Power Club, T2 Onde de Choc – Alain Gagnol

Titre : Ondes de choc

Série : Le Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Aller en cours, se comporter comme une lycéenne normale, stressée par le bac… Et l’instant d’après, survoler Paris, sauver des vies, masquée. C’est le style « super-héros incognito » qu’Anna doit adopter depuis que ses boosters sont réapparus, assoiffés d’action. Elle risque gros : les superpouvoirs sont l’exclusivité du Power Club, et l’existence même de jeunes surhumains fait désormais débat, scandale après scandale.

Le moment est clairement mal choisi pour bouleverser le monde entier en laissant une trace de main sur un pilier de la tour Eiffel…

Entre agir pour le bien et dire la vérité, Anna a fait son choix.

 

  • Avis:

Ce tome pose beaucoup de questions sur la notion d’invulnérabilité et sur ce qu’implique d’être un super-héros. Le fait d’avoir des boosters et d’être, par conséquent, quasiment invulnérable, est-il vraiment une bonne chose ? Peut-on mettre les responsabilités qui vont avec ce genre de pouvoirs sur les épaules de quelques adolescents choisis, non pour leurs mérites, mais pour l’argent de leurs parents ?

De nombreuses interrogations se posent et trouvent un écho dans les dérives de la technologies telles qu’elles peuvent parfois se produire, amenant des réflexions intéressantes sur le sujet qui, je l’espère, seront approfondie dans le troisième tome.

Ici, il s’agit finalement d’un tome de transition entre la mise en place et la résolution et, si je suis curieuse de voir cette dernière, j’aurai aimé un peu plus d’interaction entre Anna et les autres membres du Power Club qui ne servent ici qu’à être déchus un à un. Les sentiments que l’on peut ressentir à leur égard sont vite balayés et j’ai trouvé cela dommage.

Il y a un peu de perte de puissance dans ce récit, avec des moments plus longs qui, j’imagine, auront une importance pour la suite. Néanmoins, j’ai trouvé que les moments entre les procès et l’attente qui s’ensuit faisaient perdre de la dynamique au roman. Ils permettent malgré tout de faire le point sur la situation et de nous rendre compte, une fois de plus, du caractère très juste d’Anna. Si nous avions des doutes sur sa personnalité, ce tome nous la présente comme une jeune fille entière et, encore plus que dans le premier tome j’ai l’impression, éprise de justice. Elle a ici en prime l’envie terrible que tout se passe bien et c’est cette envie qui la pousse à s’assagir au fil des pages.

J’ai apprécié retrouver des personnages connus tels Matt et Aaron et retrouver Lisa et sa fraîcheur. J’aurai d’ailleurs aimé les voir un peu plus car, quoique j’aime beaucoup Anna, elle est souvent assez seule dans le roman. Heureusement que les boosters sont là pour instaurer de nouveaux dialogues.

En bref un second tome dans la continuité du premier mais dont les moments d’attente entre l’action sont parfois un peu longs.

Merci aux éditions Syros pour ce second tome ~

 

« – Anna, ma petite Anna, laisse-moi t’expliquer un truc. Il n’y a qu’une seule condition pour que quelque chose soit impossible à faire. Tu veux que je te dise ce que c’est ?

Je ne lui fais pas le plaisir de la relancer. Ce qui ne l’empêche pas de m’énoncer, avec la sagesse d’un moine bouddhiste :

– C’est quand tu refuses même d’essayer. »

« Une bonne action peut aussi provoquer des dégâts. La vie serait simple s’il suffisait de bien se conduire pour que tout s’arrange. »

 

 

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33 / 50

L’une rêve, l’autre pas – Nancy Kress

 

Titre : L’une rêve, l’autre pas

V.O. : Beggars in Spain

Auteur : Nancy Kress

Traducteur : Claire Michel

Editeur : ActuSF

Date de parution : Septembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Alors que deux jumelles viennent au monde, l’une d’entre elles bénéficie d’une modification génétique qui lui permet de ne plus dormir. Huit heures d’éveil de plus par jour, un rêve pour apprendre, vivre et découvrir le monde… Huit heures qui feront aussi d’elle, un être à part.

