Monsieur Fée – Morgane de Cadier & Florian Pigé

 

Titre : Monsieur Fée

Auteur & illustrateur : Morgane de Cadier & Florian Pigé

Editeur : Balivernes

Date de Parution : Juillet 2018

 

 

  • Résumé(éditeur) :

Toutes les fées vivent dans la forêt.

Chacune a un don et toutes sont différentes : il y a la Fée du Matin, la Fée des Bisous, la Fée du Courage…

Et puis, il y a Monsieur Fée.

 

  • Avis:

Monsieur Fée c’est un livre tout doux qui présente une forêt où les fées ont chacune une particularité bien distincte. La Fée des Sourires fait sourire, la Fée des Bobos panse les plaies, la Fée du Matin réveille tout le monde avec bonne humeur, la Fée des Bisous provoque les émois amoureux… Chacune de ses petites fées a une place bien précise dans la vie de tous les animaux de la forêt.

Et puis il y a Monsieur Fée. Qui ne fait rien comme tout le monde et qui provoque des catastrophes dès qu’il essaie de faire quelque chose. Si ses tentatives font rire toute la forêt, Monsieur Fée lui se sent bien malheureux et bien inutile.

Qui n’a jamais ressentit ce que ressent Monsieur Fée ? Honteux il décide d’aller voir ailleurs et arrive dans la ville où tout est gris. Tout le monde a l’air pareil, tout le monde fait la même chose et tous ces gens ont l’air bien tristes.

Au fil des pages, on assiste à une nouvelle compréhension du monde par Monsieur Fée, qui se rend peu à peu compte de tout ce qu’il peut lui aussi apporter. Il n’est pas comme tout le monde et c’est tant mieux car ce sont bien ses différences qui rendent plus beau le monde de la forêt ! Et, en revenant chez lui, Monsieur Fée est accueilli à bras ouverts, tant il a manqué à toutes les autres Fées et aux animaux. Car ses particularités font de lui ce qu’il est : une Fée irremplaçable.

En bref un livre qui met en avant l’importance des différences pour créer un monde plus beau. Un album à lire et à faire lire aux enfants (et aux grands !)  pour qu’ils comprennent que chacun apporte quelque chose aux autres.

 

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Le chat Teaud’sable – Stéphanie Dunand-Pallaz et Sophie Turrel

 

Titre : Le chat Teaud’sable

Auteur : Stéphanie Dunand-Pallaz

Illustrateur : Sophie Turrel

Editeur : Balivernes

Date de Parution : Juin 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Il était une fois un chaton bâtisseur,
avec de grandes idées ; formidable rêveur,
il était plein d’envies, de projets enchanteurs.
On appelait chat Teaud’sable ce joyeux créateur.

 

  • L’avis d’Emmy (10 ans) :

ça parle d’un chat  qui veut réaliser un  grand château de sable le plus beau .

C’est un livre que j’ai aimé les dessin sont magnifiques, une belle histoire .

 

  • Avis :

Si j’avais déjà vu passer des ouvrages de la collection des Petits Chats, c’est la première fois que j’en lisais un et je dois dire que je suis totalement fan !

Les rimes à chaque phrase permettent de donner un ton poétique à l’ouvrage et de faire passer des mots qui pourraient être compliqués pour des enfants très jeunes mais qui permettent ici de mieux les appréhender. J’ai trouvé que c’était une manière très intelligente de leur faire découvrir ces nouveaux mots.

Au niveau des dessins, tous les petits détails sont impressionnants ! On retrouve les bouées de bras pour les jeunes chatons, les pelles et les seaux, la crème solaire, la bouteille d’eau, tout est réunit pour que l’enfant (et l’adulte !) prennent plaisir à tout découvrir et à s’arrêter sur chaque page pour remarquer toutes ses similitudes avec la vie réelle. Une mention spécial au pingouin vendeur de glace qui m’a beaucoup plu !

Au niveau de l’histoire, l’intrigue est amusante et permet au lecteur de se poser des questions sur le personnage qui détruit le château. La fin incite l’enfant à réagir de manière positive et à tourner en une chose amusante une situation qui aurait pu provoquer de la colère ou des larmes.

Une jolie histoire pour montrer aux enfants l’importance de l’entraide et de la persévérance.

 

 

45 / 50

La grande migration des petits dinosaures – Nicole Snitselaar et Coralie Saudo

 

Titre : La grande migration des petits dinosaures

Auteur : Nicole Snitselaar

Illustrateur : Coralie Saudo

Editeur : Balivernes

Date de Parution : Juin 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

La nourriture commence à manquer ! La famille Dinosaure doit quitter son nid pour trouver un nouvel endroit où vivre.

