Engrenages et Sortilèges – Adrien Tomas

 

Titre : Engrenages et Sortilèges

Auteur : Adrien Tomas

Editeur : Rageot

Date de Parution : 23 Janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…

 

  • Avis :

Pour ce roman, c’est tout d’abord la couverture qui m’a intriguée et le résumé augurait un peu de steampunk alors j’ai craqué… et je ne regrette pas du tout ! Dès le départ, j’ai beaucoup aimé les personnages et l’univers présenté et j’ai fini par ne plus savoir décrocher. A vrai dire, ça faisait un moment que je n’avais pas veillé si tard (tôt ?) pour terminer un roman.

Je ne m’attendais pas à ce que certains passages soient aussi intenses pour un livre qui m’avait l’air plutôt jeunesse et j’ai donc été surprise (en bien) en voyant l’histoire s’assombrir peu à peu. L’intrigue est bien ficelée et tout à une cohérence. Aucun des personnages ne semble tout noir ou tout blanc et même ceux que nous ne croisons que quelques pages sont intéressants. S’il s’agit d’un lieu totalement inconnu, il est bien décrit pour qu’on ne s’y perde pas, assez pour l’imaginer sans peine mais pas trop pour ne pas être envahi d’informations inutiles.

Tout y est pour faire un bon roman de fantasy : des castes, de la politique, des moments sombres, des rebelles, de la trahison et de l’amitié. Le fait que Grise et Cyrus évoluent doucement au fil des chapitres est fait de manière convaincante et au vu de ce qu’ils vivent. Ils font des erreurs, ils ne dérogent pas à leurs principes mais ils assimilent ce dont ils sont témoins et grandissent peu à peu. Un point aussi sur Quint qui permet de rendre Cyrus attachant dès le départ (alors que ce n’était pas forcément gagné ! Une belle trouvaille.)

Finalement, la seule chose que je regrette, c’est qu’il s’agisse d’un one-shot. Il y avait matière à rendre les personnages encore plus profonds et l’histoire plus poussée. Néanmoins, c’est aussi agréable d’avoir un roman qui tient toutes ses promesses et se termine en ayant résolu toutes les questions qu’il a posées. Si la révélation finale n’est pas des plus surprenantes, elle est bien amenée et on prend plaisir à voir les personnages la découvrir.

En bref une histoire passionnante menée par des personnages attachants, un goût de trop peu !

Et je viens de découvrir que l’auteur avait écrit plusieurs autres livres, ce qui augure donc de belles lectures à venir j’espère 😛

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Ensemble à minuit – Jennifer Castle

 

Titre : Ensemble à minuit

V.O. : Together at Midnight

Auteur : Jennifer Castle

Traducteur : Alice Delarbre

Editeur : Casterman

Date de Parution : 7 Novembre 2018

 

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Entre Noël et le jour de l’An. Une jeune fille est renversée sous les yeux de Kendall et Max. Choqués, ils se réfugient dans un café, se sentant coupables de n’être pas intervenus. Là, la serveuse leur lance un défi : elle leur demande de faire sept bonnes actions désintéressées d’ici le 31 à minuit au lieu de se plaindre. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chaque jour à parcourir la ville de New York où ils tentent d’aider sept inconnu-e-s…parfois adorables, d’autres fois à peine aimables. Mais ils tiennent bon et apprennent eux aussi à se connaître.

 

  • Avis :

Le début du roman nous présente Kendall qui revient de plusieurs mois de lycée itinérant en Europe. Elle a donc visité de nombreux pays, rencontrés de nouvelles personnes, découvert une autre manière d’apprendre… avant de revenir chez elle où rien n’a changé. Elle est donc en plein moment de transition et nous la découvrons en plein doute, avec l’envie de ne surtout pas rester à stagner et la peur constante de ne pas y arriver.

De l’autre côté nous avons Max. Max qui ne sait pas dire non et qui se plie en quatre pour les gens qu’il aime, s’oubliant souvent lui-même. Max qui a peur finalement de se retrouver seul et de prendre sa vie en main.