 

  • Avis :

Pour tout avouer, je ne m’attendais pas vraiment à ça en débutant cette histoire. Je ne sais pas pourquoi, je pensais à quelque chose de moins terre-à-terre. Néanmoins, j’ai beaucoup aimé ce roman et les réflexions qu’il déclenche au fil des pages.

Comme beaucoup, j’ai souvent rêvé d’avoir des journées plus longues pour pouvoir faire toutes les choses que je n’ai pas le temps de réaliser (ou juste pour bouquiner tranquillou, cela dépend des fois !). Ici, pour Leisha, ne pas dormir n’est pas un rêve mais est sa réalité. Une réalité qu’elle n’a pas demandé et qui lui a donc été imposée à la naissance. Justement car son père voulait qu’elle ait le temps de faire toutes ces choses que le commun des mortels n’a pas le temps de réaliser en devant dormir.

Mais si Leisha ne peut pas dormir, Alice, sa sœur jumelle, est une enfant parfaitement normale. Nous découvrons donc dans ce roman le parallèle entre ces deux gamines qui, si elles sont jumelles, n’en sont pas moins génétiquement très différentes. J’ai d’ailleurs regretté que ce parallèle ne soit pas plus prononcé car on s’intéresse ici presque exclusivement à Leisha. Cependant, le roman s’attache à la manière dont les adultes comparent les traitent les deux enfants et on débute donc cette histoire avec la différence pointée du doigt.

Le roman ne s’arrête pas à ce fait de pouvoir dormir ou non mais s’intéresse à la marginalité de ces enfants qui deviendront des adultes et qui seront donc différents du reste de la société. Comment cette dernière va-t-elle réagir ? Saura-t-elle les accepter ou en aura-t-elle peur ? Saura-t-elle les intégrer ? Nancy Kress pose la question du rejet ou de l’acceptation d’une société qui voit des êtres « anormaux » l’intégrer. Mais qu’est-ce que la normalité après tout ?

Le courant de pensée de Kenzo Yagai propose aussi une vision du monde très intéressante, basée sur les échanges et sur la volonté de donner aux autres ce que l’on sait faire, pensant que ces autres donneront en échange ce que eux savent faire. Cette notion de communautarisme se heurte à l’individualisme de certains et propose des réflexions et des dialogues parfaitement d’actualité.

En bref un roman qui pousse à la réflexion sur la place de tout un chacun dans la société et qui mérite d’être lu et analysé.

Merci au forum Mort-Sûre et aux éditions ActuSF pour ce partenariat ~

 

« Pourquoi ? Pourquoi les êtres humains respectueux des règles et productifs doivent-ils quelque chose à ceux qui ne produisent pas grand-chose et ne respectent pas les règles ? »

 

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hp5-8110

Ordre de Merlin : un livre qui a reçu un ou plusieurs prix littéraires – 50 points

L’éveil, Stade 1 – Jean-Baptiste de Panafieu

Titre : L’éveil

Auteur : Jean-Baptiste de Panafieu

Editeur : Gulfstream éditeur

Date de Parution : 22 Septembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Un mystérieux virus semble développer prodigieusement l’intelligence des animaux. À travers le monde, l’épizootie se propage rapidement dans les villes, les élevages, les forêts, affolant les biologistes, les amis des animaux… et les compagnies agroalimentaires.
Et si le rapport de force entre les animaux et les hommes s’inversait ?
Et si les bêtes décidaient de lutter pour sauver leur peau et leur liberté ?

 

  • Avis :

Moi qui n’accroche généralement pas aux romans de manipulation génétique, j’ai ici été totalement entraîné dans l’histoire. Le virus permet le lancement de l’intrigue mais passe ensuite au second plan, mettant aux premiers toute une myriade de questions.

Des questions finalement d’actualité (notamment par rapport au mouvement Vegan) qui pointent les comportements que les humains ont envers les animaux. Puisqu’il s’agit ici d’animaux éveillés et donc pensant, que convient-il de faire ? Comment doivent-ils être traités ? Qu’il s’agisse des questions que se posent les animaux eux-mêmes sur leurs droits, leur liberté ou leurs rapports vis-à-vis des humains ou la manière dont ceux-ci les considèrent, on trouve dans ce roman matière à réfléchir.

