Stony Bay Beach, Tim & Alice – Huntley Fitzpatrick

Titre : Tim & Alice

Série : Stony Bay Beach

Auteur : Huntley Fitzpatrick

Editeur : Nathan

Date de Parution : 5 Juillet 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

17 ans, Tim a déjà traversé une sombre période d’alcoolisme et de drogue. Son père, un banquier glacial, lui a laissé six mois pour faire ses preuves. Grâce à son meilleur ami Jase, il s’installe dans le studio aménagé des Garrett – à la place d’Alice, la sœur de Jase. Alice est furieuse de devoir abandonner son indépendance à ce looser de Tim… alors que Tim, lui, craque immédiatement pour elle ! Mais son truc à elle, c’est de sortir avec des garçons fous d’elle et de les quitter dès qu’ils l’encombrent. A force de charme, Tim finit par la convaincre de lui accorder un rencard… et une place dans sa vie. Rien de très facile pour deux jeunes planqués derrière leur carapace. Et encore moins facile quand Tim découvre brusquement… qu’il a un fils.

 

  • Avis :

Un plaisir de retrouver la famille Garrett que j’avais tant aimé dans le premier opus !

Si Jase et Sam étaient des personnages assez doux et gentil, Alice et Tim ont déjà quelques erreurs derrière eux. Mais, si aux premiers abords, Alice passe pour une sans-cœur et Tim pour un jeune délinquant, on se rend vite compte qu’ils sont tous les deux bien plus profonds que cela.

Chacun à leur manière, Tim et Alice font ici face à des choix compliqués. Comment être père lorsque le votre vous a toujours traité comme un moins que rien et que l’on est persuadé qu’il a raison ? L’arrivée de Calvin dans la vie de Tim est un bouleversement qui le place en face de ses responsabilités. Si Tim a toujours pu jusque là se sortir de toutes les situations dans lesquelles il s’était fourré, il se retrouve soudainement avec un bébé dans les bras. Un bébé qui a besoin de lui pour tout et qu’il ne peut pas laisser de côté ne serait-ce qu’une minute. Parfaitement conscient que Calvin ne peut rien faire seul, Tim prend son rôle de papa très au sérieux et on le voit grandir au fil des pages, s’apercevoir qu’il est peut-être finalement la seule personne au monde qui se soucie véritablement de ce bébé et qui, par conséquent, peut lui apporter ce dont il a besoin.

Du côté d’Alice, cette dernière sait déjà tous les sacrifices qu’implique le fait de devoir s’occuper d’un enfant et elle aspire à s’émanciper un peu de sa grande famille. Mais entre l’accident de son père qui n’est donc pas présent à la maison, la grossesse de sa mère et les plus jeunes à gérer, Alice est débordée. J’ai beaucoup aimé ce personnage qui a une façade froide mais est pourtant bienveillante et prête à se sacrifier pour sa famille.

Entre Alice et Tim, il y a la volonté d’aller de l’avant et de s’entraider mais il y a aussi bien plus que cela. A travers leurs discussions, leurs prises de bec et leurs moments d’entraide, on découvre deux jeunes gens courageux qui ont appris à survivre à leur manière pour ne plus être blessés par les autres. Tim et ses problèmes d’alcool permette aussi de mettre le doigt sur la volonté qu’il faut posséder pour réussir à s’en sortir et sur la nécessité d’être bien entouré pour y arriver.

Deux personnages finalement pas si opposés qu’il est très facile d’aimer.

De nouveau une belle façon de rappeler qu’il ne faut pas s’arrêter aux apparences et que chacun a quelque chose à offrir si on lui laisse sa chance.

