à sa manière. Ce qui réussit à faire sourire quelqu’un plongera un autre dans la tristesse et inversement. Le deuil est vraiment un sentiment personnel. Certains voudront parler du défunt, d’autres refuseront même de prononcer son nom.

 

Si le roman s’intéresse évidemment à Poppy et à Cole, la famille de Jamie prend aussi une place importante. Si Poppy a perdu son mari, les parents de Jamie ont perdu leurs fils et son grand-père son petit-fils. Aucun d’entre eux ne réagit avec Poppy de la même manière et j’ai apprécié la dureté du roman finalement car il en parait réaliste. Un deuil ne soude pas forcément les gens entre eux mais peut aussi les séparer et le roman montre bien ces deux côtés.
En vérité, j’ai adoré plein de petits moments dans le roman, j’ai aimé l’amour que Finn porte à sa sœur, l’amitié qui unit Molly et Poppy, la difficulté de Cole a tenir tête à son père, la joie que prend Poppy à travailler dans son restaurant, les chamaillerie de Jimmy et Randall, la mignonnerie de Nazboo, la tendresse de Cole…

 

J’ai adoré Cole et Poppy, en me demandant si des gens pareils existaient réellement dans la vraie vie. Et, si oui, je veux bien un Cole pour mon anniversaire ! (a)

 

En bref un roman tout doux sur la dureté de réussir à faire son deuil et à s’ouvrir de nouveau à la vie.

 

Mes chemins en Bretagne – Pierre Dubois & Hervé Glot

 

Titre : Mes chemins en Bretagne

Auteur : Pierre Dubois

Photographe : Hervé Glot

Editeur : Ouest-France

Date de Parution : 26 octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur):

Pierre Dubois a puissamment participé à la diffusion du merveilleux en « faisant le conteur  » dans l’audiovisuel en même temps qu’il rédigeait de nombreux ouvrages : Encyclopédies des lutins, des elfes et des fées sont les plus connus. Pendant vingt ans il a parcouru la Bretagne, inventoriant une tradition légendaire dont il a su transmettre la noblesse forestière et champêtre. Avec les Editions Artus, Hervé Glot a posé la première roche sur laquelle s’est enraciné le chêne du renouveau arthurien. Depuis des années, par grèves, landes et forêts, il mène sa quête d’images et révèle, par son regard, les instantanés d’un monde secret que le promeneur découvrira pas à pas.

 

  • Avis :

Après huit mois passés en Bretagne, j’ai retrouvé le Nord mais j’ai emmené ce bel ouvrage dans mes valises.

J’ai la chance d’avoir des parents qui aiment la Bretagne et j’ai donc pu en visiter quelques coins que j’ai redécouvert avec plaisir et un brin de nostalgie et de bonheur entre les pages.

On y retrouve la poésie de la plume de Pierre Dubois et on se laisse entraîner à sa suite dans les chemins qu’il a parcouru. Il nous livre ses souvenirs, nous laisse entrer dans son passé et nous raconte les belles rencontres qu’il a faites. Ce livre, c’est tellement lui. Dans ses mots de papier, on retrouve la pointe de malice qui caractérise ses conversations, la tendresse qui pointe toujours lorsqu’il parle de quelqu’un qu’il apprécie et la féerie qui l’entoure. Pierre, c’est le conteur par excellence, celui dont la voix transporte par-delà le temps et l’espace pour redessiner un lieu ou un moment. Mes rencontres avec Pierre sont toujours des moments de bonheur partagé, de conversations pleines d’humour et d’envie de l’écouter parler. Parce que sa voix contient tout un autre monde et rend tangible le pays des fées et des korrigans. Sa façon d’écrire lui correspond. Lire cet ouvrage, c’était comme l’écouter me faire un cadeau : celui du récit de sa vie d’elficologue.

J’y ai découvert plein de petits détails qui m’ont donné envie d’en savoir plus. A travers ce livre, c’est une carrière professionnelle qui se déroule, des amitiés qui se forment et des kilomètres parcourus en nombre. C’est une balade au fil du temps, des landes et des forêts.

