Piégés T2, Piégés entre les murs de la nuit – Hubert Ben Kemoun

 

Titre : Piégés entre les murs de la nuit

Série : Piégés

Auteur : Hubert Ben Kemoun

Editeur : Flammarion Jeunesse

Date de Parution : 11 Octobre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« Villa Eden…Insouciants, Enzo et Aïcha se croyaient au paradis. Rien n’avait plus d’importance que leur projet d’amour en cette nuit magique. Mais ils venaient de mettre les pieds en enfer, et dans moins de deux heures ils allaient s’en rendre compte. Amèrement. »
Deux adolescents piégés. Un terrifiant compte à rebours, dont ils doivent sortir vivants. Les minutes défilent, comme des coups de grâce…

 

  • Avis :

Après le tome 1 pour lequel je n’avais pas été entièrement convaincue, c’est avec curiosité que je me suis lancée dans ce second opus.

Malheureusement, cette fois encore, je suis restée sur ma faim malgré le nombre de personnages plus restreint. Je ne doute pas que beaucoup se laisseront prendre au jeu du suspense et se poseront nombre de questions en attendant impatiemment les réponses. Pour ma part, j’ai eu l’impression de lire plusieurs nouvelles qui s’entrecroisaient et je n’ai pas été sensible au fait de passer d’un groupe de personnage à l’autre.

Néanmoins, l’idée de départ de lire un roman se passant en 3h est intéressante, tout comme j’ai aimé que les problèmes de certains personnages sont réellement profonds. D’autant plus qu’il est selon moi important de les mettre en oeuvre dans un ouvrage à destination de la jeunesse. Ainsi l’amour de ces deux adolescents est bien raconté et permet une petite bulle poétique au début du roman tout comme j’ai aimé les moments souvenirs de Fréha. On ressent tout aussi bien la souffrance de Loretta et sa désillusion. Au niveau des sentiments donc, j’ai adhéré aux personnages. Seul ce fait d’avoir beaucoup d’histoires en une histoire ne m’agrippe finalement pas.

Par contre, j’apprécie que l’histoire soit totalement bouclée à la fin et que chaque personnage ait sa conclusion.

En bref un roman qui plaira certainement aux amateurs de thriller mais qui n’aura pas été mon genre de lecture.

 

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11 / 50

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Item Nox : un roman en huis clos – 70 pts

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L’Ombre du Golem – Eliette Abécassis et Benjamin Lacombe

Titre : L’Ombre du Golem

Auteur : Eliette Abécassis

Illustrateur : Benjamin Lacombe

Editeur : Flammarion

Date de Parution : 27 Septembre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« J’avais assez de souvenirs et de questions et l’envie grandissante de retourner voir ce fameux Golem, cette créature incroyable, invention du plus grand génie de Prague. »

 

  • Avis :

J’aime beaucoup les livres illustrés où dessins et textes s’entremêlent pour raconter une histoire au lecteur.

A noter que le contexte de l’ouvrage est historique et prend donc soin de citer les dates et d’expliciter les personnages existants à la fin, via une courte biographie qui permet de les ancrer dans le temps et l’Histoire. Prenant place en 1552 en Pologne lors du règne de Rodolphe II, nous rencontrons Zelmira qui vit près du Ghetto juif.

J’ai beaucoup aimé le fait que la conteuse soit celle qui est vécue l’histoire et la manière dont celle-ci est racontée entraîne directement le lecteur à sa suite.

Personnellement, je ne suis pas sensible aux visages des personnages mais j’ai par contre adoré les décors. La multitude de détails et les doubles pages permettent aux lecteurs de s’immiscer totalement dans le dessin et ajoute encore un peu à son implication dans l’intrigue.

Le roman parle autant de persécution que de protection, induisant de nombreuses question finalement encore malheureusement d’actualité aujourd’hui. L’idée du Golem, cet être fantastique voué à protéger toute une population mais qui n’a aucune conscience, pousse Zelmira à douter de l’humanité de la création. J’ai beaucoup aimé la tendresse sous-jacente dans le roman et l’amitié qui se noue doucement entre ces deux êtres qui n’ont de base pas grand chose en commun.

