Power Club, T2 Onde de Choc – Alain Gagnol

Titre : Ondes de choc

Série : Le Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Aller en cours, se comporter comme une lycéenne normale, stressée par le bac… Et l’instant d’après, survoler Paris, sauver des vies, masquée. C’est le style « super-héros incognito » qu’Anna doit adopter depuis que ses boosters sont réapparus, assoiffés d’action. Elle risque gros : les superpouvoirs sont l’exclusivité du Power Club, et l’existence même de jeunes surhumains fait désormais débat, scandale après scandale.

Le moment est clairement mal choisi pour bouleverser le monde entier en laissant une trace de main sur un pilier de la tour Eiffel…

Entre agir pour le bien et dire la vérité, Anna a fait son choix.

 

  • Avis:

Ce tome pose beaucoup de questions sur la notion d’invulnérabilité et sur ce qu’implique d’être un super-héros. Le fait d’avoir des boosters et d’être, par conséquent, quasiment invulnérable, est-il vraiment une bonne chose ? Peut-on mettre les responsabilités qui vont avec ce genre de pouvoirs sur les épaules de quelques adolescents choisis, non pour leurs mérites, mais pour l’argent de leurs parents ?

De nombreuses interrogations se posent et trouvent un écho dans les dérives de la technologies telles qu’elles peuvent parfois se produire, amenant des réflexions intéressantes sur le sujet qui, je l’espère, seront approfondie dans le troisième tome.

Ici, il s’agit finalement d’un tome de transition entre la mise en place et la résolution et, si je suis curieuse de voir cette dernière, j’aurai aimé un peu plus d’interaction entre Anna et les autres membres du Power Club qui ne servent ici qu’à être déchus un à un. Les sentiments que l’on peut ressentir à leur égard sont vite balayés et j’ai trouvé cela dommage.

Il y a un peu de perte de puissance dans ce récit, avec des moments plus longs qui, j’imagine, auront une importance pour la suite. Néanmoins, j’ai trouvé que les moments entre les procès et l’attente qui s’ensuit faisaient perdre de la dynamique au roman. Ils permettent malgré tout de faire le point sur la situation et de nous rendre compte, une fois de plus, du caractère très juste d’Anna. Si nous avions des doutes sur sa personnalité, ce tome nous la présente comme une jeune fille entière et, encore plus que dans le premier tome j’ai l’impression, éprise de justice. Elle a ici en prime l’envie terrible que tout se passe bien et c’est cette envie qui la pousse à s’assagir au fil des pages.

J’ai apprécié retrouver des personnages connus tels Matt et Aaron et retrouver Lisa et sa fraîcheur. J’aurai d’ailleurs aimé les voir un peu plus car, quoique j’aime beaucoup Anna, elle est souvent assez seule dans le roman. Heureusement que les boosters sont là pour instaurer de nouveaux dialogues.

En bref un second tome dans la continuité du premier mais dont les moments d’attente entre l’action sont parfois un peu longs.

Merci aux éditions Syros pour ce second tome ~

 

« – Anna, ma petite Anna, laisse-moi t’expliquer un truc. Il n’y a qu’une seule condition pour que quelque chose soit impossible à faire. Tu veux que je te dise ce que c’est ?

Je ne lui fais pas le plaisir de la relancer. Ce qui ne l’empêche pas de m’énoncer, avec la sagesse d’un moine bouddhiste :

– C’est quand tu refuses même d’essayer. »

« Une bonne action peut aussi provoquer des dégâts. La vie serait simple s’il suffisait de bien se conduire pour que tout s’arrange. »

 

 

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33 / 50

Les Puissants, T1 Esclaves – Vic James

 

Titre : Esclaves

Série : Les Puissants

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans le jeu du pouvoir, chacun risque sa vie.

Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage.

Seuls quelques privilégiés, les Égaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays.

Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de partir tous ensemble accomplir leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité de terribles dangers, car chez les Égaux, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Et lorsqu’elle tombe amoureuse d’un de ses maîtres, c’est sa vie même qui est en péril…Luke, quant à lui, a été exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s’épuise à la tâche. Cependant, d’autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.

 

  • Avis:

Wow… Cela faisait un moment qu’un roman ne m’avait pas fait cet effet-là !

