Sorties et Envies Juillet 2017

 

Aujourd’hui, c’est le jour du « rendez-vous des masos » !

Nous allons parler prochaines sorties littéraires ! Et liste d’envies en passant.

Alors oui je sais, je n’ai pas fait le rendez-vous des maso depuis octobre dernier… Mais un peu de temps et une envie de partager avec vous les tentations du mois prochain m’ont poussé à recommencer 😛

Donc, pour le mois de juillet, ceux qui me font de l’œil sont… *roulements de tambour*

 

Deux sœurs à conquérir T1 : Une fiancée à tout prix de Stephanie Laurens aux éditions Harlequin collection Victoria

Sortie : 1er Juillet

Lorsque sa sœur cadette la presse de se trouver un fiancé, Henrietta est dubitative. L’idée du mariage lui paraît surfaite, et pour cause : elle s’est fait une spécialité de fournir aux jeunes femmes des renseignements sur leurs futurs époux, afin qu’elles ne déchantent pas après leurs noces. Ce rôle, qui lui vaut le surnom de « démarieuse », elle le tient à la perfection ! Même quand elle a la délicate mission d’ouvrir les yeux de son amie Melinda sur le trop séduisant James Glossup, qui ne veut l’épouser que par intérêt. Ce que Henrietta n’avait pas prévu, pourtant, c’est que le prétendant éconduit se retourne contre elle et la menace… à moins qu’elle ne l’aide à retrouver au plus vite une fiancée.

 

Au-delà de l’apparence, Tome 1 de Fumie Akuta aux éditions Kana

Sortie : 3 Juillet

Chitose est une jeune fille qui, dans sa vie, a toujours réussi à porter un masque derrière lequel elle dissimule ses véritables émotions. Constamment souriante, accueillante et mignonne, elle est persuadée qu’ainsi, personne ne la détestera ou se moquera d’elle. Cependant, pour la première fois de sa vie, Chitose va faire la rencontre d’un garçon qui ne peut pas supporter cette apparence joviale qu’elle se donne. Persuadé qu’une autre Chitose, bien plus authentique, se cache derrière cette façade, le jeune garçon va tenter de se rapprocher d’elle et connaître son « soi » profond.

 

Tales from the darkside de Joe Hill et Gabriel Ridroguez aux éditions Milady

Sortie : 3 Juillet

La vie est injuste. Les pires tragédies frappent les innocents les plus méritants. Les pires tragédies arrivent tous les jours.
Le Darkside est toujours là. Il attend que nous pénétrions sur ses terres, et que nous le laissions entrer en nous.
D’ici là, profitez bien de la lumière du jour. Tant qu’il est temps.
Fermez les yeux et faites un pas de côté. Sortez de la lumière. Ouvrez les yeux…
Ce que vous preniez pour la réalité a laissé la place à son versant trouble, le Darkside, une version sombre où le pire peut – doit – arriver.
Aurez-vous le courage de vous lancer dans l’exploration de ce nouveau monde ?

 

 

Your Name (manga et roman) de Makoto Shinkai et Ranmaru Kotone aux éditions Pika / Pika Roman

Sortie : 5 Juillet

Mitsuha a grandi dans une famille japonaise traditionnelle. Elle s’ennuie dans sa vie à la montagne et rêve de connaître le rythme trépidant d’une grande ville. Taki, lui, vit à Tokyo. Entre le lycée, ses amis et les petits boulots, il ne sait plus où donner de la tête. Un jour, les deux adolescents se réveillent dans la peau l’un de l’autre.

 

Deux par deux, Tome 3 : Ceux qui ont tout pour réussir de Jennifer Echols aux éditions Castelmore

Sortie : 5 Juillet

Kaye a tout prévu : elle ira à l’université de Columbia puis se lancera dans une carrière dans la banque et se mariera avec Aidan, son petit ami. Tout ce qu’elle a accompli jusqu’ici – déléguée de classe, sport, excellentes notes – lui permet d’assurer son avenir. Sawyer, lui, est un cas désespéré. Sortir en soirée est son activité préférée, et les cours n’ont jamais été sa priorité…
Impossible de trouver plus opposés que Kaye et Sawyer.
Pourtant, l’univers – et leurs amis – semble les pousser l’un vers l’autre…
S’ils formaient un couple, auraient-ils une chance de réussir ? Ou serait-ce la plus grosse erreur de leur vie ?

