Le Grand Saut T3 – Florence Hinckel

 

Titre : Le Grand Saut

Auteur : Florence Hinckel

Editeur : Nathan

Date de parution : 24 Mai 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Paris ! Iris, Marion, Rébecca et Sam ont réalisé leur rêve : vivre en colocation à Paris, pour leur première année d’études… mais un rêve imparfait car sans Alex, à cause de son handicap, et sans Paul, qui a disparu durant l’été. Iris tente une percée dans le monde littéraire parisien, Rébecca dans celui de la comédie. Sam se fait des amis engagés en fac de droit, pour impressionner Charlotte, qu’il a peur de voir s’éloigner. En maths sup, Marion vit un bizutage éprouvant, mais trouve en Lena, sa voisine, un soutien inattendu. A Marseille, Alex préfère écrire des chansons à sa fac de math. Quant à Paul, il s’est lancé dans un centre de recrutement très particulier…

 

  • Avis :

Après avoir dévoré les deux premiers, j’ai pourtant attendu quelques mois après la parution pour découvrir ce nouvel opus. Parce qu’il est toujours délicat de dire au revoir à des personnages avec qui on a adoré faire un petit bout de chemin… même si leur chemin continuera bien après la dernière page refermée.

Nous retrouvons donc Iris, Sam, Rebecca et Marion dans la capitale, tous les quatre prêt pour une nouvelle vie en colocation, motivés pour réaliser leurs rêves. Mais entre les rêves et la réalité, il y a souvent un mur que l’on se prend de plein fouet et le roman réussit à bien retranscrire les difficultés de la vie quotidienne. A travers chacun des personnages et par leurs caractères différents, il est facile de se retrouver dans l’un d’entre eux, voir un peu dans chacun d’eux. De la même façon avec Alex et Paul, le premier essayant d’appréhender le nouveau monde qui est le sien depuis son accident et le second déterminé à trouver sa voie.

A travers ses six personnalités bien distinctes mais liées par l’amitié qu’ils ressentent les uns pour les autres, l’auteur aborde une myriade de sujets diverses. La conscience politique, l’horreur du bizutage, le monde complexe et difficile à atteindre des arts, les pistons, la dureté mais aussi la solidarité de la Légion Étrangère, la non-accessibilité des lieux aux personnes en situation de handicap… et surtout l’importance de l’amitié lorsqu’on se sent au fond du trou. Notamment le fait que l’amitié, ce n’est pas se soutenir en toutes circonstances et être toujours d’accord, mais c’est aussi des accrochages pour un rien et des moments de fatigue où la simple présence de l’autre est un baume. C’est aussi accepter les défauts des autres et s’amuser ou s’attendrir de leurs envolées lyriques ou au contraire, essayer de les ramener sur terre.

Ce roman-ci nous démontre une fois encore à quel point le bonheur est complexe à trouver mais comme tout est plus facile lorsque nous laissons de côté nos doutes pour essayer d’aller de l’avant. Et surtout, que le bonheur est propre à chacun. Car aucun de ses six amis ne rêve de la même chose et n’a les mêmes moyens d’y parvenir. Ils ont grandit au fil des tomes et ils grandiront encore, découvrirons de nouveaux lieux et de nouvelles personnes. Ils seront déçus, heureux et en colère parfois. Mais tant qu’ils s’accrochent, prennent du plaisir et sont là les uns pour les autres… ils trouveront ce qu’ils cherchent.

C’est en tout cas ce que j’espère en refermant cette trilogie qui m’aura fait passer un très beau moment de vie en compagnie de ses six amis.

En bref si vous n’avez pas lu cette série : lisez-là !

Neville Londudat : Un livre où l’amitié tient une place importante (Botanique) : 20 pts

 

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L’Horoscope Amoureux T2, Scorpio hates virgo – Anyta Sunday

 

Titre : Scorpio hates Virgo

Série : L’Horoscope Amoureux

V.O. : Signs of Love

Auteur : Anyta Sunday

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 15 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Scorpion, cette année vous devriez guérir de vos peines de cœur. Il est temps de laisser votre négativité au placard et laisser les autres voir votre vous véritable. Percy Freedman ne pleure pas. Non, jamais. Et il est persuadé que vendre la maison de sa tante décédée et quitter ses voisins de toujours est la meilleure des choses à faire. Quelle personne saine d’esprit garderait cet endroit qui sent bons les câlins qu’il n’aura plus jamais ? Personne, c’est bien ça. Enfin… à part ses voisins. Ils semblent tous penser qu’un peu de peinture et quelques nouveaux meubles l’aideront à surmonter cette épreuve. Tous veulent le voir rester. Même Callaghan Glover. Son ennemi juré. Surtout Callaghan Glover. Et oui Scorpion, avec un peu de patience votre chagrin pourrait bientôt appartenir au passé.