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Grover Beach, T1 Changement d’équipe – Anna Katmore

 

Titre : Changement d’équipe

V.O. : Play with me

Série : Grover Beach

Auteur : Anna Katmore

Traducteur : Charline Mcgregor

Editeur : Cyplog

Date de Parution : 28 Septembre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Et si vous deviez faire ce que vous détestez le plus au monde afin d’attirer l’attention de l’élu de votre cœur ?
Les soirées de Ryan Hunter sont légendaires. Et ce soir, elle sera là.
Lisa Matthews est amoureuse de son meilleur ami depuis l’école maternelle. S’ils sont très proches, ils ne sont jamais embrassés. À quelques semaines de son 17ème anniversaire, Lisa espère que les choses vont changer entre eux. Mais cet été quand Tony revient de son stage de foot, c’est une autre fille qu’il a en tête. Pire encore, la fille en question est footballeuse.
Prête à tout pour attirer son attention, Lisa s’emballe et prend une décision vraiment très stupide. Mais puisqu’il faut employer les grands moyens… elle va elle aussi se mettre au foot pour conquérir celui qu’elle a toujours aimé.
Les épreuves pour entrer dans l’équipe sont infernales, le premier match se termine dans le sang, et le lendemain de la fête, après les sélections, elle se réveille au pire endroit qui soit : dans les bras du capitaine de l’équipe de foot. Le gars le plus sexy du lycée… Ryan Hunter.

 

  • Avis:

Pour la petite histoire, j’ai débuté ce livre car j’avais craqué sur le résumé avant de finalement le laisser dans ma PAL. Un item éphémère du Challenge de la Coupe des 4 Maisons m’a donné l’occasion de l’en sortir. Après quelques chapitres, je me suis rendue compte qu’il ne rentrait absolument pas dans l’item xD Mais j’avais trouvé le début tellement chouette que je n’avais aucune envie de le mettre en pause 😛

L’histoire nous présente donc Lisa, qui est amoureuse de son meilleur ami depuis des années et qui ne rêve que du moment où il va enfin se décider à l’embrasser. J’ai beaucoup aimé leur relation à tous les deux, douce et rassurante comme un doudou. Tony et Lisa ont des habitudes ancrées dans l’enfance qui pourraient paraître étranges à certains ramenés à l’âge qu’ils ont et à ce qu’ils sont : deux adolescents de sexe opposé. Mais voilà : leur amitié est profonde et on la ressent bien au fil des chapitres, mêmes lors des moments plus compliqués entre eux.

Lisa est une jeune fille sans ennui, qui vit son adolescence finalement un peu à travers Tony. Lui va aux fêtes, fait du foot et elle vit sa vie dans sa chambre avec ses livres et ses soirées télé avec lui. Jusqu’à l’arrivée de Chloé la bimbo. Lisa se découvre alors jalouse et prête à entrer dans l’équipe de foot pour montrer qu’elle peut elle aussi s’inclure dans la passion de Tony. Et dans cette fameuse équipe, il y a surtout Ryan, le capitaine, qui décide de prendre en main l’entraînement de Lisa.

J’ai adoré leurs dialogues et la manière tellement naturelle de Lisa de réagir aux situations assez improbables dans lesquelles elle se retrouve en compagnie de Ryan. J’ai passé un très bon moment avec les personnages et j’ai beaucoup aimé les voir changer et réaliser leurs erreurs et leurs propres changements au fil des pages.

Alors oui, l’histoire aurait pu être plus poussée, les relations plus tendues mais au final le roman évite les longs clichés et permet de passer un moment aussi doux qu’amusant. En moins de 150 pages, l’auteur nous présente une petite histoire ultra mignonne et des héros attachants.

En bref un roman qui se lit très rapidement et qui m’aura donné envie de découvrir d’autres histoires de l’auteur. On se retrouve donc très vite avec la même histoire vue par Ryan ❤

 

44 / 50

 

Waiting for Spring T1 – Anashin

 

Titre : Waiting for Spring

V.O. : Harumatsu Bokura

Auteur : Anashin

Editeur : Pika

Collection Shojo Addict

Date de Parution : 4 Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Haruno a du mal à aller vers les autres, mais elle a décidé de prendre un nouveau départ en entrant au lycée ! Mais malgré ses efforts, elle n’arrive pas à se faire des amis aussi vite qu’elle le voudrait… Puis, par un concours de circonstances, les quatre joueurs les plus populaires du club de basket-ball vont se mettre à la fréquenter régulièrement… Haruno s’habituera-t-elle à sa nouvelle vie sociale trépidante ?

