Le Trône des étoiles, T1 Fugitifs – Rhoda Belleza

 

Titre : Fugitifs

Série : Le Trône des étoiles

V.O. : Empress of a Thousand Skies

Auteur : Rhoda Belleza

Traducteur : Samuel Loussouarn

Editeur : Nathan

Date de Parution : Mai 2018

 

 

  • Résumé :

Seule survivante de sa dynastie, Rhiannon a passé son enfance à s’entraîner dans le but de venger sa famille assassinée. Mais la veille de son couronnement, elle échappe de justesse à une tentative de régicide et doit se cacher. Cependant aux yeux du monde, la princesse est morte. Le jeune Alyosha, star d’un programme de DroneVision, est accusé de son meurtre et recherché dans tout l’empire.
Bien qu’ils ne se connaissent pas, leurs destins sont désormais liés. Tous deux sont décidés à faire éclater la vérité, malgré les complots et les menaces de guerre qui pèsent sur la galaxie.

 

  • Avis :

J’ai commencé ce roman avec curiosité. Le résumé me tentait bien mais j’étais un peu frileuse au niveau du côté espace qui ne me vend pas particulièrement du rêve en général (pourtant, j’aime Star Wars et j’ai beaucoup aimé Phobos donc ça dépend vraiment de l’intrigue 😛 ).

L’histoire nous présente donc deux personnages principaux : Rhiannon et Alyosha que nous allons suivre en parallèle, un chapitre sur l’une puis un chapitre sur l’autre. Cette manière de faire nous permet de les découvrir peu à peu et de voir que leurs destins se lient alors qu’ils ne se sont jamais rencontrés et n’ont clairement rien en commun au premier abord.

Rhiannon est une jeune fille qui a perdu toute sa famille lorsqu’elle était enfant et qui a ensuite été éduquée pour devenir impératrice pour ainsi préserver la paix sur la galaxie. Elle est en effet la dernière survivante de la famille qui, en étant sur le trône, permet aux différentes planètes de ne pas se faire la guerre. Mais Rhiannon a surtout un but qui lui importe plus qu’être couronnée : se venger de celui qui a tué ses parents et sa sœur.

Alyosha lui est un wraetan, un poussiéreux comme on appelle les habitants de cette planète qui ont suivi un long exode durant la guerre. S’il essaie de se faire sa place en montrant qu’il est inoffensif, loyal et digne de confiance, Alyosha a toujours eu le sentiment d’être mis de côté et regardé de haut. Un sentiment qui se renforce lorsqu’il se retrouve bouc-émissaire d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Pris en plein dans les méandres politiques de ceux qui veulent relancer la guerre, Alyosha ne doit sa survie qu’à sa ruse, son intelligence et à l’amitié des gens qui le connaissent et croient en lui.

Je pensais que j’allais être perdu au niveau des planètes et de leurs habitants mais le monde est bien explicité, la guerre passée étant amenée peu à peu, tout comme la technologie qui règne sur la galaxie via les cubes. Ces petits objets directement implantés dans la peau permette à chacun d’enregistrer ses souvenirs et de pouvoir se les repasser en boucle. En contrepartie, chacun est donc relié au réseau.

J’ai vraiment beaucoup aimé toutes les réflexions qui se déploient autour du cube. Toutes les possibilités de la technologie mais aussi toutes les dérives qu’elle peut amener. Ces considérations se déploient tout au long du roman puisqu’elles ont une importance capitale pour l’intrigue. Cette dernière s’accélère au fil des pages et on se laisse rapidement prendre dans les complications que l’on découvre petit à petit. Certaines révélations m’ont réellement surprise et j’ai passé un très bon moment avec les personnages. Le tome 2 arrive début 2019 et je le lirai avec grand plaisir !

En bref une histoire de vengeance et d’amitié aux confins de la galaxie avec des personnages qui grandissent au fil des pages.

