Your Name – Makoto Shinkai

 

Titre : Your Name

V.O. : Kimi no na wa

Auteur : Makoto Shinkai

Traducteur : Jean-Louis La Couronne

Editeur : Pika Roman

Date de Parution : 5 Juillet 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Mitsuha, une jeune fille élevée dans une famille traditionnelle, s’ennuie dans ses montagnes natales et voudrait connaître la vie excitante d’une grande ville. À Tokyo, Taki est débordé, entre le lycée, son travail à temps partiel et ses amis.
Un jour, Mitsuha rêve qu’elle est un jeune homme à Tokyo, tandis que Taki se voit en rêve dans la peau d’une adolescente du Japon rural… Contre toute attente, leurs rêves respectifs sont devenus réalité : leurs corps se sont échangés et chacun vit la vie de l’autre !
Attirés de façon inexplicable, Mitsuha et Taki vont tout faire pour se retrouver bien que le temps et l’espace semblent les séparer…

 

  • Avis :

Ayant vu le film et l’ayant adoré, j’étais curieuse de voir si le roman était différent ou non. En général, on s’aperçoit vite que le film ne reprend pas tous les éléments. Ici, le roman fait suite à l’idée du film et a été écrit durant le tournage de ce dernier. Cette création des deux éléments simultanément se trouve à la fin du roman, raconté par l’auteur et les explications permettent au lecteur de bien comprendre le processus et le pourquoi de l’écriture de ce texte.

Je vous parlerai certainement du film lorsque je le visionnerai de nouveau et je vais donc laisser de côté l’esthétique des images pour me concentrer uniquement sur celle des mots.

L’histoire nous présente deux adolescents qui, un beau matin, se retrouvent dans le corps l’un de l’autre. S’ils ne semblent avoir rien en commun, leurs « rêves » vont peu à peu les faire évoluer, chacun ayant une incidence sur la vie de l’autre lorsqu’il prend possession de son corps.

Il y a d’ailleurs toute une réflexion sur les souvenirs et sur leur lien au corps, par exemple sur les automatismes que notre corps intègrent sans que nous ne nous en rendions compte. L’histoire se concentre vraiment sur cette notion de lien. Lien de l’esprit au corps, lien des gens entre eux, liens familiaux, amicaux, amoureux. Liens du passé au présent. Notre vie est un enchevêtrements de liens qui se tissent au fil du temps, qui grandissent ou s’amenuisent et qui ne sont pas toujours le fait de notre propre volonté. Certains liens sont créés bien avant notre naissance et auront pourtant une incidence importante sur notre vie.

Si cette notion est particulièrement intéressante en elle-même, elle est ici proposée avec une poésie toute particulière. Le texte va crescendo pour une ambiance tout d’abord très humoristique puis plus douce avant de se dramatiser peu à peu. On ressent la fébrilité des personnages, leur détresse et leur volonté de se rappeler.

Grâce au film, je connaissais déjà l’histoire et, pourtant, je me suis de nouveau prise au jeu de l’intrigue. J’ai espéré avec eux et je suis totalement entrée dans cette vision très onirique du monde. Qu’il s’agisse de Taki ou de Mistuha, je me suis attachée à ces deux héros courageux et profondément attendrissant.

En bref un roman d’une poésie exquise, qui amène son lecteur à comprendre la profondeur des liens qui l’unissent au monde.

