I love you so mochi – Sarah Kuhn

 

Titre : I love you so mochi

Auteur : Sarah Kuhn

Traducteur : Camille Cosson

Editeur : Fleurus

Date de Parution : 10 janvier 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Kimiko, jeune Californienne d’origine japonaise, prépare son admission dans une université d’arts réputée. Seulement, voilà : depuis plusieurs mois, elle est incapable de dessiner quoi que ce soit.

Malgré la peur grandissante de décevoir sa mère, qui ignore la crise qu’elle traverse, ses toiles restent désespérément blanches, au profit de créations plus récréatives, comme la robe en emballages de sucreries qu’elle a réalisée pour sa meilleure amie, Bex.

Alors, quand ses grands-parents restés au Japon l’invitent à leur rendre visite, elle saute sur l’occasion pour se libérer de l’atmosphère étouffante qui a envahi la maison.

Arrivée sur place, elle a tôt fait de se perdre dans le dédale des rues de Kyoto. Et c’est au détour d’une boutique de mochis, cette délicieuse pâtisserie aux couleurs du printemps, que Kimi fait la rencontre d’un jeune étudiant pas comme les autres, Akira, qui va se donner pour mission de l’aider à trouver sa voie…

 

  • Avis :

En lisant le résumé, je n’ai pas pu m’empêcher de me lancer dans ce roman. Vous le savez peut-être mais j’adore le Japon et j’ai eu la chance de me rendre deux fois à Tokyo et dans les alentours. Je suis donc souvent très curieuse des romans qui s’y déroule.

L’histoire nous présente Kimiko, elle est en dernière année de lycée et elle doit rendre un travail de peinture pour être accepté dans la fac d’arts à laquelle elle a postulé. Sauf que, depuis quelques temps, Kimi ne peint plus et elle n’ose pas le dire à ses parents de peur de les décevoir. Alors, elle coud et se noie totalement dans le déni.

Ce roman aborde avec douceur le problème de l’incompréhension entre les adolescents et leurs parents. Entre ce que ces derniers peuvent souhaiter de meilleur à leur progéniture mais également les rêves qu’ils placent parfois en eux sans se rendre compte que ceux-ci ne sont pas en adéquation avec les souhaits des concernés.

Les parents de Kimi veulent le bonheur de celle-ci et elle en est consciente mais alors justement… comment leur faire comprendre que ce qu’ils ont prévus n’est pas ce qu’elle, elle veut ? Kimi est un personnage attachant, totalement perdue entre ce qu’elle aime faire, le fait qu’elle veut rendre sa mère heureuse et le fait qu’elle a pris conscience que la peinture ne l’amuse plus. Alors en faire son métier après des études laborieuses ? Encore moins.

Le fil du conducteur du roman parle d’une fuite en avant et c’est l’une des raisons pour lequel ce roman me tentait également de façon très personnelle. Mon second voyage à Tokyo a été similaire à celui de l’héroïne dans la manière dont il s’est déroulé. Ma situation familiale était très complexe et ce voyage a été une fuite autant qu’un moyen de me ressourcer. Être a des milliers de kilomètres pour prendre le temps de souffler, c’est ce que j’ai eu besoin de faire et je ne pouvais donc que totalement comprendre Kimi sur ce point.

Sa fuite à elle lui permet de rencontrer ses grands-parents maternels et donc de mettre les pieds dans les relations conflictuelles entre sa mère et sa grand-mère. On a tous des histoires de familles, qui se finissent plus ou moins mal et où, parfois, on regrette finalement de ne pas avoir creusé avant qu’il ne soit trop tard.

Tout en découvrant ses grands-parents et l’histoire de sa mère, Kimi découvre également le Japon et se découvre elle-même. Grâce à Akira qui l’emmène dans un périple des lieux à découvrir autour de Kyoto. Akira qui a lui aussi des soucis familiaux et qui, s’il sait quel  est son rêve, pose la question de ce qui est le plus important pour chacun d’entre nous.

