Romance – Arnaud Cathrine

Titre : Romance

Auteur : Arnaud Cathrine

Editeur : Robert Laffont

Collection R

Date de parution : 2 janvier 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

C’est le mojito.
C’est un léger accident.
C’est parce qu’il n’a pas rencontré de fille.
C’est parce que je n’ai pas rencontré de garçon.
C’était juste pour essayer.
C’est pour avoir tout fait ensemble.
C’est pour tous les amis pareil.
C’est entre lui et moi.
C’est la première et la dernière fois.
C’est rien.
Ça va passer.

 

  • Avis :

Même si j’ai beaucoup entendu parler du roman A la place du cœur, c’est la première fois que je lisais un roman d’Arnaud Cathrine et j’espère que ce ne sera pas la dernière car j’ai beaucoup aimé sa plume. On est rapidement plongé dans l’histoire et celle-ci est fluide, faisant que les page se tournent très vite.

Ce roman, c’est l’histoire d’un premier amour, avec tout ce qu’il implique de bonheur, d’émotion, de doutes et de peur. Vince est un romantique dans l’âme, il a dix-sept ans et il rêve d’être amoureux. Il veut se lancer dans l’amour tête baissée, aimer à la folie et être aimé en retour. Et, lorsqu’il tombe amoureux, Vince l’est à fond. Il est également comme ça dans la vie finalement, il prend tout à bras le corps, ses émotions sont fortes et le dominent parfois et il ne fait rien à moitié.

Le roman pose aussi la question d’être gay dans un monde qui ne vous accepte pas toujours. Vince revendique un monde où l’amour serait considéré comme de l’amour, point. Un monde qui devrait couler de source qui est considéré comme « idéal ». Il pose également la question d’être soi-même dans ce monde-là et d’assumer d’être qui on est. Pourquoi devrait-il être courageux d’assumer ce qui est normal lorsqu’on est hétérosexuel et devrait l’être également lorsqu’on est homosexuel ?

Si ce roman est donc un roman sur le premier amour, c’est également un roman sur l’adolescence et tout ce qu’elle implique d’émotions contradictoires. Vince n’est clairement pas un personnage tout lisse et ses émotions rythme le texte comme elle rythme l’adolescence.

Ce ne sera pas une surprise si je vous dis que je suis mitigée sur la fin, tout simplement parce qu’il s’agit d’une fin ouverte. Elle est cependant parfaite avec l’histoire que nous découvrons dans le roman même si je n’aime pas laisser les personnages sur quelque chose de « pas terminé ». Mais Vince va continuer sa vie, il a dix-sept ans, de nombreuses possibilités s’ouvrent à lui et c’est très bien comme ça.

En bref un roman que j’aurai lu très vite, plein d’émotions et qui vous entraîne avec Vince sur les hauts et les bas d’un premier amour. Un roman qui m’aura donné envie d’en découvrir d’autres de l’auteur.

 

« Le monde doit être post-gay ![…] Un monde où les homosexuels pourraient se définir par autre chose que leur sexualité. […] Moi, ça me gave, euh, ça m’ennuie d’être différent, d’être un problème. Je ne suis pas un problème. Et vous non plus. Je ne suis pas que gay. »

« Me protéger ? Mais ça ne va pas du tout avec l’amour, Rokia ! Peut-être que ça t’arrange, toi, de te protéger (ce qui expliquerait, au passage, pourquoi tu n’es plus jamais tombée amoureuse depuis Yohann), mais moi, je te dis que c’est le contraire de l’amour. L’amour, c’est danger de mort. Ou rien. »

 

Aurora Squad, épisode_01 – Amie Kaufman & Jay Kristoff

 

Titre : Aurora Squad

V.O. : Aurora Rising

Auteur : Amie Kaufman & Jay Kristoff

Editeur : Casterman

Date de Parution : 5 Février 2010

 

 

  • Résumé (éditeur) :

2380, quelque part dans la galaxie. Tyler, jeune pilote prometteur, est impatient de former l’escadron de ses rêves. Alors qu’il sort faire un tour dans l’espace pour se calmer les nerfs avant l’Affectation, il tombe nez à nez sur un vaisseau disparu depuis des années. A bord, Aurora, une jeune fille cryogénisée depuis 200 ans… Commence pour Tyler une odyssée dangereuse où il devra protéger Aurora de ceux qui la traquent pour une raison inconnue. Et diriger une bande d’anti-héros fantasques et courageux, insolents et sarcastiques… Et si le sort de l’humanité dépendait de sept têtes brûlées à l’humour ravageur ?