Je fais partie de ceux pour qui l’animal domestique est un membre à part entière de la famille. Je possède un chien dont le bien-être passe donc avant mes envies et ma flemme légendaire (oui, j’ai toujours adoré les promenades sous la pluie ou en béquilles, ou mieux en béquilles sous la pluie xD) mais je ne suis ni végétarienne ni vegan. Et, même si je prends en grande majorité la viande chez des producteurs qui peuvent attester de la manière dont ils traitent leurs bêtes, je mange donc de la viande.

Mais si les animaux étaient « éveillés », s’ils pensaient, s’ils s’organisaient… ? Le roman remet ici tout en question et j’ai vraiment aimé réfléchir à tout ça. D’autant plus que l’auteur nous plonge totalement dans ce qui pourrait se passer si jamais une chose pareille arrivait. Ce qui fait en majorité avancer l’espèce humaine (ne nous leurrons pas) : le rapport à l’argent. Et la domination.

Ce premier tome permet la mise en place d’une intrigue riche et intéressante, mettant déjà en évidence les différents camps, eux-mêmes divisés. ce n’est finalement pas tant une notion d’espèce qu’une question de perspective. Qu’il s’agisse de la manière dont les humains voient les choses ou de celle dont les animaux l’envisagent. Entre ceux qui veulent un retour aux sources et ceux qui prônent l’égalité.

L’auteur ne dit pas qu’un camp ou une idée est meilleur qu’un autre mais propose différentes perspectives, toutes avec leurs arguments et leurs défenseurs, qu’ils soient humains ou animaux. Au lecteur après de se faire sa propre opinion sur la question et de continuer à réfléchir.

En bref un roman d’actualité qui pousse à la réflexion, servie par une intrigue intéressante et bien menée.

Et vous ? Que ferez-vous si les animaux s’éveillaient ?

 

Merci à Julie et aux éditions Gulfstream pour cette lecture ~

 

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challenge2016

61 / 35 50 65

The Scorpion Rules – Erin Bow

 

Titre : The Scorpion Rules

Auteur : Erin Bow

Editeur : Lumen

Date de Parution : 7 Avril 2016

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

La première règle, pour éviter la guerre ? En faire une affaire personnelle… Très personnelle.
Duchesse de Halifax, princesse de la Confédération panpolaire, mais surtout… otage. Je m’appelle Greta Stuart, et ma vie ne tient qu’à un fil. Il y a quatre cents ans, une série de terribles conflits liés au changement climatique a ravagé la planète : guerres, famines, inondations, exodes… Débordées, les autorités ont fait appel à une intelligence artificielle omnisciente pour tenter de mettre un terme au massacre. Mais Talis – c’est son nom – a vite pris son indépendance et le contrôle du monde. Désormais, il garde en otages les fils et filles des grands dirigeants de la planète. À la première déclaration de guerre, les héritiers des deux camps concernés sont froidement exécutés.
Il me reste seize mois à tenir, seize mois avant d’avoir dix-huit ans et de pouvoir quitter le Préceptorat où je suis prisonnière depuis l’âge de cinq ans. Mais l’arrivée d’un nouveau pensionnaire, venu du pays voisin du mien, va tout changer. Elián, qui ne cesse de défier Talis, de mépriser les règles qui régissent notre existence, met nos vies à tous en danger. Malgré tout, son esprit de révolte est contagieux. La résistance serait-elle possible ? Car nous le savons tous : le pays natal d’Elián va forcément finir par déclarer la guerre au mien…

 

  • Avis :

En grande dévoreuse de dystopies, cette nouvelle parution Lumen me faisait forcément de l’œil ! D’autant plus que je n’ai pour le moment eu que des bonnes surprises concernant les ouvrages de cette maison d’édition.

En cela, The Scorpion Rules n’a pas fait exception même si la fin m’a rendue perplexe.

Je m’explique 😛

J’ai trouvé la mise en place du roman particulièrement intéressante et on entre directement dans le vif du sujet. Les premières pages nous permettent de nous attacher rapidement aux personnages et de comprendre la peur tout autant que la résignation dans laquelle ils vivent. Ou, tout au moins, dans laquelle Greta vit. Ce premier moment permet, grâce à Sydney, de mettre une faille chez Greta et donc de la faire évoluer par la suite. Car c’est là l’une des choses que j’apprécie : Greta évolue et sa manière de voir les choses changent doucement au fil des pages. Ce qui permet à l’intrigue d’avancer mais ne montrent pas aux lecteurs les causes de la confiance que les autres placent en Greta. Car elle ne semble ici pas bien savoir ce qu’elle fait, ce qui est en contradiction avec ce que le roman nous dit d’elle tout au long de l’histoire.

