Le bureau des coeurs trouvés, T1 Lexie Melody – Cathy Cassidy

 

Titre : Lexie Melody

Série : Le bureau des coeurs trouvés

Auteur : Cathy Cassidy

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 04 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Lexie, 13 ans, vit dans une famille d’accueil depuis que sa mère l’a abandonnée.
Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est sauver de l’oubli tout ce qu’elle peut : animaux,objets… Et si elle sauvait aussi les gens ?
Elle décide de créer un groupe de parole pour réunir les marginaux de son collège…qui se transforme vite en groupe de musique. Les Lost & Found sont nés !
Leur aventure sera émaillée de nouvelles amitiés et de romances, mais aussi de tensions, à mesure que chacun apprend à trouver sa place. Et lorsqu’il s’agit d’une bonne cause, comme sauver la bibliothèque locale de la fermeture, ils sont prêts à soulever des montagnes !

 

  • Avis :

Quand je démarre un Cathy Cassidy, je sais que je vais passer un bon moment et rencontrer des jeunes adolescents attachants. Ce roman-ci n’a pas fait exception à la règle, notamment parce que l’histoire de Lexie me touche particulièrement en ce moment.

Nous faisons donc la connaissance de cette petite fille que la maman a laissé seule et qui grandit en famille d’accueil, des questions plein le coeur et avec la volonté de ne pas s’attacher pour ne jamais trahir sa mère. Ce que j’apprécie dans les romans de Cathy Cassidy, c’est que l’auteur nous place devant les sentiments des enfants de manière très juste. Elle ne juge pas ses personnages mais nous présente des situations de vie réelle que peuvent vivre ou avoir vécu des enfants.

Comme toujours, l’histoire fait aussi la part belle à l’amitié et à la différence, démontrant que, même lorsque l’on se sent seul au monde, d’autres vivent peut-être la même chose que nous ou des situations similaires et sont donc apte à nous comprendre et à nous aider à extérioriser ou à nous sentir mieux. Ici, par son club, Lexie se fait des nouveaux amis et leur permet de se rencontrer et de s’exprimer.

Les chansons qui parcourent le texte donnent envie de pouvoir les écouter et j’aurai adoré les avoir en playlist pour leur donner un rendu réel à l’oreille. Le roman met bien en valeur la côté cathartique de l’écriture ou de la musique dans l’existence, notamment pour Marley et Lexie. Mais aussi pour tous les adolescents qui font parti du groupe. Eux qui n’avaient pourtant rien en commun au premier abord, se retrouve ici tous réunis pour une même cause. S’ils n’ont pas les mêmes raisons de se donner à fond, ils sont malgré tout dans le même bateau et apprennent rapidement à devoir compter les uns sur les autres et à se connaître comme à se comprendre.

Comme le dit Lexie, chacun traîne ses propres casseroles et les apparences ne sont souvent que le côté visible de l’iceberg. Le roman est aussi une ode aux bibliothèques, chose à laquelle je suis évidemment très sensible, moi qui suis bibliothécaire et qui essaie de proposer des romans différents selon les goûts de chacun. Voir un usager revenir avec un grand sourire en exprimant combien il a aimé le livre conseillé est toujours un véritable plaisir et l’amour pour les bibliothèque qui ressort de ce texte fait chaud au cœur.

En bref le premier tome d’une série que je vais suivre avec grand plaisir, qui présente des adolescents qui, tous jeunes qu’ils soient, sont déjà bien abîmés par la vie mais dont l’amitié qui les lie leur permet de rebondir. Une réussite.

 

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La papeterie Tsubaki – Ito Ogawa

 

Titre : La papeteri Tsubaki

V.O. : Tsubaki bunguten

Auteur : Ito Ogawa

Traducteur : Myriam Dartois-Ako

Editeur : Philippe Picquier

Date de Parution : 23 Août 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues.

