Rosewood Chronicles, T1 Princesse Incognito – Connie Glynn

 

Titre : Princesse Incognito

V.O. : Undercover Princess

Série : Rosewood Chronicles

Auteur : Connie Glynn

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Casterman

Date de Parution : 5 juin 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Lottie Pumpkin, jeune fille d’origine modeste, rêve de devenir une princesse. Grâce à une bourse, elle va réaliser son vœu et intégrer la prestigieuse école de Rosewood.
Ellie Wolf, princesse de Maradova, rêve, elle, de passer inaperçue. Elle aussi a hâte de rejoindre Rosewood… mais pour échapper à ses devoirs royaux.
Quand le hasard place Lottie et Ellie dans le même dortoir, c’est l’occasion idéale pour réaliser leur souhait le plus cher… en échangeant leurs identités.
Mais à Rosewood, si tout semble merveilleux en apparence, chaque jour est un piège et chaque recoin dissimule un ennemi…

 

  • Avis :

Parlons tout d’abord de la couverture parce que c’est ce qui m’a attiré dans ce roman : je la trouve très jolie, intrigante et douce et j’aime beaucoup le côté dorure et la forme de la rose du titre de la série.

Concernant le roman, hé bien je reste un peu perplexe. J’ai adoré l’idée de base que l’on découvre au fil des pages et qui est vraiment chouette ! Elle permet de montrer deux jeunes filles qui ont une vie radicalement différente mais qui veulent toutes deux ce qu’elles n’ont pas. Ellie ne supporte pas la pression d’être une princesse et fait tout pour pouvoir vivre sa vie comme elle l’entend, pour gagner une liberté qu’elle n’a jamais eu. Comme un petit oiseau en cage, elle s’épuise à trouver la sortie et elle a du mal à appréhender la vie de ceux qui se trouvent de l’autre côté. Quant à Lottie, elle vit son plus grand rêve en étant à Rosewood mais le deuil de sa mère est toujours présent en elle et elle a bien du mal à s’imposer et à réellement savoir qui elle est. Elle sait qui elle veut être mais elle se perd parfois sur la manière de le devenir.

Le côté Sénéchal et Partisan m’a beaucoup plu car il amène un côté sérieux à l’intrigue et permet d’avoir des personnages qui sont prêts à tout les uns pour les autres. On sent un petit relent de fantasy dans un ouvrage qui, de base, aurait pu n’être qu’une histoire de princesses naïves dans un lycée et j’ai trouvé ce fait bien amené. Comme si on nous faisait remarquer qu’il y a toujours plus à voir dans n’importe quelle situation.

Donc oui, j’ai beaucoup aimé l’intrigue générale. Mais j’ai été gênée dans ma lecture et je ne saurai pas exactement vous expliquer pourquoi… Peut-être la manière d’écrire les émotions ? L’auteur nous explicite clairement ce que le personnage est censé comprendre et ressentir. Mais pas ce qu’il ressent réellement. Bien souvent, la logique n’a pas sa place dans les émotions et j’ai donc trouvé qu’on perdait en humanité. Peut-être que le roman aurait gagné à être écrit à la première personne ? A deux voix avec une alternance de chapitre Lottie/Ellie ?

La deuxième chose qui m’a dérangé réside dans les personnages : ils passent de super sérieux, avec des réactions adultes à carrément naïfs, très enfantins. Comme ils n’ont que quatorze ans, certaines de leurs remarques sont facilement compréhensibles mais c’est l’oscillation des deux qui m’a gêné finalement. Quant au personnage d’Ollie qui avait l’air si mignon au départ, il disparaît quasiment, ce qui correspond assez peu au caractère très amical de Lottie.

En bref une bonne intrigue général mais des personnages ambivalents et une écriture plus spectatrice qu’actrice. Néanmoins, je pense que les adolescents trouveront là une série qui peut leur permettre de passer des ouvrages très jeunesse à des ouvrages ado en douceur.