Si le résumé me tentait déjà beaucoup, les premières pages n’ont fait que confirmer que le roman allait me plaire et ce sentiment s’est intensifié au fil des chapitres. Jusqu’à ce que j’en referme la dernière page avec le sentiment de « Nooooon c’est fini ! Où est la suite ?! ». Bref, j’ai dévoré et adoré ce roman.

S’il s’agit d’un tome de mise en place, aussi bien des personnages (assez nombreux) que de l’intrigue, ce premier opus n’oublie absolument pas d’être riche en actions. Plusieurs situations se font et se défont au fil du récit, amenant de nouvelles questions, en résolvant d’autres et faisant entrer toujours un peu plus le lecteur dans le monde ainsi créé. Kyneston ou Millmoor deviennent des endroits que le lecteur connait pour y vivre en compagnie des personnages, pour y voir leur évolution et constater leur souffrance et leurs joies. Moi qui n’aime pas les descriptions, je n’ai ici jamais eu l’impression d’en lire tant les passages sont simplement nécessaires à la compréhension et à l’ambiance. Le décor posé, celui-ci devient un endroit où il est facile d’évoluer et où s’y distille les nouveautés par petites touches discrètes et bien amenées.

Sept personnages prennent tour à tour la parole au fil des chapitres et je n’ai pourtant jamais été perdue. Si les principaux sont Luke et Abi, le fait que certains des autres prennent de l’importance permet de découvrir d’autres facettes de leur personnalité. L’auteur sait parfaitement où elle mène ses lecteurs et comment leur faire apprécier ou non un personnage. Et pourtant, aucun d’entre ces derniers n’est parfait. On les aime parfois, on les déprécie ensuite mais on ne peut pas rester neutre face à eux. C’est là l’un des gros points forts du roman : les personnages suscitent tous des émotions. Si Luke m’a beaucoup touché, si son courage et celui d’Abi ne peuvent que forcer l’admiration, j’ai trouvé très intelligent de la part de l’auteur de nous permettre d’en savoir plus sur Silyen et Gavar dont j’ai hâte de connaître l’évolution, en espérant que Jenner gagne un peu en charisme.

Je pourrais citer une pléthore de personnages m’ayant marqué dans ce roman mais je vais m’arrêter là pour vous parler de l’autre point génial de cette lecture : l’intrigue. Le récit pose des questions importantes sur la notion de justice et de soumission. Avoir une compétence en plus à la naissance donne-t-elle le droit de disposer des autres ? Est-ce qu’une coutume est forcément juste parce qu’elle a été instaurée il y a des décennies de cela ? Ceux qui détiennent le pouvoir le font-ils de manière justifiée ? Le peuple a-t-il plus de pouvoir que ceux qui le gouverne ? Qui possède le plus de tords : ceux qui soumettent ou ceux qui trouvent normal d’être soumis ? Autant de questions qui sont finalement d’actualité et qui prennent ici un sens bien différent en prenant l’esclavage comme la perte de son humanité. Durant dix ans, vous ne disposez plus de vous. Le seul choix que vous ayez est de décider de quand commencer ces fameux dix ans.

Pour la famille Hadley, ce sont les parents qui décident de les faire tous ensemble, entraînant leurs trois enfants, Abigail, Luke et Daisy avec eux dans le but de faire leurs jours d’esclavage en famille. Par un concours de circonstance, Luke ne peut suivre la famille et est envoyé dans la ville d’esclaves de Millmoor alors que les autres prennent le chemin du domaine de la famille la plus puissante du pays : les Jardine.

Moi qui aime les intrigues politiques, j’ai été plus que servi dans ce premier opus et j’imagine que le second gardera la même dynamique, ajoutant des alliés ou des opposants à la révolution qui s’annonce dans ce tome-ci. Si le lieu très fermé de Kyneston regorge de ragots et d’intrigues en tout genre, l’action se concentre plutôt à l’intérieur de Millmoor, là où se retrouve en majorité le peuple opprimé.

Je ne sais que vous dire de plus pour ne pas vous gâcher le plaisir mais, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas : lisez-le !

En résumé un premier opus qui remplit parfaitement son office de mettre en place une intrigue passionnante et des personnages vivants tout en instillant une dynamique qui n’augure que du bon pour la suite. Un gros coup de cœur !

