Cendres – Johanna Marines

 

Titre : Cendres

Auteur : Johanna Marines

Editeur : Snag

Date de Parution : 4 Avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Londres, 1888. Nathaniel et Luna vivent dans un quartier mal famé de l’East-End. Pour survivre, ils sont obligés de revendre les objets qu’ils ont volés.
Au même moment, à Westminster, Agathe accepte de devenir la domestique de la famille Henwoorth. Leur destin va basculer le jour où Nathaniel va découvrir un cadavre.
Agathe, une jeune femme plutôt naïve prête à tout pour payer les médicaments de sa mère malade. Celle-ci va être embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Mais, rapidement, le fils ainé de la famille, Archibald, se montre étrange… Qu’attend-il vraiment d’elle ? Et si un tout autre destin l’attendait ?
Nathaniel Depford, un jeune homme de 27 ans, qui travaille comme allumeur de réverbères dans la vieille ville. Orphelin, il ne sait presque rien de ses origines. Mais, quand celle qu’il considère comme sa sœur, Luna, disparaît et que d’étranges cauchemars refont surface, son monde fragile vacille… Réussira-t-il à retrouver Luna avec l’aide de la police ? Ou devra-t-il faire chemin seul pour comprendre les forces obscures qui tirent les ficelles en coulisse ? Et si son passé le rattrapait ?

 

  • Avis :

Sans vous mentir, la première chose qui m’a attiré vers Cendres, c’est sa couverture. Je la trouve très jolie et elle est agrémentée d’un plan de Londres qui va nous permettre de suivre les personnages tout au long de leurs déambulations dans l’histoire.

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de steampunk et j’étais donc ravie de pouvoir me replonger dans un roman de ce genre. A ce niveau, j’ai beaucoup aimé les inventions qui parcourent le texte, tout comme leurs noms mais j’ai eu l’impression que le côté steampunk de l’histoire ne servait qu’à cela justement : mettre quelques inventions de-ci, de-là. L’histoire se concentre finalement beaucoup plus sur l’intrigue et sur la disparition des jeunes femmes dans les rues de Londres.

Si la manière dont l’intrigue se dévoile est intéressante, je n’ai pas accroché à la fin qui se passe selon moi beaucoup trop vite. Il y a une résolution oui mais pourquoi ? Il y avait tant de possibilités disséminés dans l’oeuvre qui n’ont pas réellement abouti et je suis restée sur ma fin… Tout comme avec les personnages finalement. J’ai aimé la dualité entre les vies très dures de Nathaniel et Agathe et leurs caractères très doux. L’amour qu’ils ressentent pour leur famille et les sacrifices qu’ils sont prêts à faire. Mais je les ai trouvé bien mal payé de retour. Ils souffrent, ils essaient de faire de leur mieux, ils se font malmenés sans trouvé véritablement d’aide et… pourquoi ?

Je pense que quelque chose m’a échappé dans le roman. Peut-être parce que j’attendais quelque chose d’autre ? Mais j’ai suivi l’histoire sans réellement m’y impliquer. Les personnages sont attachants mais je ne les ai pas aimé au point de m’attendrir ou de m’attrister pour eux et, si je comprend l’intérêt d’Abberline, j’ai été plus perplexe concernant James et le reste de sa famille. L’écriture est agréable et il y avait vraiment de nombreux points qui donnaient envie d’en savoir plus mais qui tournaient finalement en rond ou s’arrêtaient net, donnant parfois une explication à leur présence certes, mais qui n’était pas une nécessité pour l’intrigue.

Au-delà de cela, Londres est une entité propre qui m’a beaucoup intrigué. Les nuages de cendres et les différents quartiers amènent un plus à l’histoire et montre que l’auteur à réfléchit à son idée avant d’y importer ses personnages. En cela, le titre résumé bien toute l’histoire et il est parfaitement trouvé.

En bref un roman avec beaucoup de possibilités mais avec lequel je n’ai malheureusement pas réussi à totalement adhérer.