Kendall et Max vont se retrouver au même endroit et assister au même accident. Mais surtout, ils vont être confrontés à la même question : s’ils étaient intervenus, auraient-ils pu changer quelque chose ? Que faire de tous ces moments où nous ne faisons rien ? Par flemme, par politesse, en se disant que quelqu’un d’autre va faire quelque chose ou tout simplement par désintérêt ? Lancés dans un défi de bonnes actions, ils vont tous deux se rendre compte de la difficulté de la chose. Parce qu’il faut du courage parfois pour intervenir ou ne pas détourner les yeux. Mais ils vont aussi découvrir tout ce que peut leur apporter le fait de s’ouvrir aux autres.

Le roman est tout doux, une jolie histoire parfaite pour le moment de noël ou lorsque nous avons besoin d’un peu d’optimiste. Par des petits moments du quotidien que nous avons tous vécus, l’auteur nous montre des réactions que tout un chacun peu avoir. A nous ensuite de choisir laquelle nous aurions eu ou aurons plus tard dans la même situation. Max et Kendall mûrissent aussi au fil des pages et en essayant de découvrir les personnes qu’ils voudraient devenir.

Un point aussi concernant les familles des personnages principaux qui contribuent à les rendre humains tous les deux. Leur background est intéressant à découvrir et permet de comprendre leur caractère et leur manière d’être. Une façon aussi de rappeler qu’il est parfois plus difficile d’être honnête avec les gens qu’on aime qu’avec ceux que l’on ne connait pas… Finalement, la seule chose que je regrette un peu dans ce roman, c’est le fait qu’on nous laisse sur notre faim concernant Emerson, l’un des frères de Kendall.

Au delà de cela, j’ai beaucoup aimé ma lecture et j’espère pouvoir lire d’autres romans de l’auteur.

En bref un roman tout doux qui rappelle que la gentillesse c’est d’abord l’envie de s’intéresser aux autres.

Apocalypsis – Eli Esseriam

Titre : Apocalypsis

Partie 1

Auteur : Eli Esseriam

Editeur : Lynks

Date de Parution : 1er Février 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

2012. Selon plusieurs croyances et mythologies, la Fin du Monde arrive à grands pas.
Ils sont quatre adolescents d’apparence ordinaire. Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils ne se ressemblent pas et n’ont, à première vue, rien en commun. Leurs vies vont pourtant s’entremêler d’étranges manières. Chacun va se découvrir un rôle dans ce cataclysme planétaire et apprendre à dominer son pouvoir unique. Ils vont devoir s’unir et sceller le Jugement Dernier. Ils sont les Cavaliers de l’Apocalypse.
Ils devront tuer, mais aussi épargner, maîtriser le sort des Hommes tout en se soumettant à leur propre destin.
Seules 144 000 âmes pourront être sauvées. En ferez-vous partie ?
Ou serez-vous un de leurs mystérieux opposants, déterminés et prêts à tout pour sauver le Monde ?

 

  • Avis:

Ce roman, je louchais dessus depuis quelques temps. La couverture m’intriguait tout comme le résumé. L’Apocalypse et ses quatre cavaliers, un sujet intéressant ! D’autant plus ici alors qu’on nous présente quatre adolescents « lambda » qui n’ont aucune idée de qui ils sont réellement. Je me demandais de quelle manière le sujet allait être traitée et comment ces jeunes allaient finir par déclencher l’Apocalypse : seraient-ils consentant ? Voudraient-ils sauver certaines personnes ? Seraient-ils amis ? Qui allaient s’élever contre eux ?

Bref beaucoup de questions dont j’attendais impatiemment les réponses !

Les petits extraits de Bible et les citations à chaque début de chapitres m’ont donné envie d’en savoir plus et j’étais donc toute partante à entrer dans l’histoire. Puis j’ai fait la connaissance d’Alice. Et si elle m’a d’abord amusé, elle m’a finalement vite agacée. Elle est belle, elle sait tout, elle réduit les gens à sa volonté, elle annonce qu’elle n’a pas de sentiments, elle parle comme un dico… Si j’ai bien aimé la découverte de ses pouvoirs et les moments avec ses parents, qui amènent un peu d’humanité, j’ai vite sauté des passages entiers tellement Alice m’agaçait…

J’espérais me remettre dans le roman en découvrant les deux autres cavaliers présents dans ce tome mais, de la même manière, leur propension à se déclarer immensément mauvais mais parfait m’a de nouveau rebuté… Dommage car la relation entre Edo et son petit frère me plaisait bien. J’aurai peut-être accroché s’il avait été le premier des cavaliers mais Alice ne m’avait déjà pas motivé et j’ai donc fini par totalement décrocher.