 

  • Avis :

Je lis assez peu d’ouvrages de la rentrée littéraire mais j’ai craqué pour celui-ci dont l’histoire autant que le lieu me donnait envie d’en savoir plus. Il s’agit d’un roman tout doux, un peu contemplatif qui n’est pas du tout mon genre habituel de lecture mais auquel j’ai beaucoup accroché. Je m’intéresse à la culture japonaise depuis de nombreuses années, j’ai d’ailleurs une première année de licence de japonais et j’ai eu la chance de partir trois semaines sur Tokyo il y a sept ans (déjà ! Le temps passe vite !). Ce roman donne envie de découvrir Kamakura, la ville et les temples et d’y déambuler tranquillement sur les traces de Hatoko. De voir si les cafés et restaurants cités existent bel et bien et d’en goûter les saveurs.

Ce roman, c’est surtout une histoire de famille. A la mort de sa tante, Hatoko revient vivre dans la maison de sa grand-mère où elle a grandit, celle-ci étant décédée depuis plusieurs années déjà. L’aînée, comme elle l’appelle, est celle qui l’a élevé et, au fil des pages, nous découvrons une relation grand-mère/petite-fille assez conflictuelle, pleine de non-dits et de reproches jamais réglés. L’éducation très stricte subit par Hatoko ne lui a jamais permis de bien connaître sa grand-mère et c’est finalement une fois adulte que certaines découvertes arrivent. Avec la maturité arrive moins de rébellion et plus de reconnaissance ou, tout au moins, de compréhension. Cette évolution psychologique du personnage m’a beaucoup plu car l’auteur prend le temps de nous expliquer avec douceur le passé d’Hatoko et ses découvertes actuelles.

Réservée et solitaire, Hatoko se retrouve écrivain publique par la force des choses, en reprenant la papeterie familiale. Je ne connaissais pas du tout le métier et j’ai été ravie de pouvoir en apprendre plus, finalement en même temps qu’Hatoko, pour qui l’exercice de cette fonction est toute nouvelle. Cette profession fait entrer les gens dans sa vie et dans son quotidien et l’oblige à pénétrer dans leur intimité pour mieux les satisfaire. Si ces rencontres crées des liens très éphémères, ils ont des conséquences durables sur la manière de vivre d’Hotoko et sur sa façon d’appréhender les différentes situations qu’elle rencontre.

Par sa voix, le lecteur apprend à connaître les voisins et la ville, devenant finalement l’un des habitants de Kamakura. La retranscription des lettres en japonais à l’intérieur de l’ouvrage permet de s’immerger encore plus dans l’ambiance du roman. Hatoko apprend son métier en même temps qu’elle s’ouvre aux gens et pouvoir lire chacune des lettres qu’elle écrit pour les autres nous met de plein pied dans la culture japonaise et leur façon toujours très polie de s’exprimer, même lorsqu’il s’agit de choses dures à dire. J’ai aussi été très contente de réussir à lire l’une des lettres sans traduction ! (Certes elle est écrite par une enfant maiiiiiis c’était mon petit moment de fierté 😛 )

En bref un roman très doux qui invite au voyage ~

 

L’insaisissable logique de ma vie – Benjamin Alire Saenz

 

Titre : L’insaisissable logique de ma vie

V.O. : The Inexplicable Logic of My Life

Auteur : Benjamin Alire Saenz

Editeur : PKJ

Date de Parution : 16 Août 2018

 

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Sal mène une vie paisible et sans histoires, dans une famille moitié mexicaine, moitié américaine. Mais tout bascule le jour de sa rentrée en terminale. Pour défendre l’honneur de son père adoptif, il sort les poings et frappe. Surprise, colère, satisfaction, culpabilité se bousculent dans la tête du jeune homme, qui se met à douter de tout, même de sa propre identité. Alors, avec l’aide de Sam, sa meilleure amie, et de son père, Sal va tenter de comprendre l’insaisissable logique de sa vie.

 

 

  • Avis :

Pensez-vous qu’il soit possible de tomber amoureuse d’un livre ?