L’éveil, Stade 2 – Jean-Baptiste de Panafieu

Titre : Stade 2

Série : L’éveil

Auteur : Jean-Baptiste de Panafieu

Editeur : Gulf Steam

Date de Parution : 2 Mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur)

Une réflexion éthologique et éthique sur la condition animale dans le monde moderne.
Le virus s’est propagé outre-Atlantique.
Kidnappée par la WOFF, Laura n’a plus le choix : dans un laboratoire secret installé à la frontière des États-Unis et du Canada, elle doit créer, sous la menace, un contre-virus pour mettre un terme à l’épizootie mondiale.
Mais la jeune chercheuse essaie de gagner du temps, persuadée que ce virus restaure l’équilibre entre les humains et le monde animal.
Elle est par ailleurs convaincue que son frère et ses amis arriveront bientôt pour la sauver.
Des fenêtres de la maison dans laquelle elle est tenue prisonnière, elle observe à l’orée de la forêt l’étrange ballet des ratons laveurs, des orignaux, des couguars, des grizzlys et des loups.
Griffes pour griffes, crocs pour crocs, les animaux choisissent leur camp…

 

  • Avis :

Ce tome-ci se concentre plus sur les animaux et leurs ressentis que sur les humains que nous avions suivis dans le premier tome. Si nous les voyons malgré tout, ils ne sont plus selon moi les personnages principaux de l’intrigue. J’ai trouvé cette manière de faire bien menée dans le sens où elle démontre que, suite au virus, les animaux éveillés prennent peu à peu le pouvoir. Ils deviennent les acteurs de leur vie dans le sens où ils ont conscience de ce qui se déroule autour d’eux. Ils comprennent les avantages qu’ils peuvent retirer à faire front commun et la nécessité de stopper les humains.

Malgré tout, l’intrigue est donc plus compliquée à mettre en place puisqu’il s’agit plutôt d’action isolée qui n’ont parfois aucun lien entre elle et qui enlève à la fluidité de l’histoire.

Le roman montre cependant bien les difficultés à s’entendre entre espèces et on retrouve finalement des travers très « humains » dans la propension des animaux à se désigner différents des autres, à s’allier aux plus forts contre les faibles ou à profiter de ses forces pour être au-dessus des autres justement. Ce second tome pose encore une fois des questions très actuelles, passionnantes et auxquelles, je pense, personne n’a les réponses. 

On s’intéresse ici plutôt à l’éveil des animaux sauvages, mammifères de la forêt ou des mers et j’ai apprécié de découvrir ces différentes espèces et les intentions que leur prêtent l’auteur selon le caractère que l’on connait d’eux. Notamment la dualité chien / loup ou orque /dauphin.

Néanmoins, je pense qu’il faut malgré tout savoir en commençant cette série que ce n’est pas un ouvrage de détente pour passer le temps. Les réflexions sont poussées et entraînent le lecteur à se poser beaucoup de questions. Je pense qu’un lecteur cherchant un ouvrage jeunesse peut soit avoir une très bonne surprise en découvrant l’intrigue, soit vite se sentir perdu par toutes les informations et les conséquences qu’elles engendrent au fil des pages.

En bref un roman qui demande de la concentration et qui posent de nouvelles questions sur la manière de traiter les animaux tout autant que sur la société de consommation.

 

 

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43 / 50

Cette étoile ne s’éteindra pas – Esther Earl

Titre : Cette étoile ne s’éteindra pas

V.O. : This Star Won’t Go Out

Auteur : Esther, Lori et Wayne Earl

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 18 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Un livre poignant, regroupant écrits et documents sur Esther Earl, la jeune fille qui a inspiré à John Green le personnage féminin de Nos étoiles contraires.

Une jeune fille qui brille à travers tout le livre par sa joie et sa soif de vivre.

 

  • Avis :

L’ouvrage se présente sous forme d’extrait du journal intime d’Esther ainsi que des passages du blog tenu par ses parents durant sa maladie. Des contributions d’amis d’Esther sont aussi présentes, qu’il s’agisse de souvenirs partagés ou d’extraits de discussions du forum dont elle faisait partie. Agrémenté des dessins réalisés par Esther, on découvre à travers sa plume, la jeune fille vive et déterminée qu’elle était, sa volonté d’être utile et son humour à toute épreuve.