Mais des œufs viennent d’éclore et les parents doivent veiller sur les bébés, donc ce seront les grands enfants qui partiront en quête de ce lieu. Les parents ont confiance en eux et leur répètent que tout problème a une solution, quelles que soient les difficultés qu’ils pourraient rencontrer. Ils croiseront ainsi des énormes diplodocus, un volcan grondant et crachant des flammes, un marécage et une falaise, mais à chaque fois, ils sauront se débrouiller et finiront par trouver un petit paradis !

Tout problème a une solution.
Et c’est encore mieux quand on est à plusieurs.

 

  • Avis :

Ce petit livre donc présente une grande famille de dinosaures. Comme la nourriture vient à manquer, les parents envoient leurs dix plus grands enfants en quête d’un nouvel endroit où s’installer, leur faisant confiance pour trouver le meilleur lieu.

Cette confiance est ce qui va pousser les dix petits dinosaures à faire de leur mieux malgré leurs craintes et malgré les difficultés rencontrées. Etant dix, avec chacun leurs points forts, ils vont pouvoir compter les uns sur les autres pour continuer à avancer jusqu’à trouver le lieu idéal.

Le « boumbadaboum » qui ponctue tous les instants de peur des petits dinosaures permet à l’enfant de savoir qu’il se passe quelque chose pour eux et d’attendre avec curiosité de savoir ce qui peut bien les mettre dans cet état. Les voir prendre confiance au fil des pages alors que leurs parents ne sont pas là, mais compte sur eux pour mener leur mission à bien, les encourage à passer outre leurs peurs.

Un petit livret qui démontre que, malgré sa peur de l’inconnu, si on s’entraide, il est possible de surmonter tous les obstacles.

Le petit bonus : la fin permet de savoir quel dinosaure porte quel nom et à quoi il ressemble, lançant ensuite les enfants et leurs parents à leur recherche au fil des pages précédentes.

 

 

challenge

46 / 50

La fille qui tomba sous Féérie et y mena les festoiements – Catherynne M. Valente

 

Titre : La fille qui tomba sous Féérie et y mena les festoiements

V.O. : The girl who fell beneath Fairyland and led the revels there

Auteur : Catherynne M. Valente

Illustrateur : Ana Juan

Traducteur : Laurent Philibert-Caillat

Editeur : Balivernes

Date de Parution : 7 Janvier 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Septembre rêve de repartir en Féérie. Car rien n’a changé depuis son retour : son père est toujours à la guerre en Europe, sa mère doit travailler de longues journées à l’usine.

Mais un jour, allongée dans un champ, une barque voguant sur les herbes la dépasse. Lancée à sa poursuite, elle trébuche et tombe… en Féérie, enfin. Très vite, elle découvre que bien des choses ont changé : la magie de Féérie-du-Dessus s’épuise alors que ses habitants perdent leurs ombres désireuses d’aller en Féérie-du-Dessous. Et ce monde a une nouvelle reine : Halloween qui n’est autre que l’ombre abandonnée de Septembre. Elle organise des Festoiements pour toutes les ombres enfin libérées de leur alter ego du Dessus.

Septembre retrouvera ses anciens amis, non seulement leurs ombres (c’est-à-dire eux sans être tout à fait eux). Elle s’en fera de nouveaux dans ce monde étrange : Aubergine, la Dodo Nocturne, la Vice-reine du Café, le prince endormi Myrrhe, … Septembre se sent responsable de la situation et ne veut pas que Féérie disparaisse, mais les ombres veulent rester libres et continuer à aller aux fêtes données par leur Reine…

 

  • Avis :

Après le coup de cœur que j’avais eu pour le premier tome, j’étais impatiente de pouvoir retrouver Septembre et de retourner en Féérie ! Avec malgré tout la grande question… Ce second opus serait-il à la hauteur du précédent ?

Hé bien oui ! La magie a opéré de nouveau et le narrateur m’a rapidement entrainé dans le monde actuel de Septembre, elle qui a connu Féérie et doit à présent attendre de pouvoir y retourner. Les premiers paragraphes nous présentent une jeune fille qui a évolué depuis le premier tome, qui a mûri en vivant ses aventures et dont le cœur a finalement poussé. L’espoir d’aller de nouveau en Féérie est de plus en plus fort et on espère avec elle jusqu’à finalement passer à sa suite de l’autre côté. Où tout est différent.

Comme Septembre, on aimerait découvrir que tout va bien, qu’Ell et Samedi sont en pleine forme et que Féérie n’a plus de problème. Mais toutes les histoires débutent avec un problème et celui de Féérie est de la « faute » de Septembre puisque c’est son ombre qui causent des ravages.

