Les yeux d’Aireine – Dominique Brisson

 

Titre : Les yeux d’Aireine

Auteur : Dominique Brisson

Editeur : Syros

Date de Parution : Février 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Rêve ou réalité ? Qui ment et qui dit vrai ? Une expérience intime et sensorielle inoubliable, à la lisière du fantastique.
Pendant quelques mois, quelques années peut-être, la réalité du monde se détraque. De nombreux jeunes changent brusquement de personnalité, oubliant qui ils ont été jusque-là. Des coccinelles se mettent à tomber par grappes entières, tandis que le ciel acquiert une couleur étrange. Puis certains adultes se volatilisent du jour au lendemain, sans laisser d’explications. Aireine, alors adolescente, voit tous ses repères disparaître : Pourquoi sa mère semble-t-elle si lointaine ? Qu’arrive-t-il à sa meilleure amie ? Peut-elle faire confiance à son nouvel amour ? La jeune fille décrit dans son journal cette période troublée. Des décennies plus tard, Achelle, son arrière-petite-fille, hérite de ce journal et part en quête de la vérité. Jusqu’au bout d’elle-même.

 

  • Avis :

J’ai eu du mal à comprendre le début de l’histoire parce que je n’ai pas bien compris où l’auteur voulait m’amener. Et je n’ai pas accroché avec Aireine. Donc, honnêtement, j’ai bataillé durant toute la première partie. Lorsque Achelle entre en scène, sa maladie qui lui fait oublier tout ce qui la concerne m’a poussé à m’intéresser plus à elle et j’ai beaucoup aimé le parallèle qu’elle fait avec l’histoire de son arrière grand-mère. Cette question de savoir qui elle est en découvrant son héritage via son histoire familiale m’a paru bien amenée et intéressante.

De la même manière, la vie en autarcie d’Aireine m’a cette foi-ci bien accroché et j’ai pris plaisir à découvrir la manière dont les adolescents réussissaient à garder leur humanité en effectuant des tâches simples et en comptant les uns sur les autres.

Néanmoins, le sujet initial sur la vieillesse et le fait de jalouser des plus jeunes m’est totalement passé au-dessus… Non pas que je ne me sentes pas concernée puisque chaque jour qui passe nous fait vieillir un peu mais, je ne sais pas, le sujet ne me passionne pas plus que ça.

Et comme on ne sait pas réellement comment la « maladie » opère, la manière d’amener ces adultes à devenir dangereux pour les plus jeunes ne m’a pas paru assez plausible pour être menaçante. Même si, bien évidemment, ne plus pouvoir regarder quelqu’un dans les yeux serait bien plus compliqué qu’il n’y parait.

En bref un roman qui, si l’écriture m’a encouragé à continuer, ne m’a pas séduit par le sujet abordé.

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Blog Tour Haley Edwards – Concours

Hello,

Je vous retrouve aujourd’hui pour parler Blog Tour ! Vous savez que j’aime beaucoup les parutions des éditions MxM Bookmark pour lesquelles je n’ai encore jamais été déçue.

Alors, lorsque j’ai vu le résumé de Comment sauver la peau d’un mort vivant de Hailey Edwards, j’ai évidemment été très curieuse ! Le serez-vous comme moi ?

Grier Woolworth passe ses nuits à parcourir les rues du centre-ville de Savannah pour conter à des touristes des histoires d’âmes perdues et autres tragédies à vous glacer le sang. Exception faite de la crinoline et de l’ombrelle, ce n’est pas le pire des boulots. Et même si le salaire est merdique, les pourboires suffisent à payer les factures d’électricité de son propre manoir hanté, et à approvisionner les placards en Ramens.

Pour une ex-assistante nécromancienne qui se cache parmi les humains, la vie est presque normale. Jusqu’au jour où la société qui a excommunié Grier lui offre une seconde chance d’être davantage qu’une fille ordinaire. Dommage qu’on n’ait pas jugé bon de la prévenir qu’être extraordinaire peut vous faire tuer.