Pour moi qui ne croit pas en Dieu, j’ai parfois été déroutée par la manière dont Esther et ses parents réussissent à continuer à croire alors même qu’elle souffre. C’est un concept que j’ai du mal à comprendre mais que je conçois tout à la fois. Il doit être rassurant de pouvoir se raccrocher à quelque chose de spirituel et de se dire que ce que l’ont vit n’est pas en vain. En même temps… comment croire en une divinité permettant quelque chose d’aussi retors que le cancer ? Cette réflexion ne sort pas uniquement de l’ouvrage et j’ai déjà eu plusieurs discussions en ce sens avec des amis qui sont croyant et, si ce n’est pas le point central à retenir du texte, c’est malgré tout un point qui m’a marqué tout au long de ma lecture (notamment au début où cette croyance est très présente, comme une volonté de se raccrocher à autre chose).

J’ai par contre totalement pu comprendre la notion de communauté de Cattitude et les moments de joie et de câlins bordéliques de la rencontre entre les membres. Pour l’avoir vécu, j’ai retrouvé entre les pages l’amour et la loyauté qui peut lier ensemble des personnes qui se rencontrent via un écran et profite de cette « barrière » pour se livrer vraiment, sachant qu’elles ne seront pas jugées en retour.

Cette étoile ne s’éteindra pas n’est pas un document pour déifier Esther mais vraiment pour continuer de la faire vivre. Il présente qui elle était, à travers le regard de sa famille et de ses amis, mais surtout à travers ses propres mots. On ne peut qu’être admirative devant son courage et chercher à comprendre comment elle a eu la force d’avoir envie de devenir quelqu’un sur qui les autres pouvaient compter, elle qui avait déjà tant à faire pour se battre contre la maladie. Esther nous rappelle à quel point nous sommes dépendants les uns des autres et combien nous avons tous besoin de pouvoir nous reposer sur quelqu’un.

S’il s’agit d’un ouvrage où l’on pleure, il n’a pas été pensé dans le but de faire pleurer mais bien pour rendre hommage à une jeune fille qui a gardé le sourire en toutes circonstances et dont l’envie de vivre et de faire le bien est communicative.

 

« Soit juste heureuse. Et si tu ne peux pas être heureuse, fais des choses qui te rendent heureuse. Ou alors ne fais rien, mais avec les gens qui te rendent heureuse. »

 

Pour en savoir plus sur les associations Imagine For Margo et This Star Won’t Go Out, c’est ici :

Imagine for Margo

TSWGO

 

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39 / 50

Power Club, T2 Onde de Choc – Alain Gagnol

Titre : Ondes de choc

Série : Le Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Aller en cours, se comporter comme une lycéenne normale, stressée par le bac… Et l’instant d’après, survoler Paris, sauver des vies, masquée. C’est le style « super-héros incognito » qu’Anna doit adopter depuis que ses boosters sont réapparus, assoiffés d’action. Elle risque gros : les superpouvoirs sont l’exclusivité du Power Club, et l’existence même de jeunes surhumains fait désormais débat, scandale après scandale.

Le moment est clairement mal choisi pour bouleverser le monde entier en laissant une trace de main sur un pilier de la tour Eiffel…

Entre agir pour le bien et dire la vérité, Anna a fait son choix.

 

  • Avis:

Ce tome pose beaucoup de questions sur la notion d’invulnérabilité et sur ce qu’implique d’être un super-héros. Le fait d’avoir des boosters et d’être, par conséquent, quasiment invulnérable, est-il vraiment une bonne chose ? Peut-on mettre les responsabilités qui vont avec ce genre de pouvoirs sur les épaules de quelques adolescents choisis, non pour leurs mérites, mais pour l’argent de leurs parents ?

De nombreuses interrogations se posent et trouvent un écho dans les dérives de la technologies telles qu’elles peuvent parfois se produire, amenant des réflexions intéressantes sur le sujet qui, je l’espère, seront approfondie dans le troisième tome.