 

Les Mémoires de Vanitas, Tome 1 de Jun Mochizuki aux éditions Kioon

Sortie : 6 Juillet

Fin du XIXe siècle. Paris est en plein émoi à la suite d’attaques répétées de vampires. Pourtant, la règle d’or de leur communauté est de ne pas s’en prendre aux humains ! Un mal mystérieux semble ronger ces créatures immortelles…
C’est en cette période troublée que Noé arrive dans la capitale. Né suceur de sang, il suit la trace du grimoire de Vanitas, artefact légendaire craint de tous les vampires. On dit qu’il permet à son détenteur d’interférer avec ce qu’il y a de plus sacré pour eux : le nom véritable, symbole même de leur vie. Le modifier peut les rendre fous, voire les anéantir…
À bord de l’énorme vaisseau flottant sur lequel il a embarqué, Noé fait la connaissance d’Amélia. Alors qu’il l’aide à se remettre d’un malaise, tout s’emballe : elle perd la tête et révèle sa nature de vampire devant les passagers ! C’est alors qu’entre en scène un mystérieux assaillant, se présentant comme… Vanitas ! Devant un Noé bouche bée, il dégaine le fameux grimoire et apaise l’accès de folie de la jeune femme. L’artefact ne serait donc pas qu’une arme mortelle ? Vanitas, héritier du nom et du pouvoir du créateur du livre, a une mission : sauver les vampires de la malédiction qui pèse sur eux !

 

Les Virtuoses de la Cinquième Avenue de Joy Callaway aux éditions Milady

Sortie : 7 Juillet

New York, 1891.
Issue d’une famille pauvre mais raffinée, Virginia Loftin est la plus audacieuse d’une fratrie de quatre soeurs et d’un frère. Elle souhaite devenir une romancière célèbre malgré son sexe et épouser Charlie, son voisin et premier amour. Mais lorsque ce dernier demande la main d’une riche héritière, Ginny est désemparée. Elle s’isole et transforme leur histoire en roman, réécrivant sans cesse une fin plus heureuse. Un jour, elle est conviée à se rendre dans un salon d’artistes, tenu par John Hopper. Dans cette assemblée, Ginny redevient elle-même et s’épanouit sous les attentions du beau et énigmatique John. Jusqu’à ce que Charlie ressurgisse dans sa vie. Une vie où les désillusions et les sombres secrets se dévoilent peu à peu.

 

Le Silence des Sirènes de Sarah Ockler aux éditions Nathan

Sortie : 6 Juillet

Elyse, promise a une belle carrière de chanteuse, doit partir en tournée avec sa sœur jumelle. Mais elle perd sa voix suite a un accident en mer. Du jour au lendemain, sa joie de vivre et ses rêves s’envolent… Elle se réfugie chez sa tante, a Atargatis Cove, une petite ville portuaire. La bas, elle s’isole, passant ses ses journées a écrire des poèmes sur le flanc d’un bateau échoué. Mais le navire n’est pas aussi abandonné qu’elle le croit: elle est bientôt surprise par Christian, le fils du propriétaire. Ce dernier ne semble pas indifférent a son charme mais il a tout du Bad Boy a fuir …

 

Wild Heart de Lily Haime aux éditions Milady

Sortie : 7 Juillet

« Es-tu en colère Gabriel ? »
Cette question, le docteur Grant lui a posé pendant trois ans, à chaque début de séance, durant toute sa détention au centre correctionnel de Red Wing.
Quand Gabriel en sort, elle reste dans sa tête comme un disque rayé. Et, de fait, Gabriel est toujours en colère. Quand il se souvient d’où il vient, de ce qui est arrivé à son père, de quel genre de sang coule dans ses veines. C’est cette colère qui l’a poussé à brutaliser Vicky, ce jeune gay de son lycée, toujours un peu trop souriant, un peu trop heureux. Il ne faisait pas grand-chose, il le poussait juste un peu. Jusqu’au jour où le garçon a dévalé un escalier, et en est resté handicapé.
Depuis qu’il est sorti du centre correctionnel, Gabriel essaie de refaire sa vie. De travailler dans un garage. De renouer des liens avec sa sœur, qui l’a pratiquement élevé. Mais la colère, elle, est toujours là. Et le jour où sa route recroise par hasard celle de Vicky, il se pourrait bien qu’elle renaisse, dangereuse, incontrôlable… ou bien qu’elle se transforme en autre chose, tout aussi sauvage.