Dommage.

Gros sur le cœur – Carène Ponte

Titre : Gros sur le cœur

Auteur : Carène Ponte

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 20 Novembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

C’est l’histoire d’une adolescente sans doute un peu trop ronde, sans doute un peu trop fragile.
C’est l’histoire d’un nouveau lycée, des yeux qui dévisagent, des yeux qui jugent.
C’est l’histoire d’un professeur d’allemand qui séduit.
Mélissa, 17 ans, suit ses parents dans une nouvelle ville, un nouveau lycée.
Année de terminale sur la corde raide. Année charnière entre dégoût de soi, et renaissance.

 

  • Avis:

Ce livre étant basée sur le véritable vécu de l’auteur, il est assez délicat d’en écrire une chronique mais je vais malgré tout essayer de vous expliquer ce que j’en ai ressenti à la lecture. Tout d’abord, nous ne savons pas quels sont les moments fictifs ou non car tout est plausible. Ce qui est finalement assez effrayant… De voir à quel point les gens sont mauvais entre eux. Il ne s’agit pas ici que d’adolescents dont on pourrait dire qu’ils ne savent pas ce qu’ils font (et si, ils le savent très bien…) mais aussi des adultes. Le professeur est le personnage qui m’a le plus dérangé dans ce roman car je le juge de mes yeux d’adulte et les passages où il est présent m’ont donc paru totalement malsains.

En fait ce qui m’a embêté dans ma lecture c’est que le harcèlement comme la relation élève-professeur sont des choses dont il faut parler et c’est totalement le genre de livre à mettre entre les mains des adolescents. Mais cette histoire étant assez courte, j’ai trouvé que les deux ensembles était « trop » et que, ajouté à tout ce qui se passe dans la tête de Mélissa, on ne se concentrait pas assez sur un sujet ou sur l’autre. Trop d’informations en trop peu de pages.

A contrario, j’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur traite le sujet. Mélissa est un personnage auquel il est facile de s’identifier et qui, si elle fait des erreurs (et on en fait tous) est profondément gentille. Mais tous les gentils finissent par se rebeller lorsqu’on les pousse à bout. Et c’est normal. Mais cela ajoute en plus à la charge mentale des adolescents qui subissent puis ensuite en plus, culpabilisent.

Le sujet est bien amené et bien raconté et, si le roman se déroule sans surprise, il est important de mettre des mots sur les sujets qu’il aborde.

En bref un ouvrage qu’il serait intéressant d’étudier au lycée pour faire réfléchir les ados tout autant que les professeurs.

 

 

Terre de brume, T1 Le sanctuaire des dieux – Cindy Van Wilder

 

Titre : Le sanctuaire des dieux

Série : Terre de brume

Auteur : Cindy Van Wilder

Editeur : Rageot

Date de parution : 12 septembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d’une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire des Prêtres de l’eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière. Au cours d’une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d’un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s’est levée… et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s’allient afin d’empêcher leur monde de sombrer dans l’oubli.

 

  • Avis :

De Cindy Van Wilder, je connais la saga Les Outrepasseurs dont j’étais tombée amoureuse de la plume poétique mais dont le nombre de personnages m’avaient parfois perdu. Ici, l’histoire se concentre surtout sur deux personnages principaux : Héra et Intissar. Ceux qui gravitent autour d’elles ont bien évidemment une importance mais sont trop peu pour risque de perdre le lecteur et on est rapidement plongé dans l’histoire.

Nous découvrons un monde recouvert de brume où seuls quelques îlots émergent. Ceux-ci regroupent des sanctuaires où vivent des personnes normales ainsi que des personnes possédant des pouvoirs. Héra peut manipuler l’eau grâce à son vecteur (un pendentif contenant de l’eau de source) mais, à chacune de ses manipulations, elle produit de la brume qu’elle doit ensuite enfermer. J’ai été surprise que personne ne pointe du doigt le fait que continuer à faire de la magie est ultra dangereux dans ce monde déjà très embrumé…

De l’autre côté de l’océan de brume, nous découvrons Intissar qui, elle, manipule le feu grâce à une plante. La dualité qui oppose prêtres de l’eau et sœurs de feu montre que, malgré les conditions précaires de vie, les hommes ont toujours des prétextes pour ne pas s’aimer et se ranger dans des cases. C’est ce qui arrive dès le début du roman et qu’Intissar essaie de contrer tout au long de l’histoire. J’ai totalement accroché avec ce personnage qui place l’humanité avant son propre bien-être et qui n’hésite pas à aller contre les règles même si cela peut lui coûter très cher.

