Jane Austen un coeur rebelle – Catherine Rihoit

 

Titre : Jane Austen, Un cœur rebelle

Auteur : Catherine Rihoit

Editeur : Ecriture

Date de Parution : 19 septembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Depuis deux siècles, Jane Austen ne cesse de conquérir de nouveaux lecteurs. Dans le monde anglophone, elle est au roman ce que Shakespeare est au théâtre. Comment cette fille de pasteur à l’existence étroite et confinée, élevée dans un village du Hampshire qu’elle souhaitait ne jamais quitter, qui de son propre aveu n’écrivait que sur ce qu’elle connaissait – trois ou quatre familles dans un village du sud de l’Angleterre – parvint-elle, en six romans, à traverser l’espace et le temps ? Comment celle qui incarnait son époque trouve-t-elle dans la nôtre un tel écho ? Une vie sans événement, ainsi la définissait son frère.

Mais sous cette apparence lisse frémit le ferment des passions : l’événement pour elle est surtout intérieur. C’est celui du sentiment, dont, contre la mode du roman sentimental, elle traque la vérité. Femme de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe, elle appartient à la fois aux Lumières et au romantisme qui leur succède. À l’orée de leur féminité, ses héroïnes balancent entre le cœur et la raison : placées dans des situations difficiles, elles parviennent, par leur intelligence et leur énergie, à déjouer les pièges du destin, et trouvent une résolution positive grâce à l’amour. Dans sa propre vie, les choses furent moins faciles pour Jane Austen. Mais la littérature fut sa grande passion, et, comme elle le disait, ses romans furent ses enfants.

 

  • Avis:

La première partie du roman (assez courte), nous présente comment l’auteur a commencé à lire Jane Austen et pourquoi elle a décidé d’écrire sur elle. Comme je m’attendais à démarrer tout de suite par la biographie, il m’a fallut quelques paragraphes pour comprendre que nous allions d’abord parler de l’auteur du roman mais, dès le départ, la manière d’écrire le récit m’a laissé perplexe.

En effet, on découvre un ou deux mots en italique qui « explicite » très brièvement ce dont le paragraphe suivant va parler. A vrai dire, cela m’a fait pensé à Candide de Voltaire. Et j’ai eu du mal à accrocher à cette façon de faire comme à la manière dont les moments décrits nous sont présentés. Ecrit à la façon d’un récit sans être un récit, je n’ai pas réussi à comprendre s’il s’agissait de moments réels de la vie de Jane Austen, retrouvé par des recherches sur sa vie et par des écrits des proches de Jane Austen, ou s’il s’agissait de moments totalement inventés.

De la même manière, on découvre les personnages des romans de Jane Austen parfois comme s’ils existaient, c’est-à-dire que l’auteur fait des parallèles avec les personnages et la vie de Jane Austen. J’aurais certainement eu beaucoup de mal à m’y retrouver si je n’avais pas lu les romans et je pense qu’il est très facile de s’y perdre. L’auteur semble penser que toute personne ouvrant son ouvrage a une connaissance parfaite des romans de Jane Austen. Mais une biographie ne ne vise-t-elle pas justement à nous en apprendre plus ?

En y réfléchissant, je pense que j’aurais plus apprécié ma lecture si je m’étais attendue à ce que j’allais trouver en ouvrant le roman. Mais je m’attendais à quelque chose de plus réaliste. Or là, j’ai été incapable de distinguer la réalité de la fiction, ce qui me gêne dans une biographie. En revanche, j’ai beaucoup apprécié les pages de portraits et de photos qui permettent de rencontrer la famille Austen et ses lieux de vie.

En définitive, cet ouvrage plaira certainement à ceux qui le prennent comme un roman et qui apprécieront la présentation particulière des « parties ». Pour ma part, j’aurai apprécié quelque chose de plus « carré ». Cependant, si au contraire vous avez du mal avec les biographies en général, cet ouvrage vous permettra d’en apprendre plus sur Jane Austen sans que cela fasse trop scolaire.