 

Perdu en chemin de Marie Sexton

Sortie : 11 Juillet

Trois mois après avoir perdu ses parents dans un accident de voiture, Daniel Whitaker, météorologue à Denver, retourne à Laramie dans le Wyoming. Il lui est déjà suffisamment difficile de faire face à la mort de ses parents et à sa relation de quinze ans qui ne cesse de se dégrader, mais lorsqu’il retrouve sa maison d’enfance sens dessus dessous, il se voit complètement désemparé. Il se tourne alors vers Landon, le voisin séduisant de ses parents, et lui demande son aide afin de ranger tout le désordre. Landon Kushner est une contradiction humaine. Il fabrique des sculptures époustouflantes à partir de débris de métal et adore le plein air, mais il conduit également une Vespa vert menthe et possède un faible pour le tricot et le voyeurisme. Il a été l’ami des parents de Daniel durant de nombreuses années et est ravi de pouvoir lui prêter main-forte.
Leur plan est simple : ranger et nettoyer la maison afin que Daniel puisse la vendre et reprendre le cours de sa vie à Denver. Mais lorsqu’un étrange livre de recettes de cuisine atterrit en la possession de Landon, Daniel se met à réaliser que l’univers – et Grand-Mère B – lui a peut-être réservé un autre destin.

 

Anchor Island, Tome 1 : Faits l’un pour l’autre de Terri Osburn aux éditions Amazon Crossing

Sortie : 25 Juillet

Parfois, votre second choix s’avère être le bon…
Toute sa vie, Beth Chandler a fait passer les envies des autres avant les siennes. Elle a étudié le droit pour faire plaisir à ses grands-parents. Elle a accepté d’épouser son petit ami accro au boulot, Lucas, pour lui faire plaisir. Et, malgré sa phobie des bateaux, la voilà embarquée sur un ferry pour aller rencontrer les parents de son fiancé, encore une fois pour leur faire plaisir.
À bord, alors qu’elle est prise d’une crise de panique, Beth fait la connaissance d’un bel inconnu qui tente de la rassurer et qui, au passage, lui chavire le cœur. Mais elle découvre bientôt, paniquée, que son sauveur sexy n’est autre que Joe, le frère de Lucas. Une histoire d’amour avec le frère de son fiancé est-elle vraiment envisageable ? Certes Lucas se montre davantage intéressé par l’évolution de sa carrière que par celle de son couple, mais Joe se révèle être tout ce qu’elle n’aurait jamais cru désirer…

Et vous ? Des craquages de prévu ? ^-^

 

Simone Veil

 

En 2014, j’ai eu l’immense plaisir de remporter le concours d’écriture des Editions SaFée sur le thème « Un Chic Type ». L’année suivante, j’ai accepté d’être la marraine du concours 2015 sur le thème de « Simone Veil », invitant les auteurs à travailler des nouvelles autour du courage, de l’intelligence, de la noblesse des sentiments, de la réconciliation des peuples…

Outre la lecture des textes, je devais moi aussi écrire une nouvelle. Les éditions SaFée ayant finalement fermée en 2015, ce texte n’a jamais quitté mon ordinateur.

Aujourd’hui où nous apprenons la mort de Simone Veil, je le partage avec vous en hommage à cette grande dame qui a tant fait pour la France.

Réconciliation.

 

  • La France a refusé la CED. C’est écrit dans le journal et, si tu veux mon avis, c’est pas trop tôt !
  • Pourquoi ?
  • … Une communauté européenne de défense ? Des militaires français et allemands… Dans la même armée ? Tu es folle. Ça ne fonctionnera jamais. Pas après… Mais tu sais pourquoi ça ne marchera pas !
  • Moi, je sais. Moi j’y étais. Sans pardon, sans amour, sans réconciliation… La guerre recommencera. Alors cette armée mixte. C’est une bonne idée.
  • Mais comment pourrais-tu, toi entre toutes, les pardonner pour ce qu’ils ont fait ?!

La jeune femme resta silencieuse un moment. Sans y penser, elle caressait du bout des doigts son avant-bras. Sous le tissu, le tatouage. Celui qui ne la quitterait plus. Comme ne la quitterait plus l’odeur des corps brûlés, l’horreur des corps décharnés et la déshumanisation de toute une population.

