Power Club, T2 Onde de Choc – Alain Gagnol

Titre : Ondes de choc

Série : Le Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Aller en cours, se comporter comme une lycéenne normale, stressée par le bac… Et l’instant d’après, survoler Paris, sauver des vies, masquée. C’est le style « super-héros incognito » qu’Anna doit adopter depuis que ses boosters sont réapparus, assoiffés d’action. Elle risque gros : les superpouvoirs sont l’exclusivité du Power Club, et l’existence même de jeunes surhumains fait désormais débat, scandale après scandale.

Le moment est clairement mal choisi pour bouleverser le monde entier en laissant une trace de main sur un pilier de la tour Eiffel…

Entre agir pour le bien et dire la vérité, Anna a fait son choix.

 

  • Avis:

Ce tome pose beaucoup de questions sur la notion d’invulnérabilité et sur ce qu’implique d’être un super-héros. Le fait d’avoir des boosters et d’être, par conséquent, quasiment invulnérable, est-il vraiment une bonne chose ? Peut-on mettre les responsabilités qui vont avec ce genre de pouvoirs sur les épaules de quelques adolescents choisis, non pour leurs mérites, mais pour l’argent de leurs parents ?

De nombreuses interrogations se posent et trouvent un écho dans les dérives de la technologies telles qu’elles peuvent parfois se produire, amenant des réflexions intéressantes sur le sujet qui, je l’espère, seront approfondie dans le troisième tome.

Ici, il s’agit finalement d’un tome de transition entre la mise en place et la résolution et, si je suis curieuse de voir cette dernière, j’aurai aimé un peu plus d’interaction entre Anna et les autres membres du Power Club qui ne servent ici qu’à être déchus un à un. Les sentiments que l’on peut ressentir à leur égard sont vite balayés et j’ai trouvé cela dommage.

Il y a un peu de perte de puissance dans ce récit, avec des moments plus longs qui, j’imagine, auront une importance pour la suite. Néanmoins, j’ai trouvé que les moments entre les procès et l’attente qui s’ensuit faisaient perdre de la dynamique au roman. Ils permettent malgré tout de faire le point sur la situation et de nous rendre compte, une fois de plus, du caractère très juste d’Anna. Si nous avions des doutes sur sa personnalité, ce tome nous la présente comme une jeune fille entière et, encore plus que dans le premier tome j’ai l’impression, éprise de justice. Elle a ici en prime l’envie terrible que tout se passe bien et c’est cette envie qui la pousse à s’assagir au fil des pages.

J’ai apprécié retrouver des personnages connus tels Matt et Aaron et retrouver Lisa et sa fraîcheur. J’aurai d’ailleurs aimé les voir un peu plus car, quoique j’aime beaucoup Anna, elle est souvent assez seule dans le roman. Heureusement que les boosters sont là pour instaurer de nouveaux dialogues.

En bref un second tome dans la continuité du premier mais dont les moments d’attente entre l’action sont parfois un peu longs.

Merci aux éditions Syros pour ce second tome ~

 

« – Anna, ma petite Anna, laisse-moi t’expliquer un truc. Il n’y a qu’une seule condition pour que quelque chose soit impossible à faire. Tu veux que je te dise ce que c’est ?

Je ne lui fais pas le plaisir de la relancer. Ce qui ne l’empêche pas de m’énoncer, avec la sagesse d’un moine bouddhiste :

– C’est quand tu refuses même d’essayer. »

« Une bonne action peut aussi provoquer des dégâts. La vie serait simple s’il suffisait de bien se conduire pour que tout s’arrange. »

 

 

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33 / 50

Les Puissants, T1 Esclaves – Vic James

 

Titre : Esclaves

Série : Les Puissants

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans le jeu du pouvoir, chacun risque sa vie.

Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage.

Seuls quelques privilégiés, les Égaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays.

Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de partir tous ensemble accomplir leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité de terribles dangers, car chez les Égaux, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Et lorsqu’elle tombe amoureuse d’un de ses maîtres, c’est sa vie même qui est en péril…Luke, quant à lui, a été exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s’épuise à la tâche. Cependant, d’autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.