 

  • Avis :

Ayant totalement adoré la trilogie Illuminae, je ne pouvais pas passer à côté d’Aurora Squad, la nouvelle saga des mêmes auteurs. Le risque, cependant, c’est d’être déçu… Alors, à votre avis, cela a-t-il été le cas ? Ou Aurora Squad a-t-elle réussi à supplanter Illuminae dans mon cœur livresque ?

Hé bien… oui et non. J’ai beaucoup apprécié ma lecture et j’ai passé un très bon moment en compagnie de cette équipe haute en couleurs, un peu désaxée et qui a carrément la poisse. Mais Illuminae reste pour moi un chouïa au-dessus, tant dans sa forme que dans son suspense. Malgré tout, je ne peux que vous encourager à tenter l’aventure en compagnie des membres d’Aurora Squad parce qu’ils sauront vous emmener aux confins de la galaxie avec un humour à toute épreuve !

Dans Aurora Squad, vous ferez bien évidemment la connaissance d’Aurora, cette jeune fille qui a été cryogénisée durant 200 ans et qui porte en elle autant de questions sur ce présent qu’elle ne connait pas que de connaissances sur un passé disparu. Vous découvrirez aussi Tyler, le chef de l’escadron, ce premier de la classe qui n’a jamais dévié de sa route, jusqu’à aujourd’hui. Et puis Scarlett, sa soeur jumelle, qui n’a pas la langue dans sa poche, ce qui est pratique car c’est elle qui est chargée des négociations lorsqu’il y en a. Cat, la pilote qui est aussi douée aux commandes d’un vaisseau que pour clasher quelqu’un. Zila, la scientifique, celle qui analyse mieux les situations que les êtres vivants. Kal, le responsable des combats, qui a plutôt tendance à foncer dans le tas et à discuter ensuite. Et Finnian pour qui la mécanique n’a aucun secret et qui peut tout réparer entre deux phrases de dragues à deux balles.

Ils sont donc sept et la narration va passer de l’un à l’autre au fil des chapitres, faisant avancer l’intrigue à chaque saut de personnage. Le fait de changer de personnage ne m’a pas dérangé car le narrateur est indiqué en début de chapitre, ce qui permet de ne pas perdre le lecteur. J’ai apprécié justement de pouvoir en apprendre plus sur chacun des personnages, via leurs pensées et leurs ressentis. Le fait de ne pas se focaliser sur un seul narrateur permet de faire avancer l’histoire tout en montrant les différences de point de vue qui peuvent exister entre les personnages lors de la même situation.

L’histoire aborde plusieurs thèmes intéressants qui peuvent parler à de nombreux lecteurs. La notion de racisme tout d’abord via le personnage de Kal, celui du handicap grâce à Finnian, mais également des thèmes tels que le fait de ne pas réussir à interagir en société ou à l’intérêt de ne pas mélanger privé et professionnel.

Concernant l’intrigue, elle est bien menée et les rebondissements s’enchaînent rapidement, nous faisant nous poser des questions et ne permettant pas aux héros de souffler et donc de se poser pour réfléchir. Certains moments m’ont surprise et je me suis laissée porter au fil de l’histoire sans m’ennuyer un seul instant. Et la fin… m’a fait me dire qu’attendre 2021 pour découvrir la suite de ce roman allait être long.

En bref ce n’est donc pas un coup de cœur intersidéral comme l’avait été Illuminae, sûrement car le roman reste plus « banal » dans sa forme. Néanmoins, je l’ai lu rapidement et j’ai adoré ma plongé avec cette équipe totalement loufoque !

