Les Puissants, T3 Libres – Vic James

Titre : Libres

V.O. : Bright Ruins

Série : Les Puissants

V.O. : Dark Gifts

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 11 Avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION IL S’AGIT D’UN TOME 3, NE PAS LIRE SANS AVOIR LU LES PRECEDENTS

Meurtrie, trahie, choquée, Abi a rejoint les rangs de la rébellion. Mais peut-elle encore croire à la paix ? Et si la violence était la seule arme à opposer à la tyrannie ?
Évadé de prison, Luke n’a pas d’autre choix que de s’allier à son ennemi, le mystérieux Silyen Jardine. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Les manipulations politiques et les combats magiques déchirent un pays à feu et en sang. Alors que le chaos menace, Abi, Luke et Silyen ont le pouvoir de transformer leur pays – ou de le détruire.

 

  • Avis :

Hé bien ça y est… Les Puissants c’est fini ! Deux ans depuis la sortie du premier tome, un an depuis celle du second et voilà, le troisième signe la fin de cette sanglante aventure.

Alors, autant vous le dire tout de suite : je ne sais pas si je suis satisfaite de cette fin. J’ai adoré le roman, aucun soucis là-dessus ! Mais cette fin… me laisse un peu sur ma faim. Un (ou trois) chapitres de plus n’aurait pas été de refus si vous voyez ce que je veux dire. Bref, cette série reste l’une de mes séries préférées et un coup de cœur magistral mais… je suis frustrée, voilà.

Mais laissons de côté la fin qui, au final, ne concerne que l’épilogue, pour nous concentrer sur tout le reste. Quel plaisir de retrouver tous les personnages ! A vrai dire, j’ai même relu les deux premiers tomes, chose qui m’arrive très, très rarement, parce que je ne voulais pas prendre le risque de rater le plus petit détail de l’intrigue. Ce qui en dit long sur ce que je pense de cette série (si vous êtes curieux, je vous invite ici pour le premier tome et là pour le second).

Nous retrouvons donc tous les protagonistes présents pour le grand final, entre ceux qui veulent garder le pouvoir et opprimer les autres et ceux qui réclament l’égalité. Comme dans chaque tome, les personnages évoluent et c’est un plaisir de les voir faire. Abi m’a plus d’une fois serré le cœur mais son courage et sa détermination force l’admiration. Elle devient quelqu’un qu’elle n’aurait jamais pensé être et qui, finalement, comprend qu’on ne peut pas toujours être altruiste et bon. Pas lorsqu’on veut changer les choses. En vérité, Abi est le personnage avec lequel je me sens le plus proche. Parce qu’elle a perdu au fil des pages cette naïveté qui caractérise l’enfance pour devenir une adulte consciente de la dureté des choses et de la nécessité d’être parfois tout aussi dure. A côté, Luke reste peut-être un doux rêveur, même s’il vit des choses horribles et est certainement le personnage le plus courageux de la série. Ces deux personnages évoluent tellement entre le premier tome et le troisième que je suis admirative de voir la manière dont l’auteur les a fait grandir. Gavar et Silyen suivent eux aussi une évolution différente mais bien présente et, comme je l’avais pressenti, Silyen restera un de mes chouchous, perplexe devant des émotions qu’il ne comprend pas et beaucoup trop intelligent pour être compris et pour comprendre les autres.

J’ai passé une grande partie du roman à me questionner sur certaines des personnages, à me demander qui jouait double ou triple jeu et qui allait me décevoir au final. Et c’est là l’une des choses que j’ai adoré dans ce roman : on ne sait pas comment tout va se terminer. On ne sait pas qui va vivre ou mourir. On ne sait pas qui va se salir les mains et qui va craquer. On ne peut que suivre l’histoire en croisant les doigts pour que certains restent indemnes et pour que d’autres comprennent. C’est dur, émouvant et parfois horrible mais c’est tellement bien amené… Aucune des morts de la série n’est gratuite, chacune apporte un tournant dans l’action et est un acte nécessaire. Pour l’avancé de l’histoire, pour celle d’un personnage, pour faire pencher la guerre d’un côté ou de l’autre. Aucun personnage n’est tout noir ou tout blanc. Ils font tous des erreurs, ils se questionnent, ils se retrouvent face à un ordre établi qu’ils ne comprennent pas forcément mais dont ils sont prisonniers, tous autant qu’ils sont.