 

  • Avis:

Wow… Cela faisait un moment qu’un roman ne m’avait pas fait cet effet-là !

Si le résumé me tentait déjà beaucoup, les premières pages n’ont fait que confirmer que le roman allait me plaire et ce sentiment s’est intensifié au fil des chapitres. Jusqu’à ce que j’en referme la dernière page avec le sentiment de « Nooooon c’est fini ! Où est la suite ?! ». Bref, j’ai dévoré et adoré ce roman.

S’il s’agit d’un tome de mise en place, aussi bien des personnages (assez nombreux) que de l’intrigue, ce premier opus n’oublie absolument pas d’être riche en actions. Plusieurs situations se font et se défont au fil du récit, amenant de nouvelles questions, en résolvant d’autres et faisant entrer toujours un peu plus le lecteur dans le monde ainsi créé. Kyneston ou Millmoor deviennent des endroits que le lecteur connait pour y vivre en compagnie des personnages, pour y voir leur évolution et constater leur souffrance et leurs joies. Moi qui n’aime pas les descriptions, je n’ai ici jamais eu l’impression d’en lire tant les passages sont simplement nécessaires à la compréhension et à l’ambiance. Le décor posé, celui-ci devient un endroit où il est facile d’évoluer et où s’y distille les nouveautés par petites touches discrètes et bien amenées.

Sept personnages prennent tour à tour la parole au fil des chapitres et je n’ai pourtant jamais été perdue. Si les principaux sont Luke et Abi, le fait que certains des autres prennent de l’importance permet de découvrir d’autres facettes de leur personnalité. L’auteur sait parfaitement où elle mène ses lecteurs et comment leur faire apprécier ou non un personnage. Et pourtant, aucun d’entre ces derniers n’est parfait. On les aime parfois, on les déprécie ensuite mais on ne peut pas rester neutre face à eux. C’est là l’un des gros points forts du roman : les personnages suscitent tous des émotions. Si Luke m’a beaucoup touché, si son courage et celui d’Abi ne peuvent que forcer l’admiration, j’ai trouvé très intelligent de la part de l’auteur de nous permettre d’en savoir plus sur Silyen et Gavar dont j’ai hâte de connaître l’évolution, en espérant que Jenner gagne un peu en charisme.

Je pourrais citer une pléthore de personnages m’ayant marqué dans ce roman mais je vais m’arrêter là pour vous parler de l’autre point génial de cette lecture : l’intrigue. Le récit pose des questions importantes sur la notion de justice et de soumission. Avoir une compétence en plus à la naissance donne-t-elle le droit de disposer des autres ? Est-ce qu’une coutume est forcément juste parce qu’elle a été instaurée il y a des décennies de cela ? Ceux qui détiennent le pouvoir le font-ils de manière justifiée ? Le peuple a-t-il plus de pouvoir que ceux qui le gouverne ? Qui possède le plus de tords : ceux qui soumettent ou ceux qui trouvent normal d’être soumis ? Autant de questions qui sont finalement d’actualité et qui prennent ici un sens bien différent en prenant l’esclavage comme la perte de son humanité. Durant dix ans, vous ne disposez plus de vous. Le seul choix que vous ayez est de décider de quand commencer ces fameux dix ans.

Pour la famille Hadley, ce sont les parents qui décident de les faire tous ensemble, entraînant leurs trois enfants, Abigail, Luke et Daisy avec eux dans le but de faire leurs jours d’esclavage en famille. Par un concours de circonstance, Luke ne peut suivre la famille et est envoyé dans la ville d’esclaves de Millmoor alors que les autres prennent le chemin du domaine de la famille la plus puissante du pays : les Jardine.

Moi qui aime les intrigues politiques, j’ai été plus que servi dans ce premier opus et j’imagine que le second gardera la même dynamique, ajoutant des alliés ou des opposants à la révolution qui s’annonce dans ce tome-ci. Si le lieu très fermé de Kyneston regorge de ragots et d’intrigues en tout genre, l’action se concentre plutôt à l’intérieur de Millmoor, là où se retrouve en majorité le peuple opprimé.