 

  • Avis :

Cela fait un moment que je louche sur le premier tome et, en voyant celui-ci sur Netgalley, je me suis dit que c’était l’occasion de tenter et de voir pour m’acheter ensuite le T1 (à savoir qu’ils peuvent tout à fait se lire indépendamment évidemment).

Hé bien… ça y est le 1 est dans ma PAL ! J’ai totalement adoré ce roman, ultra mignon et plein de jolis sentiments. Percy est un jeune adulte qui assume parfaitement son homosexualité, ce qui lui a causé bien des problèmes dans sa famille où sa tante a clairement été son point d’ancrage. La mort de cette dernière le pousse à vouloir vendre la maison pour s’éloigner de tous les souvenirs qu’il a d’elle et j’ai trouvé toutes ces petites réminiscences extrêmement réalistes. Entre la mort de sa tante, l’éloignement de ses parents, son petit ami qui l’a largué et ses problèmes avec son cousin, Percy se sent seul au monde et abandonné, persuadé que tous ceux qu’il aime finissent de toute manière toujours par s’en aller. Cette vulnérabilité est bien décrite et il est facile de comprendre ce qu’il ressent.

Malgré tout, autour de lui, tout le quartier se mobilise pour lui redonner le sourire. Notamment grâce à un jeu de cadeaux secrets. Pour avoir participé plusieurs fois à une version de Secret Santa entre amis, j’ai adoré retrouver ce petit côté attendrissant et excitant de savoir qui fait un cadeau à qui et pourquoi ce cadeau-là justement. Ici, chaque petite attention démontre à quel point les voisins de Percy tiennent à lui.

Et puis il y a Cal. Très rationnel, Cal est le personnage avec lequel j’ai le plus accroché. Très proche de sa famille, au point de mettre sa propre vie de côté, Cal est le pilier habituel de la vie de Percy et leurs dialogues entrecoupés de petites piques (plus ou moins salaces selon les moments) sont un régal à lire. Chacun d’entre eux a une vie complexe et ils ont besoin l’un de l’autre pour penser à autre chose, trouvant dans leur relation d’ennemis jurés une routine apaisante. Leur inimitié est finalement attendrissante et voir l’évolution de leur relation est addictive.

En bref un roman tout doux sur l’importance du soutien des autres lorsque l’on doit faire son deuil.

 

Plus loin, plus près – Hannah Harrington

 

Titre : Plus loin, plus près

V.O. : Saving June

Auteur :  Hannah Harrington

Editeur : Mosaïc

Date de Parution : 27 Mai 2015

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Aujourd’hui, ma grande sœur a décidé de mourir. C’est moi qui l’ai trouvée et depuis je ne tourne pas rond. June avait une vie parfaite, bien plus belle que la mienne, alors pourquoi ? Je croyais la connaître par cœur et je me suis trompée… Pourtant, il y a une chose dont je suis tout à fait sûre : June n’a pas pu m’abandonner. Elle m’a forcément laissé un signe, quelque chose, elle me tend la main quelque part. Peut-être en Californie où elle rêvait d’aller vivre. Ma meilleure amie est de mon avis et Jake, ce confident secret de June, est d’accord aussi. Alors, même si pour trouver ce que je cherche on doit traverser tout le pays et aller jusqu’en Californie, on va le faire. Ensemble.

 

  • Avis :

Wow… Que dire si ce n’est que je n’ai pas réussi à lâcher ce roman.

Le début nous plonge directement dans l’histoire et dans la vie de Harper. Dans sa vie d’après. Après la mort de sa sœur aînée et avec toutes les questions et toute la culpabilité que son geste implique. Car June était considérée comme la fille parfaite avec une vie parfaite. Son suicide laisse donc sa petite sœur complètement démunie et avec des interrogations plein la tête. Quand a-t-elle cessé d’être proche de June ? Pourquoi n’a-t-elle rien vu ? Sa culpabilité suinte des pages et il est facile de s’attacher à cette jeune fille qui s’est construite en opposition à la parfaite June.