En bref… je suis restée perplexe !

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Ensemble à minuit – Jennifer Castle

 

Titre : Ensemble à minuit

V.O. : Together at Midnight

Auteur : Jennifer Castle

Traducteur : Alice Delarbre

Editeur : Casterman

Date de Parution : 7 Novembre 2018

 

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Entre Noël et le jour de l’An. Une jeune fille est renversée sous les yeux de Kendall et Max. Choqués, ils se réfugient dans un café, se sentant coupables de n’être pas intervenus. Là, la serveuse leur lance un défi : elle leur demande de faire sept bonnes actions désintéressées d’ici le 31 à minuit au lieu de se plaindre. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chaque jour à parcourir la ville de New York où ils tentent d’aider sept inconnu-e-s…parfois adorables, d’autres fois à peine aimables. Mais ils tiennent bon et apprennent eux aussi à se connaître.

 

  • Avis :

Le début du roman nous présente Kendall qui revient de plusieurs mois de lycée itinérant en Europe. Elle a donc visité de nombreux pays, rencontrés de nouvelles personnes, découvert une autre manière d’apprendre… avant de revenir chez elle où rien n’a changé. Elle est donc en plein moment de transition et nous la découvrons en plein doute, avec l’envie de ne surtout pas rester à stagner et la peur constante de ne pas y arriver.

De l’autre côté nous avons Max. Max qui ne sait pas dire non et qui se plie en quatre pour les gens qu’il aime, s’oubliant souvent lui-même. Max qui a peur finalement de se retrouver seul et de prendre sa vie en main.

Kendall et Max vont se retrouver au même endroit et assister au même accident. Mais surtout, ils vont être confrontés à la même question : s’ils étaient intervenus, auraient-ils pu changer quelque chose ? Que faire de tous ces moments où nous ne faisons rien ? Par flemme, par politesse, en se disant que quelqu’un d’autre va faire quelque chose ou tout simplement par désintérêt ? Lancés dans un défi de bonnes actions, ils vont tous deux se rendre compte de la difficulté de la chose. Parce qu’il faut du courage parfois pour intervenir ou ne pas détourner les yeux. Mais ils vont aussi découvrir tout ce que peut leur apporter le fait de s’ouvrir aux autres.

Le roman est tout doux, une jolie histoire parfaite pour le moment de noël ou lorsque nous avons besoin d’un peu d’optimiste. Par des petits moments du quotidien que nous avons tous vécus, l’auteur nous montre des réactions que tout un chacun peu avoir. A nous ensuite de choisir laquelle nous aurions eu ou aurons plus tard dans la même situation. Max et Kendall mûrissent aussi au fil des pages et en essayant de découvrir les personnes qu’ils voudraient devenir.

Un point aussi concernant les familles des personnages principaux qui contribuent à les rendre humains tous les deux. Leur background est intéressant à découvrir et permet de comprendre leur caractère et leur manière d’être. Une façon aussi de rappeler qu’il est parfois plus difficile d’être honnête avec les gens qu’on aime qu’avec ceux que l’on ne connait pas… Finalement, la seule chose que je regrette un peu dans ce roman, c’est le fait qu’on nous laisse sur notre faim concernant Emerson, l’un des frères de Kendall.

Au delà de cela, j’ai beaucoup aimé ma lecture et j’espère pouvoir lire d’autres romans de l’auteur.

En bref un roman tout doux qui rappelle que la gentillesse c’est d’abord l’envie de s’intéresser aux autres.