Je ne sais que vous dire de plus pour ne pas vous gâcher le plaisir mais, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas : lisez-le !

En résumé un premier opus qui remplit parfaitement son office de mettre en place une intrigue passionnante et des personnages vivants tout en instillant une dynamique qui n’augure que du bon pour la suite. Un gros coup de cœur !

Merci aux éditions Nathan pour cette découverte ~

 

« Les gens avaient moins tendance à se soucier des autres quand leur propre survie accaparait leur attention. »

« C’était la confiance qui rendait tout ça possible. La confiance qui vous prêtait les yeux d’une autre personne, ses bras puissants, son cerveau rapide. Qui vous faisait plus grand que vous ne l’étiez tout seul. »

« La technologie, lui avait-il expliqué, était un outil simple dont tout le monde s’était convaincu de la complexité. Faillible, mais que tout le monde croyait parfait. Les gens avaient délégué leur jugement critique – et même ce que leur indiquaient leurs propres sens – au pouvoir de la technologie. si on arrivait à tromper celle-ci, il n’était alors plus nécessaire de chercher à tromper les gens. »

 

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32 / 50

Les Els – H. Roy

Titre : Les Els

Auteur : H. Roy

Editeur : J’ai Lu

Date de Parution : 11 Janvier 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

 

« Je cours. Plus vite que jamais. Mes pulsations cardiaques sont des percussions frénétiques qui rythment ma cavalcade. L’air me brûle les narines, m’enflamme la gorge. J’ai froid, j’ai peur, j’ignore où je vais. Fuir, c’est tout ce qui m’importe. »
Connor a 18 ans, elle vit avec son père à Eden Lake, une petite ville des Adirondacks et, en dehors du fait que son meilleur ami a subitement pris ses distances, elle mène une existence plutôt tranquille.
Le jour où sa tante débarque, les choses se compliquent. Car les cauchemars qui assaillent Connor depuis quelque temps pourraient bien devenir réalité…

 

  • Avis :

Le Festival du Roman Féminin approchant, j’ai décidé de sortir de ma PAL les romans dont les auteurs seraient présents et, Les Els faisant beaucoup parler de lui, la curiosité m’a poussé à le sortir en premier.

Chose que je ne regrette pas puisque je l’a dévoré en deux jours 😛

Si le roman reprend les constantes du genre (l’adolescente qui apprend une nouvelle qui va changer sa vie, le beau gosse un peu taciturne qui va l’aider, …), il les traite intelligemment et sans ennuie. J’ai beaucoup aimé Connor, son humour et ses réactions. Si elle est effrayée – qui ne le serait pas – elle est aussi éprise de vengeance et ses émotions m’ont semblé aussi logiques que réelles. On ne lève pas les yeux au ciel en la regardant avancer mais, au contraire, on s’attache à elle et on la comprend.

Le côté Els est bien amené et l’intrigue permet une mise en place toute en douceur des personnages comme des circonstances qui les ont amené là où ils sont. Toutes les bases sont installées dans ce roman pour que nous n’ayons qu’à nous laisser porter lors du second opus et que l’histoire puisse se développer et s’accélérer comme elle le fait déjà à la fin de ce premier tome.

Rédigés dans une écriture fluide qui m’a totalement happée, les pages se tournent à toute vitesse et un chapitre remplace l’autre sans même que le lecteur ne s’en rende compte. Si l’histoire est vraiment chouette, c’est l’écriture qui m’a le plus séduite dans ce roman et j’ai aimé le choix des mots comme la musicalité qui se dégageait du texte.

Au niveau des beaux gosses, j’ai totalement adoré Evann et j’ai apprécié que le passé du personnage soit vraiment fouillé. Tour à tour mignon ou renfermé, il apporte à Connor un lien avec l’extérieur et ses dangers de la manière la plus concrète possible. Et, puisqu’il faut dire un mot sur M… « Bébé » ? Sérieusement ?