L’intrigue est bien menée et on se laisse facilement emporter. L’écriture fluide permet d’avancer rapidement et, même si je n’ai pas retrouvé la poésie des Outrepasseurs, j’ai beaucoup aimé ma lecture. D’ailleurs… C’est quoi cette fin ? Où est la suite ?

On se retrouve avec une fin très ouverte qui ne donne qu’une envie : que le second tome sorte pour  enfin découvrir ce qui va arriver à Intissar et Héra.

En bref une lecture très agréable pour un roman fantasy YA prenant et bien mené.

Et un petit mot pour cette couverture sublime ❤

L’insaisissable logique de ma vie – Benjamin Alire Saenz

 

Titre : L’insaisissable logique de ma vie

V.O. : The Inexplicable Logic of My Life

Auteur : Benjamin Alire Saenz

Editeur : PKJ

Date de Parution : 16 Août 2018

 

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Sal mène une vie paisible et sans histoires, dans une famille moitié mexicaine, moitié américaine. Mais tout bascule le jour de sa rentrée en terminale. Pour défendre l’honneur de son père adoptif, il sort les poings et frappe. Surprise, colère, satisfaction, culpabilité se bousculent dans la tête du jeune homme, qui se met à douter de tout, même de sa propre identité. Alors, avec l’aide de Sam, sa meilleure amie, et de son père, Sal va tenter de comprendre l’insaisissable logique de sa vie.

 

 

  • Avis :

Pensez-vous qu’il soit possible de tomber amoureuse d’un livre ?

Je crois que, parfois, lorsque l’on est un peu perdu et qu’on a l’impression de patauger, certains livres peuvent nous apporter un soutien dont on ne pensait même pas avoir besoin. De part leurs réflexions et celles qu’ils véhiculent, de par leurs résonances avec nous-mêmes, ils réussissent à trouver des mots qui apaisent et des règles de vie qui font du bien. Cela tient parfois en une phrase ou dans un personnage, dans une situation ou dans une émotion. Et, plus rarement, il s’agit du livre tout entier.

Hé bien là, je suis totalement tombée amoureuse de ce livre. Pas de Salvador, de Sam ou de Vincente en particulier. Pas de Mima ou de Fito. Mais de tous les messages et la douceur que le roman véhicule.

L’histoire nous est donc raconté par Salvador, dix-sept ans. Sa mère étant décédée lorsqu’il avait trois ans, Salvador a été adopté par Vincente, le meilleur ami de sa mère qui lui a donné une éducation et un amour inconditionnel. Au début du roman, Salvador est un garçon très doux, très raisonnable mais qui se pose des questions sur lui-même, notamment celle-ci : est-il si gentil que cela ? Depuis quelques temps, Salvador se sent en colère, surtout lorsque les gens pointent du doigt l’homosexualité de son père, et ne peut s’empêcher de jouer des poings.

A ses côtés, il y a Sam, sa meilleure amie, en conflits avec sa mère et qui a toujours un avis sur tout. Leurs joutes verbales, tout comme tous leurs petits rituels de textos, sont un régal à lire et rappelle combien l’amitié prend une place importante dans la vie de tous les jours.

Et puis bien sûr, il y a la famille. Celle que forme Salvador et son père. Celle aussi qu’ils forment avec Sam. Celle de Sam et sa mère. Celle de Vincente et donc celle de Salvador. Beaucoup de moments du roman prônent l’importance de la famille et le poids qu’elle peut avoir sur nos décisions. Qu’il s’agisse de la famille de sang ou de cœur, le livre fait la part belle aux émotions. Si les liens du sang ne relient pas Salvador à sa grand-mère, à ses oncles et tantes ou même à son père, ce sont eux qui l’aiment et l’ont élevé, eux qui le protègent et le grondent. Tout l’amour que l’on peut ressentir pour sa famille transcendent chaque page du roman et celui-ci ne dit pas que tout est toujours facile et qu’il ne faut pas être triste ou en colère mais bien qu’il faut accepter qui on est.

