Débutantes – Lisa Jonah Dyer et Stephen Dyer

 

Titre : Débutantes

Auteurs : Jonah Lisa Dyer et Stephen Dyer

Editeur : Hugo Roman

Date de Parution : 2 Novembre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

…Megan est une vraie passionnée de foot, pleine d’ambition. Pas vraiment le profil de la fille  » girly « . Alors, quand sa belle-mère l’inscrit en secret à la saison des Débutantes, elle se fait vite remarquer par son attitude quelque peu… décalée. Si elle ne veut pas décevoir son père, elle a un mois pour prouver qu’elle sera à la hauteur du bal de fin d’année : apprendre les pas de danse, maîtriser les bonnes manières et la révérence à la perfection. Comme toute demoiselle texane respectable. Mais les robes à froufrous et les talons sont bien loin de son combo jean-baskets habituel. Et elle va vite découvrir que son nouveau rôle de débutante rime aussi avec rivalité. Alors que Megan se rapproche de Hank Waterhouse, la petite copine de celui-ci, une belle blonde au sourire parfait, ne compte pas se faire fouler l’herbe sous l’escarpin……

 

  • Avis :

Si c’est effectivement ce résumé, prit sur le site de l’éditeur, qui m’a convaincu de lire le roman, je trouve dommage les quelques erreurs présentent dedans puisque ne s’agit pas de la belle-mère de Megan mais bien de sa mère et que que Hank n’est en aucun cas le petit ami de Lauren.

Concernant le roman en lui-même c’est finalement en deux temps que je l’ai lu. J’ai totalement adoré la première partie et je me suis très vite attachée à Megan et à Julia. La première mûrit vraiment au fil des pages et son attachement sincère pour sa famille est attendrissant à voir. L’écriture est fluide et on se prend rapidement au jeu, les pages s’enchaînant à toute vitesse. Les décors sont somptueux et on s’immerge facilement dans les endroits où se déroule l’histoire.

J’ai cependant moins accroché à la seconde moitié du roman…

Si la scène de la piscine m’a beaucoup fait sourire de par sa ressemblance avec Orgueil et Préjugés, j’ai un peu déchantée en constatant que la suite du roman était finalement une réécriture de cette même histoire… Les scènes ont donc défilé sans plus aucune surprise et, si j’ai continué à apprécier l’écriture et les personnages, le manque d’originalité m’a un peu déçu.

En bref un roman très sympathique mais qui m’a malgré tout laissé sur ma faim.

 

Batteurs : un livre écrit à quatre mains – 40 pts

13 / 50

Publicités

What light – Jay Asher

 

Titre : What Light

Auteur : Jay Asher

Traducteur : Anna Souillac

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 12 Octobre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Un premier amour inattendu.
Le poison de la rumeur.
Le récit d’une seconde chance.

 

  • Avis :

Je m’attendais à une histoire douce en voyant la couverture et je n’ai pas été déçue. Il s’agit effectivement d’une jolie romance de Noël. Mais pas que…

Plus qu’une histoire d’amour, What Light présente une histoire de pardon. Il nous est arrivé à tout un chacun d’entendre des rumeurs. Souvent négative, comme peuvent l’être les rumeurs, toujours blessantes pour celles et ceux qui en sont la cible. Selon la source qui vous les apprend, on ne sait parfois trop comment réagir. Y donner du crédit ou pas ? Répéter ou non ? Avouons-le, tous autant que nous sommes, nous avons donné corps un jour à une rumeur en la transmettant à quelqu’un. Ce « il parait que » qui ressemble à un « il était une fois » lorsqu’on est jeune mais qui prend parfois des proportions gigantesques et que l’on appréhende différemment en grandissant.

Ici, la rumeur a une incidence extrême sur Caleb. Qu’elle soit fondée ou non (je vous laisse le découvrir à la lecture du roman), elle tourne autour du jeune homme et fait finalement partie de ce qu’il est. Toute la question est donc de savoir qui croire. Lui ou les autres ? Et pour le croire lui, il faut d’abord passer par-dessus la rumeur. En cela, j’ai beaucoup aimé la détermination de Sierra. J’ai aussi aimé ses doutes et ses questionnements. Je suis plutôt quelqu’un de défaitiste et j’ai parfois du mal à faire les choses si je sais qu’elles vont être douloureuses par la suite. Ce qui explique peut-être aussi que je me sois attachée à elle.