J’ai adoré les petites interjections en langue japonaise qui parsèment le texte mais je me demande si, pour quelqu’un qui ne les comprends pas, ce n’est pas embêtant de devoir aller à chaque fois en fin de roman (cela aurait peut-être été plus pratique de faire une note de bas de page ? )

Le roman aborde également avec délicatesse les problèmes rencontrés par les japonais immigrés aux Etats-Unis lors de la seconde guerre mondiale et j’ai donc appris beaucoup dans ce roman.

Au final, il s’agit d’un roman qui contient bien plus que ce que son apparence ne suggère. Oui, il est feel-good, mignon et avec des personnages adolescents. Mais ceux-ci sont profond et les histoires que nous content l’auteur le sont également.

En bref un roman que j’ai adoré et que je vous invite à découvrir pour passer un très bon moment tout en réflexion.

 

Les chroniques lunaires, prequel Levana – Marissa Meyer

 

Titre : Levana

Série : Les Chroniques Lunaires

Auteur : Marissa Meyer

Traducteur : Guillaume Fournier

Editeur : PKJ

Date de parution : 2 avril 2015

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« Miroir, mon beau miroir,
dis-moi, qui est la plus belle ? »
Pour les lecteurs des Chroniques Lunaires, Levana est une reine cruelle qui se sert de son magnétisme pour imposer amour et crainte à ses sujets. Mais bien avant que Cinder, Scarlet et Cress ne se rencontrent, Levana a vécu une toute autre histoire, une histoire d’amour et de guerre, de trahison et de mort. Une histoire qui n’a jamais été contée… jusqu’à présent.

 

  • Avis de Rinne :

Ayant adoré les trois premiers tomes de la série, je me suis lancée dans ce prequel puisqu’il est paru entre les tomes trois et quatre. Il nous permet de rencontrer Levana avant toute l’histoire et donc de comprendre comment les personnages en sont arrivés où ils en sont au début de chacun des tomes.

J’ai apprécié découvrir ces petits détails mais, moi qui espérais m’attacher à Levana malgré tout ce que l’on sait déjà d’elle, je suis restée un peu sur ma faim. Tous les personnages ne peuvent pas être bons évidemment mais, même les petits moments qui font qu’elle pourrait être attachante restent teintés d’un soupçon d’égoïsme faisant qu’elle reste un personnage qu’on a envie de mettre à l’écart.

Et pourtant, son enfance explique en partie la personne qu’elle est devenue, suspicieuse, persuadée qu’elle ne peut faire confiance à personne et renfermée. J’ai beaucoup apprécié les réflexions sur le magnétisme, les deux visages qu’il permet et impliquent forcément que la personne en face de nous est finalement peut-être une étrangère.

Levana est donc un personnage qui reste intéressant mais que j’espérais finalement plus intéressant encore. Au final, Channary m’a paru plus intriguante et moins monochrome que Levana.

Aussi la force de ce court roman réside selon moi, non pas dans son personnage principal, mais dans le fait qu’il amène des liens avec les autres tomes de la série et que le lecteur peut donc s’y accrocher pour mieux comprendre l’univers tout entier.

En bref un préquel très intéressant dans la compréhension de la série mais qui m’a semblé un peu en dessous des autres tomes… certainement car je n’ai pas réussi à m’attacher à Levana.

 

  • L’avis de Zehrina :

Pour ma part, j’ai débuté ma lecture des Chroniques Lunaires par ce tome en suivant l’ordre chronologique de l’histoire plutôt que l’ordre de publication (ça me semblait plus logique en fait) et personnellement ça ne m’a pas dérangée. Il s’agit en effet d’un petit tome, qui du coup se prête bien aussi à une introduction aux Chroniques Lunaires, car on y découvre vraiment le personnage de Levana et pour le coup j’ai retrouvé dans les autres tomes le développement des intrigues qui étaient amorcées par ce préquel. Levana m’est assez rapidement apparue comme antipathique je dois dire, mais c’est un peu ce genre de personnage que l’on adore détester finalement. Elle n’a pas toujours eu une vie toute rose, mais elle a vraiment un côté quasiment maléfique et c’est en effet assez difficile de compatir à son sujet. Personnellement j’ai bien aimé ce tome en tant que mise en bouche de l’univers des Chroniques Lunaires, ce tome a piqué ma curiosité et ça m’a vraiment bien motivée à lire les autres tomes, et à y retrouver les intrigues qui étaient annoncées par ce préquel.