Avertissement : Ce livre raconte l’histoire d’une ex-tôlarde/ex-héritière, qui a une perruche zombie pour animal de compagnie et dont le voisin n’est autre qu’un ex-soldat/ex-béguin. Attention, tous ces ex pourraient bien en cacher d’autres.

 

Alors, êtes-vous tout aussi curieux ?!

Grâce aux éditions MxM Bookmark et au blog Between Dreams and Reality, vous avez la possibilité de remporter un exemplaire ebook du roman ^-^

Pour cela, rien de plus simple, il vous suffit de cliquer juste ici et de remplir le formulaire.

De nombreuses copinautes participent à ce blog tour et si vous voulez les découvrir, n’hésitez pas à consulter Between Dreams and Reality pour suivre les avis, extraits, questions à l’auteur et concours qui se dérouleront jusqu’au 29 mars.

Bonne chance !

 

 

Pour recommencer à vivre – Devney Perry

 

Titre : Pour recommencer à vivre

Auteur : Devney Perry

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 25 Février 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

 

  • Avis :
Ce n’est pas super joyeux, avouons-le, mais j’apprécie en général les romans qui parlent de deuil. Car c’est une situation à laquelle nous sommes tous confrontés et ce genre de roman (lorsqu’ils sont bien faits évidement) réussit souvent à mettre en lumière toute la difficulté mais aussi la nécessité de continuer à vivre.

 

Le début du roman nous montre Poppy et Jamie ensemble et heureux, prêts à fêter leur anniversaire de mariage. Evénement qu’ils ne feront finalement jamais. Et c’est à Cole, policier en service ce jour-là, d’avoir la lourde tâche d’aller annoncer à Poppy que son mari ne reviendra jamais, parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment.
Parlons directement du point qui m’a dérangé au fil de ma lecture : le côté « coup de foudre ». Les étincelles dès qu’ils se touchent, ce genre de choses… Heureusement que les sentiments de Poppy, de la retenue à la culpabilité, sont bien amenés et crédibles car sinon, j’aurais certainement levé les yeux au ciel et beaucoup moins apprécié ma lecture.

 

Malgré tout, le fait d’avoir accès aux pensées de Poppy mais aussi à celles de Cole font qu’il est facile de s’attacher aux deux personnages et de comprendre leur manière de se comporter. Ils oscillent tous deux entre l’envie de vivre une belle histoire mais aussi le passé qu’ils partagent et qui, même s’il est très court, place entre eux un souvenir fait de douleur. Jamie prend toute la place dans la vie de Poppy qui ne sait pas comment laisser s’envoler le fantôme de son mari. C’est ce qu’elle essaie finalement de faire en tentant de réaliser la liste d’anniversaire de Jamie. Toutes les idées farfelues que son mari voulait faire à chacun de ses anniversaires. Mais est-ce une bonne idée de s’accrocher à cette liste écrite par un mort ? La liste va-t-elle permettre à Poppy de se détacher de sa douleur ou au contraire l’y ancrer ?
Cette question à laquelle les proches de Poppy ont tous un avis différent montre bien la complexité du deuil et le fait que chacun le vit à sa manière. Ce qui réussit à faire sourire quelqu’un plongera un autre dans la tristesse et inversement. Le deuil est vraiment un sentiment personnel. Certains voudront parler du défunt, d’autres refuseront même de prononcer son nom.