 

  • Avis :

Les éditions Pika ont lancé dernièrement une nouvelle collection de manga appelé Shojo Addict dans laquelle plusieurs séries ont déjà vu le jour, notamment Waiting for Spring.

J’ai beaucoup aimé les dessins qui présentent des scènes épurées avec finalement assez peu de décors mais qui se concentrent donc sur les visages des personnages. Ces derniers sont vraiment expressifs et permettent aux lecteurs de bien comprendre leurs sentiments, ce qui facilite l’empathie que l’on ressent envers eux.

Au niveau de l’histoire, celle-ci débute avec Haruno qui entre en seconde. Très timide, elle ne sait pas aller vers les autres et a du mal à se faire des amies. On a donc affaire à une héroïne typique shojo, toute gentille et timide. Si elle essaie désespérément de changer et de parler aux filles de sa classe, sa timidité prend toujours le dessus et elle se retrouve à faire la bonne poire. A vrai dire, il est facile de s’attacher à Haruno car la peur qu’elle ressent à s’imposer est facile à comprendre. Si certains ont des facilités de communication, faire le premier pas vers quelqu’un qu’on ne connait pas est compliqué pour une bonne partie des gens et le manga présente bien cette difficulté sans en faire quelque chose d’insurmontable. Car Haruno est différente lorsqu’elle est à l’aise, comme tout un chacun lorsqu’il est avec des personnes qu’il apprécie et qu’il se sait apprécier en retour.

Le café où se déroule une partie de l’histoire est un endroit un peu doudou pour Haruno et permet des moments plus drôles et où on voit une jeune fille qui s’affirme plus. L’intérêt du manga est bien là : démontrer que si faire un pas vers les autres est compliqué, s’il est difficile de se faire des amis et de les garder, il est ensuite tellement agréable de pouvoir être soi-même. Et surtout, qu’avoir des personnes ou des choses auxquels on tient nous permet de devenir plus fort pour les protéger.

Il est aussi question de passion dans ce premier opus mais le sujet reste encore un peu vague et sera certainement plus développé dans les prochains tomes.

En bref une histoire qui a l’air super mignonne et pleine de jolies réflexions ! Je me laisserai très certainement tenter par la suite.

 

Les contes inachevés, T1 La vilaine belle-sœur – Aya Ling

Titre : La vilaine belle-soeur

V.O. : The ugly stepsister

Série : Les contes inachevés

Auteur : Aya Ling

Traductrice : Julianne Nova

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 23 Août 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

En déchirant par mégarde un vieux livre d’images, Kat est téléportée dans le monde de Cendrillon, où elle incarne Katriona, l’une des hideuses belles-sœurs ! En tant que jeune fille de noble lignage, sa vie change du tout au tout et elle doit apprendre à survivre aux lois de ce nouvel environnement, à commencer l’épreuve de passer les portes avec une robe à arçeaux… Pour revenir chez elle, elle va devoir compléter l’histoire, jusqu’à ce qu’ils soient heureux et aient beaucoup d’enfants. Mais les obstacles sont de taille : l’autre belle soeur est belle à s’en damner, la marraine la bonne fée est aux abonnées absentes et le prince – carrément canon, soit dit en passant – déteste les bals.
Dans de telles conditions, arrivera-t-elle seulement à rentrer chez elle… ?