L’action se déroule et on se retrouve pris au jeu. En définitive, si j’ai fait des conjonctures sur certains personnages, je me rends compte que je n’en ai jamais fait concernant l’intrigue. Parce que je voulais juste connaître la suite et continuer à lire. Parce que je savais que tout serait logique et que je serai satisfaite, ayant toute confiance en l’auteur pour savoir où elle allait. Bon, okay, maintenant je ronchonne sur l’épilogue (et je pense que je ronchonnerai encore un moment) mais, malgré tout, il est terriblement cohérent. Il se heurte au fait que j’aime savoir comment tout se termine et avoir un point final. Là, tout n’est pas dit mais, au-delà de cela, il est parfait. Tout comme la série l’a été.

En bref un coup de cœur magistral pour cette série dans son intégralité ❤

 

 

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Illuminae, T1 Dossier Alexander – Jay Kristoff & Amie Kaufman

 

Titre : Dossier Alexander

V.O. : The Illuminae Files _01

Série : Illuminae

Auteurs : Jay Kristoff & Amie Kaufman

Editeur : Casterman

Date de Parution : 14 septembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

 

  • Avis :

Le roman est réalisé comme un dossier classé top secret dont on découvre des événements racontés de façons linéaires et, franchement, c’est excellent ! N’étant habituellement pas fan des histoires qui se déroulent dans l’espace, j’ai hésité un moment avant de me lancer dans cette lecture. Mais comme les retours étaient top et qu’une de mes amies me poussait à sauter le pas, Illuminae a atterri dans ma wish-list. Et une amie me l’a offert ❤

Il a quand même attendu un an avant de sortir de ma PAL le pauvre. Par contre… une fois commencé… Les six cent pages m’ont tenus que deux jours.  Et j’ai acheté le tome 2 dans la foulée. Autant vous dire que ce premier opus m’a complètement emballé !

On se retrouve immergé dans la bataille aux côtés de Kady et Ezra et on les suit à pas à pas dans l’horreur. Car, il faut l’avouer, ce qui se déroule dans le roman est horrible. Il s’agit d’exécutions, de monceaux de cadavres et de maladies chimiques. Il s’agit d’une véritable guerre dans un lieu clos en plein milieu de l’espace. Sans échappatoire donc.

Si l’histoire est prenante, elle est surtout servie dans un écrin particulier. La mise en page nous plonge totalement dans des discussions via chat, dans des retranscription de vidéos (avec commentaires du transcripteur à l’appui), dans des sorties dans l’espace… Oui, même les moments où les personnages sont au milieu des étoiles sont présents dans la mise en page magnifique. On est obligé de tourner le roman pour pouvoir le lire et, au final, on est forcé de suivre les personnages pas à pas, de rester derrière eux et de vivre l’aventure avec eux pour ne rien perdre de l’intrigue.

Au fil des pages, nous voyons grandir Kady et Ezra. Ils n’ont pas le choix de mûrir et de faire des choses dont ils ne se seraient jamais cru capables. Le roman nous montre ce qu’on peut trouver de meilleur en nous lorsque les temps l’exigent mais aussi ce qu’on peut y trouver de pire. Car personne ne sait la manière dont il va réagir s’il est acculé. Et, pire souvent, lorsque ce sont ses proches qui entrent dans l’équation. Nos émotions nous brouillent parfois et c’est là où le roman propose quelque chose de très intelligent : il nous présente AIDAN, l’intelligente artificielle du vaisseau. Il ne ressent aucune émotion et prend donc des décisions uniquement pour le plus grand nombre sans tenir compte de tout ce qui a trait à l’humanité.

Est-ce mieux ? Pire ?

A vous de le décider en refermant Illuminae.

La fille des deux mondes, T2 Deux pieds sous terre – C. C. Hunter

 

Titre : Deux pieds sous terre

V.O. : Two Feet Under

Série : La fille des deux mondes

V.O. : The Mortician’s Daughter

Auteur : C. C. Hunter

Traducteur : Laurence Boischot

Editeur : Michel Lafon

Date de parution : 25 avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Je m’appelle Riley Smith, j’ai dix-sept ans, et je vais mourir.
Un comble pour une adolescente qui communique avec les morts. D’autant plus qu’elle les aide à accomplir leurs dernières volontés pour accéder à l’au-delà.
Mais la jeune fille n’aurait jamais imaginé devoir aider le fantôme d’un criminel… Alors qu’elle plonge dans les bas-fonds de la ville, les morts comme les vivants se font de plus en plus dangereux. Seul Hayden, son confident, le mystérieux esprit coincé entre la vie et la mort, peut venir à son secours… s’il la pardonne d’avoir découvert son secret.