Si M m’a donc plutôt agacé, Juliette a su me toucher, de par sa gentillesse et sa bonne humeur. Elle fait partie des piliers de Connor qui ne s’imposent pas mais démontre une vraie capacité à être présents sans trop en faire.

Quant à la fin… Je n’ai pas pu lâcher le roman jusqu’à la dernière page tellement tout s’enchaîne et accroche le lecteur à vouloir savoir. Une belle réussite que ce premier opus !

En bref, un bon premier tome de mise en place qui présente une intrigue entraînante et des personnages attachants servit par une écriture très agréable.

 

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Reliques de la mort : un livre avec un triangle amoureux dans l’histoire – 15 points

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28 / 50

et dans Le Printemps de l’Imaginaire Francophone

2ème lecture

Power Club, T1 L’Apprentissage – Alain Gagnol

 

Titre : L’Apprentissage

Série : Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 5 Janvier 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Anna n’est pas née sur Krypton, pourtant elle s’apprête à devenir une super-héroïne. Jeune et riche, elle répond aux critères du Power Club© ! Les termes du contrat sont les suivants : on lui inocule des boosters, une technologie de pointe qui la rend en quelques jours surhumaine, elle entre dans la légende aux côtés des huit super-héros déjà célèbres. En échange, elle se doit d’incarner le rêve absolu, de vendre son image aux médias, aux plus grandes marques. Et, accessoirement, elle est libre de sauver le monde.

 

  • Avis :

Dans ce futur pas si lointain, les progrès de la science permettent à de riches adolescents de devenir des super-héros. Je pensais que le roman se concentrerait donc sur cette sorte de petite ligue des justiciers qui aide la police à arrêter les méchants. Mais il y a finalement bien plus que cela dans cette histoire et l’intrigue propose de nombreuses réflexions sur des sujets d’actualité.

Anna, de part sa nouveauté dans le milieu des super-héros, amène avec elle un œil aussi naïf que perspicace. Elle reste qui elle était malgré ses nouveaux pouvoirs et, si elle subi de nombreuses tentations (et succombe à certaines), elle n’en reste pas moins consciente de ce qui est juste et prend les décisions les plus importantes après les avoir réfléchie et songé aux conséquences. J’ai beaucoup aimé le personnage, parfois égoïste, parfois injuste mais très humaine et empathe, s’intéressant à ceux qui l’entourent et prenant leurs sentiments en considération.

Ce premier roman (qui est malgré tout un beau bébé de 500 pages), pose les bases d’une histoire qui s’intéresse aux clivages qui peut exister entre ceux qui ont du pouvoir et les autres, qu’il s’agisse d’argent, de force ou de prise de décision. Les différents personnages permettent de confronter plusieurs visions d’un même lieu ou d’une même fonction et Anna apprend rapidement que ce que l’ont dit en face des caméras n’est pas forcément la réalité ou la vérité.

J’ai beaucoup aimé cette dualité au sein même du personnage, qui voit sa vie changer du tout au tout et ses rêves se réaliser mais qui comprend en même temps que vouloir quelque chose et faire quelque chose de juste n’est peut-être pas la même chose et qu’il faut parfois se battre et se sacrifier pour ne pas se perdre. Suivre Anna nous permet aussi de comprendre les boosters et leur manière de fonctionner de l’intérieur et… wow… moi qui ne suis pas une adepte des manipulations génétiques, on ne peut ici que se demander ce que cela ferait d’être à la place d’Anna qui cohabite avec sa petite armée personnelle folle amoureuse de sa personne. Avoir accès aux pensées et aux ressentis d’Anna nous aide à l’apprécier et à excuser ses maladresses ou ses décisions parfois égoïstes en nous rappelant l’âge qu’elle a et ce qu’elle vit.