Ici, il s’agit finalement d’un tome de transition entre la mise en place et la résolution et, si je suis curieuse de voir cette dernière, j’aurai aimé un peu plus d’interaction entre Anna et les autres membres du Power Club qui ne servent ici qu’à être déchus un à un. Les sentiments que l’on peut ressentir à leur égard sont vite balayés et j’ai trouvé cela dommage.

Il y a un peu de perte de puissance dans ce récit, avec des moments plus longs qui, j’imagine, auront une importance pour la suite. Néanmoins, j’ai trouvé que les moments entre les procès et l’attente qui s’ensuit faisaient perdre de la dynamique au roman. Ils permettent malgré tout de faire le point sur la situation et de nous rendre compte, une fois de plus, du caractère très juste d’Anna. Si nous avions des doutes sur sa personnalité, ce tome nous la présente comme une jeune fille entière et, encore plus que dans le premier tome j’ai l’impression, éprise de justice. Elle a ici en prime l’envie terrible que tout se passe bien et c’est cette envie qui la pousse à s’assagir au fil des pages.

J’ai apprécié retrouver des personnages connus tels Matt et Aaron et retrouver Lisa et sa fraîcheur. J’aurai d’ailleurs aimé les voir un peu plus car, quoique j’aime beaucoup Anna, elle est souvent assez seule dans le roman. Heureusement que les boosters sont là pour instaurer de nouveaux dialogues.

En bref un second tome dans la continuité du premier mais dont les moments d’attente entre l’action sont parfois un peu longs.

Merci aux éditions Syros pour ce second tome ~

 

« – Anna, ma petite Anna, laisse-moi t’expliquer un truc. Il n’y a qu’une seule condition pour que quelque chose soit impossible à faire. Tu veux que je te dise ce que c’est ?

Je ne lui fais pas le plaisir de la relancer. Ce qui ne l’empêche pas de m’énoncer, avec la sagesse d’un moine bouddhiste :

– C’est quand tu refuses même d’essayer. »

« Une bonne action peut aussi provoquer des dégâts. La vie serait simple s’il suffisait de bien se conduire pour que tout s’arrange. »

 

 

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32 / 50

Les Puissants, T1 Esclaves – Vic James

 

Titre : Esclaves

Série : Les Puissants

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans le jeu du pouvoir, chacun risque sa vie.

Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage.

Seuls quelques privilégiés, les Égaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays.

Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de partir tous ensemble accomplir leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité de terribles dangers, car chez les Égaux, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Et lorsqu’elle tombe amoureuse d’un de ses maîtres, c’est sa vie même qui est en péril…Luke, quant à lui, a été exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s’épuise à la tâche. Cependant, d’autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.

 

  • Avis:

Wow… Cela faisait un moment qu’un roman ne m’avait pas fait cet effet-là !

Si le résumé me tentait déjà beaucoup, les premières pages n’ont fait que confirmer que le roman allait me plaire et ce sentiment s’est intensifié au fil des chapitres. Jusqu’à ce que j’en referme la dernière page avec le sentiment de « Nooooon c’est fini ! Où est la suite ?! ». Bref, j’ai dévoré et adoré ce roman.

S’il s’agit d’un tome de mise en place, aussi bien des personnages (assez nombreux) que de l’intrigue, ce premier opus n’oublie absolument pas d’être riche en actions. Plusieurs situations se font et se défont au fil du récit, amenant de nouvelles questions, en résolvant d’autres et faisant entrer toujours un peu plus le lecteur dans le monde ainsi créé. Kyneston ou Millmoor deviennent des endroits que le lecteur connait pour y vivre en compagnie des personnages, pour y voir leur évolution et constater leur souffrance et leurs joies. Moi qui n’aime pas les descriptions, je n’ai ici jamais eu l’impression d’en lire tant les passages sont simplement nécessaires à la compréhension et à l’ambiance. Le décor posé, celui-ci devient un endroit où il est facile d’évoluer et où s’y distille les nouveautés par petites touches discrètes et bien amenées.