 

  • Avis :

Après avoir dévoré le premier tome (dont la chronique est juste là), j’étais impatiente de retrouver Riley pour suivre la suite de ses aventures. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la jeune fille a des journées bien remplies et qu’elle ne risque clairement pas de s’ennuyer !

Nous retrouvons donc Riley où nous l’avons quitté : avec le fantôme d’un prisonnier sur les bras, ayant un gros crush pour un autre fantôme et se débattant pour que son père admette qu’il est alcoolique. Tout ça sans que sa meilleure amie ne découvre qu’elle parle avec des morts et que le beau gosse du lycée ne se rende compte qu’en vérité, ce n’est pas pour lui qu’elle craque mais pour son meilleur pote dans le coma. Moi qui pensait que ma vie était parfois compliquée… je n’ai pas très envie d’essayer celle de Riley !

Cette fois encore, nous faisons la connaissance de plusieurs personnages mais l’intrigue tourne essentiellement autour du fantôme du prisonnier qui amène Riley de plus en plus loin dans le danger. C’est l’un des points qui me plait beaucoup dans cette série : pour aider les fantômes, Riley doit faire preuve d’autant que courage que d’ingéniosité. Et si elle est souvent téméraire et se met en danger, elle le fait souvent pour de bonnes raisons et celles-ci sont explicitées à chaque fois. Ce n’est pas une adolescente qui se lance tête baissée sans réfléchir aux conséquences mais une jeune fille qui a le cœur sur la main et qui fait passer les autres avant elle.

Le seul point qui m’a fait tiquer finalement, c’est l’image parentale qui se dégage de la série : la plupart des parents sont clairement déficients, qu’il s’agisse du père de Riley, du beau-père de Carter, de la mère de Kelsey… Heureusement que ceux de Jacob relèvent le niveau ! Néanmoins la famille a une place très importante dans la série et la plupart des fantômes ont quelque chose à demander en rapport avec les gens qu’ils laissent derrière eux. De la même manière que Riley et Kelsey font tout pour leur seul parent respectif. L’amour est quelque chose de compliqué et c’est une émotion qui ressort bien à travers le roman. On peut parfois détester quelqu’un qu’on aime profondément et l’un n’empêche pas l’autre.

Comme pour le premier tome, il se passe beaucoup de choses dans ce second opus et le fil rouge de l’intrigue se dévoile doucement. On en apprend un peu plus sur la mère de Riley, assez pour être curieux d’en savoir encore plus  ! Et on voit bien que la jeune fille commence à sentir le poids qui pèse lourd sur ses épaules. Au fil du roman, Riley devient de plus en plus fatiguée et on sent qu’elle a besoin de soutien. Mais comment en avoir quand on doit cacher la moitié de qui on est ? Et que les jours qui se suivent apportent de nombreuses questions mais assez peu de réponses…

Et cette fin… Qui donne envie d’avoir le troisième tome sous la main !

En bref un second tome qui tient toutes ses promesses et qui oscille entre action et sentiments. Une belle réussite !

Libération – Patrick Ness

Titre : Libération

V.O. : Release

Auteur : Patrick Ness

Traducteur : Bruno Krebs

Editeur : Gallimard

Date de Parution : 15 Février 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Nous sommes samedi, c’est l’été, et Adam Thorn ne le sait pas encore mais sa vie est sur le point de basculer. Entre les avances déplacées de son chef à la pizzeria où il travaille, son rendez-vous amoureux avec Linus pour qui ses sentiments ne sont pas clairs, le coup de main qu’il doit donner à son père à l’église et la fête de départ de son ex, Adam a du mal à faire face aux sentiments contradictoires qui l’habitent. Mais pendant ce temps, au bord du lac, l’esprit d’une jeune fille assassinée se réveille, en quête de vengeance et de libération…

 

  • Avis :

Libération, c’est un roman qu’une de mes amies m’a ramené en me disant « il est chouette et il devrait te plaire », ce qui suffit en général pour me donner envie 😛

D’autant plus que ce n’est pas la première fois que je croise le nom de Patrick Ness et que les résumés de ses ouvrages me tentent (mais comme on dit : plein de livres et pas assez de temps, malheureusement). C’était donc là l’occasion de découvrir sa plume. Hé bien ce que je peux en dire c’est que je l’ai commencé en fin de matinée et que je l’ai terminé en fin d’après-midi. Une journée bien rentabilisée donc !