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Les Puissants, T3 Libres – Vic James

Titre : Libres

V.O. : Bright Ruins

Série : Les Puissants

V.O. : Dark Gifts

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 11 Avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION IL S’AGIT D’UN TOME 3, NE PAS LIRE SANS AVOIR LU LES PRECEDENTS

Meurtrie, trahie, choquée, Abi a rejoint les rangs de la rébellion. Mais peut-elle encore croire à la paix ? Et si la violence était la seule arme à opposer à la tyrannie ?
Évadé de prison, Luke n’a pas d’autre choix que de s’allier à son ennemi, le mystérieux Silyen Jardine. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Les manipulations politiques et les combats magiques déchirent un pays à feu et en sang. Alors que le chaos menace, Abi, Luke et Silyen ont le pouvoir de transformer leur pays – ou de le détruire.

 

  • Avis :

Hé bien ça y est… Les Puissants c’est fini ! Deux ans depuis la sortie du premier tome, un an depuis celle du second et voilà, le troisième signe la fin de cette sanglante aventure.

Alors, autant vous le dire tout de suite : je ne sais pas si je suis satisfaite de cette fin. J’ai adoré le roman, aucun soucis là-dessus ! Mais cette fin… me laisse un peu sur ma faim. Un (ou trois) chapitres de plus n’aurait pas été de refus si vous voyez ce que je veux dire. Bref, cette série reste l’une de mes séries préférées et un coup de cœur magistral mais… je suis frustrée, voilà.

Mais laissons de côté la fin qui, au final, ne concerne que l’épilogue, pour nous concentrer sur tout le reste. Quel plaisir de retrouver tous les personnages ! A vrai dire, j’ai même relu les deux premiers tomes, chose qui m’arrive très, très rarement, parce que je ne voulais pas prendre le risque de rater le plus petit détail de l’intrigue. Ce qui en dit long sur ce que je pense de cette série (si vous êtes curieux, je vous invite ici pour le premier tome et là pour le second).

Nous retrouvons donc tous les protagonistes présents pour le grand final, entre ceux qui veulent garder le pouvoir et opprimer les autres et ceux qui réclament l’égalité. Comme dans chaque tome, les personnages évoluent et c’est un plaisir de les voir faire. Abi m’a plus d’une fois serré le cœur mais son courage et sa détermination force l’admiration. Elle devient quelqu’un qu’elle n’aurait jamais pensé être et qui, finalement, comprend qu’on ne peut pas toujours être altruiste et bon. Pas lorsqu’on veut changer les choses. En vérité, Abi est le personnage avec lequel je me sens le plus proche. Parce qu’elle a perdu au fil des pages cette naïveté qui caractérise l’enfance pour devenir une adulte consciente de la dureté des choses et de la nécessité d’être parfois tout aussi dure. A côté, Luke reste peut-être un doux rêveur, même s’il vit des choses horribles et est certainement le personnage le plus courageux de la série. Ces deux personnages évoluent tellement entre le premier tome et le troisième que je suis admirative de voir la manière dont l’auteur les a fait grandir. Gavar et Silyen suivent eux aussi une évolution différente mais bien présente et, comme je l’avais pressenti, Silyen restera un de mes chouchous, perplexe devant des émotions qu’il ne comprend pas et beaucoup trop intelligent pour être compris et pour comprendre les autres.

J’ai passé une grande partie du roman à me questionner sur certaines des personnages, à me demander qui jouait double ou triple jeu et qui allait me décevoir au final. Et c’est là l’une des choses que j’ai adoré dans ce roman : on ne sait pas comment tout va se terminer. On ne sait pas qui va vivre ou mourir. On ne sait pas qui va se salir les mains et qui va craquer. On ne peut que suivre l’histoire en croisant les doigts pour que certains restent indemnes et pour que d’autres comprennent. C’est dur, émouvant et parfois horrible mais c’est tellement bien amené… Aucune des morts de la série n’est gratuite, chacune apporte un tournant dans l’action et est un acte nécessaire. Pour l’avancé de l’histoire, pour celle d’un personnage, pour faire pencher la guerre d’un côté ou de l’autre. Aucun personnage n’est tout noir ou tout blanc. Ils font tous des erreurs, ils se questionnent, ils se retrouvent face à un ordre établi qu’ils ne comprennent pas forcément mais dont ils sont prisonniers, tous autant qu’ils sont.