Déracinée – Naomi Novik

 

Titre : Déracinée

V.O. : Uprooted

Auteur : Naomi Novik

Traducteur : Benjamin Kutzer

Editeur : J’ai Lu

Date de Parution : 26 septembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu’il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d’un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d’échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c’est uniquement grâce aux pouvoirs du « Dragon ». Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l’accompagne dans sa tour pour le servir. L’heure de la sélection approche et tout le monde s’est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu…

 

  • Avis:

J’ai découvert Déracinée sur les réseaux sociaux, voyant régulièrement passer le résumé et celui-ci m’intriguait. Donc, lorsque J’ai Lu a proposé des partenariats sur ce titre, je n’ai pas hésité bien longtemps à tenter ma chance. Et je dois dire que je suis bien contente de l’avoir fait !

Je ne m’attendais pas à autant aimer ce roman. Je pensais bien qu’il allait me plaire évidemment, mais le début m’avait mis un léger doute… vite disparu après quelques pages.

Agnieszka est un personnage entier qu’il est très agréable de suivre et de voir grandir. L’amitié qui les lie, Kasia et elle, est l’une des pierres angulaires du roman et est magnifique. On découvre deux jeunes filles soudées mais sans le côté « l’amitié est parfaite ». Non, la jalousie, l’insatisfaction, l’envie sont présentes elles aussi mais, comme dans la vraie vie, on aime nos amis comme ils sont et l’on n’est pas toujours d’accord avec eux ou avec leurs choix ou leurs manières de penser. Agnieszka et Kasia sont un duo qui m’a entraîné dans l’histoire et que j’aurais certainement suivie même si l’intrigue ne m’avait pas autant plu.

Mais voilà… L’intrigue était géniale. Le début nous met directement dans l’ambiance de la vie près du Bois, ce bois dont il ne faut pas s’approcher, ce bois qui enlève et qui tue, qui modifie les gens et les rend horriblement différents, inhumains. Sa présence est dans toutes les pages comme celle du Dragon qui vient tous les dix ans prendre une fille et l’emmène dans sa tour pour les dix années suivantes. Ah le Dragon, encore un personnage qui évolue ! J’ai tout de suite eu beaucoup de tendresse pour cet homme et ses galères en relations humaines. Et pour son travail avec le Bois.

Evidemment… Le Bois. Tout au long du roman, le Bois est fascinant. Qu’il émerveille ou dégoûte, on veut toujours en savoir plus sur ce qu’il contient, sur la manière dont il a été créé et pourquoi… Et j’ai véritablement apprécié que l’auteur nous donne toutes les informations au bon moment.

Et que serait la fantasy sans un peu de politique chez les nobles ? Là aussi l’intrigue est bien menée et s’enracine parfaitement dans l’ouvrage. Des petits détails glissés ça et là au début du roman prennent ensuite une importance vitale et on sent par là que l’auteur savait parfaitement bien où elle allait mener le lecteur. Tout est minutieusement préparé et l’on a plus qu’à se laisser porter.

Ce roman, ce n’est pas une discussion sur le bien et le mal mais bien une belle histoire sur les relations entre l’homme et la nature. La Féerie de la forêt et son côté maléfique tout à la fois, unies comme nos qualités et nos défauts le font finalement aussi. Je ne peux pas en raconter trop au risque de spoiler mais les personnages que nous découvrons au fil des chapitres ont tous une importance particulière. Leurs vécus, comme leurs caractères, sont exploités et les font paraître plus vrais que nature. J’ai frémi avec eux, j’ai croisé les doigts et j’ai été triste ou abasourdi par les événements qui se déroulent tout au long du roman. Rares ont été ceux auxquels je m’attendais et je ne me suis pas réellement posée de questions sur la suite tant j’avais de toute manière du mal à m’arrêter de lire.

En bref un beau coup de cœur pour cet ouvrage qui vient de s’enraciner profondément dans ma bibliothèque ! J’ai hâte de lire d’autres ouvrages de l’auteur.