Bienvenue au Mordret’s Pub, T1 – Cloé Duc, Tatiana Duc

Titre : Bienvenue au Mordret’s Pub

Auteurs : Chloé et Tatiana Duc

Editeur : BMR

Date de Parution : 20 mars 2019

  • Résumé (éditeur) :

Quels lâches ! Jamais Naola n’aurait pu imaginer que ses parents puissent agir ainsi. Elle ne peut plus rester avec eux. Elle ne peut plus leur faire confiance. Pas après ce qu’il s’est passé, pas après ce qu’ils ont fait.

Déçue mais déterminée, la jeune sorcière décide de fuguer et échoue aux Halles Basses, le quartier le plus mal famé de Stuttgart, la capitale de la fédération des Enchanteurs. L’endroit parfait pour se faire oublier. Très vite, Naola se rend compte qu’elle détonne dans ce repère de mercenaires et de vampires.

Mais elle n’a pas le choix, si elle veut démarrer une nouvelle vie loin de ses parents, elle doit travailler ! Il n’y a qu’un micro-détail à régler : comment dénicher un emploi dans un endroit pareil ? 

  • Avis :

Le résumé m’intriguait autant que la couverture et j’ai donc ouvert ce roman avec curiosité. Le début nous plonge directement dans l’histoire avec une petite introduction rapide sur le monde qui nous entoure. Et puis tout s’emballe. Les premières pages nous permettent de faire connaissance avec Naola et son caractère. Tout de suite, nous comprenons qu’elle est pour la justice et qu’elle ne comprend pas du tout les choix de son père. Naola est une adolescente pour qui la vie à jusque-là toujours était facile et, pour elle, le monde, comme les gens, sont soient noirs soient blancs. Elle ne comprend pas qu’il y a parfois d’autres façons de penser ou de réagir à une même situation et, par conséquent entre en total désaccord avec ses parents sans chercher à se mettre à leur place (et ce, même si je ne les ai pas particulièrement apprécié).

Naola prend donc la décision radicale de fuguer et de se débrouiller toute seule. Et, à ce moment-là, tout s’enchaîne. Parlons donc tout de suite de ce qui m’a dérangé dans le roman : il s’y passe trop de choses. Le lecteur n’a jamais le temps de souffler ou de s’attacher à des personnages particuliers. Naola est le jouet des autres et elle se fait balader d’un bout à l’autre sans rien y comprendre. Le livre n’est pas très long mais les événements sont tellement nombreux que j’ai eu l’impression qu’il était plus long que le nombre de pages annoncé.

Je ne me suis pas ennuyée et j’ai beaucoup apprécié ma lecture mais je me demande si certains moments étaient nécessaires à l’intrigue. Peut-être le sont-ils effectivement pour le second tome mais j’aurai apprécié un peu plus de réflexions de Naola peut-être ? Elle oscille entre accès de colère et moments où elle se fait totalement avoir et j’ai eu du mal à cerner le personnage.

J’ai, par contre, adoré Harlem et apprécié Mordret qui indique clairement qu’il n’est pas gentil. Ses réactions m’ont beaucoup amusé et les dialogues avec Naola permettaient un peu d’humour. Les mecamages permettent quant à eux d’amener la notion de préjugés à l’encontre des personnes différentes et j’ai trouvé très intéressante la manière dont les auteurs le mettait en avant.

Au-delà de cela, l’univers qui nous est présenté est bien expliqué et les inventions donnent envie d’y jeter un œil. Je veux grimper sur un hexoplan ! Je suis curieuse de savoir si le second tome répondra aux questions qui se posent dans celui-ci et continuera de faire grandir Naola.

En bref une agréable découverte pour ce premier tome.

Engrenages et Sortilèges – Adrien Tomas

 

Titre : Engrenages et Sortilèges

Auteur : Adrien Tomas

Editeur : Rageot

Date de Parution : 23 Janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…

 

  • Avis :

Pour ce roman, c’est tout d’abord la couverture qui m’a intriguée et le résumé augurait un peu de steampunk alors j’ai craqué… et je ne regrette pas du tout ! Dès le départ, j’ai beaucoup aimé les personnages et l’univers présenté et j’ai fini par ne plus savoir décrocher. A vrai dire, ça faisait un moment que je n’avais pas veillé si tard (tôt ?) pour terminer un roman.