 

Nos passés imparfaits – Danielle Rollins

 

Titre : Nos passés imparfaits

V.O. : Stolen time

Auteur : Danielle Rollins

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 6 févier 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Une histoire d’amour envoûtante qui traverse le temps et les époques.
Dorothy est piégée et prête à tout pour échapper au mariage arrangé par sa mère. Y compris s’enfuir et embarquer clandestinement à bord d’un étrange vaisseau. Mais en faisant la connaissance du jeune et mystérieux Ash, la jeune fille est loin de se douter qu’elle va atterrir dans un futur déchiré par les catastrophes naturelles et la guerre civile. Un futur dans lequel Ash a une mission des plus cruciales : remonter le temps et retrouver le Professeur, son mentor, afin d’empêcher le monde de sombrer dans le chaos. Ce que Dorothy ignore, c’est qu’en fuyant son tragique destin, c’est celui de l’humanité entière qu’elle vient de changer…
L’HISTOIRE LES A SEPARES. LE DESTIN LES REUNIRA.

 

  • Avis :

Nos Passés Imparfaits m’attirait autant par le titre et le résumé que par la couverture, que je trouve aussi jolie qu’intrigante. Et je ne regrette pas d’avoir cédé à la curiosité car j’ai passé un très bon moment avec ce roman.

Dorothy est une jeune femme à qui on a dicté toute sa vie la manière dont elle devait penser et se comporter. Elle aspire à être plus que ce que les gens voient d’elle, plus que son beau visage et plus que le pantin de sa mère. Elle est rusée, elle sait ce qu’elle veut et pourtant, elle est malgré tout assez fragile. C’est un personnage finalement ambivalent, qui oscille entre la volonté de montrer aux gens ce qu’elle vaut et l’envie d’avoir des gens sur qui compter. Entre méfiance et confiance.

En face se trouve Ash. Le pilote de la machine à remonter le temps dans laquelle se cache Dorothy. Asher est un personnage qui parcourt le temps parce qu’il n’a pas le temps de faire autrement, beau paradoxe non ?

L’histoire nous permet de faire connaissance avec un groupe de quatre jeunes adultes qui ont l’habitude des voyages dans le temps et ont tous été choisi particulièrement. Leurs compétences sont diverses, tout comme leurs caractères mais ils ont tous le même but : retrouver le professeur qui les a recruté, quelque soit l’époque dans lequel il se trouve.

L’intrigue nous présente donc un monde futur, où les catastrophes naturelles n’ont pas permis de garder les villes telles qu’elles étaient. Et que font les hommes quand ils se sentent acculés ? Ils s’entre-déchirent. Plusieurs groupes s’affrontent donc dans la ville et revendiquent un accès au passé. Qui a tord ? Qui a raison ? Chaque lecteur se fera son propre point de vue au fil des pages et des événements. Un roman qui peut trouver un écho dans les actualités, dans les séismes, les inondations et les autres catastrophes naturelles qui se déroulent en ce moment.

On se questionne au fil des pages et des retours dans le passé, sur les possibilités que ceux-ci possèdent mais également sur les interdits et les impossibilités. Le fait de pouvoir revenir dans le passé implique-t-il de pouvoir changer les choses ? A quel prix et de quelle manière ? Pourquoi certains des personnages ont-ils l’air d’en savoir plus que d’autres ? Comment ? On passe le roman à se poser de nombreuses questions et à faire des hypothèses et j’ai beaucoup aimé l’alternance entre ce que l’on sait, ce dont l’on se doute et ce qui est totalement à côté de la plaque.

Toute l’histoire est bien menée, le lecteur n’est jamais perdu dans les sauts dans le temps et la fin est extrêmement bien ficelée !

En bref un roman qui m’aura entraîné dans les couloirs du temps et pour lequel je suis très curieuse de lire la suite.