Ce décalage entre qui elle est censée être et qui elle est m’a quelque peu perturbée durant ma lecture mais a sûrement permis de complexifier l’intrigue. Celle-ci, par contre, m’a totalement emportée ! J’ai dévoré les pages pour tenter de grappiller des informations et certains passages m’ont carrément fait grimacer, preuve que j’étais totalement prise dans ma lecture (et sûrement aussi que je suis une petite nature, certes 😛 ).

Deux ambiances ressortent de ce livre, une première partie très psychologique où les personnages parlent surtout à demi-mots, de façon détournée et une autre un peu plus rentre dedans (oui, c’est au côté rentre dedans que j’ai grimacé. Mais c’était vachement bien !). C’est d’ailleurs finalement l’ambiance qui fait la grande force du roman car les personnages, s’ils sont sympathiques, n’ont pas réussit à m’accrocher totalement. J’ai, par contre, vraiment apprécié que l’auteur nous permette d’avoir un aperçu sur Thalis. Car lui aussi, même si on peut considérer qu’il s’agit du « Grand Méchant » de l’histoire, est sympathique. Assez neutre au final et œuvrant pour ce qui lui parait juste. La complexité des Intelligences Artificielles m’a vraiment beaucoup plu et permet une belle comparaison entre ce qui est humain de ce qui ne l’est pas, démontrant que la monstruosité ne se cache pas forcément là où on l’attend (et là, je pense à Toliver Burr).

Concernant la fin…. Je ne m’attendais pas à ça ! Et on peut finalement terminer le roman sur cette note ouverte -même s’il me semble qu’il y aura un second tome.

En résumé, un roman prenant et très bien amené dont les personnages sont cependant un poil en dessous de l’ambiance qui, elle, est carrément addictive.

Merci à Louve du forum Mort-Sûre et aux éditions Lumen pour ce roman ~

 

 

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challenge2016

40 / 35

Les Effets du Hasard – Marie Leymarie

 

Titre : Les effets du hasard

Auteur : Marie Leymarie

Editeur : Syros

Date de Parution : 14 avril 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Maïa a été choisie sur catalogue par ses parents. Et si elle ne répondait pas à leurs attentes ?…
Maïa a les yeux noisette, les cheveux châtains, un petit nez légèrement retroussé et un QI de 117. Elle correspond en tout point aux critères choisis par ses parents sur catalogue, quinze ans plus tôt. Un soir, elle est abordée par Anthony, un garçon aux yeux verts. Maïa accepte de prendre un verre avec lui, bien qu’il lui semble beaucoup trop intelligent pour elle. Et dans sa tête tourne en boucle l’avertissement de sa prof de biologie :  » Si vous tombez amoureux, ne vous affolez pas… ça fait partie des maladies bénignes de l’adolescence. Quelques comprimés de Deluvio 300, et c’est réglé.  »

 

  • Avis :

Merci à Véronique et aux éditions Syros pour ce roman ~

Intriguée par le résumé, j’ai commencé ce roman avec curiosité et j’ai rapidement été happée les pages. On y découvre un monde très semblable au nôtre où les différences se résument surtout au fait que les émotions sont considérées comme une tare à contrôler et où les bébés sont choisis sur catalogue. C’est de cette façon que les parents de Maïa l’ont commandé. Ses yeux noisettes et son QI de 119 indique d’ailleurs presque le prix qu’ils ont payés. On découvre donc une société presque déshumanisée où les enfants ne sont plus totalement des êtres vivants tant qu’ils n’ont pas été livrés.

C’est dans cet ordre des choses qu’a grandit Maïa et elle va voir sa façon de vivre remise en cause en rencontrant Anthony et Melody. Choisie sur catalogue ou non, Maïa n’en reste pas moins une adolescente qui découvre qu’elle peut avoir des avis et des ressentis bien différents de ceux de ses parents. Elle est à l’âge des remises en question, qu’il s’agisse d’elle-même ou de sa manière de percevoir le monde ou les autres.