 

  • Avis :

MxM Bookmark faisant des promotions sur quelques titres, j’ai craqué pour le ebook de celui-ci qui me faisait de l’œil depuis un moment. Je trouve la couverture vraiment sublime et le résumé me donnait très envie de tenter la lecture. Au final, j’ai vraiment passé un bon moment, même si deux petites choses m’ont un peu dérangée. Je commence par elle pour terminer par le positif (qui est plus nombreux :p )

Tout d’abord, le fait que Kat ne se pose jamais la question de savoir ce qui se passe dans la vie réelle… Certes, elle veut retrouver sa famille mais jamais elle ne se demande si elle va se réveiller au moment de sa chute ou si elle est dans le coma, si elle a disparut et que sa famille est inquiète… Absolument jamais xD Ce que j’ai trouvé illogique (et j’aime la logique). Un point mineur, j’en conviens mais ça m’a travaillé durant toute ma lecture malgré tout.

Ensuite, un soucis de traduction et de relecture qui, s’il n’arrive pas si souvent, revient pourtant plusieurs fois et m’a souvent fait tiquer : le présent et le passé simple dans la même phrase. Pour preuve l’extrait ci-dessous.

« Je lève mon parapluie et l’abats sur la tête du type. Il poussa un grognement et fait volte-face. »

L’un ou l’autre mais les deux…nope.

Au-delà de cela, l’histoire est ultra sympa ! On est rapidement dedans et Kat est un personnage très attachant. J’ai adoré le parallèle qu’elle fait entre notre présent et les us et coutumes au moment de l’histoire de Cendrillon. Toutes ces considérations humaines et matérielles que nous n’avons plus mais qui existaient à l’époque et qui, effectivement, doivent clairement choquer quelqu’un de notre époque.

Les variations entre l’histoire du roman et celle du conte originale permette au lecteur d’avoir l’impression de lire une histoire différente et, même si je m’attendais à la résolution, on se s’ennuie pas une seule seconde avec Kat. J’ai aussi beaucoup aimé Edward, Poppy et Bertram et j’ai pris énormément de plaisir à me perdre dans ce roman.

En bref une jolie découverte  !

 

Item : Beedle le Barde : un conte réinventé – 50pts

34 / 50

36 questions pour savoir si tu m’aimes – Vicki Grant

 

Titre : 36 questions pour savoir si tu m’aimes

V.O. : 36 questions that changed my mind about you

Auteur : Vicki Grant

Traducteur : Valentine Vignault

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

L’amour peut-il être provoqué ? Tel est le sujet de l’étude à laquelle participent Hildy, 18 ans, qui cherche à se lancer un défi, et Paul, 19 ans, qui n’est là que pour les quarante dollars qu’il peut empocher. Ils ne se sont jamais vus et doivent se poser 36 questions pour apprendre à se connaître comme « À quoi ressemblerait une journée parfaite pour vous ? », « Si une boule de cristal pouvait vous révéler la vérité, que voudriez-vous savoir ? » ou encore « Quand avez-vous pleuré pour la dernière fois ? ».
Au fil de leurs échanges, ils vont rire, pleurer, se mentir et apprendre à se connaître. Mais aussi découvrir les secrets douloureux que chacun essayait de garder enfouis. Cela suffira-t-il à faire naître des sentiments ?

 

  • Avis :

Le résumé m’intriguait beaucoup et je ressors de ce texte très curieuse de l’étude de psychologie qui a inspiré l’idée du roman.

C’est une histoire qui se lit très vite grâce à une écriture fluide et aussi à la manière dont sont agencés les chapitres. Le texte mêle des moments de roman « normaux » avec des descriptions et des réflexions des personnages, des moments de dialogues uniquement, des moments de conversations internet (qui impliquent des mots écrits en textos et des échanges d’images) et des dessins. Tout ça forme un roman très intéressant au niveau de la manière dont ressort le contenu et j’ai adoré ce côté original du livre.

Concernant l’histoire en elle-même, elle aborde de façon intéressante de nombreux aspects du terme « famille ». Notamment parce que chacun des personnages à une situation familiale très différente, les poussant finalement à comparer ce qui n’est pas réellement comparable. Ce qui, finalement, permet de relativiser ses propres problèmes en se rendant compte de ceux des autres, mais tout en ne les minimisant pas non plus. Cette mise en parallèle m’a beaucoup plu et permet de faire ressortir de nombreux côtés des personnages au fil des pages. Hildy et Paul se dévoilent peu à peu au lecteur comme ils se dévoilent l’un à l’autre.