Sept personnages prennent tour à tour la parole au fil des chapitres et je n’ai pourtant jamais été perdue. Si les principaux sont Luke et Abi, le fait que certains des autres prennent de l’importance permet de découvrir d’autres facettes de leur personnalité. L’auteur sait parfaitement où elle mène ses lecteurs et comment leur faire apprécier ou non un personnage. Et pourtant, aucun d’entre ces derniers n’est parfait. On les aime parfois, on les déprécie ensuite mais on ne peut pas rester neutre face à eux. C’est là l’un des gros points forts du roman : les personnages suscitent tous des émotions. Si Luke m’a beaucoup touché, si son courage et celui d’Abi ne peuvent que forcer l’admiration, j’ai trouvé très intelligent de la part de l’auteur de nous permettre d’en savoir plus sur Silyen et Gavar dont j’ai hâte de connaître l’évolution, en espérant que Jenner gagne un peu en charisme.

Je pourrais citer une pléthore de personnages m’ayant marqué dans ce roman mais je vais m’arrêter là pour vous parler de l’autre point génial de cette lecture : l’intrigue. Le récit pose des questions importantes sur la notion de justice et de soumission. Avoir une compétence en plus à la naissance donne-t-elle le droit de disposer des autres ? Est-ce qu’une coutume est forcément juste parce qu’elle a été instaurée il y a des décennies de cela ? Ceux qui détiennent le pouvoir le font-ils de manière justifiée ? Le peuple a-t-il plus de pouvoir que ceux qui le gouverne ? Qui possède le plus de tords : ceux qui soumettent ou ceux qui trouvent normal d’être soumis ? Autant de questions qui sont finalement d’actualité et qui prennent ici un sens bien différent en prenant l’esclavage comme la perte de son humanité. Durant dix ans, vous ne disposez plus de vous. Le seul choix que vous ayez est de décider de quand commencer ces fameux dix ans.

Pour la famille Hadley, ce sont les parents qui décident de les faire tous ensemble, entraînant leurs trois enfants, Abigail, Luke et Daisy avec eux dans le but de faire leurs jours d’esclavage en famille. Par un concours de circonstance, Luke ne peut suivre la famille et est envoyé dans la ville d’esclaves de Millmoor alors que les autres prennent le chemin du domaine de la famille la plus puissante du pays : les Jardine.

Moi qui aime les intrigues politiques, j’ai été plus que servi dans ce premier opus et j’imagine que le second gardera la même dynamique, ajoutant des alliés ou des opposants à la révolution qui s’annonce dans ce tome-ci. Si le lieu très fermé de Kyneston regorge de ragots et d’intrigues en tout genre, l’action se concentre plutôt à l’intérieur de Millmoor, là où se retrouve en majorité le peuple opprimé.

Je ne sais que vous dire de plus pour ne pas vous gâcher le plaisir mais, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas : lisez-le !

En résumé un premier opus qui remplit parfaitement son office de mettre en place une intrigue passionnante et des personnages vivants tout en instillant une dynamique qui n’augure que du bon pour la suite. Un gros coup de cœur !

Merci aux éditions Nathan pour cette découverte ~

 

« Les gens avaient moins tendance à se soucier des autres quand leur propre survie accaparait leur attention. »

« C’était la confiance qui rendait tout ça possible. La confiance qui vous prêtait les yeux d’une autre personne, ses bras puissants, son cerveau rapide. Qui vous faisait plus grand que vous ne l’étiez tout seul. »

« La technologie, lui avait-il expliqué, était un outil simple dont tout le monde s’était convaincu de la complexité. Faillible, mais que tout le monde croyait parfait. Les gens avaient délégué leur jugement critique – et même ce que leur indiquaient leurs propres sens – au pouvoir de la technologie. si on arrivait à tromper celle-ci, il n’était alors plus nécessaire de chercher à tromper les gens. »