Pour allier la magie des mots à celle des photos, rien de tel qu’un ami. Sous l’objectif d’Hervé Glot, nous découvrons les lieux dont nous parle le texte. Les couleurs du ciel et la nature dans toute sa splendeur pour des paysages qui donnent envie d’aller s’y balader pour écouter et apprendre les secrets chuchoté par le vent. Des villes et des monuments pour entrer dans l’Histoire. Des portraits fidèles pour suivre Pierre dans ses souvenirs.

La magie des mots alliée à celle des photographies nous permet d’entrer en Bretagne à travers des chemins qui s’ouvrent devant nous. Un mot aussi pour les citations qui ouvrent chaque chapitre et m’ont permis de découvrir des auteurs, de sourire devant la véracité des mots et de chercher à en savoir plus sur leurs auteurs. D’autres mondes à explorer donc et la sensation que la féerie, lorsqu’on l’a découverte, ne nous quitte jamais.

 

Bleu espoir – Cathy Cassidy

 

Titre : Bleu Espoir

V.O. : Driftwood

Auteur : Cathy Cassidy

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 10 janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Joey et Hannah sont deux amies de 12 ans que tout oppose. Hannah est aussi timide que Joey est rebelle. Lorsque Paul, garçon de 13 ans abandonné par sa mère, est recueilli par les parents de Joey, les filles le prennent sous leur aile et demandent à Kit (le grand frère d’Hannah et petit ami de Joey) de veiller sur lui.
Mais Paul, par son look et ses extravagances, attire les foudres des amis de Kit, et l’amitié se transforme en harcèlement. Plutôt que de demander de l’aide, Paul s’isole car il a peur des services sociaux. Il faudra l’aide des deux filles et des parents pour éviter qu’il n’aille trop loin…

 

  • Avis :

J’étais ravie en recevant ce nouveau roman de Cathy Cassidy car aucune des histoires que j’ai lu jusqu’à présent ne m’a déçue. J’en ai évidemment appréciée plus certaines que d’autres mais j’ai toujours trouvé les sujets intéressants, d’actualités et bien traités.

Dans ce roman-ci, l’auteur s’intéresse aux familles d’accueil et à la difficulté de s’intégrer lorsqu’on est différent des autres. Joey est en famille d’accueil depuis des années et elle assume clairement son style. Bien dans sa peau, elle a fait de ses excentricités une manière de vivre et montre par des cheveux colorés, des habits qui ne suivent pas le règlement et des réponses à tout qu’elle sait parfaitement qui elle est. Au début du roman, sa famille accueille Paul. Dès le départ, par son calme et sa manière d’être, Paul détonne parmi les autres garçons du collège. Et, bien évidemment, à n’importe quel âge, la différence dérange. Si celle de Joey embête le directeur de l’école, la douceur de Paul semble menacer la virilité des gamins de son âge.

Pourquoi ? Comment ? Franchement, je ne sais pas mais, pour avoir longtemps travaillé avec des jeunes adolescents, les remarques dont Paul est victime, tout comme la façon de se justifier des enfants, est tout à fait plausible. Dans toute cette histoire, il y a Hannah, la meilleure amie de Joey qui, à côté de sa comparse haute en couleurs, se sent souvent invisible. Encore plus depuis que Joey est amoureuse de son grand frère, Kit. Effacée, Hannah est celle qui voit tout car elle s’intéresse aux autres. Mais comment aider Paul si le garçon lui reproche expressément de ne pas le faire ?

Le harcèlement est clairement un sujet d’actualité et, bien souvent, les professeurs et les adultes ne se rendent pas forcément compte de ce qui se passent lorsqu’ils ont les yeux tournés. Ils ne peuvent évidemment pas être partout et la victime prend rarement la parole pour expliquer ce qui se passe. Hannah est dans la position délicate du témoin et son envie de parler aux adultes se ressent tout au long du roman alors qu’elle se demande quelle est la meilleure manière pour elle d’aider Paul.

De la même façon, la non-prise en compte des souhaits de l’enfant et de la famille d’accueil par les services sociaux montrent qu’il y a parfois de gros soucis administratif car tout ne peut pas être réduit à des cases à cocher lorsqu’ils s’agit de sentiments.