Le roman est un condensé d’émotions, qu’il s’agisse de Harper, de Jake ou de Laney. On se retrouve plongé dans leur road-trip et j’ai adoré les suivre. Le voyage leur apporte quelque chose à chacun et on les découvre doucement au fil des chapitres. Harper est celle dont on connait plus rapidement les failles puisqu’elle en est consciente et qu’elle est celle qui raconte. Pourtant, rapidement, on se rend compte que, derrière ses dehors sûr d’elle, Laney a besoin de réconfort et d’attention et Jake n’est pas non plus aussi assuré qu’il le parait.

C’est finalement une histoire de pardon que j’ai découvert, où l’on se rappelle que, s’il est parfois très dur de pardonner aux autres, il est surtout encore plus compliqué de se pardonner à soi-même.

En bref un roman prenant que j’ai dévoré d’un bout à l’autre.

 

Item Ford Anglia volante : un livre de type roadtrip (2017/2018)

Stony Bay Beach, Tim & Alice – Huntley Fitzpatrick

Titre : Tim & Alice

Série : Stony Bay Beach

Auteur : Huntley Fitzpatrick

Editeur : Nathan

Date de Parution : 5 Juillet 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

17 ans, Tim a déjà traversé une sombre période d’alcoolisme et de drogue. Son père, un banquier glacial, lui a laissé six mois pour faire ses preuves. Grâce à son meilleur ami Jase, il s’installe dans le studio aménagé des Garrett – à la place d’Alice, la sœur de Jase. Alice est furieuse de devoir abandonner son indépendance à ce looser de Tim… alors que Tim, lui, craque immédiatement pour elle ! Mais son truc à elle, c’est de sortir avec des garçons fous d’elle et de les quitter dès qu’ils l’encombrent. A force de charme, Tim finit par la convaincre de lui accorder un rencard… et une place dans sa vie. Rien de très facile pour deux jeunes planqués derrière leur carapace. Et encore moins facile quand Tim découvre brusquement… qu’il a un fils.

 

  • Avis :

Un plaisir de retrouver la famille Garrett que j’avais tant aimé dans le premier opus !

Si Jase et Sam étaient des personnages assez doux et gentil, Alice et Tim ont déjà quelques erreurs derrière eux. Mais, si aux premiers abords, Alice passe pour une sans-cœur et Tim pour un jeune délinquant, on se rend vite compte qu’ils sont tous les deux bien plus profonds que cela.

Chacun à leur manière, Tim et Alice font ici face à des choix compliqués. Comment être père lorsque le votre vous a toujours traité comme un moins que rien et que l’on est persuadé qu’il a raison ? L’arrivée de Calvin dans la vie de Tim est un bouleversement qui le place en face de ses responsabilités. Si Tim a toujours pu jusque là se sortir de toutes les situations dans lesquelles il s’était fourré, il se retrouve soudainement avec un bébé dans les bras. Un bébé qui a besoin de lui pour tout et qu’il ne peut pas laisser de côté ne serait-ce qu’une minute. Parfaitement conscient que Calvin ne peut rien faire seul, Tim prend son rôle de papa très au sérieux et on le voit grandir au fil des pages, s’apercevoir qu’il est peut-être finalement la seule personne au monde qui se soucie véritablement de ce bébé et qui, par conséquent, peut lui apporter ce dont il a besoin.

Du côté d’Alice, cette dernière sait déjà tous les sacrifices qu’implique le fait de devoir s’occuper d’un enfant et elle aspire à s’émanciper un peu de sa grande famille. Mais entre l’accident de son père qui n’est donc pas présent à la maison, la grossesse de sa mère et les plus jeunes à gérer, Alice est débordée. J’ai beaucoup aimé ce personnage qui a une façade froide mais est pourtant bienveillante et prête à se sacrifier pour sa famille.

Entre Alice et Tim, il y a la volonté d’aller de l’avant et de s’entraider mais il y a aussi bien plus que cela. A travers leurs discussions, leurs prises de bec et leurs moments d’entraide, on découvre deux jeunes gens courageux qui ont appris à survivre à leur manière pour ne plus être blessés par les autres. Tim et ses problèmes d’alcool permette aussi de mettre le doigt sur la volonté qu’il faut posséder pour réussir à s’en sortir et sur la nécessité d’être bien entouré pour y arriver.

Deux personnages finalement pas si opposés qu’il est très facile d’aimer.

De nouveau une belle façon de rappeler qu’il ne faut pas s’arrêter aux apparences et que chacun a quelque chose à offrir si on lui laisse sa chance.