Grover Beach, T2 Ryan Hunter – Anna Katmore

badge ZehrinaTitre : Ryan Hunter

Série : Grover Beach

Auteur :Anna Katmore

Editeur : CyPlog

Date de Parution : 30 mai 2018

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  • Résumé (éditeur) :

Il y a souvent deux versions dans chaque histoire… Celle-ci est la sienne.
Ryan Hunter a embrassé plus de filles qu’il ne peut se souvenir, mais la seule qu’il ait jamais voulue est amoureuse de son meilleur ami. Alors, l’obsession de Lisa Matthews pour Tony Mitchell est une torture que Ryan cache à tout le monde.
Jusqu’à ce stage de foot.
Les choses prennent soudain une tournure différente quand Tony flashe sur une joueuse.
Ryan sait que s’il ne passe pas à l’action et ne saisit pas sa chance, il pourrait ne jamais en avoir une autre…

  • L’avis de Zehrina

Avant de vous parler de ce tome 2, je vous invite fortement à découvrir l’article sur le tome 1 Changement d’équipechroniqué par Rinne. 
Dans cet opus de Grover Beach, nous retrouvons donc ainsi la même histoire qui est celle de Lisa Matthews, folle amoureuse de son meilleur ami Tony Mitchell. Par amour, elle intègre l’équipe de foot de Grover Beach et se retrouve confronté à Ryan Hunter. Mais cette fois ci, c’est Ryan qui est narrateur et nous expose son point de vue et surtout tous ses sentiments. J’avais adoré découvrir les aventures de Lisa dans le premier tome, car je trouve que ses réactions et émotions sont tellement bien décrites et réalistes ! C’est une jeune fille pétillante et sensible, qui est très attachante et je pense que chacun peut se reconnaître dans les sentiments qu’éprouve l’adolescente, et la complexité parfois de s’y retrouver. Je m’égare un peu sur le tome 1, mais ça me semblait important d’en parler un peu pour vous situer la série :P. Tout comme Lisa, on s’interroge sur les attitudes des garçons qui l’entourent, alors pour moi ce fut un vrai plaisir de découvrir ce qui se passait dans la tête de Ryan. Je dirais même que ce fut un vrai coup de cœur ! Ryan a tout du playboy des lycées américains : chef de l’équipe de football de Grover Beach, attirant, organisant des soirées folles dans la maison de ses riches parents, et avec un nombre hallucinant de conquêtes… Bref, vous avez l’idée. Généralement ce genre de playboy n’a pas forcément d’autre vocation que d’être un fantasme, mais Ryan est finalement bien plus que cette couverture dorée. On découvre au fil des pages un homme sincèrement amoureux de Lisa (bon presque obsessionnel, mais ne l’a-t-on pas tous été dans nos amours de jeunesse ?), qui pour autant ne souhaite pas faire souffrir son meilleur ami Tony en lui piquant celle que tout le monde considère comme sa chérie. Un garçon qui n’est pas aussi sûr de lui qu’il semble y paraître, pas aussi heureux que cela sans Lisa, dont il est éperdument amoureux. Et ce que c’est bien écrit cet amour, c’est vraiment touchant. J’ai trouvé que Ryan était un personnage adorable, finalement bien loin des clichés et j’ai adoré pouvoir retrouver des passages du tome 1 tout en en découvrant une autre facette. 

J’avais une petite appréhension à cause du côté footballistique de l’histoire, mais on découvre surtout ici une très belle romance, hyper mignonne et agréable à lire et cela m’a totalement emportée. J’ai enchaîné très rapidement les deux tomes, chacun étant assez court mais l’essentiel s’y retrouve : une lecture sans prise de tête avec une belle écriture, des personnages attachants, des émotions bien dépeintes et surtout des réflexions qui n’ont pas manqué de me faire sourire.