Malgré tout, j’ai aussi eu du mal à la comprendre parfois mais j’ai beaucoup aimé l’amitié que l’on ressent au fil des pages du roman. Qu’il s’agisse d’Heather, de Rachel ou d’Elizabeth, on ressent chez chacune des trois filles l’amitié inconditionnelle qu’elles portent à Sierra. Les « deux vies » de cette dernière se télescopent durant cet hiver et on sent qu’elle a du mal à faire coïncider les deux. Comme si elle oubliait une vie en vivant l’autre. En vérité, on retrouve bien les comportements adolescents dans ce roman et l’auteur sait parfaitement nous ramener à ces moments-là où tout prend une proportion gigantesque.

Le décor du texte est un autre point fort du roman. Sierra part passer le mois dans le parc à sapins de ses parents et on y découvre donc toute une organisation finalement centrée sur Noël. On a presque l’impression de marcher entre les arbres et de devoir nous-mêmes choisir notre sapin pour les fêtes. J’ai adoré le côté surprotecteur de son père qui amène une petite touche d’humour au roman. Le parc à sapins permet de mettre en place un décor hivernal qui contribue à la magie du texte et avec lequel j’ai tout de suite accroché.

En bref un ouvrage tout doux pour cette période de Noël.

 

12 / 50

Item Hedwige : un livre à la couverture hivernale – 50pts

Que tombent les étoiles – Jeanne Bocquenet-Carle

 

Titre : Que tombent les étoiles

Auteur : Jeanne Bocquenet-Carle

Editeur : Les Archives Dormantes

Date de Parution : 1er Décembre

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Gaïa a quinze ans. Elle habite à Ouessant, une île de Bretagne. Chaque semaine, elle rejoint l’internat de son lycée situé sur le continent. Gaïa est orpheline et le chagrin de la mort de ses parents fait qu’elle ne se sent pas comme les autres.
En Suède, Khalil, un immigré iranien, a lui aussi du mal à trouver sa place dans la société.
Chacun de leur côté et sans savoir que leurs destins sont liés, ils vont être sélectionnés pour une mission scientifique qui va bouleverser leurs vies.

 

  • Avis :

Poétique, c’est le premier terme qui me vient pour décrire ce roman. Le choix des mots comme celui des lieux, des noms et des personnages, tout contribue à rendre l’atmosphère du roman assez douce malgré tout ce qui s’y déroule.

Et puis, il faut l’avouer, mon petit cœur à moitié breton ne peut qu’aimer les descriptions de Ouessant et de ses habitants, leur loyauté envers Gaia (rien que son prénom chante déjà pour moi) et ce petit bout de terre isolé, s’il parait coupé du monde, ressemble fort à un paradis. Dur parfois peut-être, mais vrai.

Les paysages sont d’ailleurs des personnages à part entière et chacun d’eux est particulièrement important pour le roman et ne semble jamais choisi au hasard. La nature est ici aussi fascinante qu’effrayante et, grâce à certains personnages, elle est respectée comme il se doit alors que d’autres ne la considère que comme un outil ou une quantité négligeable qui ne vaut pas qu’on s’y intéresse.

Cette dualité se retrouve aussi entre la vie précédente de Gaia et de Khalil. Si la jeune fille a toujours vécu au même endroit, attachée à son rocher et connue de tous, Khalil a toujours été un étranger partout, jamais à sa place et souvent en mouvement. Malgré tout, les liens qui les unissent vont bien au-delà de ces clivages et ces derniers n’ont finalement aucune importance au regard de ce qu’ils peuvent partager ensemble.

Un hymne au vivre ensemble et à l’importance d’écouter la nature.