Les Effets du Hasard est un roman qui pose des questions parfaitement d’actualité, à notre époque où il est possible de choisir le sexe de son bébé à l’avance moyennant finance. Si les progrès de la science permettent une meilleure compréhension du monde et des avancées notable en matière de santé, on peut se poser la question de savoir jusqu’où il faut aller et quand faut-il s’arrêter. Le contexte du roman est plausible et par là, il est effrayant de réalisme, posant de bonnes questions au fil des pages via les interrogations de Maïa.

Comme il s’agit d’un roman assez court, la fin peut sembler abrupte et l’intrigue aurait pu être plus poussée mais en même temps… tout est dit. Au lecteur ensuite d’y réfléchir.

Un beau roman sur les dérives du contrôle extrême qui rappelle qu’il faut parfois laisser place au hasard et accepter que la réalité est différente des rêves pour réussir à être heureux.

Et que l’amour est incontrôlable.

 

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challenge2016

37 / 35

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous – Nathalie Stragier

 

Titre : Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous

Auteur : Nathalie Stragier

Editeur : Syros

Date de Parution : 7 Janvier 2016

 

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Une fille du futur se retrouve coincée en 2019. Elle s’appelle Pénélope, et elle est complètement paniquée, car pour elle, 2019, c’est la fin du Moyen Âge tardif, une époque barbare où on mange de la viande et où la vie est pleine de dangers…

Andrea, une lycéenne qui rêve de liberté et de nouveauté, prend la pire décision de sa vie en acceptant de l’aider. Car Pénélope est envahissante, maladroite, imprévisible… Et surtout, elle détient un secret sur notre avenir qu’elle ne doit, vraiment, vraiment pas révéler.

 

  • Avis :

Merci à Véronique et aux éditions Syros pour cette lecture ❤

Ce roman est une petite surprise arrivée dans ma boîte aux lettres et, en lisant la quatrième de couverture, je me suis tout de suite dit qu’il était fait pour moi ! Le côté pince-sans-rire du résumé m’a bien plût tout comme cette notion de « Moyen-Age tardif ». C’est un humour très réaliste que l’on retrouve au fil des pages et qui fait sourire tout en faisant réfléchir.

Andrea et Pénélope ont toutes deux un caractère bien trempé et sont totalement différente l’une de l’autre. Si l’une vit uniquement avec des hommes, l’autre ne vit qu’avec des femmes et leur enfance, tout comme leur éducation, font qu’elles se ressemblent bien peu et ont des façons clairement différentes sur la manière d’appréhender le monde. Chacune égoïste à sa façon (rappelons que ce sont des adolescentes) mais tout aussi altruiste à bien des égards, le roman permet de les voir évoluer au contact de l’une et l’autre. Elles s’affrontent, se soudent et se séparent au rythme des pages comme au rythme de la vie qu’elles vivent.

Si 2019 n’est pas bien différent de notre 2016, 2187 est, lui, radicalement différent. Je ne vous dirais pas en quoi, c’est une information qu’il vaut mieux découvrir par soi-même pour pouvoir apprécier le roman et qui propose un tournant charnière dans ce dernier. Au niveau de l’intrigue justement, j’ai parfois été surprise et j’ai adoré suivre Andrea et Pénélope dans leurs discussions tout comme dans leurs tranches de vie. L’histoire propose aussi tout un background sur le passé d’Andrea qui sera, je l’espère, développé dans le second opus car il pose les bases de toute une myriade de questions et de suppositions.

Au final, je n’ai regretté qu’une seule chose : que l’amitié entre Andrea et Mathias passe complètement à la trappe. Puisqu’il est censé être son meilleur ami, je m’attendais à le voir entrer dans l’histoire et y participer. Car son absence fait passer Andrea pour une amie bien peu… amicale finalement. Ce trait de caractère est contrebalancé par l’amitié qu’elle noue avec Pénélope mais m’a malgré tout laissé perplexe. Ce qui n’enlève rien cela dit au côté prenant du récit et au fait qu’on se laisse prendre par les évènements qui vont finalement à cent à l’heure.