Merci aux éditions Nathan pour cette découverte ~

 

« Les gens avaient moins tendance à se soucier des autres quand leur propre survie accaparait leur attention. »

« C’était la confiance qui rendait tout ça possible. La confiance qui vous prêtait les yeux d’une autre personne, ses bras puissants, son cerveau rapide. Qui vous faisait plus grand que vous ne l’étiez tout seul. »

« La technologie, lui avait-il expliqué, était un outil simple dont tout le monde s’était convaincu de la complexité. Faillible, mais que tout le monde croyait parfait. Les gens avaient délégué leur jugement critique – et même ce que leur indiquaient leurs propres sens – au pouvoir de la technologie. si on arrivait à tromper celle-ci, il n’était alors plus nécessaire de chercher à tromper les gens. »

 

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32 / 50

Le Mystère du livre disparu, T2 A nous les Trois Mousquetaires – Pierdomenico Baccalario et Eduardo Jauregui

 

Titre : A nous les Trois Mousquetaires

V.O. : Los cuatro mosqueteros y medio

Série : Le Mystère du livre disparu

V.O. : El Cuento Mas Maravilloso Jamas Escrito

Auteurs : Pierdomenico Baccalario & Eduardo Jauregui

Traducteur : Faustina Fiore

Editeur : Flammarion Jeunesse

Date de Parution : 12 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« Ne vous inquiétez pas : le sortilège a fonctionné. Nous avons détraqué des centaines de livres. Ce qui s’est passé avec Peter Pan ne se reproduira pas ». Le monde des livres a de nouveau besoin d’Anna et Gabriel. Un mystérieux personnage au mauvais caractère est soudainement apparu en plein cœur du célèbre roman de cape et d’épée… Il faut le retrouver et l’expulser du livre ! L’enquête continue pour Anna et Gabriel, cette fois au secours des Trois Mousquetaires.

 

  • Avis :

Nous retrouvons Anna et Gabriel peu après leur sauvetage du roman de J.M. Barrie, Peter Pan. Ayant pris goût à l’aventure, les deux enfants ne demandent qu’à retourner dans un autre livre pour en modifier l’histoire et permettre ainsi au roman de retrouver sa trame d’origine. Mais, dans l’ombre, dans les profondeurs de la Zargo Multitech Corporation, Gustav Wart a prévu de tout faire pour que les livres restent mélangés…

Dans cet opus, le lecteur découvre mieux Gustav, son but et ses motivations. Il est le méchant un peu rigolo au passé triste qui va permettre de lancer le roman et de poser un peu plus les bases du fil rouge de la série. S’intéresser à lui permet au lecteur d’avoir le point de vue opposé à celui de Gabriel et Anna et de prendre l’histoire par les deux bouts : problème et résolution.

Concernant Les Trois Mousquetaires, le personnage ajouté est haut en couleurs et donne du fil à retordre à nos héros ! Comme pour le premier opus, il y a beaucoup d’action et de retournements de situation vraiment sympas à suivre. On y retrouve cette fois encore tous les personnages principaux du roman original mais dans un environnement somme toute différent. J’ai beaucoup aimé les passages d’escrime qui parsèment le texte et qui permettent de redorer l’honneur des mousquetaires.

A noter que si le lecteur n’a pas lu le premier tome, il manque peut-être un peu d’informations pour tout comprendre (notamment s’il s’agit d’un jeune lecteur). L’intrigue générale de la série se suit réellement de tome en tome. On en apprend d’ailleurs ici un peu plus sur celle-ci et je suis curieuse de connaître quels sont les autres livres impactés à réparer ! Cet opus nous indique quelques petites indications sur la suite et, si les auteurs gardent cette dynamique, celle-ci sera sûrement tout aussi agréable à lire.

En bref un second tome plein d’action pour une série qui permet de redécouvrir les classiques et de les présenter aux plus jeunes dans une intrigue bien ficelée.

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse pour cette lecture ~

 

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31 / 50

et dans

Batteurs : un livre écrit à 4 mains – 25 points

To Your Eternity, T1 – Yoshitoki Oima

Titre : To Your Eternity

V.O. : Fumetsu no anata e

Auteur : Yoshitoki Oima

Traducteur : Thibaud Desbief

Editeur : Pika Edition

Date de Parution : 19 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

“C’est à l’épreuve de la réalité que je saurai ce que je suis… Voilà pourquoi mon voyage commence.”