Je crois que, parfois, lorsque l’on est un peu perdu et qu’on a l’impression de patauger, certains livres peuvent nous apporter un soutien dont on ne pensait même pas avoir besoin. De part leurs réflexions et celles qu’ils véhiculent, de par leurs résonances avec nous-mêmes, ils réussissent à trouver des mots qui apaisent et des règles de vie qui font du bien. Cela tient parfois en une phrase ou dans un personnage, dans une situation ou dans une émotion. Et, plus rarement, il s’agit du livre tout entier.

Hé bien là, je suis totalement tombée amoureuse de ce livre. Pas de Salvador, de Sam ou de Vincente en particulier. Pas de Mima ou de Fito. Mais de tous les messages et la douceur que le roman véhicule.

L’histoire nous est donc raconté par Salvador, dix-sept ans. Sa mère étant décédée lorsqu’il avait trois ans, Salvador a été adopté par Vincente, le meilleur ami de sa mère qui lui a donné une éducation et un amour inconditionnel. Au début du roman, Salvador est un garçon très doux, très raisonnable mais qui se pose des questions sur lui-même, notamment celle-ci : est-il si gentil que cela ? Depuis quelques temps, Salvador se sent en colère, surtout lorsque les gens pointent du doigt l’homosexualité de son père, et ne peut s’empêcher de jouer des poings.

A ses côtés, il y a Sam, sa meilleure amie, en conflits avec sa mère et qui a toujours un avis sur tout. Leurs joutes verbales, tout comme tous leurs petits rituels de textos, sont un régal à lire et rappelle combien l’amitié prend une place importante dans la vie de tous les jours.

Et puis bien sûr, il y a la famille. Celle que forme Salvador et son père. Celle aussi qu’ils forment avec Sam. Celle de Sam et sa mère. Celle de Vincente et donc celle de Salvador. Beaucoup de moments du roman prônent l’importance de la famille et le poids qu’elle peut avoir sur nos décisions. Qu’il s’agisse de la famille de sang ou de cœur, le livre fait la part belle aux émotions. Si les liens du sang ne relient pas Salvador à sa grand-mère, à ses oncles et tantes ou même à son père, ce sont eux qui l’aiment et l’ont élevé, eux qui le protègent et le grondent. Tout l’amour que l’on peut ressentir pour sa famille transcendent chaque page du roman et celui-ci ne dit pas que tout est toujours facile et qu’il ne faut pas être triste ou en colère mais bien qu’il faut accepter qui on est.

A dire vrai, je ne sais pas vraiment comment vous présenter ce roman… Je l’ai lu a un moment où j’avais besoin de lire les messages qu’il véhicule et c’est certainement aussi pour cela que je suis totalement entrée dedans. J’ai l’habitude de mettre des post-it lorsque je tombe sur des phrases qui me plaisent et ça a été impossible ici si je ne voulais pas le transformer en arc-en-ciel de post-it. A vrai dire, je pense même que je finirais par le relire et par surligner à l’intérieur (bouh, sacrilège !).

En bref un livre qui fait du bien et qui vous pousse à vous réconcilier avec vous-même.

Ueno Park – Antoine Dole

Titre : Ueno Park

Auteur : Antoine Dole

Editeur : Acte Sud

Date de Parution : 1er Août 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ueno park, immense étendue de verdure en plein cœur de Tokyo. On y découvre Ayumi, une hikikomori, qui sort pour la première fois de chez elle après plus de deux ans de réclusion. Haruto, un jeune lycéen qui tente de reconstruire sa vie après l’expérience traumatisante du tsunami de 2011 ; Nozomu, un adolescent SDF qui a dû abandonner le domicile familial. Sora, qui affiche son look extrême et asexué de genderless kei et doit résister aux insultes ; Airi, fan obsessionnelle, qui s’égare dans son fantasme avec son idole. Ces adolescents ne se connaissent pas mais ont en commun de ne pas se conformer, de rejeter les codes traditionnels de la société japonaise et d’affirmer un style de vie, un furieux désir de liberté. A Ueno park, ils vont se trouver réunis pour le Hanami, le spectacle de l’éclosion des cerisiers. Ce moment de renaissance va permettre à chacun d’explorer sa propre solitude.