L’histoire montre aux jeunes lecteurs des situations qui peuvent tout à fait être réelles et les amènent à se rendre compte de la violence du harcèlement et de la nécessité de se faire aider par des adultes.

En bref un roman qui aurait sa place dans les centres de documentation des collèges.

21 Printemps comme un million d’années – Camille Brissot

 

Titre : 21 printemps comme un million d’années

Auteur : Camille Brissot

Editeur : Syros

Date de parution : 21 Janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Victor et Juliette. Amis depuis toujours, ils se connaissent par cœur, elle fait tellement partie de sa vie qu’elle habite presque chez lui, il sait décrypter le moindre de ses éclats d’humeur, bons ou mauvais. Car Juliette est difficile à saisir, toujours en mouvement.
Elle est capable de partir seule au bord de l’océan sur un coup de tête, et de revenir comme si de rien n’était, avec ses secrets. Elle vit intensément, sans penser à l’après, et Victor la suit, l’attend, prêt à la rattraper si elle trébuche. Cette histoire, Victor la raconte à une bande de filles très jeunes qui l’écoutent les yeux écarquillés. Elles ont connu Juliette à l’hôpital et veulent tout savoir de celle qui sera à jamais leur héroïne…

 

  • Avis :

Jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçue en ouvrant un ouvrage de Camille Brissot et j’étais donc impatiente de découvrir celui-ci. D’autant plus que j’ai un faible pour tout ce qui a trait aux étoiles et que je trouve la couverture splendide (oui, je sais, on ne juge pas un livre sur sa couverture mais elle est sublime non ?!).

L’auteur avait déjà parlé du thème du deuil dans La Maison des Reflets et j’avais beaucoup aimé la manière dont le sujet avait été traité. Le roman avait même été l’un de mes coups de cœur de 2017 (vous pouvez retrouver la chronique juste ici).

L’histoire nous est racontée par Victor devant un parterre de jeunes adolescentes, la plupart ayant connues la jeune femme dont il va raconter des brides de vie. Dès le départ, nous savons que Juliette est décédée des suites d’une maladie mais jamais nous ne saurons laquelle. Car le roman n’est pas là pour nous parler de la maladie mais bien pour nous parler de la vie. De la manière dont Juliette appréhende le temps qu’elle a à vivre.

Le fait que ce soit Victor qui conte l’histoire de Juliette nous permet de s’intéresser de près au ressenti de ce meilleur ami prêt à tout pour soutenir la jeune femme. Il est assez rare de vivre ces moments par un personnage autre que le malade et j’ai trouvé que cela amenait une vision différente. Car si Juliette est consciente qu’elle va mourir, Victor, lui, est conscient qu’il va devoir lui survivre.

Honnêtement, j’ai eu un peu peur de ne pas accrocher à la manière dont est racontée l’histoire puisque Victor n’est pas forcément linéaire mais, finalement, une fois passés les deux ou trois premiers chapitres, je suis totalement entrée dedans. Je me suis attachée à Victor et Juliette, à la force comme à la fragilité qui se dégage d’eux. Les souvenirs de Victor se dévoilent petit à petit, nous faisant ressentir toute l’amitié qui lient ces jeunes gens qui ont grandis ensemble et dont l’amitié n’a fait que se renforcer après la nouvelle.

On pourrait croire que Juliette est la plus forte du duo, l’électron libre qui cherche à se brûler les ailes et qui n’a jamais peur de rien. Mais peut-on être libre si l’on a personne sur qui se reposer lorsqu’on en a besoin ? Victor est le meilleur ami du monde, le pilier et le roc assez solide pour tout supporter, assez doux pour aider mais assez fort pour tenir tête.

Le contexte, cette histoire racontée dans un hôpital devant des jeunes filles, implique pour Victor d’être honnête et de montrer les bons moments comme les moins bons, les erreurs de Juliette comme ses peurs. Mais aussi sa force et sa volonté à toute épreuve. L’amour et l’amitié se ressentent dans chaque page et plus le livre avance et plus le cœur se serre malgré les sourires.

En bref un joli roman sur la manière dont chacun peut vivre les situations difficiles et sur l’importance de l’amitié dans la vie. Avec une question : que ferions-nous si nous savions combien de temps il nous reste à vivre ?