Gros sur le cœur – Carène Ponte

Titre : Gros sur le cœur

Auteur : Carène Ponte

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 20 Novembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

C’est l’histoire d’une adolescente sans doute un peu trop ronde, sans doute un peu trop fragile.
C’est l’histoire d’un nouveau lycée, des yeux qui dévisagent, des yeux qui jugent.
C’est l’histoire d’un professeur d’allemand qui séduit.
Mélissa, 17 ans, suit ses parents dans une nouvelle ville, un nouveau lycée.
Année de terminale sur la corde raide. Année charnière entre dégoût de soi, et renaissance.

 

  • Avis:

Ce livre étant basée sur le véritable vécu de l’auteur, il est assez délicat d’en écrire une chronique mais je vais malgré tout essayer de vous expliquer ce que j’en ai ressenti à la lecture. Tout d’abord, nous ne savons pas quels sont les moments fictifs ou non car tout est plausible. Ce qui est finalement assez effrayant… De voir à quel point les gens sont mauvais entre eux. Il ne s’agit pas ici que d’adolescents dont on pourrait dire qu’ils ne savent pas ce qu’ils font (et si, ils le savent très bien…) mais aussi des adultes. Le professeur est le personnage qui m’a le plus dérangé dans ce roman car je le juge de mes yeux d’adulte et les passages où il est présent m’ont donc paru totalement malsains.

En fait ce qui m’a embêté dans ma lecture c’est que le harcèlement comme la relation élève-professeur sont des choses dont il faut parler et c’est totalement le genre de livre à mettre entre les mains des adolescents. Mais cette histoire étant assez courte, j’ai trouvé que les deux ensembles était « trop » et que, ajouté à tout ce qui se passe dans la tête de Mélissa, on ne se concentrait pas assez sur un sujet ou sur l’autre. Trop d’informations en trop peu de pages.

A contrario, j’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur traite le sujet. Mélissa est un personnage auquel il est facile de s’identifier et qui, si elle fait des erreurs (et on en fait tous) est profondément gentille. Mais tous les gentils finissent par se rebeller lorsqu’on les pousse à bout. Et c’est normal. Mais cela ajoute en plus à la charge mentale des adolescents qui subissent puis ensuite en plus, culpabilisent.

Le sujet est bien amené et bien raconté et, si le roman se déroule sans surprise, il est important de mettre des mots sur les sujets qu’il aborde.

En bref un ouvrage qu’il serait intéressant d’étudier au lycée pour faire réfléchir les ados tout autant que les professeurs.

 

 

La Planète des 7 Dormants – Gaël Aymon

Titre : La Planète des 7 Dormants

Auteur : Gaël Aymon

Editeur : Nathan

Date de Parution : 14 Juin 2018

 

 

Résumé (éditeur) :

Leur vaisseau endommagé, des explorateurs spatiaux se retrouvent coincés sur une planète inconnue. Lorsqu’ils découvrent les ruines d’une civilisation disparue, cela ravive l’espoir de la capitaine : cette nouvelle planète pourrait-elle être habitable ? L’équipage, lui, est profondément divisé. Vaut-il mieux prendre le risque de rester dans cet environnement désertique, ou bien repartir malgré l’état du vaisseau ?
La rencontre soudaine d’un peuple d’humanoïdes primitifs qui les prend pour leurs divinités, les Sept Dormants, les place devant un choix crucial : jouer les usurpateurs ou détromper les indigènes…

 

Avis :

Ce roman, je l’ai commencé un peu par surprise. Il était dans ma PAL et la couverture m’intriguait, je me suis donc lancée dans la lecture sans savoir réellement à quoi m’attendre car je lis très peu de science-fiction.

Je n’ai pas particulièrement accroché avec les personnages qui sont trop nombreux pour que l’on puisse réellement en savoir beaucoup sur eux puisque l’on va de l’un à l’autre rapidement. Malgré tout, j’ai apprécié Danco, par son côté emphatique et certainement aussi parce qu’il est celui que l’on voit le plus régulièrement. Sa mise à l’écart, à cause de sa différence, fait aussi qu’il est plus facile de le comprendre et de s’y attacher.