 

« Notre vaste univers abrite un nombre impressionnant de religions et de philosophies qui seront toujours une source de tensions et de disputes. Rien de ce que nous pourrons dire ou faire ne changera cette réalité. […] Travaillons main dans la main. Respectons nos différences, ne cherchons pas à les éliminer. Mettons la peur et la méfiance derrière nous. […] Finissons-en avec la guerre, pour que les générations futures ne connaissent plus que la paix. »

 

41 / 50

Item Expecto Patronum : le premier livre publié d’un auteur – 15pts (2nd validation)

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ReLIFE, Tomes 1 à 7 – Yayoiso

 

Titre : ReLIFE

Tomes 1 à 7

Auteur : Yayoiso

Editeur : KIOON

Date de Parution : 2014-2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

À 27 ans, la vie d’Arata est loin d’être celle qu’il imaginait dix ans plus tôt : sans travail, sans petite copine, il n’a même pas le courage d’avouer à ses amis qu’il est sans emploi et se force à jouer la comédie. Son erreur a été de démissionner de son premier poste seulement trois mois après son entrée dans l’entreprise. Sur un CV, ça ne pardonne pas ! Chaque entretien d’embauche se solde par un échec. Cerise sur le gâteau : sa mère lui porte le coup de grâce en lui annonçant la fin de son soutien financier d’ici un an…
Arata est au bord du gouffre quand le mystérieux Ryo Yoake, employé de l’institut de recherche ReLIFE, frappe à sa porte et lui propose de participer à une expérience de réinsertion sociale, qui passe par… une année de retour au lycée ! Le jeune homme n’a rien à perdre. Il avale la pilule qui lui redonnera l’apparence de ses 17 ans et reprend le chemin de la terminale. Sa nouvelle vie d’adulte parmi les ados commence…

 

  • Avis :

Un petit point tout d’abord : le manga est entièrement en couleur !

Bon pour tout vous dire, j’ai un peu rit jaune au départ puisque, comme Arata, je me débattais dans le monde ô combien « merveilleux » du chômage mais finalement, ça fait partie des côtés de de la série qui parlent finalement à toute une génération (oui je sais c’est triste). Mais justement ReLIFE est un institut dont le but est de changer la vie des gens qui vont tester l’expérience. Si on vous offrait la possibilité de retourner au lycée, le ferez-vous ?

A travers Arata, nous découvrons des adolescents différents car les mœurs ont évolué et j’ai bien aimé le fait que le manga prenne le temps de montrer la différence entre les générations. Même s’il n’y a que dix années d’écart entre Arata et ses nouveaux camarades de classe, la vie a changé et, par conséquent, les manières de penser et d’interagir aussi. Par ailleurs, du haut de ses 27 ans, Arata a fait l’expérience de la vie professionnelle et des responsabilités d’adulte. Il voit donc d’un œil neuf les tracas qui semblent parfois insurmontables aux adolescents qu’il fréquente (et qui l’était peut-être même à l’époque pour lui).

On s’intéresse ici beaucoup à la psychologie des personnages et notamment donc au personnage principal. Très empathique, sa volonté à aider les autres et à essayer d’être une bonne personne se ressent dans ses actes mais le pousse aussi à ne pas se rendre compte de ses qualités. L’âge adulte entame souvent notre confiance en soit et le manga met bien en évidence ce sentiment d’impuissance qu’on ressent tous à un moment ou un autre. Mais si la série commence sous des hospices un peu tristes, c’est bien l’espoir d’une vie meilleure qui se déroule au fil des pages et des tomes. S’entourer des bonnes personnes, faire de son mieux, essayer d’aider les autres… Toutes des décisions qui rendent finalement la vie plus belle. Le manga pointe aussi la difficulté de s’ouvrir aux autres et la souffrance comme le bonheur qui peut en découler.

En bref une histoire qui se développe au fil des tomes et gagne de plus en plus en profondeur. Une vraie réussite.

Merci Laureline pour le prêt de cette série vraiment chouette ❤

Power Club, T3 Un rêve indestructible – Alain Gagnol

 

Titre : Un rêve indestructible

Série : Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 16 Mai 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Du haut de ses 19 ans, Anna a déjà sauvé le monde, mais elle a vécu le pire. Qui irait imaginer que la personne la plus puissante sur Terre souffre de stress post-traumatique ? Alors qu’elle est au centre de l’attention, Anna est la seule à voir venir une menace plus grande encore : le sénateur Wallace, qui a promis de créer une armée de soldats surhumains, est sur le point d’être élu président des États-Unis. Malgré sa fragilité, Anna est aussi la seule capable de l’arrêter.

 

  • Avis [ATTENTION possibilité de spoilers sur les deux premiers tomes] :

Je vous retrouve aujourd’hui pour parler du troisième et dernière tome de la saga Power Club (vous pouvez retrouver mes avis sur le premier tome juste ici et celui sur le second tome juste là). Si j’avais beaucoup aimé le premier, j’avais un peu décroché au second mais le troisième m’a ici totalement ramené dans l’histoire et j’ai passé un très bon moment de lecture.