Je ne m’attendais pas à ce que certains passages soient aussi intenses pour un livre qui m’avait l’air plutôt jeunesse et j’ai donc été surprise (en bien) en voyant l’histoire s’assombrir peu à peu. L’intrigue est bien ficelée et tout à une cohérence. Aucun des personnages ne semble tout noir ou tout blanc et même ceux que nous ne croisons que quelques pages sont intéressants. S’il s’agit d’un lieu totalement inconnu, il est bien décrit pour qu’on ne s’y perde pas, assez pour l’imaginer sans peine mais pas trop pour ne pas être envahi d’informations inutiles.

Tout y est pour faire un bon roman de fantasy : des castes, de la politique, des moments sombres, des rebelles, de la trahison et de l’amitié. Le fait que Grise et Cyrus évoluent doucement au fil des chapitres est fait de manière convaincante et au vu de ce qu’ils vivent. Ils font des erreurs, ils ne dérogent pas à leurs principes mais ils assimilent ce dont ils sont témoins et grandissent peu à peu. Un point aussi sur Quint qui permet de rendre Cyrus attachant dès le départ (alors que ce n’était pas forcément gagné ! Une belle trouvaille.)

Finalement, la seule chose que je regrette, c’est qu’il s’agisse d’un one-shot. Il y avait matière à rendre les personnages encore plus profonds et l’histoire plus poussée. Néanmoins, c’est aussi agréable d’avoir un roman qui tient toutes ses promesses et se termine en ayant résolu toutes les questions qu’il a posées. Si la révélation finale n’est pas des plus surprenantes, elle est bien amenée et on prend plaisir à voir les personnages la découvrir.

En bref une histoire passionnante menée par des personnages attachants, un goût de trop peu !

Et je viens de découvrir que l’auteur avait écrit plusieurs autres livres, ce qui augure donc de belles lectures à venir j’espère 😛

La Dame aux Artifices, Livre I Magnifiques Artifices – Shelley Adina

 

Titre : Magnifiques Artifices

Série : La Dames aux artifices

Auteur : Shelley Adina

Editeur : Moonshell Books

Date de Parution : 07 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Londres, 1889. Règne de Victoria. Le fils de Charles Darwin est Premier ministre. Et la vapeur est l’énergie qui mène le monde. À 17 ans, Claire Trevelyan, fille du vicomte St. Ives, était censée se contenter de verser élégamment le thé, coudre un ourlet à la perfection et mettre le grappin sur un bon parti. Malheureusement les talents de Claire ne relèvent pas de la salle de bal mais du laboratoire de chimie, où les choses ont la fâcheuse habitude d’exploser. Quand son père joue son patrimoine sur les moteurs à combustion et le perd, Claire se retrouve catapultée dans les rues malfamées de Londres. Mais, en jeune femme pleine de ressources et d’esprit, elle retourne la situation en sa faveur. S’en suit l’ascension d’un nouveau chef de bande du milieu glauque de la ville, connu sous le nom de la Dame aux artifices. Quand elle rencontre Andrew Malvern, membre de la Société royale des Ingénieurs, elle réalise que ses talents peuvent lui servir à beaucoup d’autres choses, outre les artifices explosifs. Ils peuvent l’aider à exaucer ses rêves et ses… mais parfois des amitiés les plus sincères peuvent naître les plus grandes trahisons…

 

  • Avis:

Ce qui m’a d’abord attiré dans ce roman, c’est la gentillesse de l’auteur et sa passion du steampunk qui ressortait bien lors de la conférence du festival du roman féminin sur « Le costume dans la romance historique et steampunk ». Outre la quatrième de couv’ qui présente un roman intriguant, la couverture m’a aussi beaucoup plu et je trouve qu’elle indique bien le côté steampunk de l’histoire.