J’ai vraiment passé un très bon moment avec ces deux premiers tomes, et j’ai désormais hâte de découvrir ce qu’il se passait dans la tête de Tony dans le troisième tome de Grover Beach d’ici avril ! Car oui, parfois tout comme Ryan j’avais envie de le secouer le petit Tony ! Je vous en reparle très prochainement !
Je remercie les éditions CyPloG pour leur confiance et cette très agréable découverte ~

La fille des deux mondes, T3 Trois derniers soupirs – C. C. Hunter

Titre : Trois derniers soupirs

V.O. : Three heartbeats away

Série : La Fille des deux mondes

V.O. : Mortician’s Daughter

Auteur : C.C. Hunter

Editeur : Michel Lafon

Date de parution : 6 février 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Les morts emportent leurs secrets dans la tombe, paraît-il… À moins qu’ils ne viennent frapper à la porte de Riley Smith. Tandis qu’une jeune mariée brutalement assassinée fait part de sa soif de vengeance à la jeune fille, son tueur s’apprête à récidiver.

Sans l’esprit d’Hayden à ses côtés, Riley se retrouve seule et vulnérable face à ce nouveau danger qui rôde. Comme si cela ne suffisait pas, l’adolescente lève le voile sur des secrets de famille bien enfouis, qui changent tout ce que Riley croyait savoir sur ses parents.

Mais avant de résoudre les énigmes du passé et de tenter de reconquérir Hayden, Riley doit d’abord échapper au tueur qui met en péril son futur…

 

  • Avis [spoiler sur les tomes précédents] :

On avait quitté Riley en mauvaise posture romantiquement et familialement parlant ce qui fait que ce troisème tome commence sur les chapeaux de roues, reprenant le fil rouge des deux ouvrages précédents. Et, comme dans les premiers opus, il y a une enquête de meurtre à résoudre. Seulement, pour cette fois, Riley se retrouve sans la présence réconfortante d’Hayden, ce qui change un peu la donne puisqu’elle est face à un fantôme assez vindicatif qui insinue savoir plus de choses sur sa mère qu’elle-même.

Si ce roman fait la part belle aux histoires d’amour et d’amitié qui se nouent et se dénouent entre le groupe d’adolescents, l’histoire n’oublie pas pour autant de mettre une belle intrigue familiale en background de l’enquête. J’ai retrouvé ce qui m’avait plu dans les premiers tomes et je n’ai pas réussi à lâcher celui-ci. On découvre un peu mieux Dex et j’adore décidément ce personnage !

Riley doit naviguer dans les non-dits et les secrets de la petite bande d’amis qu’elle s’est faite mais également dans ceux de sa propre famille et les relations parentales prennent une importance capitale dans ce roman. On y retrouve la difficulté à réussir à parler à ses parents mais également l’inverse et le fait que le passé pèse souvent bien lourd sur le présent sans qu’on arrive réellement à y remédier.

Cette histoire, c’est également une réflexion sur la difficulté du pardon et l’importance de se sentir soutenu pour réussir à avancer. C’est un roman qui aborde avec douceur le deuil mais également la volonté qu’il faut pour se rendre compte que l’alcoolisme n’est pas qu’un mot mais peut prendre le pas sur une vie toute entière et impacter négativement des relations importantes.

Concernant l’intrigue, elle est prenante et bien menée et on se questionne sur le tueur tout en s’attachant un peu plus à ces adolescents à la vie bien compliquée. J’ai adoré l’amitié entre Riley et Kelsey et, comme dans les premiers ouvrages, j’ai énormément aimé Hayden.

Les nombreuses questions ouvertes tout au long des précédents tomes trouvent une réponse dans celui-ci et permettent de fermer la boucle de manière logique et bien amenée. Un fait que j’ai vraiment apprécié !