Libération nous permet de suivre une journée dans la vie d’Adam. Et quelle journée ! Le genre où vous vous dites « ce matin, j’aurai clairement mieux fait de rester couché ». L’auteur fait rapidement le tour de l’endroit : une petite bourgade où la religion a une place importante chez les adultes mais où les adolescents sont beaucoup plus ouverts que leurs aînés (et heureusement). Adam est le fils du pasteur évangélique de la ville et il est gay. Deux faits qui, généralement, ne font pas bon ménage. Dans sa famille, comme dans la ville, tout le monde le sait mais fait comme s’ils n’en savaient rien. Et là, déjà, se pose la première question : comment un adolescent peut-il se construire en tant qu’adulte si sa famille, qui est censée l’aimer inconditionnellement, nie qui il est ? Et c’est bien là le problème d’Adam qui est clairement en plein doute sur lui-même, se demandant si, effectivement, ce qu’il fait n’est pas mal.

J’ai beaucoup aimé Adam qui est plein de doutes et de failles mais qui cherche à avancer coûte que coûte. Il ne fait pas toujours les bons choix et il est parfois conscient de faire les mauvais. Comme nous tous finalement. Libération est un beau roman sur l’amour et l’amitié que nous pensons mériter et qui se heurte souvent à ce que les autres pensent de nous. Adam semble toujours tellement surpris lorsque quelqu’un l’apprécie et, à contrario, il veut désespérément aimer plus qu’il ne le fait déjà. Autour de lui, il y a Angela et Linus et ces deux personnages sont des piliers qu’on voudrait tous avoir dans une vie. Rassurant, aimant et prêts à tout.

Mais Libération, c’est aussi l’histoire de la Reine. J’adhère totalement aux histoires de faes et d’un monde fantastique à la lisière du nôtre alors l’histoire de la Reine m’a attrapé de la même manière que celle d’Adam. On y suit là aussi un personnage qui a du mal à savoir qui il est et ce qu’il veut réellement. C’est doux et tellement dur à la fois. Il est question de meurtre, de drogue et de tuerie. Avec un parallèle étonnant avec les questionnements d’Adam.

Je me demandais pourquoi l’auteur avait choisi de mettre ces deux histoires côte à côte mais la fin m’a proposé un « parce que » très satisfaisant. Qui m’a permis de refermer le roman avec la certitude d’avoir appris quelque chose sur moi-même.

En bref une histoire qui pose une question à laquelle nous cherchons tous la réponse…

Le Passeur d’ombres, T1 Amour fatal – Claire McFall

 

Titre : Amour Fatal

Série : Le Passeur d’ombres

V.O. : Ferryman

Auteur : Claire McFall

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 14 Mars 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dylan est saine et sauve. Elle a échappé de justesse à un terrible accident. Du moins, c’est ce qu’elle croit. Car le paysage désolé qui l’entoure n’a plus rien de l’Écosse. C’est une plaine dévastée hantée par des esprits. Et le garçon qui l’y attend n’a rien d’ordinaire. Il s’agit de Tristan, le Passeur chargé de l’amener dans l’au-delà. Mais cette fois, tout est différent. Car cette fois, Tristan brise le plus sacré des interdits. Il tombe amoureux. Et cette transgression pourrait bien lui coûter son âme… ou celle de Dylan.

 

  • Avis :

Je suis toujours curieuse des histoires de Passeurs entre les Mondes. A vrai dire, l’idée d’une vie après la mort m’importe peu (personne n’est revenu pour en parler de toute manière) mais, si jamais cette vie existe réellement, la manière d’y arriver et les personnes censées guider m’intriguent beaucoup plus ! Le Passeur d’ombres avait donc une intrigue faite pour me plaire.