 

Si le roman s’intéresse évidemment à Poppy et à Cole, la famille de Jamie prend aussi une place importante. Si Poppy a perdu son mari, les parents de Jamie ont perdu leurs fils et son grand-père son petit-fils. Aucun d’entre eux ne réagit avec Poppy de la même manière et j’ai apprécié la dureté du roman finalement car il en parait réaliste. Un deuil ne soude pas forcément les gens entre eux mais peut aussi les séparer et le roman montre bien ces deux côtés.
En vérité, j’ai adoré plein de petits moments dans le roman, j’ai aimé l’amour que Finn porte à sa sœur, l’amitié qui unit Molly et Poppy, la difficulté de Cole a tenir tête à son père, la joie que prend Poppy à travailler dans son restaurant, les chamaillerie de Jimmy et Randall, la mignonnerie de Nazboo, la tendresse de Cole…

 

J’ai adoré Cole et Poppy, en me demandant si des gens pareils existaient réellement dans la vraie vie. Et, si oui, je veux bien un Cole pour mon anniversaire ! (a)

 

En bref un roman tout doux sur la dureté de réussir à faire son deuil et à s’ouvrir de nouveau à la vie.

 

Mes chemins en Bretagne – Pierre Dubois & Hervé Glot

 

Titre : Mes chemins en Bretagne

Auteur : Pierre Dubois

Photographe : Hervé Glot

Editeur : Ouest-France

Date de Parution : 26 octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur):

Pierre Dubois a puissamment participé à la diffusion du merveilleux en « faisant le conteur  » dans l’audiovisuel en même temps qu’il rédigeait de nombreux ouvrages : Encyclopédies des lutins, des elfes et des fées sont les plus connus. Pendant vingt ans il a parcouru la Bretagne, inventoriant une tradition légendaire dont il a su transmettre la noblesse forestière et champêtre. Avec les Editions Artus, Hervé Glot a posé la première roche sur laquelle s’est enraciné le chêne du renouveau arthurien. Depuis des années, par grèves, landes et forêts, il mène sa quête d’images et révèle, par son regard, les instantanés d’un monde secret que le promeneur découvrira pas à pas.

 

  • Avis :

Après huit mois passés en Bretagne, j’ai retrouvé le Nord mais j’ai emmené ce bel ouvrage dans mes valises.

J’ai la chance d’avoir des parents qui aiment la Bretagne et j’ai donc pu en visiter quelques coins que j’ai redécouvert avec plaisir et un brin de nostalgie et de bonheur entre les pages.

On y retrouve la poésie de la plume de Pierre Dubois et on se laisse entraîner à sa suite dans les chemins qu’il a parcouru. Il nous livre ses souvenirs, nous laisse entrer dans son passé et nous raconte les belles rencontres qu’il a faites. Ce livre, c’est tellement lui. Dans ses mots de papier, on retrouve la pointe de malice qui caractérise ses conversations, la tendresse qui pointe toujours lorsqu’il parle de quelqu’un qu’il apprécie et la féerie qui l’entoure. Pierre, c’est le conteur par excellence, celui dont la voix transporte par-delà le temps et l’espace pour redessiner un lieu ou un moment. Mes rencontres avec Pierre sont toujours des moments de bonheur partagé, de conversations pleines d’humour et d’envie de l’écouter parler. Parce que sa voix contient tout un autre monde et rend tangible le pays des fées et des korrigans. Sa façon d’écrire lui correspond. Lire cet ouvrage, c’était comme l’écouter me faire un cadeau : celui du récit de sa vie d’elficologue.

J’y ai découvert plein de petits détails qui m’ont donné envie d’en savoir plus. A travers ce livre, c’est une carrière professionnelle qui se déroule, des amitiés qui se forment et des kilomètres parcourus en nombre. C’est une balade au fil du temps, des landes et des forêts.

Pour allier la magie des mots à celle des photos, rien de tel qu’un ami. Sous l’objectif d’Hervé Glot, nous découvrons les lieux dont nous parle le texte. Les couleurs du ciel et la nature dans toute sa splendeur pour des paysages qui donnent envie d’aller s’y balader pour écouter et apprendre les secrets chuchoté par le vent. Des villes et des monuments pour entrer dans l’Histoire. Des portraits fidèles pour suivre Pierre dans ses souvenirs.