L’action se déroule et on se retrouve pris au jeu. En définitive, si j’ai fait des conjonctures sur certains personnages, je me rends compte que je n’en ai jamais fait concernant l’intrigue. Parce que je voulais juste connaître la suite et continuer à lire. Parce que je savais que tout serait logique et que je serai satisfaite, ayant toute confiance en l’auteur pour savoir où elle allait. Bon, okay, maintenant je ronchonne sur l’épilogue (et je pense que je ronchonnerai encore un moment) mais, malgré tout, il est terriblement cohérent. Il se heurte au fait que j’aime savoir comment tout se termine et avoir un point final. Là, tout n’est pas dit mais, au-delà de cela, il est parfait. Tout comme la série l’a été.

En bref un coup de cœur magistral pour cette série dans son intégralité ❤

 

 

La fille des deux mondes, T2 Deux pieds sous terre – C. C. Hunter

 

Titre : Deux pieds sous terre

V.O. : Two Feet Under

Série : La fille des deux mondes

V.O. : The Mortician’s Daughter

Auteur : C. C. Hunter

Traducteur : Laurence Boischot

Editeur : Michel Lafon

Date de parution : 25 avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Je m’appelle Riley Smith, j’ai dix-sept ans, et je vais mourir.
Un comble pour une adolescente qui communique avec les morts. D’autant plus qu’elle les aide à accomplir leurs dernières volontés pour accéder à l’au-delà.
Mais la jeune fille n’aurait jamais imaginé devoir aider le fantôme d’un criminel… Alors qu’elle plonge dans les bas-fonds de la ville, les morts comme les vivants se font de plus en plus dangereux. Seul Hayden, son confident, le mystérieux esprit coincé entre la vie et la mort, peut venir à son secours… s’il la pardonne d’avoir découvert son secret.

 

  • Avis :

Après avoir dévoré le premier tome (dont la chronique est juste là), j’étais impatiente de retrouver Riley pour suivre la suite de ses aventures. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la jeune fille a des journées bien remplies et qu’elle ne risque clairement pas de s’ennuyer !

Nous retrouvons donc Riley où nous l’avons quitté : avec le fantôme d’un prisonnier sur les bras, ayant un gros crush pour un autre fantôme et se débattant pour que son père admette qu’il est alcoolique. Tout ça sans que sa meilleure amie ne découvre qu’elle parle avec des morts et que le beau gosse du lycée ne se rende compte qu’en vérité, ce n’est pas pour lui qu’elle craque mais pour son meilleur pote dans le coma. Moi qui pensait que ma vie était parfois compliquée… je n’ai pas très envie d’essayer celle de Riley !

Cette fois encore, nous faisons la connaissance de plusieurs personnages mais l’intrigue tourne essentiellement autour du fantôme du prisonnier qui amène Riley de plus en plus loin dans le danger. C’est l’un des points qui me plait beaucoup dans cette série : pour aider les fantômes, Riley doit faire preuve d’autant que courage que d’ingéniosité. Et si elle est souvent téméraire et se met en danger, elle le fait souvent pour de bonnes raisons et celles-ci sont explicitées à chaque fois. Ce n’est pas une adolescente qui se lance tête baissée sans réfléchir aux conséquences mais une jeune fille qui a le cœur sur la main et qui fait passer les autres avant elle.

Le seul point qui m’a fait tiquer finalement, c’est l’image parentale qui se dégage de la série : la plupart des parents sont clairement déficients, qu’il s’agisse du père de Riley, du beau-père de Carter, de la mère de Kelsey… Heureusement que ceux de Jacob relèvent le niveau ! Néanmoins la famille a une place très importante dans la série et la plupart des fantômes ont quelque chose à demander en rapport avec les gens qu’ils laissent derrière eux. De la même manière que Riley et Kelsey font tout pour leur seul parent respectif. L’amour est quelque chose de compliqué et c’est une émotion qui ressort bien à travers le roman. On peut parfois détester quelqu’un qu’on aime profondément et l’un n’empêche pas l’autre.