  • Non… Tu as raison. Je ne pardonne pas. Parce que je ne saurais pas qui pardonner. Qui était au courant ? Qui a pensé que ce qu’ils faisaient étaient juste ? Qui les a crus ? Certains mentiront. D’autres diront la vérité. Ils feront semblant d’être horrifiés ou ils le seront réellement, comment être sûr ? Tu ne peux pas savoir et je ne le peux pas plus que toi. Mais en pensant qu’ils étaient tous d’accord, qu’ils pensaient tous pareils, qu’ils étaient tous nos bourreaux… Tu les condamnes comme nous avons été condamnés. Et ce n’est pas juste.

Non. Ce n’était pas juste.  Mais qui pouvait encore croire que la vie était juste après ce qu’elle avait traversé ? Elle, elle y croyait pourtant. Et pour arriver à cette justice il fallait rebâtir. Laisser les ruines derrière eux et créer de nouvelles bases. Un monde plus juste. Pour l’avenir.

 

Les années passèrent et son désir de justice ne faiblit pas. Elle suivit avec intérêt les balbutiements de la Communauté Economique Européenne. Puis l’élargissement. L’Union Européenne. L’intégration de nouveaux états. De plus en plus de pays, d’idées, de nationalités.

La Seconde Guerre Mondiale commença à s’effacer devant d’autres préoccupations. La crise. Le chômage.

Elle avait aimé cette idée d’Europe dès le départ. Alors qu’elle aurait eu toutes les raisons de l’abhorrer. Elle y avait vu un nouvel essor, un envol loin des atrocités qu’elle avait vécu. Pour qu’elles ne se reproduisent jamais plus.

Mais, soixante-ans plus tard, que restait-il de ces belles paroles ?

L’Union Européenne tremblait sur ses fondations. Certains voulaient en sortir et d’autres la portaient aux nues. Les querelles politiques étaient toujours aussi sordides et on crachait allègrement sur qui était différent.

Rien n’avait changé.

Malgré l’horreur vécue il y avait si peu de temps.

Les gens étaient faibles et ils oubliaient. C’était tellement plus facile de ne rien savoir. Ou de faire semblant. Elle ne comprenait pas comment tous ces gens pouvaient rester indifférents autour d’elle. La radio, les journaux, la télé, internet… autant de médias qui débitaient sans arrêt à quel point le monde était cruel. Injuste.

Les gens mourraient toujours. Parce que d’autres gens qui leur étaient pourtant tellement similaires avaient des idées contraires aux leurs. Comme à l’époque. La façon était seulement plus subtile. Moins radicale.

 

Ils semblaient n’avoir rien compris. Ou peut-être n’avaient-ils seulement rien appris… Le passé était enterré. Loin, bien loin. Trop loin ?

Pour le faire resurgir, elle se mit à parler. Elle raconta la peur, l’incompréhension, l’horreur, la douleur. La mort.

Mais jamais elle ne prononça le mot « résignation ». Car il était là, le mal du siècle. Si les gens détournaient les yeux, ce n’était pas forcément par indifférence. Non, c’était parfois parce qu’ils étaient résignés, persuadés que les choses étaient telles qu’elles et qu’aucune de leurs actions ne pourraient rien y changer.

La résignation… C’était cela la mort. C’était abandonner avant même d’avoir essayé. Alors que l’égalité, la fraternité… C’était la vie. Elle ajouta qu’il fallait arrêter de se concentrer sur son nombril et s’intéresser aux autres, à ceux qui souffraient juste là au dehors. Qu’il fallait arrêter les querelles stupides et tendre la main.

Elle était convaincue que ses mots porteraient. Car c’était sa chair, son sang qui se tenaient devant elle et qui l’écoutaient avec attention. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était le regard clair de la benjamine, la dernière-née, la plus petite. Celle qui comprenait à sa façon et qui, en même temps, ne comprenait pas totalement pourquoi leur arrière-grand-mère leur disait ça, à eux.

  • Donc tu vas te réconcilier avec tonton ?
  • Ce n’est pas la même chose…
  • Pourquoi ?

Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, l’aïeule se tut. Elle prônait la paix. Car la paix lui avait fait défaut dans ses jeunes années. Car elle avait vécu la guerre et qu’une fois suffisait amplement. Mais l’enfant avait raison. Elle se passionnait pour le destin du monde, pour les vies de ces milliers de gens qu’elle ne connaissait pas. Car tant de ceux qu’elle connaissait avait péri de la même manière. Dans l’indifférence.