 

« Quand on est gamin, tout nous semble plus grand, plus beau, plus brillant. Puis vient un moment, inévitablement, où notre regard change : l’immense se recroqueville, le brillant se ternit. On découvre les fissures, la poussière, les couleurs fanées des peintures. »

« C’est drôle comme l’obscurité facilite la parole. On est plus direct, la nuit. Plus sincère. Peut-être qu’on ne devrait jamais avoir de conversations importantes lorsqu’il fait jour. »

 

La fille des deux mondes, T1 Un pied dans la tombe – C.C. Hunter

 

Titre : Un pied dans la tombe

V.O. : One foot in the grave

Série : La fille des deux mondes

Auteur : C.C. Hunter

Traducteur : Laurence Boischot

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 24 Janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

L’appel de l’au-delà

Une fois de plus, Riley Smith, 17 ans, se retrouve dans le rôle de la nouvelle du lycée dans une petite ville du Texas. La jeune fille vit seule avec son père, qui ramène souvent du travail à la maison… Le problème, c’est qu’il est croque-mort.

S’il ne se rend pas compte que ses défunts clients le suivent jusqu’à chez lui, Riley, elle, les voit, et peut même communiquer avec eux. Elle devient leur confidente, leur dernier contact avec le monde mortel, et les aide à passer dans l’au-delà. Mais Abby, une jeune fille portée disparue, n’est pas prête à partir : son corps n’a pas été retrouvé et Riley est la seule qui puisse dénoncer son meurtrier.

Seulement, cette mission place la fille du croque-mort en haut de la liste des prochaines victimes du redoutable tueur en série… Et si son seul espoir résidait en Hayden, cet esprit fascinant qui ne ressemble à aucun autre, et qu’elle aimerait ne jamais voir repartir ?

 

  • Avis :

J’avais lu le premier tome de Nés à Minuit du même auteur il y a quelques années et, honnêtement, je n’avais pas été ultra emballée. Mais le résumé de celui-ci me tentait beaucoup et je souhaitais donc retenter. Je ne regrette pas du tout ! J’ai vraiment passé un très bon moment avec Riley et cette une série que je prendrai plaisir à continuer (pour laquelle je vais attendre le second tome de pied ferme à vrai dire 😛 ).

Riley est donc une jeune fille de dix-sept ans dont le père est croque-mort, ce qui, au regard des réflexions que peuvent se faire les adolescents entre eux, lui complique déjà pas mal la vie ! Mais, en prime, elle est capable de voir les fantômes qui suivent sont père jusqu’à chez eux. Et, en règle générale, les esprits ne veulent pas juste bavarder mais lui demandent de les aider à réaliser quelque chose qui leur permettent de passer ensuite en paix de l’autre côté.

Parmi ces fantômes, il y a Abby et… pauvre Abby, son histoire ne peut que serrer le cœur. Les moments où elle apparaît oscille entre la peur et la tristesse et les sentiments sont bien retranscrits, notamment l’effroi qui gagne peu à peu Riley. J’ai beaucoup aimé la manière dont les sentiments ressortent tout au long du roman, nous faisant nous attacher à Riley. Ses inquiétudes à propos de son père sont cohérentes et bien amenées, tout comme ses coups de cœur et le chamboulement qu’ils amènent.

Quand aux histoires de cœur justement… On sent arriver le triangle amoureux à des kilomètres mais… si on devine assez rapidement qui est Hayden, il n’empêche que je suis très, très curieuse de découvrir comment va se passer la suite de ce trio ! Car Jacob est choupinou lui aussi et que Riley est un personnage auquel on s’attache rapidement.

A côté de cela, il y a aussi Kelsey et l’amitié qui va peu à peu lier les deux jeunes filles… qui amène autant de douceur que d’humour à ce roman parfois un peu sombre. On pourrait croire que toutes ces histoires dans l’histoire la rendrait brouillon… et bien non ! Chacune d’elle apporte un petit plus en émotions et en intrigue.

En bref une lecture que j’aurai beaucoup aimé et pour laquelle je suis impatiente de connaître la suite !