En bref un troisième tome qui clôture parfaitement la trilogie et qui me fait quitter les personnages avec le sourire.

Romance – Arnaud Cathrine

Titre : Romance

Auteur : Arnaud Cathrine

Editeur : Robert Laffont

Collection R

Date de parution : 2 janvier 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

C’est le mojito.
C’est un léger accident.
C’est parce qu’il n’a pas rencontré de fille.
C’est parce que je n’ai pas rencontré de garçon.
C’était juste pour essayer.
C’est pour avoir tout fait ensemble.
C’est pour tous les amis pareil.
C’est entre lui et moi.
C’est la première et la dernière fois.
C’est rien.
Ça va passer.

 

  • Avis :

Même si j’ai beaucoup entendu parler du roman A la place du cœur, c’est la première fois que je lisais un roman d’Arnaud Cathrine et j’espère que ce ne sera pas la dernière car j’ai beaucoup aimé sa plume. On est rapidement plongé dans l’histoire et celle-ci est fluide, faisant que les page se tournent très vite.

Ce roman, c’est l’histoire d’un premier amour, avec tout ce qu’il implique de bonheur, d’émotion, de doutes et de peur. Vince est un romantique dans l’âme, il a dix-sept ans et il rêve d’être amoureux. Il veut se lancer dans l’amour tête baissée, aimer à la folie et être aimé en retour. Et, lorsqu’il tombe amoureux, Vince l’est à fond. Il est également comme ça dans la vie finalement, il prend tout à bras le corps, ses émotions sont fortes et le dominent parfois et il ne fait rien à moitié.

Le roman pose aussi la question d’être gay dans un monde qui ne vous accepte pas toujours. Vince revendique un monde où l’amour serait considéré comme de l’amour, point. Un monde qui devrait couler de source qui est considéré comme « idéal ». Il pose également la question d’être soi-même dans ce monde-là et d’assumer d’être qui on est. Pourquoi devrait-il être courageux d’assumer ce qui est normal lorsqu’on est hétérosexuel et devrait l’être également lorsqu’on est homosexuel ?

Si ce roman est donc un roman sur le premier amour, c’est également un roman sur l’adolescence et tout ce qu’elle implique d’émotions contradictoires. Vince n’est clairement pas un personnage tout lisse et ses émotions rythme le texte comme elle rythme l’adolescence.

Ce ne sera pas une surprise si je vous dis que je suis mitigée sur la fin, tout simplement parce qu’il s’agit d’une fin ouverte. Elle est cependant parfaite avec l’histoire que nous découvrons dans le roman même si je n’aime pas laisser les personnages sur quelque chose de « pas terminé ». Mais Vince va continuer sa vie, il a dix-sept ans, de nombreuses possibilités s’ouvrent à lui et c’est très bien comme ça.

En bref un roman que j’aurai lu très vite, plein d’émotions et qui vous entraîne avec Vince sur les hauts et les bas d’un premier amour. Un roman qui m’aura donné envie d’en découvrir d’autres de l’auteur.

 

« Le monde doit être post-gay ![…] Un monde où les homosexuels pourraient se définir par autre chose que leur sexualité. […] Moi, ça me gave, euh, ça m’ennuie d’être différent, d’être un problème. Je ne suis pas un problème. Et vous non plus. Je ne suis pas que gay. »

« Me protéger ? Mais ça ne va pas du tout avec l’amour, Rokia ! Peut-être que ça t’arrange, toi, de te protéger (ce qui expliquerait, au passage, pourquoi tu n’es plus jamais tombée amoureuse depuis Yohann), mais moi, je te dis que c’est le contraire de l’amour. L’amour, c’est danger de mort. Ou rien. »

 

Aurora Squad, épisode_01 – Amie Kaufman & Jay Kristoff

 

Titre : Aurora Squad

V.O. : Aurora Rising

Auteur : Amie Kaufman & Jay Kristoff

Editeur : Casterman

Date de Parution : 5 Février 2010

 

 

  • Résumé (éditeur) :