Autour d’elle, la conversation avait dévié, comme pour respecter son silence. Les gamins avaient rallumé consoles et télé, certains avaient sorti un livre et la petite, elle, gardait le regard fixé sur le profil de l’ancienne déportée. Cette dernière ne redressa la tête que lorsque l’un des garçons remarqua :

  • Tiens, ils font un reportage sur Simone Veil ce soir…
  • Ce n’est pas d’elle, la loi sur l’avortement ?
  • Si si.

Ah, Simone Veil. Une grande dame. Elle l’avait connu en tant que Simone Jacob. Il y avait bien longtemps. Elles n’avaient pas pris le même chemin, pas du tout. Même si elles partageaient les mêmes croyances. Celles que le monde ne pouvait que devenir meilleur si les gens se parlaient un peu plus. S’ils cherchaient à se comprendre. Elle l’avait presque oublié. Il fallait toujours commencer là où on pouvait.

Tendant la main à l’enfant qui la contemplait toujours, la vieille femme lui adressa un sourire.

  • Tu as raison. Allons voir ton oncle.

La réconciliation. Elle débutait toujours par de petites choses. Et quoi de plus important que de d’abord chercher à rendre heureux les gens autour de nous ? Pour pouvoir comprendre ensuite les autres  un peu plus. S’ouvrir aux différences pour les gommer sans chercher à ce que notre discours soit considéré meilleur que celui de l’autre. Etre seulement juste.

Pour que, toujours, l’amour succède à la haine.

Les Pluies, T2 Ensemble – Vincent Villeminot

 

Titre : Ensemble

Série : Les Pluies

Auteur : Vincent Villeminot

Editeur : Fleurus

Date de Parution : 8 Septembre 2017

 

 

  • Résumé :

Lorsque la barque accoste, elle contient trois silhouettes lointaines qu’il est impossible de reconnaître. Mais Lou en est sûre : ce sont eux. Kosh et Noah sont revenus. Se fiant à l’instinct de la jeune femme, Malcolm prend la tête de leur évasion. Mais jusqu’où devront-ils aller pour réussir à retrouver ceux qui leurs sont chers ? Et, surtout, que sont-ils prêts à faire pour cela ?

 

  • Avis :

Les Pluies avaient été l’un de mes coups de cœur de l’année dernière et j’attendais impatiemment ce second tome. Pouvoir recevoir l’exemplaire non corrigé dès à présent fait partie de mes bonheurs de blogueurs et je vous avoue que j’ai joyeusement couiné en le tenant enfin :p

Que vous dire… Je l’ai terminé il y a quelques jours et je suis encore sous le coup de cette fin et de l’émotion qu’elle m’a fait ressentir… Mais commençons par le début peut-être ?

Nous retrouvons les personnages là où nous les avions laissés à la fin du premier opus. Si nous avons pu suivre les aventures de Kosh et Noah, nous n’avons eu qu’un bref aperçu de ce qui est arrivé à Lou et Malcolm. Le fait de se concentrer sur ces deux-là permet de se rendre compte de la manière dont ils ont évolué au fil des semaines.

J’ai beaucoup aimé cette manière de passer d’un personnage à l’autre dans les deux tomes sans jamais perdre le fil du récit. Chacun des quatre adolescents à sa propre façon d’appréhender les événements et aucun d’entre eux ne va s’attacher aux mêmes détails. Cela permet à l’histoire de continuer à avancer sans heurt mais en y ajoutant différentes manières de voir les choses.

Le récit nous fait prendre conscience de la difficulté à rester humains lorsque tout s’écroule autour de vous. Sont-ils encore des enfants après tout ce qu’ils ont subi ? Sont-ils encore innocent ? Mais qu’est-ce que l’innocence finalement ? Doivent-ils être punis pour leurs crimes ou faut-il punir ceux qui les ont poussé à les commettre ? Finalement… la justice n’est-elle pas parfois injuste ?

Les personnages que nous rencontrons nous rappellent que chacun est différent et que, si les « mauvais » chemins sont parfois plus faciles à prendre, il est aussi possible de rester droit et amical au milieu du chaos. Aucun des personnages ne ressort indemne de cette crise de « fin du monde » mais, si certains profite de la faiblesse des plus démunis, d’autres cherchent encore à préserver l’humanité. Cette dualité se retrouve finalement dans la vie de tous les jours, même si elle est évidemment bien plus poussée ici alors que les vivres viennent à manquer et que chacun est finalement incapable de faire totalement face à la situation.