 

  • Avis:

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en démarrant ce recueil si ce n’est que le côté japonais m’intéressait beaucoup. J’ai finalement été totalement emportée dans ces courtes brides de vie qui présentent des personnages qui, s’ils sont bien différents dans ce qui leur arrive, sont pourtant semblable dans la manière dont ils retiennent leurs émotions à l’intérieur. En ce fait, on ressent bien là le carcan de la vie japonaise, cette manière de dissimuler ses sentiments aux yeux du monde pour que personne ne se sente mal ou désolé en voyant la douleur ou la tristesse d’autrui.

Chacun des personnages avec lequel nous faisons un petit bout de chemin jusqu’au parc Ueno est mal dans sa peau. Tous ont des vies bien différentes et ne se connaissent pas. Ils n’ont en commun que le lieu dans lequel ils se trouvent à cet instant précis : pour Hanami, la fête de l’éclosion des cerisiers, là où famille et amis se pressent pour célébrer le renouveau du printemps.

Avec une douceur très poétique malgré les sentiments douloureux qui sont proposés ici, l’auteur nous raconte la vie de ces personnages en souffrance. Leur mal-être est palpable, quelque soit leur âge et on a l’impression qu’ils retiennent tous leur souffle de peur de s’écrouler si jamais ils déviaient de la route qu’ils se sont fixée.

Des nouvelles qui s’entrelacent finalement avec douceur, par petites touches, pour donner une grande peinture de différentes vies. Ces dernières se retrouvent sous les cerisiers en fleurs, devant l’éclosion du printemps pour démontrer que la vie continue toujours malgré tout… Même si certains s’endorment, d’autres renaissent.

En bref une lecture pleine d’émotions, qui présentent des personnages qui ont beaucoup de choses à dire mais qui les taisent au quotidien, comme une incitation à regarder autour de soi et à s’intéresser réellement aux gens qui nous entourent et non pas seulement à ce qu’ils montrent d’eux-mêmes.

 

Pintade en cochon d’inde : Lire un livre où l’histoire se déroule en Asie (Métamorphose – 70pts

Le Grand Saut T3 – Florence Hinckel

 

Titre : Le Grand Saut

Auteur : Florence Hinckel

Editeur : Nathan

Date de parution : 24 Mai 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Paris ! Iris, Marion, Rébecca et Sam ont réalisé leur rêve : vivre en colocation à Paris, pour leur première année d’études… mais un rêve imparfait car sans Alex, à cause de son handicap, et sans Paul, qui a disparu durant l’été. Iris tente une percée dans le monde littéraire parisien, Rébecca dans celui de la comédie. Sam se fait des amis engagés en fac de droit, pour impressionner Charlotte, qu’il a peur de voir s’éloigner. En maths sup, Marion vit un bizutage éprouvant, mais trouve en Lena, sa voisine, un soutien inattendu. A Marseille, Alex préfère écrire des chansons à sa fac de math. Quant à Paul, il s’est lancé dans un centre de recrutement très particulier…

 

  • Avis :

Après avoir dévoré les deux premiers, j’ai pourtant attendu quelques mois après la parution pour découvrir ce nouvel opus. Parce qu’il est toujours délicat de dire au revoir à des personnages avec qui on a adoré faire un petit bout de chemin… même si leur chemin continuera bien après la dernière page refermée.

Nous retrouvons donc Iris, Sam, Rebecca et Marion dans la capitale, tous les quatre prêt pour une nouvelle vie en colocation, motivés pour réaliser leurs rêves. Mais entre les rêves et la réalité, il y a souvent un mur que l’on se prend de plein fouet et le roman réussit à bien retranscrire les difficultés de la vie quotidienne. A travers chacun des personnages et par leurs caractères différents, il est facile de se retrouver dans l’un d’entre eux, voir un peu dans chacun d’eux. De la même façon avec Alex et Paul, le premier essayant d’appréhender le nouveau monde qui est le sien depuis son accident et le second déterminé à trouver sa voie.