Je veux manger ton pancréas – Yoru Sumino

Titre : Je veux manger ton pancréas

V.O. : Kimi no suizo wo tabetai

Auteur : Yoru Sumino

Traducteur : Tomoko Seigneurgens

Editeur : Pika roman

Date de parution : 6 novembre 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« Je veux manger ton pancréas ! »
À ces mots, je me figeai.
« J’ai vu ça hier, à la télévision. Autrefois, si une partie de son corps était malade, on mangeait la même partie du corps d’un animal pour guérir. C’est pour ça que… Je veux manger ton pancréas ! »
En temps normal, je l’aurais ignorée. Qui ça ? Sakura, ma camarade. Elle était atteinte d’une grave affection du pancréas qui la condamnait, et pourtant… C’est avec moi, un parfait inconnu, qu’elle avait choisi de partager ses derniers jours. Sa seule requête : que l’on vive ensemble une vie entière, le temps d’un printemps…

 

  • Avis :

Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre en ouvrant ce roman et c’est donc plus la curiosité que l’assurance que j’allais aimer qui m’a poussé à en ouvrir les pages. Tout d’abord, il faut noter que la manière dont les romans japonais sont écrits peut être rébarbative pour quelqu’un qui a l’habitude des histoires bourrée d’actions et où les héros adolescents sont plutôt rebelles. Le ton est ici très posé, ce qui s’ajoute au fait que le caractère du personnage principal est aussi introverti.

Cet ouvrage, c’est un roman sur les difficultés de vivre avec la maladie mais également une réflexion sur ce qu’implique le fait de vivre et sur les différentes définitions que chacun peut donner à ce mot. Sakura sait qu’elle va mourir et elle fait tout pour que tous les jours qui passe contiennent leur lot de rires et d’aventures. Elle sait qu’elle ne pourra jamais réaliser tout ce dont elle a envie alors elle essaie de vivre le plus possible, parce qu’elle n’a pas le temps d’attendre d’aller mieux.

En face, il y a le narrateur (dont je vous tairais le nom car il n’aime pas être cité). Lui préfère la solitude et ne voit pas l’intérêt d’avoir des amis ou de s’intéresser aux autres. En découvrant la maladie de Sakura, il entre dans un cercle très privilégiés de personnes au courant et Sakura décide alors de l’embarquer dans son aventure de vie.

Ses deux personnages sont diamétralement opposés et leur façon d’appréhender la vie et les relations sociales vont entrer en conflit au fil de leurs discussions et des moments qu’ils vont passer ensemble, les faisant progressivement évoluer sans qu’ils s’en rendent forcément compte. Un roman qui met l’accent sur le fait qu’on a besoin les uns des autres mais chacun à sa manière et qu’on a tous quelque chose à apporter aux autres.

Quant à la fin… Hé bien elle est surprenante ! Je suis restée vraiment surprise devant le roman, à me demander s’il s’agissait d’une blague ou non. Comme j’aime beaucoup être surprise en lisant, j’ai totalement adhéré à ce rebondissement.

En bref une belle réflexion sur la vie, tout simplement.

 

Le Bleu de tes Mots – Cath Crowley

 

Titre : Le bleu de tes mots

V.O. : Words in deep blue

Auteur : Cath Crowley

Editeur : PKJ

Date de parution : 14 août 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Cela fait trois ans que Rachel a déposé sa lettre d’amour à Henry dans son livre préféré. Trois ans de silence. Aujourd’hui, anéantie par la mort de son frère, Rachel revient dans la ville où elle a grandi et accepte à contrecœur de travailler à la librairie… aux côtés de Henry. Dans ce lieu particulier où chacun peut laisser des notes et des petits mots au fil des pages, tous deux vont réapprendre à se confier par lettres interposées. Une seconde chance ?

 

  • Avis :

Je louchais sur ce roman depuis un moment et, lorsque j’ai eu l’occasion de le lire, je n’ai pas hésité longtemps à l’ouvrir ! Le problème quand on attend un titre, c’est bien souvent le risque d’en attendre trop et d’être déçue. Hé bien, aucune déception ici ! J’ai adoré ma lecture. J’ai aimé Rachel et Henry et j’ai compris leurs réactions. Je me suis attachée à leurs défauts et j’ai apprécié leurs qualités. Bref, je me suis impliquée dans le roman et j’ai passé un très bon moment.

Lorsque Rachel revient dans sa ville natale, trois ans se sont écoulés. Trois ans où elle n’a pas revu ses amis, où elle a laissé derrière elle le meilleur ami dont elle était amoureuse et qui n’a jamais répondu à sa lettre d’amour. Evidemment, on change en trois ans mais Rachel a changé profondément parce qu’elle vient de perdre son petit frère. Revenir dans sa ville natale c’est une manière d’essayer d’oublier la mort de son frère en côtoyant des personnes pour qui ces trois ans n’ont rien changé ou si peu. Mais c’est aussi retrouver Henry.