J’ai une nouvelle fois totalement plongée dans l’histoire et je me suis attachée à ces gamins forcés de grandir trop vite, parfois découragés mais toujours animés de la volonté de rester unis. C’est l’amour qu’ils ressentent les uns pour les autres qui les poussent à toujours dépasser leurs limites et rester droits malgré tout. La fin justifie les moyens dit-on… Mais encore faut-il savoir choisir ses batailles.

On frémit pour les personnages, on espère, on croise les doigts, on se sent fière… et finalement on s’en sépare, avec un sourire triste et en même temps heureux d’avoir pu vivre tout ça avec eux.

En bref, une fois débuté, impossible de le lâcher. Un roman qui clôture parfaitement bien l’histoire commencée dans le premier tome.

Un petit mot aussi pour la couverture qui s’accorde parfaitement bien à la première et qui donnera très envie de les mettre en facing dans sa bibliothèque (laissant ainsi Kosh et Lou se regarder ~)

 

N’hésitez pas à suivre les pages de Vincent Villeminot et Lire en Grand, des exemplaires seront bientôt à gagner ! Et, surtout, vous pourrez suivre touuutes leurs actualités ❤

 

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41 / 50

Les Vigilantes, T1 Le Foyer – Fabien Clavel

Titre : Le Foyer

Série:  Les Vigilantes

Auteur : Fabien Clavel

Editeur : Rageot

Date de Parution : 21 Juin 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

A la sortie du Foyer, l’institution paramilitaire où elle a grandi, Anna devient une Vigilante. Elle découvre à la fois le monde extérieur, un pays étouffé par la dictature du Parti, et sa mission, espionner une famille de supposés opposants. Mais au fil des jours, elle s’attache à cette famille aimante. Quand elle comprend que ses membres fomentent un complot, elle doit choisir son camp.

 

  • Avis :

Anna vit au Foyer, là où se retrouve les orphelins, tous pris en charge par la patrie et destinés à servir celle-ci. Dès le départ, le lecteur est plongé dans un lieu où la loi du plus fort est la seule qui compte et où obéir aux ordres est une seconde nature chez ces gamins ayant grandi en vase clos. Si Anna n’hésite pas à défendre chèrement sa peau, à donner des coups et à se battre pour être en haut de la chaîne alimentaire, son empathie est malgré tout son point faible et sa seule volonté est de préserver Irisz, son amie plus faible qu’elle.

La relation entre les deux filles est finalement ce qui va conditionner la jeune fille et l’amener à réaliser la plupart de ses actions au début du roman. J’ai beaucoup aimé la manière dont Anna évolue et elle est finalement le seul personnage auquel je me suis attachée. Puisque c’est elle que l’on suit, il est plus facile de comprendre ses sentiments, d’autant plus qu’elle est aussi celle qui semble la plus humaine au fil des pages. Puisqu’il s’agit d’un tome de mise en place, les autres personnages seront certainement plus fouillés par la suite et l’intrigue qui se déroule ici promet des confrontations intéressantes.

Le roman pose des questions très actuelles sur la sécurité et la liberté. Que faut-il abandonner pour être en totale sécurité ? Peut-on allier les deux ? A partir de quel moment instaure-t-on une dictature ? Peut-on se sortir de l’endoctrinement ? Est-ce qu’avoir une famille aimante change-t-il la donne ?

Au travers du roman, on s’aperçoit que chaque enfant, élevé pourtant de la même manière, prend des décisions différentes selon les valeurs en lesquels il croit et, tout autant, selon les personnes qu’ils rencontrent. En cela, j’ai vraiment apprécié l’ambiance et l’intrigue du roman, ainsi que les réflexions qu’il véhicule.

Le fait que je n’ai pas réussi à m’attacher aux différents personnages m’a cependant un peu bloqué au long de ma lecture. J’ai trouvé leur caractère plutôt antipathique et seule Anna m’a finalement séduite.

En résumé j’ai beaucoup aimé l’idée générale et les réflexions qu’elle occasionne mais j’ai eu plus de mal à m’accrocher aux personnages.

 

« On s’endort plus tranquillement quand on sait qu’on n’est confronté à aucun choix, qu’il n’y a plus qu’à obéir. »

 

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40 / 50

Cette étoile ne s’éteindra pas – Esther Earl

Titre : Cette étoile ne s’éteindra pas

V.O. : This Star Won’t Go Out

Auteur : Esther, Lori et Wayne Earl

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 18 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Un livre poignant, regroupant écrits et documents sur Esther Earl, la jeune fille qui a inspiré à John Green le personnage féminin de Nos étoiles contraires.