Les personnages qui l’entourent sont assez hauts en couleurs, notamment Lisa que j’ai adoré ! Elle est celle qui permet d’ancrer Anna dans la réalité tout en lui donnant ce grain de folie nécessaire aux grandes choses. On découvre finalement assez peu les membres du Power Club dans ce tome puisque l’accent est vraiment mit sur l’univers en général et les bases de celui-ci ainsi que sur l’intrigue de pouvoir qui va servir de fil conducteur par la suite.

En bref un livre assez gros mais où je n’ai pas vu le temps passé et dont l’intrigue promet une histoire pleine de pep’s qui invite à la réflexion. Un beau mélange qui augure du bon pour la suite !

 

Merci aux éditions Syros pour cette jolie découverte ~

 

« Il est toujours plus facile d’avoir de grandes idées quand la réalité ne vous oblige pas à les mettre en pratique. »

« La carte de visite ne pèse rien entre mes doigts. Mes boosters ne lui accordent pas une seconde de leur attention. Ils ont tort. Ils se laissent abuser par l’apparente insignifiance du bout de papier. Mais moi je sais que certaines décisions ouvrent des portes qu’on ne peut plus jamais refermer. »

 

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10 / 50

Le fantôme qui écrivait des romans – Eric Sanvoisin

Titre : Le fantôme qui écrivait des romans

Auteur : Eric Sanvoisin

Editeur : Balivernes

Date de parution : 8 Novembre 2016

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  • Résumé (éditeur) :

Antonin est un fantôme. Assassiné alors qu’il était adolescent, il hante la maison abandonnée par la secte de son père. Il parvient un jour à interagir avec un ordinateur. Touche de clavier après touche de clavier, il écrit un roman qu’il parviendra à faire éditer sous couvert de l’anonymat offert par internet.

Très loin de là, en Nouvelle-Calédonie, Emilia, une jeune fille anorexique, tombe amoureuse de Leï, le personnage du roman d’Antonin. Elle parvient à contacter l’auteur par email et lui demande d’écrire la suite du livre qu’elle a tant aimé…

En parallèle, le lecteur lit le roman d’Antonin et découvre l’histoire de Leï et de son chien qui lui raconte des histoires pour l’aider à vivre sa vie.

Un récit à trois voix où le lecteur lit le roman d’Antonin en suivant son héros Lei qui doit se construire une nouvelle vie, l’existence d’Antonin lui-même qui par l’écriture et ses échanges avec Emilia, sa lectrice, trouvera le courage de dénoncer son meurtrier et bien sûr Emilia, cette jeune fille anorexique qui veut continuer d’exister en dépit de la maladie… Un récit à trois voix où la réalité rejoint la fiction ou l’inverse…

 

  • Avis :

Je dois avouer que, sans le résumé, j’aurai été perdue par les premiers chapitres. Le passage d’un personnage à l’autre est sinon vraiment sympa et permet de découvrir plusieurs caractères et plusieurs histoires. Mais, justement, il y a peut-être trop d’histoires fortes en une fois. Car ces trois personnages ont chacun un passif particulièrement dur mais qui reste finalement assez peu exploité, ce que j’ai trouvé dommage.

L’écriture est fluide et on tourne les pages sans s’en rendre compte, l’histoire passant rapidement. Peut-être trop ? Le passif des personnages auraient pu amener beaucoup plus de sentiments à chacune des trois histoires mais le fait qu’Antonin et Emilia soit chacun de leur côté ne m’a pas permis de véritablement m’attacher à eux. Ils sont tous deux trop centrés sur eux-mêmes et presque pas sur le monde extérieur.

J’y ai  parfois trouvé un côté brouillon qui m’a dérangé et ne m’a pas permis d’aimer véritablement ces deux adolescents. Je comprends parfaitement qu’il s’agit d’un choix représentatif des sentiments directement ressentis par les personnages, qu’ils ne controlent donc pas eux-mêmes mais je n’ai pas réussi à entrer dans leurs pensées. A contrario, Lei m’a beaucoup touché et j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les histoires du chien conteur. L’intrigue la plus aboutie est selon moi celle qui les réunit, amenant Antonin et Emilia au même endroit : dans l’histoire de Lei, chacun de son côté mais relié par ce garçon empathe et adorable.