 

 

Entre dans

10 / 50

Et dans

Opalœil des Antipodes : un livre dont l’intrigue se déroule dans 2 pays différents – 40pts

Je te hais… à la folie – Sara Wolf

Titre : Je te hais… à la folie

V.O. : Forget me Always

Série V.O. : Lovely Vicious

Auteur : Sara Wolf

Traducteur : Alexandra Maillard

Editeur : PKJ

Date de Parution : 02 Novembre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION SPOILERS DU TOME 1

Après son coma, Iris se souvient de tout… sauf de Jack.
Il y a 3 ans, 25 semaines et 5 jours, Isis Blake est tombée amoureuse. Et elle s’était juré que cela n’arriverait plus. Mais c’était sans compter sur son meilleur ennemi, Jack Hunter. Avant qu’ils aient pu s’avouer leurs sentiments, un terrible événement a plongé Isis dans un coma dont elle s’est réveillée sans le moindre souvenir de Jack…
Jack va-t-il tenter de raviver la mémoire d’Isis ou respectera-t-il sa volonté de ne plus jamais entendre parler d’amour ?

 

  • AvisATTENTION SPOILERS DU TOME 1

Que dire… J’ai une furieuse envie d’acheter le T3 en anglais pour avoir le final de cette histoire ?

Vous ne trouverez pas de chronique du premier tome sur le blog maiiiiiis je l’avais dévoré en quelques heures, comme ce second opus. Si l’attente entre les deux tomes n’a pas été si longue que cela, j’espère pour vous que vous aviez le T2 sous la main en débutant le T1 (j’aurai tellement aimé l’avoir ! Et avoir le T3 là, tout de suite !)

Ce tome-ci reprend pile à la fin du premier tome et Isis ne se souvient plus de Jack. A l’hopital, elle devient donc amie avec Sophia et, pour nous qui avons lu le premier tome, l’ironie est presque douloureuse car on se dit qu’il y aura forcément un revers de médaille. Pour tout avouer, les premières pages avec la voix de Jack m’ont fait un peu peur dans le sens où je me suis demandée si j’allais réussir à me remettre dedans… et puis Isis arrive et tout vole en éclat. Isis est l’un des personnages qui me restera le plus en tête je pense. J’adore cette fille. Ses remarques et son courage. Ses faiblesses et son empathie. Isis est une fille bien, comme il en existe peu.

En face il y a Jack. Et, avec lui Sophia, Wren et Avery. Si le premier tome nous laissait avec beaucoup de questions concernant ce groupe, le tome 2 y répond et on plonge dans ce mic-mac totalement fou mais carrément plausible de ces adolescents pris dans une tourmente plus forte qu’eux. La culpabilité est un sentiment si fort qu’il plombe les gens avec le temps et ces quatre-là en font douloureusement les frais.

L’auteur ne donne finalement jamais d’excuse à ses personnages et ces derniers ne s’en trouvent pas non plus. S’ils n’assument pas tous entièrement ce qu’ils ont fait, ils connaissent leurs tords et essaient de vivre avec. C’est l’un des points forts du roman : on ne tombe jamais dans le pathos car les personnages essaient d’aller de l’avant.

Et la fin… la fin ne m’a pas surprise à vrai dire. Je m’y attendais. Mais cela n’a pas rendu les choses plus faciles à lire, d’autant que le pire reste à venir. Le meilleur aussi ?

En bref : lisez cette série, vous ne le regretterez pas.

 

« Je ne connais que moi. Je ne sais rien de Dieu, ou des dieux, ou des petits hommes verts. Je ne sais pas s’il y a une vie après la mort ni ce qu’il s’y passe. Je sais juste que se sera une surprise. Et que jusque-là, la seule chose que je puisse faire, c’est être moi-même. Prendre soin de moi et vivre jusqu’à ce que ce ne soit plus possible. »

 

Entre dans

Échecs version sorciers : un livre en lecture commune – 30pts

et dans

6 / 50

Tuto n°1 : Embrasser comme une déesse – Brianna R. Shrum

 

Titre : Tuto n°1 : Embrasser comme une déesse

V.O. : How to Make Out

Auteur : Brianna R. Shrum

Traducteur : Maud Ortalda

Editeur : Lumen

Date de Parution : 16 Mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Suite au remariage de son père avec une femme beaucoup plus jeune que lui, Renley n’a quasiment plus aucun contact avec sa mère, partie vivre à New York depuis quatre ans. La jeune fille est une tête en maths – bref, on ne peut pas dire que ce soit la plus cool des lycéennes – et entretient une relation platonique avec son voisin et meilleur ami, aux côtés duquel elle a grandi. Car même s’il est très amoureux, elle ne se voit pas du tout sortir avec lui.
Pour un voyage de classe… à New York justement… Renley a besoin de réunir un peu d’argent et décide de lancer une chaîne de tutos qu’elle monétise. L’argument ? Des réponses d’expert, vécues de première main, aux questions que se posent les ados. Jalouse de son indépendance, elle préfère garder sa véritable identité secrète. C’est le début d’une quête qui va la transformer et changer le regard que les autres portent sur elle.