On retrouve donc Anna après la dissolution du Power Club et les événements traumatisants du précédent opus. Ce tome-ci est vraiment psychologique et j’ai apprécié ce fait. On se rend bien compte de la difficulté d’Anna à surmonter tout ce qu’il s’est passé. Le fait d’avoir des supers pouvoirs ne la rend pas moins vulnérable aux émotions et aux remarques des autres. Il y a ici de nombreuses réflexions sur les boosters, sur ce qu’ils devaient être et permettre et sur l’utilisation qu’en font finalement les gens qui possèdent le pouvoir de s’en servir.

Au milieu de ses profiteurs qui ne veulent que plus de pouvoir, Anna est un personnage réellement attachant. Si elle fait des erreurs, elle essaie néanmoins d’être quelqu’un de bien, avec ses défauts mais surtout avec ce en quoi elle croit. Respectueuse et avide d’aider les autres, elle considère ses pouvoirs comme un moyen de faire le bien et on suit avec elle les difficultés que cela représente.

Les réseaux sociaux sont aussi pointés du doigt et j’ai trouvé que le roman s’inscrivait parfaitement bien dans le contexte actuel. On y retrouve les dérives des applications comme les moyens politiques de faire pression sur les électeurs, notamment par la peur. Étonnamment, j’adore les histoires avec des intrigues politiques tordues alors même que, dans la vraie vie, je ne m’intéresse absolument pas à la politique. Du tout.

On retrouve aussi dans ce roman l’importance de la famille et de l’amitié, d’avoir des gens sur qui compter en toutes circonstances et qui sont des moteurs pour essayer de faire de même.

En bref un troisième tome qui conclut parfaitement bien la série et qui propose une histoire qui fait réfléchir.

 

38 / 50

Item Pansedefer ukrainien : lire le livre le plus gros de votre PAL – 40pts

La Bibliothèque, T1 Grandir – Pauline Deysson

 

Titre : Grandir

Série : la Bibliothèque

Auteur : Pauline Deysson

Date de parution : 2016

 

 

  • Résumé (4ème de couverture) :
Imaginez un monde où ni la pauvreté, ni la guerre, ni les livres n’existeraient plus. Le technomonde. Imaginez un lieu hors du temps, qui abriterait tous les rêves de l’humanité. La Bibliothèque. Imaginez que ces deux univers se rencontrent. A 10 ans, Emilie est choisie pour devenir la nouvelle Bibliothécaire. Elle a le pouvoir d’entrer dans les rêves, et de les vivre comme s’ils étaient réels. Son premier livre la conduira sur une voie semée d’embûches, de magie et de doutes. L’accompagnerez-vous?

 

  • Avis :

Je remercie Pauline de m’avoir permis de découvrir son roman.

En l’écoutant en parler, je m’étais dit que cela pourrait me plaire, notamment le concept de bibliothèque des rêves. J’aime beaucoup l’idée et j’étais donc toute prête à déambuler dans la bibliothèque en compagnie d’Emilie. Le début m’a un peu perdu dans le nombre d’acronymes qu’il contient, même si ceux-ci sont explicités. Ils sont très nombreux et, s’ils ont l’utilité de montrer que le monde a changé, ils n’apportent pas de réelle information dans l’histoire elle-même.

Concernant le monde justement, il s’agit donc d’un lieu où la technologie prédomine et où chaque être humain est finalement seul avec son ordinateur. J’ai eu du mal à me faire à ce monde dans lequel évolue les personnages et à m’y accrocher car, si on peut le comprendre, on ne sait pas trop comment le monde en est arrivé là.

J’étais pourtant très curieuse d’arriver au moment de la bibliothèque car les premières pages m’avaient attiré vers ce lieu-là. Malheureusement, on se retrouve vite plongé dans une histoire, puis une autre et j’ai eu l’impression qu’il y avait trop de détails, trop de tours et détours pour arriver à la véritable histoire. Je me suis perdue dans les réflexions d’Emilie, très philosophiques pour une petite fille et, si le terme « philosophie » est effectivement noté comme étant bien présent dans le roman, il l’a finalement trop été pour moi. J’ai eu parfois l’impression qu’on tentait de me donner une leçon plutôt que de me raconter une histoire et cela, associé à toutes les descriptions, m’a peu à peu lassée.