Un être immortel a été envoyé sur Terre. Il rencontre d’abord un loup puis un jeune garçon vivant seul au milieu d’un paysage enneigé. Ainsi commence le voyage de l’Immortel, un voyage fait d’expériences et de rencontres dans un monde implacable…

 

  • Avis :

Parlons d’abord du visuel que je trouve vraiment très très beau !

Concernant l’intrigue, je vous avoue que j’ai tout d’abord été perplexe car je me demandais où l’auteur comptait m’emmener avec cette fameuse « sphère » représentant un « il » immortel.

Au final, via le périple de cette « sphère », l’auteur nous présente différents personnages et différentes histoires, mettant en lumière la notion d’humanité.

De par le personnage principal tout d’abord, qui emmagasine les informations qu’il voit mais ne les comprend pas. Cela nous permet de nous rendre compte que, finalement, ce qui parait logique du point de vue d’une personne, ne l’est pas forcément pour une autre.

A travers les deux histoires du premier tome, nous assistons à des amitiés bien différentes. Celle du loup et du jeune garçon, puis celle de la petite fille et de l’adolescente. Chacun de ses personnages se heurte avec la communauté qui l’entourent et à laquelle il doit rendre des comptes. Le manga pose donc la question du personnel vis-à-vis de la majorité. Ce qui est bien pour tous signifie-t-il qu’il faut forcément se sacrifier pour le bien de la communauté ? Les traditions sont-elles toujours bonnes à suivre parce qu’elles ont été instaurées ainsi ?

Les deux histoires prennent aux tripes, la première de par la solitude que l’auteur arrive particulièrement bien à faire ressentir. Outre les expressions du jeune garçon, le paysage désolé et les quelques dialogues provoquent toute une myriade d’émotions qui passent aussi bien par les dessins que par les textes bien choisis. La seconde histoire est plus longue et se concentre sur une petite fille et sur sa volonté de devenir une adulte. Ce que l’histoire va finalement lui faire devenir très vite. Le côté mignon des traits de l’enfant et de ses expressions se heurtent à la violence qui se dégage de cette histoire et les deux induisent de nombreuses réflexions.

L’honneur et l’amour sont étroitement liés et on se prend rapidement d’affection pour les personnages principaux qui essaient de faire ce qui leur semble juste, dans la mesure du possible.

Sans les expliciter réellement, l’auteur fait passer beaucoup de sentiments, qu’il laisse le soin à son lecteur d’accepter ou non. Les dessins contribuent à la pureté de l’ouvrage et permettent de donner corps aux différents protagonistes. Le décor nous plonge dans le monde qui entoure les personnages et ajoutent à l’ambiance feutrée du manga.

En bref un très beau premier tome, qui pose les bases d’une histoire pleine de sentiments que chacun vivra et comprendra à sa manière au fil des pages.

Merci aux éditions Pika pour cette jolie découverte ~

Si vous souhaitez découvrir le début de To Your Eternity, c’est possible en cliquant juste ici.

Bye Bye Bollywood – Hélène Couturier

Titre : Bye Bye Bollywood

Auteur : Hélène Couturier

Editeur : Syros

Date de Parution : 13 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Quand ma mère nous a annoncé qu’on partait en vacances en Inde, ma sœur s’est direct imaginée en mode « Bollywood », façon princesse indienne. Plus mesurée, j’ai pensé que j’avais la meilleure maman du monde, ce qui n’arrive pas souvent. Puis j’ai compris qu’elle nous emmenait dans un ashram. Traduction : délire yoga-méditation, riz complet et partage des tâches ménagères ! Ça m’a anéantie. Et encore, j’ignorais qu’une fois là-bas, il n’y aurait pas de réseau et que le seul jeune de mon âge, Jésus, serait un matheux sans pitié. Mais…… Comme le dit le proverbe indien : « Tant qu’il y a de l’amour, tout est possible »

 

  • Avis:

Lorsque leur mère leur annonce qu’elles partent en Inde, Anna et Garance font la danse de la joie. Mais, en apprenant qu’il s’agit d’un ashram, Anna déchante vite. Bonjour les heures fixes, les délires méditatifs et adieu les relations sociales avec ses amies. Comme toute adolescente actuelle, elle s’est habituée à pouvoir communiquer avec ses comparses à toute heure du jour et de la nuit mais, là où elle arrive, le réseau s’est fait la malle.