J’ai trouvé intéressante l’idée de l’équipage hétéroclite qui ne s’entend pas et qui vient de planètes, de cultures et de races différentes. Néanmoins, ce fait n’est pas assez exploité à mon goût… Ils ne s’entendent pas, d’accord, ils se suspectent les uns les autres, d’accord… mais après ? Leur mésentente ne provoque finalement pas grand-chose et assez peu de tension puisque l’intrigue se concentre ensuite sur le peuple qu’ils découvrent.

En vérité, j’ai trouvé qu’il y avait trop de choses dans le roman : la tension entre l’équipage, le côté race différente, la notion d’écologie actuelle, les croyances des indigènes, la volonté de s’en sortir de chacun, l’apprentissage d’un nouvel endroit… beaucoup trop pour un seul tome selon moi car tout est assez peu exploité finalement. On passe de l’un à l’autre sans que rien n’est vraiment d’impact, certainement car je n’ai pas totalement réussi à entrer dans le roman. Peut-être que, comme pour la fantasy, je suis plus sensible lorsqu’il s’agit de littérature plus sombre et donc plus adulte.

Je ne sais donc trop que vous dire le concernant : je ne l’ai pas adoré mais j’ai malgré tout passé un bon moment, notamment grâce au personnage de Danco.

En bref une histoire intéressante qui plaira sûrement aux adolescents amateurs de science-fiction.

 

Le bureau des coeurs trouvés, T1 Lexie Melody – Cathy Cassidy

 

Titre : Lexie Melody

Série : Le bureau des coeurs trouvés

Auteur : Cathy Cassidy

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 04 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Lexie, 13 ans, vit dans une famille d’accueil depuis que sa mère l’a abandonnée.
Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est sauver de l’oubli tout ce qu’elle peut : animaux,objets… Et si elle sauvait aussi les gens ?
Elle décide de créer un groupe de parole pour réunir les marginaux de son collège…qui se transforme vite en groupe de musique. Les Lost & Found sont nés !
Leur aventure sera émaillée de nouvelles amitiés et de romances, mais aussi de tensions, à mesure que chacun apprend à trouver sa place. Et lorsqu’il s’agit d’une bonne cause, comme sauver la bibliothèque locale de la fermeture, ils sont prêts à soulever des montagnes !

 

  • Avis :

Quand je démarre un Cathy Cassidy, je sais que je vais passer un bon moment et rencontrer des jeunes adolescents attachants. Ce roman-ci n’a pas fait exception à la règle, notamment parce que l’histoire de Lexie me touche particulièrement en ce moment.

Nous faisons donc la connaissance de cette petite fille que la maman a laissé seule et qui grandit en famille d’accueil, des questions plein le coeur et avec la volonté de ne pas s’attacher pour ne jamais trahir sa mère. Ce que j’apprécie dans les romans de Cathy Cassidy, c’est que l’auteur nous place devant les sentiments des enfants de manière très juste. Elle ne juge pas ses personnages mais nous présente des situations de vie réelle que peuvent vivre ou avoir vécu des enfants.

Comme toujours, l’histoire fait aussi la part belle à l’amitié et à la différence, démontrant que, même lorsque l’on se sent seul au monde, d’autres vivent peut-être la même chose que nous ou des situations similaires et sont donc apte à nous comprendre et à nous aider à extérioriser ou à nous sentir mieux. Ici, par son club, Lexie se fait des nouveaux amis et leur permet de se rencontrer et de s’exprimer.

Les chansons qui parcourent le texte donnent envie de pouvoir les écouter et j’aurai adoré les avoir en playlist pour leur donner un rendu réel à l’oreille. Le roman met bien en valeur la côté cathartique de l’écriture ou de la musique dans l’existence, notamment pour Marley et Lexie. Mais aussi pour tous les adolescents qui font parti du groupe. Eux qui n’avaient pourtant rien en commun au premier abord, se retrouve ici tous réunis pour une même cause. S’ils n’ont pas les mêmes raisons de se donner à fond, ils sont malgré tout dans le même bateau et apprennent rapidement à devoir compter les uns sur les autres et à se connaître comme à se comprendre.