Le début nous plante le décor dans lequel vit Dylan et j’ai beaucoup aimé le personnage. Cette jeune fille dont les rapports sont tendues avec sa mère (coucou l’adolescence !) et qui rêve de rencontrer son père. Qui ronchonne pour un rien et qui saute sur son téléphone dès qu’elle a quelque chose à dire à sa meilleure amie. Dylan est une héroïne choupinette qui va beaucoup grandir au fil des pages, passant peu à peu de l’adolescence au monde adulte alors qu’elle doit passer du monde des vivants à celui des morts.

Quant à Tristan, il est un passeur incongru du fait de son jeune âge apparent. Il suit des règles édictées par il ne sait qui et depuis il ne sait quand. Mais les règles sont là alors il fait ce pour quoi il est fait. Sa vie est un éternelle recommencement. Tristan est un message à lui tout seul sur le fait de vivre l’instant présent et de la passivité avec laquelle on peut tous le faire. Un jour après l’autre, comme le précédent.

Au niveau de l’intrigue, nous suivons donc Dylan et Tristan qui essaient de traverser le monde permettant à Dylan d’atteindre l’au-delà. J’ai trouvé les explications concernant ce monde bien menées et j’ai apprécié ma traversé, les relations passeurs-âmes et le pourquoi de la friche. Les spectres amènent un peu d’action dans ce roman qui, finalement, est plutôt passif puisqu’il se contrôle surtout sur les émotions des deux personnages principaux. Le fait d’avancer prend toute la place et, si les deux « adolescents » rencontrent des difficultés, j’ai malgré tout eu l’impression de rester en dehors de l’intrigue. Il n’y a pas vraiment de coups de théâtre et, même si j’ai apprécié ma lecture, je n’en suis pas ressortie avec des étoiles dans les yeux.

D’ailleurs, moi qui n’aime pas les fins ouvertes, je me dis que je pourrais m’arrêter avec ce premier tome sans problème car la dernière page me suffit comme point final.

En bref un roman sympathique, qui met au cœur du récit le fait de devoir évoluer et la difficulté de devoir toujours avancer.

 

L’amour, la vie et ma liste – Kasie West

 

Titre : L’amour, la vie et ma liste

V.O. :Love, Life and the List

Auteur : Kasie West

Traducteur : Pauline Vidal

Editeur : Hugo Roman

Date de Parution : 14 Mars 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Abby Turner n’avait pas vraiment prévu que l’été de ses dix-sept ans serait une telle catastrophe. Sérieusement, tomber amoureuse de son meilleur ami Cooper ? Se faire rejeter de l’école d’art qu’elle convoitait tant car son travail  » n’a pas d’âme  » ? Sans compter les problèmes d’anxiété de sa mère qu’elle arrive de moins en moins à gérer…

Il lui vient alors une idée loufoque : La liste. Abby va se donner un mois pour accomplir dix missions. Morceaux choisis : affronter l’une de ses plus grandes peurs (n°3), écouter l’histoire d’un parfait inconnu (n°5) ou encore tomber amoureuse (n°8). Si elle parvient à compléter cette liste, elle deviendra enfin l’artiste qu’elle a toujours rêvé d’être. Mais alors que la date fatidique approche, Abby réalise que ces défis sont bien plus complexes qu’elle ne l’aurait imaginé… Et que peut-être, avant de transformer son art, elle devra d’abord accepter de se métamorphoser elle-même.

  • Avis :

J’ai reçu ce roman dans le cadre de la YA box dont il faudra que je vous reparle plus tard. C’est le premier roman de Kasie West que je lis et, si les retours autour de l’auteur étaient bons, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. En lisant le résumé, ça semblait être un livre sans prise de tête, mignon et qui se lit facilement. Pile ce dont j’avais besoin au moment de ma lecture.

Et, effectivement, j’ai passé un bon moment avec ce roman. S’il n’y a pas de réel suspense dans l’intrigue (et ce n’est pas pour cela qu’on lit ce genre de roman, clairement), il est facile de s’intéresser à Abby et de s’attacher à elle. L’amitié est une notion particulièrement importante et on ressent bien le dilemme d’Abby à l’idée d’être amoureuse de son meilleur ami. De l’un de ses meilleurs amis d’ailleurs car, si elle a eu le cœur brisé, elle ne peut pas en parler pour ne pas risquer de créer une faille dans le quatuor. Abby doit donc être forte pour elle mais aussi pour les autres. Prendre sur soi n’est jamais facile mais, quand en plus on ne peut pas vraiment en parler à ceux qui nous sont le plus proche, ça devient parfois compliqué.