Les dialogues entre sa mère et elle présentent toute l’incompréhension que l’on peut retrouver entre une jeune fille qui aspire à être elle-même et une mère qui veut lui faire découvrir autre chose. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas du tout sur la même longueur d’onde ! A vrai dire, j’ai trouvé la mère parfaitement égoïste d’entraîner ses filles dans un ashram sous couverts de « nous partons en vacances » sans les prévenir d’abord.

Au-delà de cela, Anna est une héroïne attachante et avec beaucoup d’humour. Au fil des pages, nous comprenons qu’elle a finalement si peu confiance en elle qu’elle se cache derrière un ton ironique, pour faire rire avant d’être blessée. Je pense que beaucoup peuvent se retrouver en elle et que le roman peut donc être une bonne lecture pour les adolescentes car il aborde de nombreux points qui leur sont clairement dédiés. Les jeunes (et les moins jeunes aussi cela dit) peuvent tirer de cet ouvrage de jolies leçons, intelligemment dispensées au fil des pages.

Si le ton du roman est enlevé et humoristique, il n’empêche pas l’auteur de glisser des références historiques et de proposer une réflexion sur la manière dont les femmes sont considérées en Inde. A travers les yeux de la jeune fille pour qui l’Inde est avant tout l’exotisme des Bollywood, nous en apprenons beaucoup sur la culture du pays ainsi que sur les particularités des ashrams. J’ai beaucoup apprécié découvrir toutes ces petites choses que je ne connaissais pas tout en suivant Anna dans ses aventures.

En bref, un roman qui propose une réflexion intelligente sur le fait de s’ouvrir à une autre culture et permet d’en apprendre plus sur l’Inde.

Merci aux éditions Syros pour cette découverte ~

 

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30 / 50

Et dans

Cours de Botanique : un livre à la couverture fleurie – 20 points

 

Les piqûres d’Abeille – Claire Castillon

 

Titre : Les piqûres d’Abeille

Auteur : Claire Castillon

Editeur : Flammarion Jeunesse

Date de parution : 05 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Je l’ai repérée tout de suite, avec sa couronne dans les cheveux. J’ai compris que je pourrais lui faire confiance. A quoi bon avoir une meilleure amie et une amoureuse ? Abeille allait remplir les deux fonctions. Lou, mon ancienne amoureuse de CP, était bien trop gamine. En ce qui me concerne, je suis très mûr, assez marrant et plutôt intelligent, il me faut donc une fiancée qui dépote. D’emblée, j’ai senti qu’Abeille avait du tempérament. Avec Abeille, tout est possible.

 

  • Avis :

Ce petit roman nous fait faire la connaissance de Jean. Âgé de neuf ans, le garçon tombe éperdument amoureux d’Abeille au mariage de sa marraine et se fait donc tout un film sur ce qui l’unit à celle qu’il trouve si particulière. Le début de l’histoire nous présente la famille de Jean et nous permet de découvrir l’environnement dans lequel évolue le petit garçon. Les réflexions de ce dernier font souvent sourire et l’auteur a très bien su retranscrire la manière de penser d’un enfant de cet âge.

Les réflexions au sujet des adultes, les bêtises qui semblent pourtant justifiées, les relations qu’il entretient avec sa grande sœur, toutes ces petites choses font que l’on s’attache facilement à Jean et que l’on suit avec plaisir son enquête pour découvrir comment recontacter Abeille.

Une fois ceci fait et si le roman reste agréable à lire, il m’a surprise car je ne m’attendais pas à cela. Je pensais découvrir une correspondance amusante et enlevée, de deux enfants certes, mais le terme de « piquant » me laisser présager de l’humour et de l’amusement. Or, Abeille est une petite peste et Jean est totalement incapable d’en voir la méchanceté. J’ai donc été assez désappointée par ce côté du roman…

Néanmoins, Jean grandit au fil des pages et le livre est emplis de jolis sentiments qui plairont certainement.