Comme le dit Lexie, chacun traîne ses propres casseroles et les apparences ne sont souvent que le côté visible de l’iceberg. Le roman est aussi une ode aux bibliothèques, chose à laquelle je suis évidemment très sensible, moi qui suis bibliothécaire et qui essaie de proposer des romans différents selon les goûts de chacun. Voir un usager revenir avec un grand sourire en exprimant combien il a aimé le livre conseillé est toujours un véritable plaisir et l’amour pour les bibliothèque qui ressort de ce texte fait chaud au cœur.

En bref le premier tome d’une série que je vais suivre avec grand plaisir, qui présente des adolescents qui, tous jeunes qu’ils soient, sont déjà bien abîmés par la vie mais dont l’amitié qui les lie leur permet de rebondir. Une réussite.

 

Amélia Fang et le bal barbare- Laura Ellen Anderson

 

Titre : Amélia Fang et le bal barbare

V.O. : Amelia Fang and the Barbaric Ball

Auteur : Laura Ellen Anderson

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Casterman

Date de Parution : 3 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Amélia Fang, malicieuse vampirette, déteste assister au Bal barbare annuel organisé par sa mère, la comtesse Frivoletta. Ce soir-là, le palais est rempli de vieux monstres qui portent trop de dentelles et qui empestent le Poubel n°5. Comble de malheur, Tangine, prince de Nocturnia et sale-gosse-pourri-gâté, capture Trouille, sa citrouille de compagnie. La guerre est déclarée !

 

  • Avis :

Qu’est-ce que c’était mignon ! *-*

Qu’il s’agisse de l’histoire, basée sur l’amitié des trois personnages principaux et sur l’amour qu’Amélia porte à Trouille, sa citrouille de compagnie. Qu’il s’agisse des dessins qui peuplent le texte et qui présentent des personnages ultra intéressants avec des bouilles super mignonnes malgré parfois les « horreurs » des situations… J’ai adoré cet ouvrage.

La manière dont les « monstres » habituels sont considérés dans ici est une belle manière de montrer aux enfants qu’il s’agit toujours d’une question de point de vue. En effet, les vampires, les squelettes, les zombies, la faucheuse sont des enfants ou des êtres tout ce qu’il y a de plus normal. Ils ont une vie de famille, ils ont des amis, ils s’entraident, ils s’aiment, ils ont des animaux de compagnie… Les enfants vont à l’école, ont des devoirs, il y a une petite peste dans la classe, l’un des gamins est pourri-gâté, une autre adore les gâteaux… Toutes ces petites choses de la vie quotidienne sont ici parfaitement bien retranscrit mais avec les codes du monde fantastique dans lequel évolue les personnages.

J’ai d’ailleurs adoré tous les petits détails, que se soit les surnoms utilisés ou les friandises horrifiques, tout est similaire mais rien n’est pareil puisque tout est adapté à la vie et aux goûts des créatures de l’ombre dont nous suivons les péripéties.

Leur peur des créatures lumineuses, fées, licornes, chatons, démontre encore une fois le côté point de vue et préjugés. J’ai beaucoup aimé la manière dont sont justement traités les préjugés dans le roman, montrant au fil des pages que ce que l’on croit sans jamais l’avoir vérifié n’est pas forcément juste.

Un autre bon point aussi pour l’humour présent à tout moment. Les noms des mets, les situations, l’effroi face aux paillettes, de nombreuses péripéties prêtent à sourire et sont bien amenées, permettant d’avoir toujours envie de tourner la page.

En bref un ouvrage décalé plein d’humour qui démontre qu’il ne faut jamais juger sur les apparences.

J’ai hâte de lire le second tome !