En vérité, je m’attendais réellement à une histoire ayant pour décor la Bibliothèque elle-même et pas à plusieurs histoires aussi longues dans l’histoire. Le texte est très travaillé et, même si moi je me suis perdue en route,  on sent que l’auteur sait où elle va. Si je n’ai, pour ma part, pas été sensible aux détails de l’intrigue, je ne doute pas que d’autres seront clairement emballés par ces derniers.

En bref une histoire dont le résumé ne m’avait pas totalement préparé à ce roman qui n’était finalement pas pour moi.

 

Dissendium : un livre d’un genre que vous n’avez pas l’habitude de lire – 70pts

La Faucheuse -Neal Shusterman

Titre : La Faucheuse

V.O. : Scythe

Auteur : Neal Shusterman

Editeur : Robert Laffont Collection R

Date de parution : 16 Février 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Les commandements du Faucheur:
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.
Best-seller aux Etats-Unis, ce premier tome de la trilogie La Faucheuse est déjà en cours d’adaptation par les studios Universal.

 

  • Avis :

Wow… un vrai coup de cœur pour ce roman !

Dans un monde où chacun est devenu immortel, seuls les Faucheurs peuvent encore glaner et sont donc marginalisés car au-dessus des lois. Cependant, le glanage est codifié et les abus sévèrement sanctionné, normalement.

Si le roman nous présent techniquement un monde parfait, le lecteur s’aperçoit vite que les défauts des hommes sont toujours présents : la corruption, la volonté d’avoir plus, d’être intouchable, la lâcheté, les retourneurs de veste… finalement, seuls les sentiments désertent peu à peu ce nouveau monde. Car comment avoir peur quand rien ne peut nous arriver ? Pourquoi se lancer à fond dans quelque chose puisqu’on a l’éternité pour le réaliser ?

J’ai beaucoup aimé l’explication de la réalisation de ce nouveau monde, cette technologie presque toute puissante dans sa neutralité qui permet de rendre chacun égaux. Mais il y a toujours une exception pour confirmer la règle et il s’agit ici des Faucheurs.

Les personnages sont géniaux et l’intrigue et réellement prenante. Je n’ai pas vu arriver certains retournements de situations et l’auteur entraîne totalement le lecteur dans son histoire. La psychologie de Rowan comme de Citra est passionnante à suivre et leur évolution est finalement assez inattendue. Le fait d’avoir des extraits de journaux des Faucheurs permet aussi de mieux les comprendre et même de réussir à voir les motivations des plus horribles.

En bref un roman dans lequel je me suis totalement immergée et pour lequel j’ai hâte de lire la suite !

 

« Avons-nous jamais eu pire ennemi que nous-même ? Durant l’Âge de la Mortalité, on se faisait sans cesse la guerre. Et quand il n’y avait pas de guerre à mener, on s’agressait les uns les autres dans la rue, à l’école, chez soi, jusqu’à ce qu’une nouvelle guerre détourne de nouveau notre attention vers l’extérieur, plaçant l’ennemi à une distance plus confortable. Mais ce genre de conflits appartient au passé. Aujourd’hui, la paix règne dans le monde ainsi que la bienveillance envers l’être humain. A l’exception de… Et c’est bien le problème : il y a toujours une exception. »

 

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Impasse du tisseur : un livre avec une fin ouverte (ne pas citer le nom du livre) – 40pts

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8 / 50

La Cité de l’Oubli – Sharon Cameron

Titre : La Cité de l’Oubli

V.O. : The Forgetting

Auteur : Sharon Cameron

Traducteur : Alexandra Maillard

Editeur : Nathan

Date de Parution : 05 Octobre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Tous les douze ans, les habitants de Canaan subissent l’Oubli, un mystérieux phénomène qui efface leur mémoire. Pas celle de Nadia. Elle seule n’a pas oublié. Elle seule se souvient que se père a profité de ce bouleversement pour l’abandonner… Le nouvel Oubli approche. Nadia doit percer le secret de cette fatalité avant que sa famille ne vole à nouveau en éclats. Avant que la ville ne sombre encore une fois dans le chaos.

 

  • Avis :

Déjà, on va parler de la couverture, que j’aime beaucoup ! J’ai un faible pour les couvertures noires je crois, en général les couleurs ressortent bien plus et le bleu est top ! On retrouve les feuilles sur les chapitres et le rappel est vraiment sympa, j’adhère. Au niveau visuel, donc c’est chouette.