Autoboyographie – Christina Lauren

 

Titre : Autoboyographie

Auteur : Christina Lauren

Editeur : Hugo Roman

Date de Parution : 12 Avril 2018

 

 

 

  • Résumé :

Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Californie pour le plus traditionnel État de l’Utah, le jeune homme se rend à l’évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu’un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir ce patelin dès que possible). C’est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux Séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Challenge accepté ! Et Tanner ne regrette pas son choix. Il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige – et accessoirement mormon – qui a remporté le Séminaire haut la main l’année passée… Et quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui…

 

  • Avis :

J’ai commencé Autoboyographie parce que l’une de mes amies l’avait totalement adoré (coucou Cyrielle ❤ ). Il n’a pas fallu longtemps pour que je comprenne pourquoi.

Le sujet d’écrire un roman en quatre mois était la partie du roman qui m’intéressait le plus dans le résumé et, finalement, ce sont les ressentis de Tanner et la manière dont ils sont décrits qui m’ont complètement attiré dans l’histoire. Toutes les émotions sont brutes, à la manière d’un journal intime où Tanner essaie de poser noir sur blanc ce qui se déroule dans sa vie et ses sentiments pour Sébastian.

Dès le départ, Tanner semble être un garçon avec la tête sur les épaules, qui se moque de ce que les gens pensent mais qui est très proche de sa famille. Leur ville étant presque exclusivement peuplé de personnes mormones, Tanner a promis à sa mère de ne jamais dire qu’il est bi, l’homosexualité étant plutôt perçue comme contre-nature.

Sa rencontre avec Sébastian est une évidence mais il est tout aussi évident que le fils de l’évêque ne peut pas être gay. Au fil des pages, Tanner et Sébastian se découvrent et on ne peut que s’attendrir en les voyants tout en appréhendant le moment où les autres sauront.

Je ne connais absolument rien de la religion mormone, excepté les téléfilms dont on ne sait pas vraiment ce qui est réaliste ou pas. Et j’ai trouvé tous les moments passés dans la famille de Sébastian très intéressants. Le fait de les voir du point de vue de Tanner permettent d’en voir les bons côtés tout comme les limites.

La famille est une entité très présente et, que ce soit celle de Tanner ou celle de Sébastian, voir les interactions amènent beaucoup d’émotions au fil du roman. Plusieurs passages m’ont serré le cœur et l’auteur a parfaitement bien réussi à doser les moments heureux et drôles comme les moments tristes.

L’acceptation de soi et des autres est un thème intemporel et universel et il est ici parfaitement bien dosé et amené. Si Tanner sait qui il est et si sa famille est ouverte, Sébastian a été élevé dans une religion qui lui a indiqué qui il devait être. Tous ses moments de doutes amènent une myriade de sentiments qu’il est facile de comprendre et d’imaginer et je me suis laissée prendre à leur histoire, croisant les doigts pour qu’ils arrivent finalement à trouver une solution.

En parallèle à cette histoire d’amour se trouve une histoire d’amitié tout aussi prenante. Autumn est un personnage que j’ai adoré. D’ailleurs, j’ai apprécié tous les personnages de cette histoire qui m’ont tous paru cohérent dans leurs forces et leurs faiblesses. Le fait de voir l’histoire racontée par Tanner permet de constater la tendresse qu’il éprouve pour sa famille et ses amis et de se rendre compte qu’il est conscient des erreurs qu’il commet.

En bref une histoire qui m’aura complètement accroché et que je prendrais très certainement plaisir à relire.

La Belle Etoile T2, L’étoile rebelle – Cathy Cassidy

Titre : L’étoile rebelle

Série : La Belle étoile

Auteur : Cathy Cassidy

Editeur : Nathan

Date de Parution : 7 Juin 2018

 

 

  • Résumé :
A 14 ans, Mouse vit dans un quartier pauvre où il aime taguer les murs la nuit. Alors qu’il se rend à un rendez-vous avec Dave, son assistant social, il rencontre la jolie Cat, rebelle et mystique, dont il ne peut s’empêcher de tomber amoureux. Ensemble, il recueillent un chien abandonné qu’ils prénomment Lucky. Mais lorsqu’ils comprennent que Lucky appartient à l’un des dealers du quartier, les ennuis arrivent, et avec eux, Mouse découvre que Cat dissimule un secret…
  • Avis :

Le premier tome m’ayant beaucoup plu, comme tous les romans de Cathy Cassidy finalement, j’étais impatiente de découvrir cette suite. Elle se situe sept ans après le premier tome et Mouse a donc bien grandit. Sa vie n’a pas été toute rose durant ces années et on le retrouve dans le bureau de son assistant social.