Une jeune fille qui brille à travers tout le livre par sa joie et sa soif de vivre.

 

  • Avis :

L’ouvrage se présente sous forme d’extrait du journal intime d’Esther ainsi que des passages du blog tenu par ses parents durant sa maladie. Des contributions d’amis d’Esther sont aussi présentes, qu’il s’agisse de souvenirs partagés ou d’extraits de discussions du forum dont elle faisait partie. Agrémenté des dessins réalisés par Esther, on découvre à travers sa plume, la jeune fille vive et déterminée qu’elle était, sa volonté d’être utile et son humour à toute épreuve.

Pour moi qui ne croit pas en Dieu, j’ai parfois été déroutée par la manière dont Esther et ses parents réussissent à continuer à croire alors même qu’elle souffre. C’est un concept que j’ai du mal à comprendre mais que je conçois tout à la fois. Il doit être rassurant de pouvoir se raccrocher à quelque chose de spirituel et de se dire que ce que l’ont vit n’est pas en vain. En même temps… comment croire en une divinité permettant quelque chose d’aussi retors que le cancer ? Cette réflexion ne sort pas uniquement de l’ouvrage et j’ai déjà eu plusieurs discussions en ce sens avec des amis qui sont croyant et, si ce n’est pas le point central à retenir du texte, c’est malgré tout un point qui m’a marqué tout au long de ma lecture (notamment au début où cette croyance est très présente, comme une volonté de se raccrocher à autre chose).

J’ai par contre totalement pu comprendre la notion de communauté de Cattitude et les moments de joie et de câlins bordéliques de la rencontre entre les membres. Pour l’avoir vécu, j’ai retrouvé entre les pages l’amour et la loyauté qui peut lier ensemble des personnes qui se rencontrent via un écran et profite de cette « barrière » pour se livrer vraiment, sachant qu’elles ne seront pas jugées en retour.

Cette étoile ne s’éteindra pas n’est pas un document pour déifier Esther mais vraiment pour continuer de la faire vivre. Il présente qui elle était, à travers le regard de sa famille et de ses amis, mais surtout à travers ses propres mots. On ne peut qu’être admirative devant son courage et chercher à comprendre comment elle a eu la force d’avoir envie de devenir quelqu’un sur qui les autres pouvaient compter, elle qui avait déjà tant à faire pour se battre contre la maladie. Esther nous rappelle à quel point nous sommes dépendants les uns des autres et combien nous avons tous besoin de pouvoir nous reposer sur quelqu’un.

S’il s’agit d’un ouvrage où l’on pleure, il n’a pas été pensé dans le but de faire pleurer mais bien pour rendre hommage à une jeune fille qui a gardé le sourire en toutes circonstances et dont l’envie de vivre et de faire le bien est communicative.

 

« Soit juste heureuse. Et si tu ne peux pas être heureuse, fais des choses qui te rendent heureuse. Ou alors ne fais rien, mais avec les gens qui te rendent heureuse. »

 

Pour en savoir plus sur les associations Imagine For Margo et This Star Won’t Go Out, c’est ici :

Imagine for Margo

TSWGO

 

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39 / 50

Love Stories, T1 – Tohru Tagura

 

Titre : Love Stories

V.O. : こいものがたり

Auteur : Tohru Tagura

Editeur : Taifu Comics

Date de Parution : 28 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Quand Yuiji Hasegawa apprend accidentellement que son camarade de classe, Yamato Yoshinaga, est gay, il comprend rapidement que le regard de ce dernier est tourné vers un amour impossible. Faisant partie du même groupe de travail, les deux garçons apprennent à se connaître et à s’apprécier.
De son côté, Yoshinaga est terriblement sérieux dans sa réflexion sur ses sentiments et sa manière de se comporter, le bonheur semble bien loin, néanmoins, Hasegawa fait ce qu’il peut pour le soutenir.