Le roman aborde beaucoup de thèmes très dur : la maladie, physique et mentale, la mort, la culpabilité, la vengeance… Des notions bien amenées mais dont je n’ai pas été sensible à l’approche, notamment parce que j’ai trouvé qu’elles servaient finalement assez peu à l’intrigue, si ce n’est pour la lancer et la terminer. Néanmoins, la douceur de l’écriture des passages de Lei m’a beaucoup plu, tout comme les moments se rapportant à l’écriture et au lien qui se crée entre l’auteur et ses personnages et entre les lecteurs et un livre. Tous ces moments de réflexion d’Emilia autour de la lecture sonnent justes et trouvent un écho chez ceux qui se plongent dans les livres pour s’évader.

En résumé un livre qui propose des réflexions sur des sujets importants et dont les pages passent à toute vitesse même si je n’ai personnellement pas été sensible à certains des personnages présentés.

Merci aux éditions Balivernes pour cette lecture ~

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8 / 50

Et dans Coupe des quatre Maisons

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Item : Cabane hurlante : un livre sur les fantômes
Points : 15

Divergente raconté par Quatre – Veronica Roth

Titre : Divergente raconté par Quatre

Édition augmentée

Série : Divergente

Auteur : Veronica Roth

Traducteur : Anne Delcourt

Editeur : Nathan

Date de Parution : 10 Novembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Retrouvez Divergente raconté par Quatre. L’histoire de Quatre avant sa rencontre avec Tris + des bonus inédits sur la trilogie Divergente, des interviews de Veronica Roth, une nouvelle et des scènes inédites, un extrait du premier manuscrit de Divergente 1, des playlists… et des tattoos !

 

  • Avis :

Après voir lu la saga Divergente, j’avais aussi lu la première version sortie de ce roman et vous pouvez retrouver ma chronique juste ici. De nouveau, j’ai replongé ici dans cet univers particulier où ce sont les factions qui régissent le monde. Et, encore une fois, je suis tombée amoureuse de Quatre, de ses forces comme de ses faiblesses et j’ai relu avec plaisir les passages de sa vie que j’avais découvert l’année dernière.

Je vais donc surtout m’attarder sur les bonus de cette version augmentée. Ceux-ci présentent tout d’abord un entretien avec l’auteur qui s’intéresse à l’univers comme aux personnages et à la conception de ces deux derniers, ce qui nous permet de comprendre la manière dont a fonctionné Veronica Roth pour créer son récit. On y apprend autant sur l’auteur que sur sa manière d’écrire et sur son univers, ce qu’elle a essayé de faire à travers lui et ce qu’elle pense y avoir inclus. C’est une partie intéressante pour les lecteurs qui permet de comprendre certains choix, d’autant plus dans le reste des bonus puisque nous nous intéressons ensuite aux origines du roman qui est passé de la voix de Quatre à celle de Tris.

Veronica Roth explique donc ses choix pas à pas et dévoile aussi les brouillons de Divergente, nous permettant de constater par nous-même l’évolution de la série et nous donnant le droit par la même occasion de lire le texte à ses touts débuts. J’ai particulièrement apprécié l’évolution de Caleb qui a droit à tout une partie centrée sur lui et sur les origines de son personnage. Pour moi qui trouve régulièrement que mes personnages n’en font qu’à leur tête, je suis toujours soulagée lorsqu’un auteur dit la même chose ! Et constater l’évolution de Caleb remet en question des personnages qui ne devaient être que des faire-valoir mais qui gagnent en intensité car l’intrigue l’exige, sans que l’auteur l’ai parfois vu venir. L’avant/après de ce passage m’a vraiment beaucoup plu !

L’avant-dernière partie est une analyse psychologique de la façon dont notre cerveau évalue la peur, dans la saga Divergente en particulier, réalisée par un docteur en psychologie. Très intéressante au niveau des connaissances qu’elle apporte, cette étude met en valeur la manière dont la peur s’inscrit en nous et les activités à réaliser pour essayer de la combattre.