Ce dernier amène une réflexion intelligente sur les capacités des femmes à faire fonctionner des machines techniques ou à conduire. Dans un monde où les femmes se doivent d’être polie, bien mises et de chercher un mari, Claire fait grise mine. Ce qui l’intéresse, elle, c’est de savoir comment fonctionne les choses et elle aspire à avoir une liberté qu’elle n’a pas. Si le début du roman la voit malheureuse de par tout ce qui lui arrive, les événements lui permettent aussi de s’émanciper et de gagner en assurance.

J’ai adoré le personnage, sa vivacité et son empathie. Claire possède une douceur qu’on trouve finalement assez rarement dans les héroïnes à forte tête. Elle réfléchit toujours avant de foncer et ne fais que ce qui lui semble juste. Si elle fait des erreurs, elle les regrette mais les assume et pense bien souvent à son prochain avant elle-même. Son éducation se ressent beaucoup dans ses actions et dans sa manière d’être et devient une force au fil des pages.

Si elle est le point central de l’histoire, de nombreux personnages secondaires sont tout aussi intéressants à découvrir, notamment la bande de gamins des rues. Ils possèdent tous leur propre personnalité et on ne peut que s’attacher à eux, tous autant qu’ils sont. J’ai malgré tout un faible pour les Mopsies, je l’avoue !

Concernant l’intrigue, s’il s’agit ici clairement d’un tome de mise en place, cela n’empêche pas l’histoire d’être bourrée d’action et de moments décisifs pour les personnages. Ceux-ci nous sont présentés, tout comme l’univers dans lequel ils évoluent, permettant au lecteur de s’y faire tranquillement sa place pour les prochains opus à venir.

En résumé une histoire pleine d’action sur fond de steampunk avec une héroïne aussi forte que douce et une myriade de personnages attachants. J’espère que les prochains tomes seront vite traduits en français ! ❤

 

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Médaillon de Serpentard : un livre où le nom/prénom de l’auteur (ou d’un des auteurs) commence par un S – 20 points

Le Paris des Merveilles, T3 Le Royaume Immobile – Pierre Pevel

 

Titre : Le Royaume Immobile

Série : Le Paris des Merveilles

Auteur : Pierre Pevel

Editeur : Folio SF

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Alors que tout le monde ne songe qu’aux prochaines élections du Parlement des Fées, Griffont doit aider un ami soupçonné de meurtre. De son côté, Isabel se trouve aux prises avec de dangereux anarchistes venus de l’OutreMonde et décidés à ensanglanter Paris pour se faire entendre. Mais ces deux affaires pourraient bien être liées, et nos deux héros ne tarderont pas à lever le voile sur un secret ancien susceptible d’ébranler le trône d’Ambremer. Un secret que convoite le Reine Noire, jumelle maléfique et ennemie acharnée de la reine des fées.

 

  • Avis:

Comme pour les deux tomes précédents, quelques lignes ont suffit pour que je me retrouve propulsée dans le Paris des Merveilles et que j’y retrouve des personnages que j’avais tant apprécié dans les deux précédents opus. Les événements s’enchaînent rapidement et beaucoup de questions et de non-dits planent au long des chapitres. Si l’action est tout aussi présente (si ce n’est plus), j’ai trouvé que ce tome contenait aussi beaucoup de tristesse. De par les événements qui s’y déroulent évidemment mais aussi de par les personnages eux-mêmes. Comme s’ils vieillissaient soudain et regardaient en arrière. Des chemins pris qui, on s’en rend compte finalement après, n’ont pas toujours été les bons, des années écoulées qui ne reviendront plus, des amitiés disparues.

Et, malgré cela, il y a toujours l’espoir que rien n’est terminé. Il y a des amitiés et des amours qui traversent les mondes comme elles traversent le temps. La loyauté indéfectible et les discussions qui sont autant de preuves de la présence de l’autre.

L’intrigue nous démontre comment le passé se mêle toujours de l’avenir et nous présente de nouveaux méandres de Paris. On s’y croirait et on y prend un fiacre pour aller de rues en rues. Je me suis laissée bercée par les mots de Pierre Pevel et j’ai suivis les déboires de Gryffont et d’Aurélia, croisant les doigts pour leurs résolutions sans jamais m’ennuyer un seul instant.