Ah Henry. L’amoureux transi, le bêta adolescent et l’amoureux des mots. Celui qui pense qu’il est le seul à être triste et pour qui les chagrins d’amour sont le sommet de la tristesse. Dit comme ça, on pourrait penser que je n’ai pas apprécié Henry… mais si. Il est touchant et il essaie de donner le meilleur de lui-même. Son envie de partager la magie des mots m’a également beaucoup plu et le roman nous fait découvrir une myriade d’histoires humaines qui se partage autour de la librairie des parents de Henry. Parce que les livres ont le pouvoir de réunir les gens et ça, c’est l’un des messages qui ressort du roman.

Pourtant, l’histoire ne nous dit pas que lire suffit à tout consoler mais bien que les mots peuvent aider à aller mieux, qu’ils soient partagés entre les pages d’un livre ou prononcés par des amis. Qu’un deuil est toujours quelque chose de dur et de douloureux et qu’il existe des deuils différents : la mort, la fin d’une relation, l’abandon d’un rêve… Que la vie peut être aussi horrible que belle et qu’on ne peut que continuer à avancer.

L’idée de la bibliothèque épistolaire m’a tellement plu que j’envisage de la tester (que se soit dans un centre de documentation ou dans une bibliothèque). Pouvoir communiquer dans le livre et non pas uniquement autour du livre ouvre de nombreuses possibilités d’activités et de partage que j’ai très envie de découvrir et de mettre en place !

J’ai également beaucoup aimé l’idée de « dernière nuit avant la fin du monde ». En vérité, j’ai refermé ce livre avec des idées plein la tête et des envies de réaliser des activités qui permettent aux gens de communiquer différemment et de se recentrer sur ce qui peut être essentiel… C’est peut-être la force de ce roman finalement ? Continuer à vivre dans la réalité par les idées qu’il a suscité.

Une bref une lecture douce-amère qui montre à quel point l’amitié et les livres peuvent aider à surmonter les difficultés de la vie.

 

Les Chroniques Lunaires, T1 Cinder – Marissa Meyer

 

Titre : Cinder

Série : Les chroniques lunaires

Auteur : Marissa Meyer

Editeur : PKJ

Date de parution : 2013

 

 

  • Résumé (éditeur) :

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

 

  • Avis :

Bon, pour vous dire la vérité, ça fait déjà cinq ans que Ferilou me conseille allègrement cette série et elle avait même abandonné l’idée de me la voir lire un jour. Mais comme j’ai un esprit très contradictoire, je m’y suis mise ! Et, comme toujours lorsqu’elle me conseille quelque chose, j’ai adoré !

Le début m’a laissé un peu perplexe cependant et j’ai eu un peu de mal à me faire à l’idée que Cinder n’est plus tout à fait humaine parce que je ne comprenais pas si elle restait humaine ou non malgré tout. Ce qui ne m’a pas empêché de vite entrer dans l’histoire et de m’attacher à Cinder. Cendrillon n’est pas vraiment l’un de mes contes préférés mais j’ai beaucoup aimé la manière dont il est amené ici. On attend évidement certains passages et les relations inhérentes à Cendrillon mais, au-delà de cela, le roman n’a rien à voir.

L’histoire nous présente donc Cinder, qui vit en Orient dans un monde où la Reine de la lune est une dominatrice totalement folle qui veut régner sur la Terre. Bien loin des préoccupations de ce genre, Cinder est une mécanicienne de talent qui répare tout ce qu’on lui amène pour gagner de l’argent que lui prend sa belle-mère. Car elle a évidemment une méchante belle-mère (un personnage que vous aller aimer détester) et deux demi-soeurs dont la plus jeune, Peony, est un amour.