 

  • Avis :

Ces derniers temps, j’ai des envies de manga et je passe la plupart de mes soirées à regarder des dramas BL, j’étais donc très contente de recevoir ce manga via la Masse Critique de Babelio ~

L’histoire se concentre aussi bien sur Hasegawa que sur Yoshinaga et sur la manière dont chacun des deux voient la situation. Il est ici avant tout question de sentiments, qu’il s’agisse de ceux que les personnages ont pour les amis qui les entourent aussi bien que ce qu’ils ressentent vis-à-vis d’eux-mêmes. Ce premier opus pose des questions intelligentes sur la manière donc une personne gay peut se percevoir lorsque tout lui rappelle qu’il est une minorité « anormale ». Les sentiments contradictoires que Yoshinaga a à propos de lui-même serrent le cœur et la douceur du personnage ressort parfaitement bien au fil des pages.

Les dessins contribuent à cette notion de douceur et le manga prend le temps de poser les ressentis de chacun des personnages avec de longs moments de réflexions de Hasegawa à propos de ses relations avec les autres. On s’aperçoit vite que chacun des deux garçons est finalement un peu perdu entre ce qu’il montre de lui et ce qu’il montre aux autres.

La culpabilité est aussi un thème qui revient plusieurs fois au fil des pages, de manière différente selon celui qui la ressent. Doit-on tout dire à ses amis ? Faut-il culpabiliser de leur cacher des choses ? Vaut-il mieux tout leur dire au risque de les perdre ou dissimuler une partie de soi-même ?

L’amitié qui se noue entre Hasegawa et Yoshinaga repose finalement sur une histoire de confiance comme de curiosité. Si Yoshinaga est un personnage très sérieux et posé, il souffre de ne pouvoir être lui-même. Les moments qu’ils partagent avec Hasegawa, pour étranges qu’ils soient, lui permettent d’être en accord avec ses sentiments et de s’exprimer plus librement. Quant à Hasegawa, la manière d’être de son camarade entraîne chez lui des réflexions sur sa propre façon de vivre.

En bref un premier tome tout doux qui posent de nombreuses questions de façon intelligente. J’ai vraiment hâte de découvrir la suite ~

L’Attaque des Titans, Harsh Mistress of the City – Ryô Kawakami

 

Titre : Harsh Mistress of the City

Série : L’Attaque des Titans

Auteur : Ryô Kawakami

Basé sur l’oeuvre de : Hajime Isayama

Illustrateur : Range Murata

Editeur : Pika Roman

Date de Parution : 8 Mars 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Shinganshina est tombée et une grande partie de l’humanité s’est réfugiée derrière le mur Rose. Le district de Quinta, situé à l’extrémité ouest du mur Maria, tient encore, encerclé par les Titans. Dans le second et dernier opus de cette aventure, Rita Iglehaut, commandant des forces encore en place, lutte pour que sa ville natale, coupée de tout, survive. Cependant, ses méthodes draconiennes secouent non seulement les habitants mais aussi Mathias Kramer, son ami d’enfance.

 

  • Avis :

On retrouve les personnages plusieurs mois après la fin du premier tome et un nouveau statu quo s’est installé sur la ville. Rita mène ses troupes d’une main de fer, faisant régner l’ordre par la terreur alors que Mathias est obligé de se cacher pour échapper à la vengeance de son ancienne meilleure amie.

Si l’histoire est assez simple de base, les réflexions qu’elles véhiculent sont intéressantes. Les raisons de chacun des personnages pour faire ce qu’ils font sont compréhensibles même si le lecteur n’est pas forcément d’accord avec leurs décisions. Le texte montre différentes sortes de violences, directes, brutes, dissimulées…

Je me suis plus attachée aux personnages dans ce volume-ci puisqu’ils se concentrent plus sur leurs ressentis. J’ai apprécié que les titans soient un arrière-fond de ce qui se déroulent dans la ville. Cela permet de se concentrer sur les personnages et de poser bon nombre de questions. Comment s’organiser lorsqu’on est coupé de tout ? La peur est-elle nécessaire à l’ordre ? Peut-on encore rêver d’utopie lorsque tout semble perdu ? Tous les moyens sont-ils bons à être utilisés ? Peut-on tout justifier ?

L’intrigue est bien menée et on se laisse prendre au jeu, se demandant comment (ou si) ils vont s’en sortir.

Je n’ai, pour une fois, pas été dérangée par le fait qu’il s’agisse d’une fin ouverte. Tout a été dit et les personnages n’ont plus qu’à continuer à se battre pour tenter de survivre tout en essayant de garder leur humanité.

En bref un roman qui m’a plus accroché que le premier et dont j’ai trouvé les réflexions vraiment intelligentes et bien posées.

 

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38 / 50

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Duel de sorciers : lire deux romans d’une même saga – 20 points

avec Hope of the City