 

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31 / 50

Les Els – H. Roy

Titre : Les Els

Auteur : H. Roy

Editeur : J’ai Lu

Date de Parution : 11 Janvier 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

 

« Je cours. Plus vite que jamais. Mes pulsations cardiaques sont des percussions frénétiques qui rythment ma cavalcade. L’air me brûle les narines, m’enflamme la gorge. J’ai froid, j’ai peur, j’ignore où je vais. Fuir, c’est tout ce qui m’importe. »
Connor a 18 ans, elle vit avec son père à Eden Lake, une petite ville des Adirondacks et, en dehors du fait que son meilleur ami a subitement pris ses distances, elle mène une existence plutôt tranquille.
Le jour où sa tante débarque, les choses se compliquent. Car les cauchemars qui assaillent Connor depuis quelque temps pourraient bien devenir réalité…

 

  • Avis :

Le Festival du Roman Féminin approchant, j’ai décidé de sortir de ma PAL les romans dont les auteurs seraient présents et, Les Els faisant beaucoup parler de lui, la curiosité m’a poussé à le sortir en premier.

Chose que je ne regrette pas puisque je l’a dévoré en deux jours 😛

Si le roman reprend les constantes du genre (l’adolescente qui apprend une nouvelle qui va changer sa vie, le beau gosse un peu taciturne qui va l’aider, …), il les traite intelligemment et sans ennuie. J’ai beaucoup aimé Connor, son humour et ses réactions. Si elle est effrayée – qui ne le serait pas – elle est aussi éprise de vengeance et ses émotions m’ont semblé aussi logiques que réelles. On ne lève pas les yeux au ciel en la regardant avancer mais, au contraire, on s’attache à elle et on la comprend.

Le côté Els est bien amené et l’intrigue permet une mise en place toute en douceur des personnages comme des circonstances qui les ont amené là où ils sont. Toutes les bases sont installées dans ce roman pour que nous n’ayons qu’à nous laisser porter lors du second opus et que l’histoire puisse se développer et s’accélérer comme elle le fait déjà à la fin de ce premier tome.

Rédigés dans une écriture fluide qui m’a totalement happée, les pages se tournent à toute vitesse et un chapitre remplace l’autre sans même que le lecteur ne s’en rende compte. Si l’histoire est vraiment chouette, c’est l’écriture qui m’a le plus séduite dans ce roman et j’ai aimé le choix des mots comme la musicalité qui se dégageait du texte.

Au niveau des beaux gosses, j’ai totalement adoré Evann et j’ai apprécié que le passé du personnage soit vraiment fouillé. Tour à tour mignon ou renfermé, il apporte à Connor un lien avec l’extérieur et ses dangers de la manière la plus concrète possible. Et, puisqu’il faut dire un mot sur M… « Bébé » ? Sérieusement ?

Si M m’a donc plutôt agacé, Juliette a su me toucher, de par sa gentillesse et sa bonne humeur. Elle fait partie des piliers de Connor qui ne s’imposent pas mais démontre une vraie capacité à être présents sans trop en faire.

Quant à la fin… Je n’ai pas pu lâcher le roman jusqu’à la dernière page tellement tout s’enchaîne et accroche le lecteur à vouloir savoir. Une belle réussite que ce premier opus !

En bref, un bon premier tome de mise en place qui présente une intrigue entraînante et des personnages attachants servit par une écriture très agréable.

 

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Reliques de la mort : un livre avec un triangle amoureux dans l’histoire – 15 points

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28 / 50

et dans Le Printemps de l’Imaginaire Francophone

2ème lecture

Power Club, T1 L’Apprentissage – Alain Gagnol

 

Titre : L’Apprentissage

Série : Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 5 Janvier 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Anna n’est pas née sur Krypton, pourtant elle s’apprête à devenir une super-héroïne. Jeune et riche, elle répond aux critères du Power Club© ! Les termes du contrat sont les suivants : on lui inocule des boosters, une technologie de pointe qui la rend en quelques jours surhumaine, elle entre dans la légende aux côtés des huit super-héros déjà célèbres. En échange, elle se doit d’incarner le rêve absolu, de vendre son image aux médias, aux plus grandes marques. Et, accessoirement, elle est libre de sauver le monde.