Concernant l’histoire, le début est intriguant et on se demande pourquoi le village tout entier oubli tout tous les douze ans. Le fait que Nadia n’ait rien oublié nous permet de bien comprendre les problèmes que vit le personnage et de bien s’adapter aux us et coutumes de la communauté. J’ai beaucoup aimé l’idée de devoir garder son livre sur soi ainsi que les moments d’entre-deux chapitres qui nous permettent de lire quelques bouts de livres justement.

Au niveau des personnages, j’ai accroché à Gray et adoré Genivie. Néanmoins, même si j’ai trouvé l’évolution de Nadia cohérente et intéressante, je n’ai pas réussi à l’apprécier plus que cela. Quant à l’intrigue, j’ai fini par décrocher petit à petit. Trop de descriptions et de détails qui m’ont semblé donné une lenteur au récit qui ne m’a pas emballé. Et, après la grotte, j’ai totalement décroché… je ne doute pas que beaucoup auront un regain d’intérêt à ce moment-là où de nombreuses questions trouvent une réponse pour amener d’autres questions mais ça n’a pas été mon cas, au contraire.

En bref une intrigue intéressante mais trop science-fiction à mon goût associée à une histoire un peu lente malgré des personnages secondaires très sympathiques.

 

« Qui écrirait la vérité si quelqu’un d’autre pouvait la lire ? Pratiquement personne. « 

 

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2 / 50

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Item : Salle Janus Thickey : un livre sur le thème de l’amnésie – 60pts

Grupp – Yves Grevet

Titre : GRUPP

Auteur : Yves Grevet

Editeur : Syros

Date de Parution : 31 Août 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Mettez-vous à la place de Stan : grâce à l’implant LongLife, comme tous ses amis et ses proches, il ne craint ni la maladie ni les accidents et peut atteindre l’âge de cent ans en menant une petite vie tranquille. Est-ce que ça ne donne pas envie ? Maintenant, essayez de penser comme Scott, le grand frère de Stan : voulez-vous vraiment que vos battements de cœur soient contrôlés à tout instant ? Vous sentir traité comme un être irresponsable, fragile, et que l’on décide à votre place ce qui est bon pour vous ?Si la liberté et la part du hasard valent plus à vos yeux que votre sécurité, faites-le savoir. Rejoignez le Grupp.

 

  • Avis:

Honnêtement, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire durant les premières cinquante pages. Après… et bien après, je les ai enchaîné jusque tard dans la nuit. Jusqu’à savoir le fin mot de l’histoire.

J’ai regretté durant une partie du roman qu’on reste selon moi en surface mais les derniers chapitres sont vraiment dans le vif du sujet et passent à toute vitesse. On se reconnait dans ces deux adolescents qui se posent des questions sur le monde dans lequel ils vivent. A leur époque où tout est contrôlé, du moindre de leur souffle à la plus petite incartade, la sécurité a définitivement remplacé la liberté.

J’ai apprécié de pouvoir suivre les deux frères, ce qui nous permet de découvrir le monde dans lequel ils vivent petit à petit. D’abord via Stan qui en sait finalement aussi peu que le lecteur puis par Scott, dont les volontés et la manière de penser sont différentes.

Ce sont tous deux de bons garçons auxquels il est facile de s’attacher. Malgré tout, j’ai plus accroché avec Scott, notamment parce que sa façon de voir les choses me parle plus. J’aime beaucoup la douceur que l’auteur réussi à mettre dans les moments les plus durs de l’histoire. Il nous présente une famille unie, malgré les non-dits et les secrets. Une famille assez banale en somme, où chacun essaie de faire de son mieux.

C’est ce côté plausible qui m’a fait totalement entrer dans l’histoire. Il n’est pas question ici de déclarer que la liberté sans sécurité est meilleure qu’une sécurité totale sans liberté mais bien de poser la question et de laisser chacun décider de sa propre réponse. Les revendications du Grupp sont recevables, comme le sont les explications des adultes. Il s’agit finalement de trouver le bon milieu pour tout un chacun et de se faire son propre avis sur la question.

En bref un roman prenant qui vous encourage à vous questionner sur la différence entre surveillance et sécurité pour trouver votre propre liberté.

 

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47 / 50