 

  • Avis :

La première chose qui m’a plu dans ce roman, c’est l’humour qui s’en dégage au départ. Renley a un caractère un peu cynique et ne se fait pas d’illusions sur qui elle est. Malgré tout, elle ne connait pas réellement ses failles et celles-ci vont apparaître de plus en plus fortement au fil du roman. Si les deux tiers du roman m’ont vraiment tenus accrochée à l’histoire, j’ai un peu lâché sur la fin, lorsque Renley devient presque imbuvable. Malgré tout, le roman est vraiment sympathique et, ce qui le rend encore meilleur, ce sont les personnages secondaires qui le peuplent.

Qu’il s’agisse de Drew, d’April ou de Seth, il est très facile de s’attacher à eux. Notamment à Drew qui se trouve être le meilleur ami parfait, même si cela implique de faire des choses qui ne lui plaise pas. Leurs histoires familiales sont aussi intéressantes et ce qu’on connait d’eux donne envie d’en savoir plus.

Le roman passe assez vite et on ne rentre finalement pas tant que cela dans les détails psychologique des personnages, ce qui aurait réellement pu être intéressant. Néanmoins j’ai passé un bon moment avec cette histoire qui démontre qu’on se laisse parfois dépasser par les événements et qu’il est important d’avoir des gens qui tiennent assez à vous pour s’accrocher et vous permettre de garder les pieds sur terre.

En bref un roman sympathique dont les personnages secondaires sont top !

Entre dans

4 / 50

Et dans

Item : Le Survivant : un livre dont les chapitres ont des titres – 10 points

Je n’aimerai plus – Stéphane Soutoul

 

Titre : Je n’aimerai plus

Auteur : Stéphane Soutoul

Editeur : Rebelles

Date de Parution : Octobre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Les ombres du passé les séparent et pourtant…
Inconsolable, Solange trouve refuge dans la solitude depuis le décès de son premier amour. Le marquis de Rousserolle souhaite malgré tout que sa fille épouse un aristocrate digne de son rang. Dans l’attente de fiançailles auxquelles elle refuse de se soumettre, Solange est placée sous la protection de Childéric de Frazignac. Dès le premier regard, la jeune femme perçoit le bretteur taciturne comme une atteinte à sa liberté.
La guerre ne tarde pourtant pas à s’embraser aux frontières du royaume. Pris dans la tourmente des événements, Solange et Childéric apprennent à cohabiter, à découvrir leurs blessures mutuelles, leurs espoirs…
Se pourrait-il qu’un cœur en deuil finisse par s’éprendre d’une âme torturée, envers et contre tout ?

 

  • Avis :

Un mot sur la couverture déjà que je trouve très jolie ~

Concernant l’histoire, j’ai beaucoup aimé le côté loyauté à l’extrême des personnages. Le concept de valeureux possède un côté très chevaleresque. C’est d’ailleurs l’un des points qui m’a plu : l’ambiance très moyenâgeuse de l’histoire. On y retrouve les châteaux et la notion de vassalité tout autant que les règles de bienséance.

Malgré tout, le Marquis de Rousserolle élève ses filles avec une tendresse toute particulière et leur laisse une liberté de parole qui permet à Solange de rapidement monter au créneau lorsque quelque chose ne lui plait pas. Cette propension à pouvoir dépendre en partie de sa propre vie n’a pas préparé Solange à ce que l’on décide pour elle.

A vrai dire, le caractère de Solange ne m’a pas poussé à l’apprécier particulièrement. Oui, elle est malheureuse, oui elle veut être toute seule (et cela par contre, je peux parfaitement le comprendre), oui elle en veut à son père… Mais pauvre Childéric ! Leurs échanges sont malgré tout vraiment sympas à lire et j’ai finalement beaucoup apprécié l’évolution de Solange au fil des pages. Elle se révèle plus réfléchie et tendre que ce que le début du roman laissait présager.