J’ai beaucoup aimé cette dualité entre les personnes réelles et leurs ombres qui découvrent comment avoir une vie propre. Qui apprennent la liberté en quelque sorte. Bien qu’étant les parts d’ombre de tout un chacun, on les découvre pourtant amicaux et avides d’amour et de reconnaissance. La manière dont les évènements sont amenés provoquent une réflexion du lecteur sur le caractère de chaque personne qui l’entourent. Personne n’a que des qualités mais personne ne possède non plus que des défauts. Chacun est la dualité de ce qu’il a de bon comme de moins bon en lui.

On retrouve ici d’anciens personnages mais surtout on en découvre de nouveau et on s’aperçoit que l’auteur sait parfaitement où il nous emmène, alors même que parfois nous nous demandons le pourquoi de cette information ou de ces personnages qui ne font que passer. L’écriture est tout autant une invite au voyage que la première fois et je n’ai pu que me laisser porter par les pages jusqu’à la résolution de l’intrigue, toute en douceur cette fois encore.

En bref un second opus qui rempli ses promesses et proposes de jolies réflexions emplies de magie et de vérité.

Merci à Marie-Christine pour ce second tome que j’attendais impatiemment ~

 

« Elle ignorait encore à ce moment qu’il arrive aux gens de taire et de dissimuler des parties d’eux ; parfois des parties perfides et égoïstes, mais souvent braves ou sauvages ou colorées, rusées ou puissantes, ou même merveilleuses ou belles, justes enfermées au fond de leur cœur. Ils font cela parce qu’ils ont peur du monde et peur qu’on les fixe avec insistance, ou que l’on compte sur eux pour accomplir de vaillants exploits. »

« Voilà ce qui arrive quand on a un cœur, même un cœur très jeune et très petit. Il ne cesse de vous attirer des ennuis, c’est comme ça. »

 

Entre dans

12 / 50

et dans

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Miroir de Risèd : un livre que tu désires lire depuis longtemps – 5 points

Le fantôme qui écrivait des romans – Eric Sanvoisin

Titre : Le fantôme qui écrivait des romans

Auteur : Eric Sanvoisin

Editeur : Balivernes

Date de parution : 8 Novembre 2016

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  • Résumé (éditeur) :

Antonin est un fantôme. Assassiné alors qu’il était adolescent, il hante la maison abandonnée par la secte de son père. Il parvient un jour à interagir avec un ordinateur. Touche de clavier après touche de clavier, il écrit un roman qu’il parviendra à faire éditer sous couvert de l’anonymat offert par internet.

Très loin de là, en Nouvelle-Calédonie, Emilia, une jeune fille anorexique, tombe amoureuse de Leï, le personnage du roman d’Antonin. Elle parvient à contacter l’auteur par email et lui demande d’écrire la suite du livre qu’elle a tant aimé…

En parallèle, le lecteur lit le roman d’Antonin et découvre l’histoire de Leï et de son chien qui lui raconte des histoires pour l’aider à vivre sa vie.

Un récit à trois voix où le lecteur lit le roman d’Antonin en suivant son héros Lei qui doit se construire une nouvelle vie, l’existence d’Antonin lui-même qui par l’écriture et ses échanges avec Emilia, sa lectrice, trouvera le courage de dénoncer son meurtrier et bien sûr Emilia, cette jeune fille anorexique qui veut continuer d’exister en dépit de la maladie… Un récit à trois voix où la réalité rejoint la fiction ou l’inverse…

 

  • Avis :

Je dois avouer que, sans le résumé, j’aurai été perdue par les premiers chapitres. Le passage d’un personnage à l’autre est sinon vraiment sympa et permet de découvrir plusieurs caractères et plusieurs histoires. Mais, justement, il y a peut-être trop d’histoires fortes en une fois. Car ces trois personnages ont chacun un passif particulièrement dur mais qui reste finalement assez peu exploité, ce que j’ai trouvé dommage.

L’écriture est fluide et on tourne les pages sans s’en rendre compte, l’histoire passant rapidement. Peut-être trop ? Le passif des personnages auraient pu amener beaucoup plus de sentiments à chacune des trois histoires mais le fait qu’Antonin et Emilia soit chacun de leur côté ne m’a pas permis de véritablement m’attacher à eux. Ils sont tous deux trop centrés sur eux-mêmes et presque pas sur le monde extérieur.