Mais Abby se rend bien compte aussi qu’elle est une adolescente qui, à part cet amour non partagé, à une vie assez facile. Chose pour quoi elle décide de créer la liste. Pour avoir des choses à raconter dans sa peinture, pour être plus « crédible ». Vivre les événements, appréhender de nouveaux sentiments permet de mettre plus de ressenti dans un art, quel qu’il soit et Abby veut avoir plus de profondeur.

La liste est une idée que j’aime bien, d’autant plus le fait de pouvoir la partager avec d’autres. J’ai beaucoup apprécié Abby et son évolution. Si elle se met des œillères, elle les soulève et les enlève doucement au fil des chapitres. Au final, nous suivons une adolescente qui devient une jeune adulte et la transition se fait avec la douleur des sentiments exacerbés de l’adolescence mais avec la douceur de l’amitié et de l’amour familial bien présent dans le roman.

Une histoire qui montre qu’il faut puiser en soi pour évoluer et parfois y aller cash et mettre le doigt sur les problèmes pour réussir à les résoudre.

En bref un roman qui se lit tout seul et qui fait du bien au moral. Et donc hop, les autres livres de Kasie West atterrissent dans ma WL 😛

 

Les yeux d’Aireine – Dominique Brisson

 

Titre : Les yeux d’Aireine

Auteur : Dominique Brisson

Editeur : Syros

Date de Parution : Février 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Rêve ou réalité ? Qui ment et qui dit vrai ? Une expérience intime et sensorielle inoubliable, à la lisière du fantastique.
Pendant quelques mois, quelques années peut-être, la réalité du monde se détraque. De nombreux jeunes changent brusquement de personnalité, oubliant qui ils ont été jusque-là. Des coccinelles se mettent à tomber par grappes entières, tandis que le ciel acquiert une couleur étrange. Puis certains adultes se volatilisent du jour au lendemain, sans laisser d’explications. Aireine, alors adolescente, voit tous ses repères disparaître : Pourquoi sa mère semble-t-elle si lointaine ? Qu’arrive-t-il à sa meilleure amie ? Peut-elle faire confiance à son nouvel amour ? La jeune fille décrit dans son journal cette période troublée. Des décennies plus tard, Achelle, son arrière-petite-fille, hérite de ce journal et part en quête de la vérité. Jusqu’au bout d’elle-même.

 

  • Avis :

J’ai eu du mal à comprendre le début de l’histoire parce que je n’ai pas bien compris où l’auteur voulait m’amener. Et je n’ai pas accroché avec Aireine. Donc, honnêtement, j’ai bataillé durant toute la première partie. Lorsque Achelle entre en scène, sa maladie qui lui fait oublier tout ce qui la concerne m’a poussé à m’intéresser plus à elle et j’ai beaucoup aimé le parallèle qu’elle fait avec l’histoire de son arrière grand-mère. Cette question de savoir qui elle est en découvrant son héritage via son histoire familiale m’a paru bien amenée et intéressante.

De la même manière, la vie en autarcie d’Aireine m’a cette foi-ci bien accroché et j’ai pris plaisir à découvrir la manière dont les adolescents réussissaient à garder leur humanité en effectuant des tâches simples et en comptant les uns sur les autres.

Néanmoins, le sujet initial sur la vieillesse et le fait de jalouser des plus jeunes m’est totalement passé au-dessus… Non pas que je ne me sentes pas concernée puisque chaque jour qui passe nous fait vieillir un peu mais, je ne sais pas, le sujet ne me passionne pas plus que ça.

Et comme on ne sait pas réellement comment la « maladie » opère, la manière d’amener ces adultes à devenir dangereux pour les plus jeunes ne m’a pas paru assez plausible pour être menaçante. Même si, bien évidemment, ne plus pouvoir regarder quelqu’un dans les yeux serait bien plus compliqué qu’il n’y parait.

En bref un roman qui, si l’écriture m’a encouragé à continuer, ne m’a pas séduit par le sujet abordé.