A travers ses six personnalités bien distinctes mais liées par l’amitié qu’ils ressentent les uns pour les autres, l’auteur aborde une myriade de sujets diverses. La conscience politique, l’horreur du bizutage, le monde complexe et difficile à atteindre des arts, les pistons, la dureté mais aussi la solidarité de la Légion Étrangère, la non-accessibilité des lieux aux personnes en situation de handicap… et surtout l’importance de l’amitié lorsqu’on se sent au fond du trou. Notamment le fait que l’amitié, ce n’est pas se soutenir en toutes circonstances et être toujours d’accord, mais c’est aussi des accrochages pour un rien et des moments de fatigue où la simple présence de l’autre est un baume. C’est aussi accepter les défauts des autres et s’amuser ou s’attendrir de leurs envolées lyriques ou au contraire, essayer de les ramener sur terre.

Ce roman-ci nous démontre une fois encore à quel point le bonheur est complexe à trouver mais comme tout est plus facile lorsque nous laissons de côté nos doutes pour essayer d’aller de l’avant. Et surtout, que le bonheur est propre à chacun. Car aucun de ses six amis ne rêve de la même chose et n’a les mêmes moyens d’y parvenir. Ils ont grandit au fil des tomes et ils grandiront encore, découvrirons de nouveaux lieux et de nouvelles personnes. Ils seront déçus, heureux et en colère parfois. Mais tant qu’ils s’accrochent, prennent du plaisir et sont là les uns pour les autres… ils trouveront ce qu’ils cherchent.

C’est en tout cas ce que j’espère en refermant cette trilogie qui m’aura fait passer un très beau moment de vie en compagnie de ses six amis.

En bref si vous n’avez pas lu cette série : lisez-là !

Neville Londudat : Un livre où l’amitié tient une place importante (Botanique) : 20 pts

 

L’Horoscope Amoureux T2, Scorpio hates virgo – Anyta Sunday

 

Titre : Scorpio hates Virgo

Série : L’Horoscope Amoureux

V.O. : Signs of Love

Auteur : Anyta Sunday

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 15 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Scorpion, cette année vous devriez guérir de vos peines de cœur. Il est temps de laisser votre négativité au placard et laisser les autres voir votre vous véritable. Percy Freedman ne pleure pas. Non, jamais. Et il est persuadé que vendre la maison de sa tante décédée et quitter ses voisins de toujours est la meilleure des choses à faire. Quelle personne saine d’esprit garderait cet endroit qui sent bons les câlins qu’il n’aura plus jamais ? Personne, c’est bien ça. Enfin… à part ses voisins. Ils semblent tous penser qu’un peu de peinture et quelques nouveaux meubles l’aideront à surmonter cette épreuve. Tous veulent le voir rester. Même Callaghan Glover. Son ennemi juré. Surtout Callaghan Glover. Et oui Scorpion, avec un peu de patience votre chagrin pourrait bientôt appartenir au passé.

 

  • Avis :

Cela fait un moment que je louche sur le premier tome et, en voyant celui-ci sur Netgalley, je me suis dit que c’était l’occasion de tenter et de voir pour m’acheter ensuite le T1 (à savoir qu’ils peuvent tout à fait se lire indépendamment évidemment).

Hé bien… ça y est le 1 est dans ma PAL ! J’ai totalement adoré ce roman, ultra mignon et plein de jolis sentiments. Percy est un jeune adulte qui assume parfaitement son homosexualité, ce qui lui a causé bien des problèmes dans sa famille où sa tante a clairement été son point d’ancrage. La mort de cette dernière le pousse à vouloir vendre la maison pour s’éloigner de tous les souvenirs qu’il a d’elle et j’ai trouvé toutes ces petites réminiscences extrêmement réalistes. Entre la mort de sa tante, l’éloignement de ses parents, son petit ami qui l’a largué et ses problèmes avec son cousin, Percy se sent seul au monde et abandonné, persuadé que tous ceux qu’il aime finissent de toute manière toujours par s’en aller. Cette vulnérabilité est bien décrite et il est facile de comprendre ce qu’il ressent.