Et donc… Vivement la suite ! Plusieurs idées sur celle-ci me trottent dans la tête et j’ai hâte de pouvoir les vérifier (ou me rendre compte que je suis tooootalement à côté de la place 😛 )

En résumé si vous cherchez une lecture pleine de peps, une intrigue intéressante et des personnages haut en couleurs, ce roman est fait pour vous !

 

« Jusqu’alors, j’avais imaginé que le monde de Pénélope était forcément mieux que le mien. Maintenant, j’avais un doute. »

« J’imaginais déjà des sports incroyables, un peu comme le quidditch… »

 

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challenge2016

15 / 35

Numéro Quatre – Pittacus Lore

Titre : Numéro Quatre

V.O. : I am number Four

Auteur : Pittacus Lore

Traducteur : Marie de Prémonville

Editeur : J’ai Lu

Date de Parution : 26 Février 2011

 

 

 

Lu en lecture commune avec Férilou de Read and Escape.

 

  • Résumé :

Il a quinze ans et ne vit sur Terre que depuis une dizaine d’années. Vous ne connaitrez pas son nom car il en change régulièrement. C’est un extraterrestre de la planète Lorien et il doit fuir. Car les Mogadoriens sont à ses trousses et, tant qu’il n’aura pas développé ses pouvoirs, il sera vulnérable. Sa seule protection pour le moment : ils ne peuvent les tuer que par ordre chronologique. Mais les trois premiers sont morts et il est le prochain sur la liste.

Car il est Numéro Quatre.

 

  • Avis :

Un de mes amis adore cette série et m’en parle depuis un bon moment. Comme j’avais le premier tome sous la main et que Férilou l’avait aussi, nous nous sommes donc lancé dans une lecture commune. Je savais à peu près à quoi m’attendre au niveau de l’intrigue mais j’ai pourtant été surprise par certains côtés.

Le roman nous présente donc Numéro Quatre qui serait un adolescent somme tout banal s’il ne venait pas de la planète Lorien. Sauf qu’au début de l’histoire, Quatre (oui je vais l’appeler Quatre et non, rien à voir avec Divergent :P), ne se rappelle pas vraiment sa planète d’origine. Ce qu’on apprend de Lorien au fil des pages donne d’ailleurs vraiment envie de connaître ce monde-à et rend encore plus cruel la race des Mogadoriens qui ont décimés planètes et habitants.

Au-delà de ça, le roman contient un côté très écolo puisque les Mogadoriens ont détruit leur propre planète puis Lorien en décimant leurs ressources naturelles. Ils ont donc besoin d’un nouvel endroit (apparemment la Terre) pour continuer à survivre au mépris de la planète elle-même. Pour se faire, ils veulent donc tuer les enfants ayant survécu avant que ceux-ci ne développent leurs pouvoirs et ne puissent se venger.

Mais au final… A bien regarder Quatre, en a-t-il vraiment envie ? Si Quatre aime Lorien à travers les visions qu’il en a, on découvre surtout un adolescent las de fuir et ayant la volonté de vivre normalement. Ne pas changer d’identité tous les quatre matins, avoir une véritable maison, se faire des amis, arrêter de mentir, tomber amoureux… Quatre n’est pas épris de vengeance, il a soif de liberté et de vie, tout simplement. Et c’est cette envie qui le pousse a tenir tête à Henry et qui entraîne les évènements du roman.

Les personnages sont d’ailleurs vraiment sympa à suivre ! Henry est top et j’ai adoré Sam et Sarah. Quant à Bernie Kosar, je l’ai évidemment aimé ! Si le début de l’intrigue pose les bases, on rentre rapidement dans le vif du sujet et le rythme est assez soutenu. Au final, j’ai beaucoup aimé l’histoire et mon seul petit hic a été que j’ai eu du mal à m’attacher à Quatre. Je sais qu’il est pris dans les évènements et que, par conséquent, tout est plus compliqué mais… tellement de choses devraient parfois lui sauter aux yeux !

Mais si vous aimez Quatre, vous adorerez ce roman. L’intrigue y est très bien menée, intéressante et on a envie d’en savoir plus sur Lorien et sur les autres gamins ayant réchappés au massacre.

A suivre donc ~

 

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