A dire vrai, je ne sais pas vraiment comment vous présenter ce roman… Je l’ai lu a un moment où j’avais besoin de lire les messages qu’il véhicule et c’est certainement aussi pour cela que je suis totalement entrée dedans. J’ai l’habitude de mettre des post-it lorsque je tombe sur des phrases qui me plaisent et ça a été impossible ici si je ne voulais pas le transformer en arc-en-ciel de post-it. A vrai dire, je pense même que je finirais par le relire et par surligner à l’intérieur (bouh, sacrilège !).

En bref un livre qui fait du bien et qui vous pousse à vous réconcilier avec vous-même.

Le Grand Saut T3 – Florence Hinckel

 

Titre : Le Grand Saut

Auteur : Florence Hinckel

Editeur : Nathan

Date de parution : 24 Mai 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Paris ! Iris, Marion, Rébecca et Sam ont réalisé leur rêve : vivre en colocation à Paris, pour leur première année d’études… mais un rêve imparfait car sans Alex, à cause de son handicap, et sans Paul, qui a disparu durant l’été. Iris tente une percée dans le monde littéraire parisien, Rébecca dans celui de la comédie. Sam se fait des amis engagés en fac de droit, pour impressionner Charlotte, qu’il a peur de voir s’éloigner. En maths sup, Marion vit un bizutage éprouvant, mais trouve en Lena, sa voisine, un soutien inattendu. A Marseille, Alex préfère écrire des chansons à sa fac de math. Quant à Paul, il s’est lancé dans un centre de recrutement très particulier…

 

  • Avis :

Après avoir dévoré les deux premiers, j’ai pourtant attendu quelques mois après la parution pour découvrir ce nouvel opus. Parce qu’il est toujours délicat de dire au revoir à des personnages avec qui on a adoré faire un petit bout de chemin… même si leur chemin continuera bien après la dernière page refermée.

Nous retrouvons donc Iris, Sam, Rebecca et Marion dans la capitale, tous les quatre prêt pour une nouvelle vie en colocation, motivés pour réaliser leurs rêves. Mais entre les rêves et la réalité, il y a souvent un mur que l’on se prend de plein fouet et le roman réussit à bien retranscrire les difficultés de la vie quotidienne. A travers chacun des personnages et par leurs caractères différents, il est facile de se retrouver dans l’un d’entre eux, voir un peu dans chacun d’eux. De la même façon avec Alex et Paul, le premier essayant d’appréhender le nouveau monde qui est le sien depuis son accident et le second déterminé à trouver sa voie.

A travers ses six personnalités bien distinctes mais liées par l’amitié qu’ils ressentent les uns pour les autres, l’auteur aborde une myriade de sujets diverses. La conscience politique, l’horreur du bizutage, le monde complexe et difficile à atteindre des arts, les pistons, la dureté mais aussi la solidarité de la Légion Étrangère, la non-accessibilité des lieux aux personnes en situation de handicap… et surtout l’importance de l’amitié lorsqu’on se sent au fond du trou. Notamment le fait que l’amitié, ce n’est pas se soutenir en toutes circonstances et être toujours d’accord, mais c’est aussi des accrochages pour un rien et des moments de fatigue où la simple présence de l’autre est un baume. C’est aussi accepter les défauts des autres et s’amuser ou s’attendrir de leurs envolées lyriques ou au contraire, essayer de les ramener sur terre.

Ce roman-ci nous démontre une fois encore à quel point le bonheur est complexe à trouver mais comme tout est plus facile lorsque nous laissons de côté nos doutes pour essayer d’aller de l’avant. Et surtout, que le bonheur est propre à chacun. Car aucun de ses six amis ne rêve de la même chose et n’a les mêmes moyens d’y parvenir. Ils ont grandit au fil des tomes et ils grandiront encore, découvrirons de nouveaux lieux et de nouvelles personnes. Ils seront déçus, heureux et en colère parfois. Mais tant qu’ils s’accrochent, prennent du plaisir et sont là les uns pour les autres… ils trouveront ce qu’ils cherchent.

C’est en tout cas ce que j’espère en refermant cette trilogie qui m’aura fait passer un très beau moment de vie en compagnie de ses six amis.

En bref si vous n’avez pas lu cette série : lisez-là !

Neville Londudat : Un livre où l’amitié tient une place importante (Botanique) : 20 pts