J’y ai  parfois trouvé un côté brouillon qui m’a dérangé et ne m’a pas permis d’aimer véritablement ces deux adolescents. Je comprends parfaitement qu’il s’agit d’un choix représentatif des sentiments directement ressentis par les personnages, qu’ils ne controlent donc pas eux-mêmes mais je n’ai pas réussi à entrer dans leurs pensées. A contrario, Lei m’a beaucoup touché et j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les histoires du chien conteur. L’intrigue la plus aboutie est selon moi celle qui les réunit, amenant Antonin et Emilia au même endroit : dans l’histoire de Lei, chacun de son côté mais relié par ce garçon empathe et adorable.

Le roman aborde beaucoup de thèmes très dur : la maladie, physique et mentale, la mort, la culpabilité, la vengeance… Des notions bien amenées mais dont je n’ai pas été sensible à l’approche, notamment parce que j’ai trouvé qu’elles servaient finalement assez peu à l’intrigue, si ce n’est pour la lancer et la terminer. Néanmoins, la douceur de l’écriture des passages de Lei m’a beaucoup plu, tout comme les moments se rapportant à l’écriture et au lien qui se crée entre l’auteur et ses personnages et entre les lecteurs et un livre. Tous ces moments de réflexion d’Emilia autour de la lecture sonnent justes et trouvent un écho chez ceux qui se plongent dans les livres pour s’évader.

En résumé un livre qui propose des réflexions sur des sujets importants et dont les pages passent à toute vitesse même si je n’ai personnellement pas été sensible à certains des personnages présentés.

Merci aux éditions Balivernes pour cette lecture ~

Entre dans

8 / 50

Et dans Coupe des quatre Maisons

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Item : Cabane hurlante : un livre sur les fantômes
Points : 15

Résultats Concours 2 ans n°1 : éditions Balivernes

Hello,

 

Je vous retrouve aujourd’hui pour les résultats du concours qui s’est terminé lundi soir =)

Après utilisation d’un générateur de hasard, voici les chanceux :

 

Pour le Labyrinthe d’Ormonde de Régine Joséphine, la gagnante est :

baliormonde

 

Pour La fille qui navigua autour de Féerie dans un bateau construit de ses propres mains de Catherynne M. Valente, les gagnantes sont :

balifeerie

et

balifeerie2

 

Envoyez-moi vos adresses postales à l’adresse suivante : temps.de.mots@gmail.com

 

Merci beaucoup aux éditions Balivernes d’avoir accepté de participer à cet anniversaire ❤

 

Et n’oubliez pas que deux autres concours sont disponibles sur le blog

Ici grâce aux éditions Rokh

Là grâce à Lhattie Haniel

Le prochain débutera lundi ^-^

A l’orée des fées – Lenia Major et Cathy Delanssay

Titre : A l’orée des fées

Auteur : Lenia Major

Illustrateur : Cathy Delanssay

Editeur : Balivernes

Date de Parution : Octobre 2006

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ces créatures mystérieuses et bienveillantes présentes autour de nous à chaque instant et en tout lieu, qui veillent sur notre destin et que pourtant, nous ne voyons jamais ou presque.

Fées du logis, Fées des éléments, Fées des saisons, Fées des êtres vivants, Fées taquines ne les laissez pas partir sans au moins les saluer.

Ce livre vous révélera les secrets de certaines d’entre elles. Peut-être les avez-vous déjà croisées ? Préparez-vous à les adorer !

 

  • Avis :

Encore une fois un ouvrage superbe qui propose de jolis messages sur fond de douceur colorée. Chaque page se regarde longuement et on en prend plein les yeux. Les coloris différent énormément d’une page sur l’autre et s’accordent donc parfaitement bien au texte qu’ils accompagnent, nous donnant l’impression de voyager.

Car cet ouvrage est tout d’abord une invitation au voyage. Qu’il s’agisse de pays ou d’éléments tel le feu ou l’air, qu’il s’agisse d’évènement bénin comme faire la cuisine ou aspirer les poussières, ces petites histoires prennent le temps de vous démontrer qu’il y a une fée en tout chose pour peu que l’on veuille bien la voir.

La poésie des mots se marie au rythme de ceux-ci tout comme à la délicatesse des traits et on se perd dans ce monde joliment féerique qui nous explique que la petite voix qui nous susurre parfois des mots à l’oreille est peut-être celle d’une fée, qui sait !

J’ai un faible pour Céleste, la jolie fée de la nuit et pour Brune, la fée amoureuse d’un elfe… Des histoires qui font rêver et nous emportent d’un bout à l’autre du monde, à la rencontre de moments parfois tristes et douloureux mais toujours joliment tournés. La musicalité qui se détache des textes est un régal à l’oreille tout comme les dessins le sont à la vue.

En bref un ouvrage qui tient toutes ses promesses de nous faire passer un moment féerique ~

celeste