2380, quelque part dans la galaxie. Tyler, jeune pilote prometteur, est impatient de former l’escadron de ses rêves. Alors qu’il sort faire un tour dans l’espace pour se calmer les nerfs avant l’Affectation, il tombe nez à nez sur un vaisseau disparu depuis des années. A bord, Aurora, une jeune fille cryogénisée depuis 200 ans… Commence pour Tyler une odyssée dangereuse où il devra protéger Aurora de ceux qui la traquent pour une raison inconnue. Et diriger une bande d’anti-héros fantasques et courageux, insolents et sarcastiques… Et si le sort de l’humanité dépendait de sept têtes brûlées à l’humour ravageur ?

 

  • Avis :

Ayant totalement adoré la trilogie Illuminae, je ne pouvais pas passer à côté d’Aurora Squad, la nouvelle saga des mêmes auteurs. Le risque, cependant, c’est d’être déçu… Alors, à votre avis, cela a-t-il été le cas ? Ou Aurora Squad a-t-elle réussi à supplanter Illuminae dans mon cœur livresque ?

Hé bien… oui et non. J’ai beaucoup apprécié ma lecture et j’ai passé un très bon moment en compagnie de cette équipe haute en couleurs, un peu désaxée et qui a carrément la poisse. Mais Illuminae reste pour moi un chouïa au-dessus, tant dans sa forme que dans son suspense. Malgré tout, je ne peux que vous encourager à tenter l’aventure en compagnie des membres d’Aurora Squad parce qu’ils sauront vous emmener aux confins de la galaxie avec un humour à toute épreuve !

Dans Aurora Squad, vous ferez bien évidemment la connaissance d’Aurora, cette jeune fille qui a été cryogénisée durant 200 ans et qui porte en elle autant de questions sur ce présent qu’elle ne connait pas que de connaissances sur un passé disparu. Vous découvrirez aussi Tyler, le chef de l’escadron, ce premier de la classe qui n’a jamais dévié de sa route, jusqu’à aujourd’hui. Et puis Scarlett, sa soeur jumelle, qui n’a pas la langue dans sa poche, ce qui est pratique car c’est elle qui est chargée des négociations lorsqu’il y en a. Cat, la pilote qui est aussi douée aux commandes d’un vaisseau que pour clasher quelqu’un. Zila, la scientifique, celle qui analyse mieux les situations que les êtres vivants. Kal, le responsable des combats, qui a plutôt tendance à foncer dans le tas et à discuter ensuite. Et Finnian pour qui la mécanique n’a aucun secret et qui peut tout réparer entre deux phrases de dragues à deux balles.

Ils sont donc sept et la narration va passer de l’un à l’autre au fil des chapitres, faisant avancer l’intrigue à chaque saut de personnage. Le fait de changer de personnage ne m’a pas dérangé car le narrateur est indiqué en début de chapitre, ce qui permet de ne pas perdre le lecteur. J’ai apprécié justement de pouvoir en apprendre plus sur chacun des personnages, via leurs pensées et leurs ressentis. Le fait de ne pas se focaliser sur un seul narrateur permet de faire avancer l’histoire tout en montrant les différences de point de vue qui peuvent exister entre les personnages lors de la même situation.

L’histoire aborde plusieurs thèmes intéressants qui peuvent parler à de nombreux lecteurs. La notion de racisme tout d’abord via le personnage de Kal, celui du handicap grâce à Finnian, mais également des thèmes tels que le fait de ne pas réussir à interagir en société ou à l’intérêt de ne pas mélanger privé et professionnel.

Concernant l’intrigue, elle est bien menée et les rebondissements s’enchaînent rapidement, nous faisant nous poser des questions et ne permettant pas aux héros de souffler et donc de se poser pour réfléchir. Certains moments m’ont surprise et je me suis laissée porter au fil de l’histoire sans m’ennuyer un seul instant. Et la fin… m’a fait me dire qu’attendre 2021 pour découvrir la suite de ce roman allait être long.