Comme pour le premier tome, il se passe beaucoup de choses dans ce second opus et le fil rouge de l’intrigue se dévoile doucement. On en apprend un peu plus sur la mère de Riley, assez pour être curieux d’en savoir encore plus  ! Et on voit bien que la jeune fille commence à sentir le poids qui pèse lourd sur ses épaules. Au fil du roman, Riley devient de plus en plus fatiguée et on sent qu’elle a besoin de soutien. Mais comment en avoir quand on doit cacher la moitié de qui on est ? Et que les jours qui se suivent apportent de nombreuses questions mais assez peu de réponses…

Et cette fin… Qui donne envie d’avoir le troisième tome sous la main !

En bref un second tome qui tient toutes ses promesses et qui oscille entre action et sentiments. Une belle réussite !

Le Passeur d’ombres, T1 Amour fatal – Claire McFall

 

Titre : Amour Fatal

Série : Le Passeur d’ombres

V.O. : Ferryman

Auteur : Claire McFall

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 14 Mars 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dylan est saine et sauve. Elle a échappé de justesse à un terrible accident. Du moins, c’est ce qu’elle croit. Car le paysage désolé qui l’entoure n’a plus rien de l’Écosse. C’est une plaine dévastée hantée par des esprits. Et le garçon qui l’y attend n’a rien d’ordinaire. Il s’agit de Tristan, le Passeur chargé de l’amener dans l’au-delà. Mais cette fois, tout est différent. Car cette fois, Tristan brise le plus sacré des interdits. Il tombe amoureux. Et cette transgression pourrait bien lui coûter son âme… ou celle de Dylan.

 

  • Avis :

Je suis toujours curieuse des histoires de Passeurs entre les Mondes. A vrai dire, l’idée d’une vie après la mort m’importe peu (personne n’est revenu pour en parler de toute manière) mais, si jamais cette vie existe réellement, la manière d’y arriver et les personnes censées guider m’intriguent beaucoup plus ! Le Passeur d’ombres avait donc une intrigue faite pour me plaire.

Le début nous plante le décor dans lequel vit Dylan et j’ai beaucoup aimé le personnage. Cette jeune fille dont les rapports sont tendues avec sa mère (coucou l’adolescence !) et qui rêve de rencontrer son père. Qui ronchonne pour un rien et qui saute sur son téléphone dès qu’elle a quelque chose à dire à sa meilleure amie. Dylan est une héroïne choupinette qui va beaucoup grandir au fil des pages, passant peu à peu de l’adolescence au monde adulte alors qu’elle doit passer du monde des vivants à celui des morts.

Quant à Tristan, il est un passeur incongru du fait de son jeune âge apparent. Il suit des règles édictées par il ne sait qui et depuis il ne sait quand. Mais les règles sont là alors il fait ce pour quoi il est fait. Sa vie est un éternelle recommencement. Tristan est un message à lui tout seul sur le fait de vivre l’instant présent et de la passivité avec laquelle on peut tous le faire. Un jour après l’autre, comme le précédent.

Au niveau de l’intrigue, nous suivons donc Dylan et Tristan qui essaient de traverser le monde permettant à Dylan d’atteindre l’au-delà. J’ai trouvé les explications concernant ce monde bien menées et j’ai apprécié ma traversé, les relations passeurs-âmes et le pourquoi de la friche. Les spectres amènent un peu d’action dans ce roman qui, finalement, est plutôt passif puisqu’il se contrôle surtout sur les émotions des deux personnages principaux. Le fait d’avancer prend toute la place et, si les deux « adolescents » rencontrent des difficultés, j’ai malgré tout eu l’impression de rester en dehors de l’intrigue. Il n’y a pas vraiment de coups de théâtre et, même si j’ai apprécié ma lecture, je n’en suis pas ressortie avec des étoiles dans les yeux.