C’est aussi tout là l’intérêt d’être face à un inconnu et de devoir répondre à des questions intimes. S’il est compliqué de se livrer à quelqu’un que l’on ne connait pas, il est aussi étonnamment plus facile de raconter des choses en sachant qu’on ne reverra jamais la personne en face de nous puisqu’on ne s’expose donc pas à un jugement qui va nous toucher. Paul et Hildy n’étant pas là pour les mêmes raisons, ils ont donc deux manières très différentes d’aborder l’étude à laquelle ils participent.

En définitive, je me suis vraiment faite happer par ce roman qui nous propose deux personnages diamétralement opposés et dont les dialogues sont plein d’humour, gagnant en émotions au fil des échanges.

Et surtout un coup de cœur pour l’histoire de Kong le poisson qui traverse le roman et amène une belle touche d’humour à chaque apparition !

 

Item Choixpeau magique : un livre choisi par quelqu’un d’autre – 10pts

Ceux des limbes – Camille Brissot

 

Titre : Ceux des limbes

Auteur : Camille Brissot

Editeur : Syros

Date de parution : 5 Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Du haut du Mont-Survie, Oto admire chaque jour la forêt qui l’encercle à perte de vue. Elle est si belle qu’il en oublierait presque ce qui se tapit sous les arbres. Mais lorsque la montagne s’endort, que les lumières s’éteignent et que les voix s’effacent, le vent résonne d’un chant inhumain, effroyable : le gémissement des limbes, les victimes de l’épidémie. Bientôt, Naha devra passer plusieurs jours et plusieurs nuits dans la forêt. Oto refuse de rester cloîtré en espérant le retour de celle qu’il aime plus que tout. Quitte à être une proie de plus, il va sortir lui aussi.

 

  • Avis :

ça faisait un petit moment que je n’avais pas lu de romans post-apocalyptique ni de romans de « zombies » et, après mon coup de cœur pour La maison des reflets de la même auteur, j’étais curieuse de savoir si j’allais autant apprécier ce roman que le précédent.

Carrément, le sujet n’est pas le même et pourtant… On retrouve cette similitude des questions sur la vie et la mort. Encore une fois, je me suis laissée embarquer par la plume de Camille Brissot et, s’il m’a fallut quelques chapitres pour entrer totalement dans l’histoire, j’ai ensuite eu beaucoup de mal à décrocher (mais de toute manière, dormir et manger, c’est surfait ! 😛 )

J’ai suivi avec intérêt l’histoire qui se déroule dans le Mont-Survis, mais je n’ai vraiment été totalement dans l’histoire que dès le moment où ils sortent. Une fois en forêt, j’ai complètement été happée. Avec une petite préférence d’ailleurs pour les moments qui rendent hommage à la beauté de la nature malgré les faits. Le simple plaisir de s’arrêter et de regarder autour de soi, chose que nous ne faisons sûrement pas assez souvent finalement. En cela, Oto est un personnage parfait. Dans le sens où il ne l’est pas justement. Oto est plein de doutes et de failles, il ne connait pas ses forces et pourtant, il suit son instinct et il se préoccupe des autres. Il est aussi buté et parfois haineux malgré sa profonde capacité à l’empathie et à l’émerveillement. Il est donc facile de s’attacher à lui.