La magie des mots alliée à celle des photographies nous permet d’entrer en Bretagne à travers des chemins qui s’ouvrent devant nous. Un mot aussi pour les citations qui ouvrent chaque chapitre et m’ont permis de découvrir des auteurs, de sourire devant la véracité des mots et de chercher à en savoir plus sur leurs auteurs. D’autres mondes à explorer donc et la sensation que la féerie, lorsqu’on l’a découverte, ne nous quitte jamais.

 

Bleu espoir – Cathy Cassidy

 

Titre : Bleu Espoir

V.O. : Driftwood

Auteur : Cathy Cassidy

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 10 janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Joey et Hannah sont deux amies de 12 ans que tout oppose. Hannah est aussi timide que Joey est rebelle. Lorsque Paul, garçon de 13 ans abandonné par sa mère, est recueilli par les parents de Joey, les filles le prennent sous leur aile et demandent à Kit (le grand frère d’Hannah et petit ami de Joey) de veiller sur lui.
Mais Paul, par son look et ses extravagances, attire les foudres des amis de Kit, et l’amitié se transforme en harcèlement. Plutôt que de demander de l’aide, Paul s’isole car il a peur des services sociaux. Il faudra l’aide des deux filles et des parents pour éviter qu’il n’aille trop loin…

 

  • Avis :

J’étais ravie en recevant ce nouveau roman de Cathy Cassidy car aucune des histoires que j’ai lu jusqu’à présent ne m’a déçue. J’en ai évidemment appréciée plus certaines que d’autres mais j’ai toujours trouvé les sujets intéressants, d’actualités et bien traités.

Dans ce roman-ci, l’auteur s’intéresse aux familles d’accueil et à la difficulté de s’intégrer lorsqu’on est différent des autres. Joey est en famille d’accueil depuis des années et elle assume clairement son style. Bien dans sa peau, elle a fait de ses excentricités une manière de vivre et montre par des cheveux colorés, des habits qui ne suivent pas le règlement et des réponses à tout qu’elle sait parfaitement qui elle est. Au début du roman, sa famille accueille Paul. Dès le départ, par son calme et sa manière d’être, Paul détonne parmi les autres garçons du collège. Et, bien évidemment, à n’importe quel âge, la différence dérange. Si celle de Joey embête le directeur de l’école, la douceur de Paul semble menacer la virilité des gamins de son âge.

Pourquoi ? Comment ? Franchement, je ne sais pas mais, pour avoir longtemps travaillé avec des jeunes adolescents, les remarques dont Paul est victime, tout comme la façon de se justifier des enfants, est tout à fait plausible. Dans toute cette histoire, il y a Hannah, la meilleure amie de Joey qui, à côté de sa comparse haute en couleurs, se sent souvent invisible. Encore plus depuis que Joey est amoureuse de son grand frère, Kit. Effacée, Hannah est celle qui voit tout car elle s’intéresse aux autres. Mais comment aider Paul si le garçon lui reproche expressément de ne pas le faire ?

Le harcèlement est clairement un sujet d’actualité et, bien souvent, les professeurs et les adultes ne se rendent pas forcément compte de ce qui se passent lorsqu’ils ont les yeux tournés. Ils ne peuvent évidemment pas être partout et la victime prend rarement la parole pour expliquer ce qui se passe. Hannah est dans la position délicate du témoin et son envie de parler aux adultes se ressent tout au long du roman alors qu’elle se demande quelle est la meilleure manière pour elle d’aider Paul.

De la même façon, la non-prise en compte des souhaits de l’enfant et de la famille d’accueil par les services sociaux montrent qu’il y a parfois de gros soucis administratif car tout ne peut pas être réduit à des cases à cocher lorsqu’ils s’agit de sentiments.

L’histoire montre aux jeunes lecteurs des situations qui peuvent tout à fait être réelles et les amènent à se rendre compte de la violence du harcèlement et de la nécessité de se faire aider par des adultes.

En bref un roman qui aurait sa place dans les centres de documentation des collèges.