D’ailleurs, moi qui n’aime pas les fins ouvertes, je me dis que je pourrais m’arrêter avec ce premier tome sans problème car la dernière page me suffit comme point final.

En bref un roman sympathique, qui met au cœur du récit le fait de devoir évoluer et la difficulté de devoir toujours avancer.

 

Mad Creek, T1 Comment hurler à la lune – Eli Easton

 

Titre : Comment hurler à la lune

Série : Mad Creek

Auteur : Eli Easton

Traducteur : Howl at the moon

Editeur : MxM Bookmark

Date de parution : 13 Mai 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Le shérif Lance Beaufort ne laissera pas les fauteurs de troubles semer la pagaille dans sa ville, ça non ! Nichée au cœur des montagnes de Californie, Mad Creek renferme bien des secrets, comme le fait que ses habitants sont en majorité des transcendés – des chiens qui ont reçu le pouvoir de se transformer en humain. Venant d’une famille de border collies, Lance est le protecteur idéal.

Tim Weston, lui, est à la recherche d’un refuge. Après avoir appris que son patron lui avait volé les brevets pour les hybrides qu’il avait élaborés, Tim a quitté son travail à la pépinière. On lui propose alors de loger dans un chalet à Mad Creek. Un nouveau départ pour le jeune homme. Mais le timide jardinier n’est pas très doué pour se faire des amis et paraît suspect auprès de ceux qui ne le connaissent pas, en particulier si ce sont de beaux mecs virils comme le shérif Beaufort.

Lance trouve ce nouveau venu vraiment louche et – alors que la région est gangrenée par les trafiquants de drogue – il décide de s’en méfier. C’est le moment pour lui d’aller enquêter à sa manière. Une nuit, Tim percute un magnifique border collie noir avec sa voiture et décide de l’adopter. C’est le coup de foudre entre lui et le chien intérieur de Lance. Cependant, se faire passer pour un animal de compagnie ne va pas être de tout repos pour le shérif Beaufort.

 

  • Avis :

Merlin ce que c’était mignon ! 

Ce fut donc ma première réaction en reposant ce roman. Qui, à vrai dire à tenu une soirée. J’avais besoin d’une lecture pour une pause avant de me motiver à faire tout ce que j’avais à faire. Finalement, la pause a duré plus longtemps que prévue (oups ?). Cela fait un moment que je vois passer le nom de Eli Easton sans avoir jusqu’à présent lu un de ses ouvrages. Et je ne regrette pas d’avoir sauté le pas. Je m’attendais à passer un moment agréable avec une histoire choupette et des personnages attachants. Pour l’histoire mignonne et les personnages adorables : aucun problème, ils étaient au rendez-vous. Mais je ne pensais pas rire autant. Je me suis retrouvée prise de fous-rires, complètement toute seule (et plus d’une fois) face aux répliques de Lily. Si on m’avait dit que j’aimerais un jour à ce point un personnage de maman… J’ai aimé Tim et Lance évidemment mais Lily ? Franchement, Lily et ses remarques sont un coup de cœur. 

Concernant l’histoire, nous suivons donc une petite bourgade où tout le monde se connait et partage le secret des éveillés : ces chiens étant devenus humains et pouvant se transformer à volonté. Etant le shérif, Lance est le gardien de la sécurité de la meute et l’arrivée de Tim, avec son air effrayé et sa volonté claire de cacher des choses, ne peut que le mettre sur ses gardes. Et… bon, Lance est carrément coincé. Son envie de veiller sur la meute H24 fait qu’il se prend bien trop au sérieux et qu’il ne laisse aucune chance à Tim. Jusqu’à se transformer en chien.

Je suis clairement une team chien (même si j’aime bien les chats et que j’apprécie à peu près tous les animaux de compagnie à vrai dire) aussi ce roman ne pouvait que me plaire. Les similitudes entre les races et les caractères des personnages sont bien amenés et les moments où le chien intérieur de Lance prend le dessus sont tout bonnement adorables. 