En bref ce n’est donc pas un coup de cœur intersidéral comme l’avait été Illuminae, sûrement car le roman reste plus « banal » dans sa forme. Néanmoins, je l’ai lu rapidement et j’ai adoré ma plongé avec cette équipe totalement loufoque !

 

Nos passés imparfaits – Danielle Rollins

 

Titre : Nos passés imparfaits

V.O. : Stolen time

Auteur : Danielle Rollins

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 6 févier 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Une histoire d’amour envoûtante qui traverse le temps et les époques.
Dorothy est piégée et prête à tout pour échapper au mariage arrangé par sa mère. Y compris s’enfuir et embarquer clandestinement à bord d’un étrange vaisseau. Mais en faisant la connaissance du jeune et mystérieux Ash, la jeune fille est loin de se douter qu’elle va atterrir dans un futur déchiré par les catastrophes naturelles et la guerre civile. Un futur dans lequel Ash a une mission des plus cruciales : remonter le temps et retrouver le Professeur, son mentor, afin d’empêcher le monde de sombrer dans le chaos. Ce que Dorothy ignore, c’est qu’en fuyant son tragique destin, c’est celui de l’humanité entière qu’elle vient de changer…
L’HISTOIRE LES A SEPARES. LE DESTIN LES REUNIRA.

 

  • Avis :

Nos Passés Imparfaits m’attirait autant par le titre et le résumé que par la couverture, que je trouve aussi jolie qu’intrigante. Et je ne regrette pas d’avoir cédé à la curiosité car j’ai passé un très bon moment avec ce roman.

Dorothy est une jeune femme à qui on a dicté toute sa vie la manière dont elle devait penser et se comporter. Elle aspire à être plus que ce que les gens voient d’elle, plus que son beau visage et plus que le pantin de sa mère. Elle est rusée, elle sait ce qu’elle veut et pourtant, elle est malgré tout assez fragile. C’est un personnage finalement ambivalent, qui oscille entre la volonté de montrer aux gens ce qu’elle vaut et l’envie d’avoir des gens sur qui compter. Entre méfiance et confiance.

En face se trouve Ash. Le pilote de la machine à remonter le temps dans laquelle se cache Dorothy. Asher est un personnage qui parcourt le temps parce qu’il n’a pas le temps de faire autrement, beau paradoxe non ?

L’histoire nous permet de faire connaissance avec un groupe de quatre jeunes adultes qui ont l’habitude des voyages dans le temps et ont tous été choisi particulièrement. Leurs compétences sont diverses, tout comme leurs caractères mais ils ont tous le même but : retrouver le professeur qui les a recruté, quelque soit l’époque dans lequel il se trouve.

L’intrigue nous présente donc un monde futur, où les catastrophes naturelles n’ont pas permis de garder les villes telles qu’elles étaient. Et que font les hommes quand ils se sentent acculés ? Ils s’entre-déchirent. Plusieurs groupes s’affrontent donc dans la ville et revendiquent un accès au passé. Qui a tord ? Qui a raison ? Chaque lecteur se fera son propre point de vue au fil des pages et des événements. Un roman qui peut trouver un écho dans les actualités, dans les séismes, les inondations et les autres catastrophes naturelles qui se déroulent en ce moment.

On se questionne au fil des pages et des retours dans le passé, sur les possibilités que ceux-ci possèdent mais également sur les interdits et les impossibilités. Le fait de pouvoir revenir dans le passé implique-t-il de pouvoir changer les choses ? A quel prix et de quelle manière ? Pourquoi certains des personnages ont-ils l’air d’en savoir plus que d’autres ? Comment ? On passe le roman à se poser de nombreuses questions et à faire des hypothèses et j’ai beaucoup aimé l’alternance entre ce que l’on sait, ce dont l’on se doute et ce qui est totalement à côté de la plaque.

Toute l’histoire est bien menée, le lecteur n’est jamais perdu dans les sauts dans le temps et la fin est extrêmement bien ficelée !

En bref un roman qui m’aura entraîné dans les couloirs du temps et pour lequel je suis très curieuse de lire la suite.