21 Printemps comme un million d’années – Camille Brissot

 

Titre : 21 printemps comme un million d’années

Auteur : Camille Brissot

Editeur : Syros

Date de parution : 21 Janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Victor et Juliette. Amis depuis toujours, ils se connaissent par cœur, elle fait tellement partie de sa vie qu’elle habite presque chez lui, il sait décrypter le moindre de ses éclats d’humeur, bons ou mauvais. Car Juliette est difficile à saisir, toujours en mouvement.
Elle est capable de partir seule au bord de l’océan sur un coup de tête, et de revenir comme si de rien n’était, avec ses secrets. Elle vit intensément, sans penser à l’après, et Victor la suit, l’attend, prêt à la rattraper si elle trébuche. Cette histoire, Victor la raconte à une bande de filles très jeunes qui l’écoutent les yeux écarquillés. Elles ont connu Juliette à l’hôpital et veulent tout savoir de celle qui sera à jamais leur héroïne…

 

  • Avis :

Jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçue en ouvrant un ouvrage de Camille Brissot et j’étais donc impatiente de découvrir celui-ci. D’autant plus que j’ai un faible pour tout ce qui a trait aux étoiles et que je trouve la couverture splendide (oui, je sais, on ne juge pas un livre sur sa couverture mais elle est sublime non ?!).

L’auteur avait déjà parlé du thème du deuil dans La Maison des Reflets et j’avais beaucoup aimé la manière dont le sujet avait été traité. Le roman avait même été l’un de mes coups de cœur de 2017 (vous pouvez retrouver la chronique juste ici).

L’histoire nous est racontée par Victor devant un parterre de jeunes adolescentes, la plupart ayant connues la jeune femme dont il va raconter des brides de vie. Dès le départ, nous savons que Juliette est décédée des suites d’une maladie mais jamais nous ne saurons laquelle. Car le roman n’est pas là pour nous parler de la maladie mais bien pour nous parler de la vie. De la manière dont Juliette appréhende le temps qu’elle a à vivre.

Le fait que ce soit Victor qui conte l’histoire de Juliette nous permet de s’intéresser de près au ressenti de ce meilleur ami prêt à tout pour soutenir la jeune femme. Il est assez rare de vivre ces moments par un personnage autre que le malade et j’ai trouvé que cela amenait une vision différente. Car si Juliette est consciente qu’elle va mourir, Victor, lui, est conscient qu’il va devoir lui survivre.

Honnêtement, j’ai eu un peu peur de ne pas accrocher à la manière dont est racontée l’histoire puisque Victor n’est pas forcément linéaire mais, finalement, une fois passés les deux ou trois premiers chapitres, je suis totalement entrée dedans. Je me suis attachée à Victor et Juliette, à la force comme à la fragilité qui se dégage d’eux. Les souvenirs de Victor se dévoilent petit à petit, nous faisant ressentir toute l’amitié qui lient ces jeunes gens qui ont grandis ensemble et dont l’amitié n’a fait que se renforcer après la nouvelle.

On pourrait croire que Juliette est la plus forte du duo, l’électron libre qui cherche à se brûler les ailes et qui n’a jamais peur de rien. Mais peut-on être libre si l’on a personne sur qui se reposer lorsqu’on en a besoin ? Victor est le meilleur ami du monde, le pilier et le roc assez solide pour tout supporter, assez doux pour aider mais assez fort pour tenir tête.

Le contexte, cette histoire racontée dans un hôpital devant des jeunes filles, implique pour Victor d’être honnête et de montrer les bons moments comme les moins bons, les erreurs de Juliette comme ses peurs. Mais aussi sa force et sa volonté à toute épreuve. L’amour et l’amitié se ressentent dans chaque page et plus le livre avance et plus le cœur se serre malgré les sourires.