 

  • Avis :

Dans ce futur pas si lointain, les progrès de la science permettent à de riches adolescents de devenir des super-héros. Je pensais que le roman se concentrerait donc sur cette sorte de petite ligue des justiciers qui aide la police à arrêter les méchants. Mais il y a finalement bien plus que cela dans cette histoire et l’intrigue propose de nombreuses réflexions sur des sujets d’actualité.

Anna, de part sa nouveauté dans le milieu des super-héros, amène avec elle un œil aussi naïf que perspicace. Elle reste qui elle était malgré ses nouveaux pouvoirs et, si elle subi de nombreuses tentations (et succombe à certaines), elle n’en reste pas moins consciente de ce qui est juste et prend les décisions les plus importantes après les avoir réfléchie et songé aux conséquences. J’ai beaucoup aimé le personnage, parfois égoïste, parfois injuste mais très humaine et empathe, s’intéressant à ceux qui l’entourent et prenant leurs sentiments en considération.

Ce premier roman (qui est malgré tout un beau bébé de 500 pages), pose les bases d’une histoire qui s’intéresse aux clivages qui peut exister entre ceux qui ont du pouvoir et les autres, qu’il s’agisse d’argent, de force ou de prise de décision. Les différents personnages permettent de confronter plusieurs visions d’un même lieu ou d’une même fonction et Anna apprend rapidement que ce que l’ont dit en face des caméras n’est pas forcément la réalité ou la vérité.

J’ai beaucoup aimé cette dualité au sein même du personnage, qui voit sa vie changer du tout au tout et ses rêves se réaliser mais qui comprend en même temps que vouloir quelque chose et faire quelque chose de juste n’est peut-être pas la même chose et qu’il faut parfois se battre et se sacrifier pour ne pas se perdre. Suivre Anna nous permet aussi de comprendre les boosters et leur manière de fonctionner de l’intérieur et… wow… moi qui ne suis pas une adepte des manipulations génétiques, on ne peut ici que se demander ce que cela ferait d’être à la place d’Anna qui cohabite avec sa petite armée personnelle folle amoureuse de sa personne. Avoir accès aux pensées et aux ressentis d’Anna nous aide à l’apprécier et à excuser ses maladresses ou ses décisions parfois égoïstes en nous rappelant l’âge qu’elle a et ce qu’elle vit.

Les personnages qui l’entourent sont assez hauts en couleurs, notamment Lisa que j’ai adoré ! Elle est celle qui permet d’ancrer Anna dans la réalité tout en lui donnant ce grain de folie nécessaire aux grandes choses. On découvre finalement assez peu les membres du Power Club dans ce tome puisque l’accent est vraiment mit sur l’univers en général et les bases de celui-ci ainsi que sur l’intrigue de pouvoir qui va servir de fil conducteur par la suite.

En bref un livre assez gros mais où je n’ai pas vu le temps passé et dont l’intrigue promet une histoire pleine de pep’s qui invite à la réflexion. Un beau mélange qui augure du bon pour la suite !

 

Merci aux éditions Syros pour cette jolie découverte ~

 

« Il est toujours plus facile d’avoir de grandes idées quand la réalité ne vous oblige pas à les mettre en pratique. »

« La carte de visite ne pèse rien entre mes doigts. Mes boosters ne lui accordent pas une seconde de leur attention. Ils ont tort. Ils se laissent abuser par l’apparente insignifiance du bout de papier. Mais moi je sais que certaines décisions ouvrent des portes qu’on ne peut plus jamais refermer. »

 

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10 / 50