Par ailleurs, j’ai adoré les deux sœurs présentent dans l’histoire ! Aussi bien celle de Solange que celle de Childéric qui apportent toutes deux un rayon de soleil à l’intrigue.

En bref une jolie romance dont les personnages secondaires amènent un petit plus !

 

Entre dans

Item – Gallions : un livre qui coûte plus de 18€ (30pts)

 

Le Silence des Sirènes – Sarah Ockler

Titre : Le Silence des Sirènes

V.O. : The Summer of Chasing Mermaids

Auteur : Sarah Ockler

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 6 Juillet 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Elyse, promise a une belle carrière de chanteuse, doit partir en tournée avec sa sœur jumelle. Mais elle perd sa voix suite a un accident en mer. Du jour au lendemain, sa joie de vivre et ses rêves s’envolent… Elle se réfugie chez sa tante, a Atargatis Cove, une petite ville portuaire. La bas, elle s’isole, passant ses ses journées a écrire des poèmes sur le flanc d’un bateau échoué. Mais le navire n’est pas aussi abandonné qu’elle le croit: elle est bientôt surprise par Christian, le fils du propriétaire. Ce dernier ne semble pas indifférent a son charme mais il a tout du Bad Boy a fuir…

 

  • Avis:

Ayant eu un beau coup de cœur pour Cet été-là, ce nouveau roman de Sarah Ockler me faisait donc de l’œil. Et je peux définitivement avouer que j’adore la plume de cette auteure.

Elle nous propose ici une histoire dans laquelle il est facile d’entrer et qui provoque en nous des échos. On se retrouve évidemment dans l’un ou l’autre des personnages et on s’attache à eux. Chacune de leur faille nous pousse à les comprendre et à les aimer davantage. Aucun n’est parfait et, comme tout un chacun, ils se comportent parfois avec égoïsme ou stupidité.

Donner la parole à Elyse est une belle manière de nous faire parvenir sa voix, de nous conter son histoire et ses peines. Nous apprenons ce qui lui est arrivé au compte-goutte et la peine qu’elle ressent est tangible, comme un petit démon perché sur son épaule.

Si la manière de raconter les choses est finalement assez douce, les événements qui se déroulent sont pourtant assez violents. Tout est ici centré sur les mots, sur la manière dont ceux-ci peuvent blesser, de façon parfois bien plus tranchante que les actes, du courage qu’il faut pour réussir à s’exprimer et à dire ce qui nous tient à cœur.

En vérité, je ne sais pas quoi vous dire d’autres de peur de vous dévoiler des passages. Le ton est poétique, le message est fort et on se laisse entraîner par les mots. Un chapitre après l’autre, je ne suis laissée emmener par le flot des phrases. Certains passages sont plein de remous tandis que d’autres sont aussi calmes qu’une mer sans vague.

Vie et Mort se lie ici dans une étreinte très réelle et, pour une fois, cette fin assez ouverte ne m’a laissé aucun sentiment de frustration.

En bref un roman que j’ai dévoré, un régal à lire et à vivre. Une histoire qui donne la parole à des personnages qui ne l’auraient peut-être pas eu dans la vraie vie et qui pousse les lecteurs à dire ce qu’ils ont sur le cœur. Pour que, justement, chacun fasse entendre sa voix.

 

« Intentionnellement ou non, la gratitude se transforme en une forme d’attente, d’espoir. Or, c’est une chose que de conserver une petite lueur d’espoir au fond de soi, comme une braise sur laquelle on peut souffler quand tout devient sombre. Si elle s’éteint, ça ne regarde que nous, et on est libre de la rallumer ou de baisser les bras. Mais quand on porte cette brase avec quelqu’un d’autre, pour quelqu’un d’autre, ça devient un rêve dangereux. Aussi traître que la mer, aussi fragile qu’une bulle de savon. »

« L’amour est parfois un moteur, et parfois une arme. Bien souvent, il est presque impossible de faire la différence. »

 

Entre dans

45 / 50