Quant à Tim… Il est le personnage qui se retrouve mêlé à quelque chose qui le dépasse. Les préjugés vis-à-vis de sa dégaine associé à la méfiance de Lance pour les étrangers le mettent directement dans une position difficile. Sa nature douce fait qu’il est compliqué pour Tim de se mettre en avant, plus encore de faire confiance aux autres au vu de son passif compliqué. Car malgré le côté adorable de l’histoire, de nombreux points durs sont abordés : les enfants maltraités, le harcèlement au travail, la destruction de l’estime de soi, la perte d’un être cher. Autant de sujets qui permettent de mieux comprendre les personnages et de s’attacher à eux.

Et tout ça dans une ambiance pourtant bonne enfant et réconfortante. De la même manière qu’un bon repas entre amis et une discussion canapé-couette avec un mug de thé peuvent remonter le moral et chasser les démons. 

En bref un roman à lire comme une part de gâteau au chocolat : sans hésiter et avec l’assurance de passer un bon moment.

Bienvenue au Mordret’s Pub, T1 – Cloé Duc, Tatiana Duc

Titre : Bienvenue au Mordret’s Pub

Auteurs : Chloé et Tatiana Duc

Editeur : BMR

Date de Parution : 20 mars 2019

  • Résumé (éditeur) :

Quels lâches ! Jamais Naola n’aurait pu imaginer que ses parents puissent agir ainsi. Elle ne peut plus rester avec eux. Elle ne peut plus leur faire confiance. Pas après ce qu’il s’est passé, pas après ce qu’ils ont fait.

Déçue mais déterminée, la jeune sorcière décide de fuguer et échoue aux Halles Basses, le quartier le plus mal famé de Stuttgart, la capitale de la fédération des Enchanteurs. L’endroit parfait pour se faire oublier. Très vite, Naola se rend compte qu’elle détonne dans ce repère de mercenaires et de vampires.

Mais elle n’a pas le choix, si elle veut démarrer une nouvelle vie loin de ses parents, elle doit travailler ! Il n’y a qu’un micro-détail à régler : comment dénicher un emploi dans un endroit pareil ? 

  • Avis :

Le résumé m’intriguait autant que la couverture et j’ai donc ouvert ce roman avec curiosité. Le début nous plonge directement dans l’histoire avec une petite introduction rapide sur le monde qui nous entoure. Et puis tout s’emballe. Les premières pages nous permettent de faire connaissance avec Naola et son caractère. Tout de suite, nous comprenons qu’elle est pour la justice et qu’elle ne comprend pas du tout les choix de son père. Naola est une adolescente pour qui la vie à jusque-là toujours était facile et, pour elle, le monde, comme les gens, sont soient noirs soient blancs. Elle ne comprend pas qu’il y a parfois d’autres façons de penser ou de réagir à une même situation et, par conséquent entre en total désaccord avec ses parents sans chercher à se mettre à leur place (et ce, même si je ne les ai pas particulièrement apprécié).

Naola prend donc la décision radicale de fuguer et de se débrouiller toute seule. Et, à ce moment-là, tout s’enchaîne. Parlons donc tout de suite de ce qui m’a dérangé dans le roman : il s’y passe trop de choses. Le lecteur n’a jamais le temps de souffler ou de s’attacher à des personnages particuliers. Naola est le jouet des autres et elle se fait balader d’un bout à l’autre sans rien y comprendre. Le livre n’est pas très long mais les événements sont tellement nombreux que j’ai eu l’impression qu’il était plus long que le nombre de pages annoncé.

Je ne me suis pas ennuyée et j’ai beaucoup apprécié ma lecture mais je me demande si certains moments étaient nécessaires à l’intrigue. Peut-être le sont-ils effectivement pour le second tome mais j’aurai apprécié un peu plus de réflexions de Naola peut-être ? Elle oscille entre accès de colère et moments où elle se fait totalement avoir et j’ai eu du mal à cerner le personnage.

J’ai, par contre, adoré Harlem et apprécié Mordret qui indique clairement qu’il n’est pas gentil. Ses réactions m’ont beaucoup amusé et les dialogues avec Naola permettaient un peu d’humour. Les mecamages permettent quant à eux d’amener la notion de préjugés à l’encontre des personnes différentes et j’ai trouvé très intéressante la manière dont les auteurs le mettait en avant.