Je regrette cependant qu’on n’en sache pas plus sur le monde des fées et notamment sur la guerre qui oppose Méliane et Lyssandre. Je suis vraiment très curieuse de les voir plus jeunes ! Rien que pour cela, il aurait fallu un autre tome 😛

Que dire de plus sinon que j’ai refermé ce tome avec un petit pincement au cœur car la trilogie est terminée… Et en même temps, l’appel à texte de Pierre Pevel sur le Paris des Merveilles implique qu’il y aura donc d’autres textes autour de cet univers. Malgré tout, dire au revoir à Gryffont et Aurélia revient à se séparer de vieux amis.

En bref un troisième tome qui clôture en beauté une histoire merveilleuse, refermant la porte sur un monde enchanté que j’aurai pris grand plaisir à parcourir.

 

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Touffu = lire une trilogie (25 points)

et dans Le Printemps de l’Imaginaire Francophone

Le Secret de l’Inventeur, T1 Rébellion – Andrea Cremer

Titre : Rébellion

Série : Le Secret de l’Inventeur

V.O. : The Inventor’s Secret

Auteur : Andrea Cremer

Traducteur : Mathilde Bouhon

Editeur : Lumen

Date de Parution : 12 Février 2015

 

 

Merci à Férilou pour cette belle lecture ❤

 

  • Résumé :

L’Empire Britanique a écrasé la Rébellion et les Etats-Unis d’Amérique n’ont jamais vu le jour. Pourtant, certains révolutionnaires continuent de se battre pour faire apparaitre une nation plus juste. Descendante de ces rebelles, Charlotte vit dans les Catacombes, en forêt avec son frère et d’autres enfants et adolescents. En sauvant un gamin perdu et en le ramenant avec elle, elle déchaîne toute une série d’évènements…

Certains de ses alliés ne sont pas ce qu’ils paraissent et un voyage dans la capitale va leur apprendre que la guerre est loin d’être terminée…

 

  • Avis :

Merci Férilou ! ❤

ça faisait un petit moment que je n’avais pas plongée à ce point-là dans un roman et je dois dire que ça fait du bien ! J’ai pris immensément de plaisir à suivre les personnages au travers des Catacombes et dans cette Amérique bien différente de celle qu’elle était à l’époque et est aujourd’hui.

Nous suivons donc Charlotte, seize ans, qui a grandit dans un réseau de tunnels souterrains, ses parents étant au front car en rébellion contre l’armée britannique. Une héroïne diablement attachante, qui n’a pas sa langue dans sa poche mais garde quelques côtés encore enfantins particulièrement touchants. A ses côtés, il y a Ashley, son grand frère, le chef de la petite troupe des enfants et adolescents qui peuplent les Catacombes. Son côté buté et son intelligence en font un parfait dirigeant qui sait garder la tête sur les épaules malgré quelques coups de sang. Car c’est aussi ça qui fait le charme du roman : aucun personnage n’est parfait et ils ont tous une consistance. On retrouve des adolescents avec un comportement d’ado malgré leurs vies différentes et leur courage. Ils ont chacun leur personnalité propre et on ne peut que s’attacher à chacun d’entre eux même à certains qu’on voit peu.

L’auteure place ici tous ceux qui vont contribuer à faire avancer l’histoire dans le tome suivant et tous ont de l’inventivité et du bagout à revendre. J’ai vraiment hâte de retrouver Jack et Coe et j’avoue avoir eu un très gros coup de cœur pour Linnet. Tout autant que pour Charlotte d’ailleurs. Car, si les hommes ont sensiblement le pouvoir à cette époque, les femmes du roman sont loin d’être en reste et démontre autant de combativité que de créativité.

Quant à l’intrigue, elle mène habilement le côté steampunk de l’histoire à quelque chose de plus historique. On se prend de passion pour Grave et son secret et toutes les petites avancées de l’intrigue à son sujet nous font nous poser de plus en plus de questions. On trouve certes les réponses sans vraiment se casser la tête et certaines révélations sont plus attendues que surprenantes. Mais cela n’enlève rien à l’envie de tourner les pages et d’en savoir plus.