Il y a aussi un prince bien sûr sur lequel toutes filles se pâment (et elles ont de quoi, Kai est adorable !). Mais il y a surtout une véritable intrigue sur une Princesse lunaire disparue et une maladie contagieuse qui décime la population. Sur des personnes ayant infiltré la Terre avec des pouvoirs psychiques et une intrigue politique intéressante.

Alors oui, c’est un peu cousu de fils blancs et il n’y a pas de grandes révélations ou de suspense insoutenable. Mais l’écriture est prenante, l’histoire entraînante et les personnages attachants. Iko amène de l’humour, les situations apportent de la tristesse et la fin du roman est arrivée sans que je ne vois passer les chapitres. Et à ce moment-là… j’avais besoin de la suite.

En bref une réinvention très originale du conte de Cendrillon qui m’a totalement emportée dans Les Chroniques Lunaires.

 

Le Dernier Magicien, T2 Les Cinq Artefacts – Lisa Maxwell

 

Titre : Les Cinq Artefacts

Série : Le Dernier Magicien

V.O. : The Devil’s Thief

Auteur : Lisa Maxwell

Editeur : Casterman

Date de Parution : 6 novembre 2019

 

 

  • Résumé :

Le pouvoir du Livre vit en Harte désormais. Non contrôlé, il risque d’entraîner le monde vers une terrible destruction. Seules quatre pierres ancestrales peuvent domestiquer cette incroyable force. Esta et Harte partent alors à leur recherche. Mais il faudra voyager dans le passé pour les retrouver intactes. Sans compter que les pierres attisent non seulement la convoitise de l’Ordre mais aussi l’intérêt de nouveaux ennemis comme les Antistasi et JackGrew… Malgré ses immenses pouvoirs, Esta parviendra-t-elle à sauver Harte et à protéger l’humanité ?

 

  • Avis :

Arrêtons-nous déjà sur la couverture que je trouve sublime. Si vous suivez l’instagram du blog vous avez peut-être vu la petite vidéo qui montre ce qu’elle rend avec la lumière et c’est *-*

Il s’agit donc d’un beau bébé de 710 pages, qui pèse le poids d’un bébé troll et qui peut donc effrayer, à première vue. Sauf que l’intrigue est tellement bien menée qu’il suffit de rentrer dedans pour ne plus vouloir en sortir.

On retrouve les personnages exactement là où on les a laissé dans le tome précédent et beaucoup de rappels sont faits de-ci, de-là pour nous permettre de bien nous remettre les événements en tête. J’avais un peu peur d’être perdue car je ne me souvenais pas de tous les détails mais ces rappels sont bien amenés et bienvenus.

Qu’on suive Harte, Esta, Viola ou Jianyu, chaque personnage à son propre caractère, ses soucis et évolue au fil des chapitres. Toutes leurs histoires en forme finalement une seule et on en découvre peu à peu les ramifications. C’est un roman dense, intense et qui demande finalement une implication du lecteur. On ne peut que s’attacher à ces différents personnages qui se battent pour les causes qu’ils pensent justes. Qui font des erreurs parfois. Qui trichent et qui mentent. Mais qui rêve surtout d’une vie meilleure, qui font tout pour y arriver et pour prendre soin des gens auxquels ils tiennent.

Dans le premier tome, si la magie était interdite est chaleureuse, elle prend ici une autre direction et elle devient plus froide et plus dangereuse. On découvre la vie derrière la barrière et on assiste à cette découverte aux côtés de Harte qui a toujours voulu s’en émanciper. Déjà dans le premier opus, Harte était un personnage que j’appréciais particulièrement. Ce second tome n’a fait que le confirmer. Son côté baratineur se fait là plus torturé et sa vision de la magie est tellement différent de celle d’Esta que les deux points de vue se confrontent et sont compréhensibles.

Je m’arrête aussi sur les détails du décor qui parsèment le texte, notamment sur l’Exposition Universelle de Saint-Louis qui a l’air très documentée. Tout ceci contribue à l’ambiance du roman et nous plonge dans un moment historique parsemé de moments plus fantastiques mais qui s’intègrent parfaitement bien.

Un seul point d’attention : il faut vraiment prendre garde à la date donnée à chaque début de chapitre.

En bref un ouvrage bourré d’action et de réflexions dont j’ai hâte de connaître la suite.