Au-delà de cela, l’univers qui nous est présenté est bien expliqué et les inventions donnent envie d’y jeter un œil. Je veux grimper sur un hexoplan ! Je suis curieuse de savoir si le second tome répondra aux questions qui se posent dans celui-ci et continuera de faire grandir Naola.

En bref une agréable découverte pour ce premier tome.

Bleu espoir – Cathy Cassidy

 

Titre : Bleu Espoir

V.O. : Driftwood

Auteur : Cathy Cassidy

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 10 janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Joey et Hannah sont deux amies de 12 ans que tout oppose. Hannah est aussi timide que Joey est rebelle. Lorsque Paul, garçon de 13 ans abandonné par sa mère, est recueilli par les parents de Joey, les filles le prennent sous leur aile et demandent à Kit (le grand frère d’Hannah et petit ami de Joey) de veiller sur lui.
Mais Paul, par son look et ses extravagances, attire les foudres des amis de Kit, et l’amitié se transforme en harcèlement. Plutôt que de demander de l’aide, Paul s’isole car il a peur des services sociaux. Il faudra l’aide des deux filles et des parents pour éviter qu’il n’aille trop loin…

 

  • Avis :

J’étais ravie en recevant ce nouveau roman de Cathy Cassidy car aucune des histoires que j’ai lu jusqu’à présent ne m’a déçue. J’en ai évidemment appréciée plus certaines que d’autres mais j’ai toujours trouvé les sujets intéressants, d’actualités et bien traités.

Dans ce roman-ci, l’auteur s’intéresse aux familles d’accueil et à la difficulté de s’intégrer lorsqu’on est différent des autres. Joey est en famille d’accueil depuis des années et elle assume clairement son style. Bien dans sa peau, elle a fait de ses excentricités une manière de vivre et montre par des cheveux colorés, des habits qui ne suivent pas le règlement et des réponses à tout qu’elle sait parfaitement qui elle est. Au début du roman, sa famille accueille Paul. Dès le départ, par son calme et sa manière d’être, Paul détonne parmi les autres garçons du collège. Et, bien évidemment, à n’importe quel âge, la différence dérange. Si celle de Joey embête le directeur de l’école, la douceur de Paul semble menacer la virilité des gamins de son âge.

Pourquoi ? Comment ? Franchement, je ne sais pas mais, pour avoir longtemps travaillé avec des jeunes adolescents, les remarques dont Paul est victime, tout comme la façon de se justifier des enfants, est tout à fait plausible. Dans toute cette histoire, il y a Hannah, la meilleure amie de Joey qui, à côté de sa comparse haute en couleurs, se sent souvent invisible. Encore plus depuis que Joey est amoureuse de son grand frère, Kit. Effacée, Hannah est celle qui voit tout car elle s’intéresse aux autres. Mais comment aider Paul si le garçon lui reproche expressément de ne pas le faire ?

Le harcèlement est clairement un sujet d’actualité et, bien souvent, les professeurs et les adultes ne se rendent pas forcément compte de ce qui se passent lorsqu’ils ont les yeux tournés. Ils ne peuvent évidemment pas être partout et la victime prend rarement la parole pour expliquer ce qui se passe. Hannah est dans la position délicate du témoin et son envie de parler aux adultes se ressent tout au long du roman alors qu’elle se demande quelle est la meilleure manière pour elle d’aider Paul.

De la même façon, la non-prise en compte des souhaits de l’enfant et de la famille d’accueil par les services sociaux montrent qu’il y a parfois de gros soucis administratif car tout ne peut pas être réduit à des cases à cocher lorsqu’ils s’agit de sentiments.

L’histoire montre aux jeunes lecteurs des situations qui peuvent tout à fait être réelles et les amènent à se rendre compte de la violence du harcèlement et de la nécessité de se faire aider par des adultes.

En bref un roman qui aurait sa place dans les centres de documentation des collèges.