Les secrets qui entourent le passé de Grave permettent d’amener tout un panel d’évènements intéressants et de grandes questions pour la suite de l’histoire que la fin ne fait que renforcer, nous donnant envie d’avoir le tome deux entre les mains pour satisfaire notre curiosité.

Notons d’ailleurs que le livre, en tant qu’objet, est vraiment sublime. Qu’il s’agisse de la couverture, du dos ou des pages de chapitrage.

Un roman qui allie intrigue, personnages intéressants, suspense et sentiments. N’hésitez pas !

 

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Etiquette et Espionnage – Gail Carriger

 

Titre : Etiquette et Espionnage

Série : Le Pensionnat de Mademoiselle Géraldine

V.O. : The Finishing School

Auteur : Gail Carriger

Traducteur : Sylvie Denis

Editeur : Orbit

Date de Parution : 22 Avril 2015

 

 

 

  • Résumé :

La mère de Sophronia est désespérée : sa plus jeune fille se comporte plus souvent comme un garçon. Elle grimpe partout, s’intéresse à la mécanique et est incapable de faire correctement la révérence. Aussi, lorsqu’on lui propose de l’envoyer au Pensionnat de Mademoiselle Géraldine, elle saute sur l’occasion, persuadée que sa fille apprendra alors les bonnes manières.

Sans se douter un seul instant qu’il ne s’agit pas d’un pensionnat comme les autres… Car, en sus des bonnes manières, Sophronia va aussi apprendre comment frayer avec les vampires, les loups-garous, devenir une espionne et apprendre à se battre. Le tout avec classe bien entendu.

 

  • Avis :

Ce roman propose un monde vraiment intéressant dont le pensionnat est le cœur. Tous les passages de descriptions sont très bien amenées et nous plonge dans des lieux que j’ai eu très envie de pouvoir visiter ! On y découvre donc un pensionnat particulier puisque les jeunes filles qui y sont envoyées apprennent aussi bien à se tenir en société qu’à lancer un couteau. Mais justement. Si on suit Sophronia, nous n’assistons pas vraiment à des cours en particulier puisque l’intrigue se base surtout à tenter de mettre la main sur un prototype que tout le monde veut.

Si on ne s’ennuie pas, j’ai trouvé qu’on ne rentrait malgré tout pas assez en profondeur dans l’histoire. Le roman fait bien plus jeunesse que ce à quoi je m’étais attendu de part la couverture finalement. Ce qui s’explique facilement par l’âge des personnages qui oscille entre treize et dix-ans pour la majorité.

Leur jeunesse ne les rend pas moins inintéressants et j’ai adoré Sophronia. Elle est courageuse, grimpe effectivement partout, est naturelle et pleine de vie. Ceux qui l’entourent sont aussi tous sympathiques et ont un vécu qui permet de les rendre tangibles. Mais, comme pour le pensionnat, si on en sait assez sur eux pour pouvoir s’en faire une idée assez nette, rien n’est vraiment poussé et on reste selon moi en surface.

Le pensionnat a beaucoup d’atouts pour devenir un lieu passionnant mais il n’est finalement utilisé que pour que Sophronia s’émancipe un peu et réussisse à retrouver le fameux prototype. Au niveau de l’intrigue justement, celle-ci est bien ficelée, bien amenée et les réactions des enfants à chaque évènements sont amusantes. J’ai beaucoup apprécié Nieve et Savon d’ailleurs et au final, j’aurai bien aimé suivre ces gamins dans leur quête.

Même si je reste un peu sur ma faim.

Un roman sympathique donc mais qui aurait gagné à avoir des personnages plus vieux pour gagner en profondeur.

 

 

« Et avez-vous tué quelqu’un récemment ? »

Sophronia cilla.

« Pardon ?

– Oh, vous savez, un coup de couteau dans le cou, ou peut-être un astucieux nœud coulant avec un foulard ? »

Sophronia dit seulement :

« Ce n’est pas mon divertissement favori.

– Oh ma chère, comme c’est décevant. Eh bien, ne vous tracasser pas. Nous vous trouverons bientôt quelque passe-temps utile. »

 

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