Malgré tout, autour de lui, tout le quartier se mobilise pour lui redonner le sourire. Notamment grâce à un jeu de cadeaux secrets. Pour avoir participé plusieurs fois à une version de Secret Santa entre amis, j’ai adoré retrouver ce petit côté attendrissant et excitant de savoir qui fait un cadeau à qui et pourquoi ce cadeau-là justement. Ici, chaque petite attention démontre à quel point les voisins de Percy tiennent à lui.

Et puis il y a Cal. Très rationnel, Cal est le personnage avec lequel j’ai le plus accroché. Très proche de sa famille, au point de mettre sa propre vie de côté, Cal est le pilier habituel de la vie de Percy et leurs dialogues entrecoupés de petites piques (plus ou moins salaces selon les moments) sont un régal à lire. Chacun d’entre eux a une vie complexe et ils ont besoin l’un de l’autre pour penser à autre chose, trouvant dans leur relation d’ennemis jurés une routine apaisante. Leur inimitié est finalement attendrissante et voir l’évolution de leur relation est addictive.

En bref un roman tout doux sur l’importance du soutien des autres lorsque l’on doit faire son deuil.

 

Plus loin, plus près – Hannah Harrington

 

Titre : Plus loin, plus près

V.O. : Saving June

Auteur :  Hannah Harrington

Editeur : Mosaïc

Date de Parution : 27 Mai 2015

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Aujourd’hui, ma grande sœur a décidé de mourir. C’est moi qui l’ai trouvée et depuis je ne tourne pas rond. June avait une vie parfaite, bien plus belle que la mienne, alors pourquoi ? Je croyais la connaître par cœur et je me suis trompée… Pourtant, il y a une chose dont je suis tout à fait sûre : June n’a pas pu m’abandonner. Elle m’a forcément laissé un signe, quelque chose, elle me tend la main quelque part. Peut-être en Californie où elle rêvait d’aller vivre. Ma meilleure amie est de mon avis et Jake, ce confident secret de June, est d’accord aussi. Alors, même si pour trouver ce que je cherche on doit traverser tout le pays et aller jusqu’en Californie, on va le faire. Ensemble.

 

  • Avis :

Wow… Que dire si ce n’est que je n’ai pas réussi à lâcher ce roman.

Le début nous plonge directement dans l’histoire et dans la vie de Harper. Dans sa vie d’après. Après la mort de sa sœur aînée et avec toutes les questions et toute la culpabilité que son geste implique. Car June était considérée comme la fille parfaite avec une vie parfaite. Son suicide laisse donc sa petite sœur complètement démunie et avec des interrogations plein la tête. Quand a-t-elle cessé d’être proche de June ? Pourquoi n’a-t-elle rien vu ? Sa culpabilité suinte des pages et il est facile de s’attacher à cette jeune fille qui s’est construite en opposition à la parfaite June.

Le roman est un condensé d’émotions, qu’il s’agisse de Harper, de Jake ou de Laney. On se retrouve plongé dans leur road-trip et j’ai adoré les suivre. Le voyage leur apporte quelque chose à chacun et on les découvre doucement au fil des chapitres. Harper est celle dont on connait plus rapidement les failles puisqu’elle en est consciente et qu’elle est celle qui raconte. Pourtant, rapidement, on se rend compte que, derrière ses dehors sûr d’elle, Laney a besoin de réconfort et d’attention et Jake n’est pas non plus aussi assuré qu’il le parait.

C’est finalement une histoire de pardon que j’ai découvert, où l’on se rappelle que, s’il est parfois très dur de pardonner aux autres, il est surtout encore plus compliqué de se pardonner à soi-même.

En bref un roman prenant que j’ai dévoré d’un bout à l’autre.

 

Item Ford Anglia volante : un livre de type roadtrip (2017/2018)