Au fil des pages, on découvre un bon gamin qui, s’il ne fait pas toujours les bons choix (qui peut se targuer de toujours y arriver ?) fait attention aux autres et prend soin de sa mère. Cette dernière est d’ailleurs un personnage très intéressant qui a prit note de ses erreurs et essaie d’être quelqu’un de bien tout en apprenant à son fils les valeurs nécessaires pour en faire un homme bien.

Même s’il a grandi, on retrouve dans l’adolescent le gamin qui s’émerveillait facilement et qui avait le cœur sur la main lorsqu’il était enfant. C’est toujours agréable de retrouver des personnages d’un tome sur l’autre, et j’ai beaucoup aimé le voir évoluer.

Concernant l’intrigue, elle aborde des sujets importants qui peuvent faire réfléchir les jeunes lecteurs tout en leur montrant les dangers de certaines fréquentations tout comme de certaines substances. De la même manière, le roman insiste sur la nécessité de s’appuyer sur ceux qu’on aime et de faire parfois des choix difficiles pour les protéger.

L’amitié qui se noue entre Mouse et Lucky est aussi ultra mignonne et rappelle aux lecteurs qu’un animal n’est pas un jouet et a besoin d’attention, d’amour, de nourriture et de soins.

En bref encore une fois une jolie histoire qui apportera à ses lecteurs des valeurs importantes à mettre en pratique.

 

47 / 50

Une héroïne de la Résistance – Dominique-Martin Le Trividic

 

Titre : Une héroïne de la Résistance

Sous-titre : Marie-Thérèse Le Calvez du réseau Shelburn

Auteur : Dominique-Martin Le Trividic

Editeur : Ouest-France

Date de Parution : 30 Juin 2002

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Marie-Thérèse Le Calvez, de Plouha (Côtes-d’Armor), a seize ans en juin 1940. Elle ressent l’invasion de la France par les Allemands comme une « souillure du sol breton ». Que faire ? En 1943, l’occasion se présente enfin d’aider les Alliés : Marie-Thérèse et sa mère Léonie vont faire partie de la draine des hommes et des familles qui cacheront des aviateurs alliés tombés sur notre sol et organiseront leur embarquement, de nuit, pour l’Angleterre. Sept opérations d’évasion eurent lieu, de janvier à juillet 1944, opérations extraordinaires par leur précision et le secret absolu qui les couvrit jusqu’à la fin. Les Alliés ont exprimé de mille manières leur reconnaissance à l’équipe de Plouha.

 

  • Avis :

Je lis très peu de biographie mais, en faisant le récolement de la bibliothèque où je travaille, je suis tombée sur celle-ci et je n’ai pas pu m’empêcher de l’emprunter.

Une héroïne de la résistance, c’est la retranscription des propos de Marie-Thérèse Le Calvez par Dominique-Martin Le Trividic. Il s’agit donc des actes de résistance du réseau Shelburn à Plouha, racontés par l’un des maillons de ce réseau qui a œuvré pour récupérer, cacher puis aider à embarquer les aviateurs anglais, canadiens et américains piégés sur le sol français. En deux ans, Marie-Thérèse Le Calvez participera aux huit opérations périlleuses, sauvant ainsi 132 aviateurs alliés et permettant aussi à des résistants français recherchés de quitter les côtes bretonnes pour rejoindre l’Angleterre.

A la lecture de ce témoignage, il apparaît rapidement que Marie-Thérèse trouvait son acte de courage parfaitement normal, tout comme sa mère Léonie et comme les hommes et femmes faisant parti de ce réseau. Il s’agissait d’aider, dans la mesure du possible, en cherchant à protéger la liberté tout comme ses compatriotes mais sans jamais renoncer malgré les risques.

Malgré l’intérêt des Allemands pour leur maison, « balader » un émetteur radio ou cacher chez soi aviateurs alliés et armes étaient pour elles les meilleurs preuves que la liberté n’était pas morte et qu’elles œuvraient à y contribuer. Si certains passages font froid dans le dos en imaginant les risques encourus, d’autres relèvent presque du miracle tels ce moment où les allemands eux-mêmes finissent par l’aider à convoyer un émetteur sans jamais se douter de ce qu’ils transportaient avec eux.

On découvre donc tout au long de ce livre des actes de bravoure réguliers de la part d’hommes et de femmes sous l’occupation allemande, risquant leur vie pour sauver celles des autres sans rien attendre en retour que la satisfaction d’avoir sauver ces gens qui œuvraient pour rendre à la France sa liberté. En suivant Marie-Thérèse de ses 16 à ses 20 ans, on découvre un réseau soudé comme une famille et encourant les mêmes risques sans jamais renoncer.

Une belle leçon de vie.