En bref une petite histoire bien écrite mais où j’attendais autre chose…

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse pour ce roman ~

 

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27 / 50

Emmy & Oliver – Robin Benway

Titre : Emmy & Oliver

Auteur : Robin Benway

Traducteur : Anne Delcourt

Editeur : Nathan

Date de Parution : 13 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Dix ans après le drame qui les a séparés, Emmy retrouve Oliver.
Mais comment renouer avec son ami d’enfance devenu un étranger ?
Depuis leur naissance, Emmy et Oliver sont inséparables. Mais alors qu’ils ont 7 ans, Oliver est enlevé par son père et disparaît de la vie d’Emmy, laissant derrière lui un vide impossible à combler.
Dix ans plus tard, Oliver est de retour. Emmy ne l’a jamais oublié. Pourtant, au moment de le revoir, le doute l’étreint : que reste-t-il de leur amitié après une si longue absence ?Emmy tente alors de retrouver sa place dans le cœur d’Oliver.
  • Avis :

Emmy & Oliver fait parti de ces romans qui vous entraîne sans vous demander votre avis. Après quelques pages, vous vous rendez compte que ces « quelques pages » se sont transformées en chapitre et que vous ne l’avez toujours pas lâché. C’est le premier roman de Robin Benway que je lis et j’espère que ce ne sera pas le dernier car j’ai adoré son écriture. Servie par une traduction toute en douceur, le texte est fluide et simple. Les sentiments y transpirent sans jamais tomber dans le pathos et on a l’impression de vivre avec les personnages leurs peines et leurs découvertes.

Les petits moments qui nous explique l’histoire d’Emmy et d’Oliver avant le début du roman nous permette de bien comprendre la vie de ces familles qui se sont toujours connues et qui ont, par conséquent, tous ressentis le drame de voir un enfant partir un jour avec son père et ne pas revenir. Durant dix ans, l’absence d’Oliver a fait des ravages, parfois discrets mais toujours profonds, dans le cœur de ceux qui le côtoyait. La mère d’Oliver bien évidemment, ses amis aussi, tous jeunes qu’ils soient, mais aussi les parents d’Emmy qui ont vécu de près la souffrance de la maman d’Oliver.

Ces cicatrices sont visibles tout au long du roman et le retour d’Oliver ne peut pas véritablement les combler. Puisque ce n’est plus le petit garçon de sept ans qui refait surface mais bien un adolescent qui a évolué.

En débutant vraiment l’histoire par le retour d’Oliver, l’auteur montre bien qu’il s’agit d’un commencement. Car comment reprendre une place que l’on a pas voulu quitter ? Comment être soi-même quand tous les autres autour de vous sont persuadés de savoir qui vous êtes ? De la même manière, comment essayer de faire correspondre l’image du petit garçon que vous gardiez avec celle de l’adolescent que vous avez finalement devant vous ?

L’absence d’Oliver, tellement présente dans la vie des personnes qui l’aiment, devient de fait un manque lorsqu’il revient. Car son retour ne résout finalement rien mais amène de nouvelles questions, de nouvelles possibilités, de nouvelles inquiétudes. Tous ces personnages ont quelque chose de brisé à l’intérieur qu’ils ont rafistolé au fil des années et qui pensaient guérir au retour d’Oliver. Or, la vie n’est pas si simple et les sentiments des uns et des autres s’affrontent parfois entre ce que l’on voudrait, ce que l’on a et ce que les autres ont et veulent.

Si le roman s’intéresse beaucoup aux liens familiaux entre parents et enfants, il est aussi très centré sur l’amitié qui unit Emmy, Oliver, Drew et Caro. Ce quatuor devenu trio qui redevient quatuor sans trop savoir comment faire. Pour Emmy, Drew et Caro qui ne se sont jamais quittés et connaissent tout les uns des autres et pour qui l’absence d’Oliver était une constante, son retour provoque un moment bancal qu’aucun d’entre eux n’a jamais été préparé à vivre.

Je me suis attachée à ces adolescents, à leur manière d’être et à l’amour qui les relie les uns aux autres. Aux questions qu’ils se posent, à leur envie de liberté et à leur besoin de sentir leurs attaches. L’histoire m’a fait comprendre les réactions des parents et m’a fait passer par toutes sortes d’émotions, du rire à la tristesse sans à-coups.

En bref un roman qui décrit avec intelligence le retour d’un enfant enlevé par un parent et l’impact que cette action entraîne sur toute une population.

Merci aux éditions Nathan pour cette belle découverte ~

 

« Quelquefois, les mots qu’il faudrait pour combler les fissures qu’on a dans le cœur n’existent pas. »

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26 / 50