La vie dans la forêt contient assez de suspense pour qu’on frissonne pour les personnages obligés d’avancer. Si le Mont-Survis est un endroit où la vie s’est un peu arrêté, la forêt représente une course contre la mort et le texte est empreint du sentiment qu’il faut aller vive et avancer pour ne pas mourir. Au fil du roman, d’autres émotions se superposent et j’ai beaucoup aimé la douceur qui se dégage finalement du texte malgré tout. A travers les actes de certains personnages, on ressent l’humanité sous-jacente et on se rend compte que rien n’est facile. Si les limbes sont des monstres, n’ont-ils pas avant tout été des hommes ? Des hommes qui ont aimé et ont été aimés. A travers Oto, on voit ce qu’un autre point de vue peut amener chez un jeune homme qui n’a jamais eu d’autres exemples que ceux du Mont-Survis.

En bref une histoire passionnante sur la vie, sur les difficultés qu’on y rencontre et sur l’espoir qu’elle peut détenir.

Un tome 2 peut-être ? (a)

 

Item Sinistros : un livre apocalyptique ou post-apocalyptique – 40pts

33 / 50

J’ai égaré la lune – Erwan Ji

 

Titre : J’ai égaré la lune

Auteur : Erwan Ji

Editeur : Nathan

Date de Parution : 15 Mars 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« Quand j’étais petite, j’imaginais ma vie à vingt ans. J’irais à la fac à New York, je partagerais une petite chambre avec une coloc râleuse, et mon copain m’appellerait “chérie”. Je viens d’avoir vingt ans. Je vais à la fac à Tokyo, je partage une grande maison avec six colocs géniaux, et ma copine m’appelle “ma petite otarie”. Alors oui, je suis peut-être pas très forte en imagination de vie. Mais tu sais quoi ? C’est pas grave. La vie, c’est comme une blague. C’est plus rigolo quand t’as pas deviné la fin. »

 

  • Avis :

Puisque j’avais adoré J’ai avalé un arc-en-ciel, j’étais ravie de pouvoir retrouver Puce dans de nouvelles aventures !

Par contre, je trouve dommage qu’il ne soit pas indiqué sur l’ouvrage qu’il s’agit de la suite de J’ai avalé un arc-en-ciel justement. Le bandeau indique « par l’auteur de » et ce qui ont lu le premier sauront rapidement qu’il s’agit d’une suite. Mais pour des lecteurs qui lisent le résumé, sont tentés et débutent le roman, savoir qu’il s’agit finalement d’un second tome pourrait peut-être être assez frustrant… même si la lecture du premier opus n’est pas indispensable à la compréhension.

Concernant le roman en lui-même, j’ai passé un très bon moment avec Puce. J’ai égaré la lune m’a donné une folle envie de retourner au Japon et j’ai voyagé à travers les pages, souriant des réflexions que je m’étais faites moi aussi en baladant à travers Tokyo. Puce nous présente ses remarques sur la vie japonaise et les japonais en général, tout comme sur la vie. J’ai apprécié le fait que Puce mûrisse tout au long du roman et que rien ne soit finalement jamais simple. Parce que la vie est comme ça. On se pose beaucoup de questions dont les réponses dépendent tellement du caractère de chacun ou de son vécu que ce qui pourrait paraître évident pour quelqu’un est un réel dilemme pour un autre.

Je ne vais pas vous parler des nombreuses questions qui animent Puce pour ne pas vous spoiler mais simplement m’arrêter au concept qui tend le roman. A savoir le « Vivre ». Là aussi j’ai beaucoup aimé la manière dont sont présentées les choses et je pense que chaque lecteur vivra cette question différemment. Personnellement, je m’y suis arrêtée un peu pour remettre quelques perspectives en question et c’est là l’un des aspects du roman que j’ai beaucoup aimé : que ma lecture ait un impact sur ce que je vis au quotidien.

Le roman nous présente un melting pot de différentes cultures via des personnages aux caractères et aux envies diversifiées et, grâce à Puce, on se sent vite partie prenante de cette petite famille.

En bref un roman qui donne envie de voyager et qui pousse le lecteur à se poser des questions sur ce qu’il a vraiment envie de faire du temps qu’il possède.

 

Item Portoloin : un livre qui ne se passe ni en France, ni aux USA, ni en Angleterre, ni dans un monde imaginaire – 40pts

30 / 50