En bref un joli roman sur la manière dont chacun peut vivre les situations difficiles et sur l’importance de l’amitié dans la vie. Avec une question : que ferions-nous si nous savions combien de temps il nous reste à vivre ?

 

« Quand on est gamin, tout nous semble plus grand, plus beau, plus brillant. Puis vient un moment, inévitablement, où notre regard change : l’immense se recroqueville, le brillant se ternit. On découvre les fissures, la poussière, les couleurs fanées des peintures. »

« C’est drôle comme l’obscurité facilite la parole. On est plus direct, la nuit. Plus sincère. Peut-être qu’on ne devrait jamais avoir de conversations importantes lorsqu’il fait jour. »

 

Amélia Fang et les Seigneurs Licornes – Laura Ellen Anderson

 

Titre : Amélia Fang et les Seigneurs Licornes

Auteur : Laura Ellen Anderson

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Casterman

Date de Parution : 6 Février 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Bienvenue à PAILLETTEVILLE, là où le soleil ne se couche jamais et où tous vos rêves se réalisent…

Contrairement à ce que Amélia Fang a appris à l’école, les fées ne volent pas les crocs des vampires, et les licornes ne tirent pas des arcs-en-ciel tueurs avec leur derrière. Enfin rassurée, la jeune vampirette (et ses amis Florence et Grimaldi), se lance dans un dangereux périple au royaume de Lumière, direction Pailletteville.

Son but ? Retrouver Beausoleil, une fée disparue il y a des années et qui n’est autre que la maman de Tangine, le prince-pourri-gâté… Mais attention, à Pailleteville, derrière chaque arc-en-ciel, il y a de bizarres anges-chatons mais aussi des seigneurs licornes encore plus étranges qui les guettent !

 

  • Avis :

Le risque lorsqu’on a adoré un premier tome de série, c’est d’être déçue par le second. Hé bien, rassurez-vous : il n’en est rien ! Le premier m’avait conquis par l’amitié qui régnait entre les personnages et par les dessins ultra mignons malgré le côté « créatures des ténèbres » (ma chronique se trouve juste là). Ces deux faits se retrouvent totalement dans ce deuxième opus.

Nous retrouvons donc notre quatuor de créatures des ténèbres bien décidés à s’aventurer jusqu’à Pailleteville. Malgré leur peur, aucun des amis ne veut laisser Tangine se retrouver plus longtemps sans maman. C’est donc en rassemblant tout leur courage (et leurs plus beaux déguisements) qu’ils se glissent le plus discrètement qu’ils peuvent dans le royaume des créatures de lumière.

Je crois que je n’avais pas autant rire en lisant un livre depuis bien longtemps. Les situations sont excellentes et Florence permet des moments tellement drôles qu’il est impossible de se retenir de rire. J’ai donc gloussé plus d’une fois en tournant les pages, m’attirant des regards un brin surpris. L’intrigue est bien menée et chaque nouvelle rencontre est importante pour la suite des événements. Comme pour le premier tome, les petits détails permettent au lecteur d’être totalement dans le monde des paillettes et des licornes, tant par les noms des sucreries que par ceux des personnages ou des lieux.

Mais le roman n’est pas seulement drôle, il fait aussi passer des messages universels. Il réussit à parler des préjugés et de l’instauration d’une dictature par la peur des autres, de la manière très intelligente dont certains réussissent à utiliser les différences d’autres peuples pour pousser ceux qui ne les connaissent pas à en être effrayés. Si rien n’est dit de cette manière, le livre permet de faire réfléchir les enfants sur la nécessité de se renseigner sur les gens avant de croire tout et n’importe quoi parce que quelqu’un l’a dit. Une jolie leçon de vie dans un livre plein d’humour et à l’intrigue prenante. On ne s’ennuie pas un seul instant en compagnie d’Amélia, de Florence, de Grimaldi et de Tangine. Sans, bien sûr, oublier Trouille.

En bref une réussite pour cette série qui devrait avoir une jolie place dans toutes les bibliothèques ~