Quant à la fin, elle nous présente Nathalie Prior et j’ai adoré ces passages nous permettant de mieux comprendre cette adolescente que nous ne rencontrons que devenue femme et mère. Une plongée dans le « avant » Divergente que j’ai trouvé passionnante.

Un petit mot aussi sur cette couverture que je trouve magnifique ! Et sur la petite surprise sur le rabat ❤

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Merci aux éditions Nathan pour cette lecture ~

 

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5 / 50

et dans

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Multiplettes : un livre de dystopie – 10 points

U4. Contagion – Y. Grevet, F. Hinckel, C. Trébor, V. Villeminot

Titre : Contagion

Série : U4

Auteur : Yves Grevet, Florence Hinckel

Carole Trébor, Vincent Villeminot

Editeur : Nathan et Syros

Date de Parution : 3 Novembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« Je m’appelle Séverine, le monde est ravagé et je crois que je suis enceinte. Je m’appelle Philippe, moi, président de la République française, je n’ai pas pu sauver ma propre famille.
Je m’appelle Nicolas, je suis bloqué en Espagne avec mes potes : tout le pays est mort sauf nous, touristes français. Je m’appelle François, c’est de la folie mais par amour, je suis prêt à redevenir un hors-la-loi. Je m’appelle Koridwen, j’ai l’impression d’avoir déjà vécu ça… »

 

  • Avis :

Quel plaisir de retrouver U4 !

Je vous en ai beaucoup parlé et vous le savez donc certainement mais je suis totalement fan de cette série. Tout d’abord de par l’idée (4 auteurs, 1 univers, 2 maisons d’édition,des romans à lire dans n’importe quel ordre) puis de par l’histoire (dont j’ai longuement parlé à cet endroit).

L’arrivée de ce spin-off était donc une très bonne occasion de replonger dans l’univers de U4. Et ça n’a pas manqué d’être le cas !

Si ce livre, de nouveau, est parfaitement lisible sans avoir lu la série, je trouve qu’il serait dommage de commencer par là. Car l’un des points les plus forts du roman est notamment de retrouver des personnages que nous avons déjà vu. De savoir ce qui leur est arrivé, avant ou après le virus. D’en apprendre plus sur eux comme on retrouve de vieux amis à qui on demande des nouvelles.

J’ai bien évidemment préféré certaines nouvelles à d’autres mais, en même temps, je les ai toutes aimé. Aucune déception, bien au contraire puisque l’ouvrage ne contient pas uniquement du texte. Comme une sorte de journal de bord, il nous permet de replonger dans ce monde en proie au chaos. Mais plus seulement par les yeux de quatre adolescents. Cette fois par la voix de certains adultes survivants, des adultes lambdas ou d’autres possédant pouvoirs et donc responsabilités. Il ne s’agit parfois pas uniquement de survivre mais bien de prendre des décisions pour que d’autres, la majorité, survivent eux aussi.

La première nouvelle nous montre le chaos avant les romans et c’est celle que j’ai trouvé la plus difficile à lire au niveau émotion et en même temps celle qui donne le panel le plus général de la situation. Elle permet de replonger directement dans l’histoire et de voir le début de l’épidémie, d’en comprendre les implications et de voir la débâcle qui a permis la série.

J’ai particulièrement apprécié le choix du moment relaté dans la BD. Au final, les nouvelles qui m’auront peut-être un peu perturbée (alors même qu’elles étaient celles que j’attendais), sont les suites directes des romans U4, celles concernant les personnages principaux. Sûrement car je m’étais déjà fait mon propre avis sur ce que serait leur vie à la fin de la série.

En bref un retour dans U4 qui tient toutes ses promesses et nous replonge dans le chaos avec ces personnages que nous avons aimé tout en nous faisant découvrir de nouveaux héros. Une belle façon de finir la boucle.

Merci beaucoup à Samia et aux éditions Nathan pour ce roman que j’attendais avec impatience ~

 

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4 / 50

et dans

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Beauxbâtons : un livre d’un auteur français – 30 points