En bref un ouvrage qui présentent deux visions du monde opposés et qui rappelle que pour vivre ensemble il faut tout d’abord commencer par s’écouter.

Pour comprendre le départ du projet, ci-dessous une vidéo postée sur la page FB de Benjamin Lacombe

 

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3 / 50

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Item – Lumos : un livre sur lequel le titre est écrit en dorure (60pts)

Les Filles de Brick Lane, T2 Sky – Siobhan Curham

 

Titre : Sky

Série : Les filles de Brick Lane

V.O. : The Moonlight Dreamers

Auteur : Siobhan Curham

Traducteur : Marie Hermet

Editeur : Flammarion Jeunesse

Date de parution : 30 Août 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Réunies chez Ambre pour la soirée du nouvel an, les quatre filles des Moonlight Dreamers se livrent leur secrets et leurs espoirs pour l’année à venir : Maali est inquiète de la santé de son père, Ambre raconte sa déception de ne pas pouvoir contacter sa mère biologique et Sky avoue sa peur de rentrer au lycée.

 

  • Avis :

Quel plaisir de retrouver les filles de Brick Lane ! Après avoir fait leur connaissance lors du premier tome, j’avais hâte de connaître la suite de leurs aventures. Encore une fois, je me suis faite happée par ces quatre filles hautes en couleur, dans lesquelles chacun peut se retrouver.

Ce tome-ci se concentre sur la manière d’être soi-même et sur le courage et la force qu’il faut pour l’assumer. Si les filles ont toutes leurs différences et ne rêvent absolument pas des mêmes choses, elles font tout pour se soutenir les unes les autres et c’est ce qui fait la grande force du roman : cette capacité à rappeler que, pour être heureux, il suffit parfois d’avoir des gens qui croient en nous et nous aiment pour ce que nous sommes.

Les réflexions des filles au fil des pages sont aussi intéressantes que réalistes et elles poussent le lecteur à réfléchir à ce qu’il veut réellement et à ce qu’il est prêt à faire pour réaliser ses rêves. Ce roman est un finalement un roman feel good qui encourage à ne pas se laisser dépasser par les attentes des autres et à ne pas oublier qui on est.

Beaucoup de thèmes important sont abordés de chapitre en chapitre, sans jugement aucun mais toujours avec délicatesse et discernement. La maladie d’un proche, la peur des autres, le courage qu’il faut pour leur parler, le décalage que l’on ressent parfois entre sa vie et celle que la société nous impose. Faut-il cultiver sa différence ou rentrer dans le moule ? Et peut-on changer les choses ?

Qu’il s’agisse de Sky, de Rose, d’Ambre ou de Maali, je me suis attachée à ces quatre jeunes filles qui ont tant de choses à dire et qui essaient de toutes leurs forces de prendre les bonnes décisions, même lorsqu’elles se trompent ou hésitent.

En bref un second tome que j’aurai dévoré en une journée !

 

« Si être comme vous êtes n’est pas un truc qui existe déjà, soyez assez audacieux pour le créer, afin que ça existe enfin. Qui sait, il y a peut-être des milliers de gens comme vous qui se taisent et qui espèrent ne pas être les seuls dans leur genre. Mais en fait, ils ne sont pas seuls. Ils sont simplement silencieux. »

 

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Item : Carte du Maraudeur : un livre dans lequel il y a une carte illustrée du monde – 40 pts

(deuxième validation semaine points compte double)

Section 13, T1 Jack et le bureau secrets – James R. Hannibal

 

Titre : Jack et le bureau secret

V.O. : The Lost Property Office

Série : Section 13

Auteur : James R. Hannibal

Traducteur : Faustina Fiore

Editeur : Flammarion

Date de Parution : 6 Septembre 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

«Le scarabée mécanique envoyait de grosses décharges électriques. Jack se concentra. Tout sembla ralentir. Soudain, il put prédire les mouvements de l’insecte avant même qu’il ne bouge.
Il le frappa de plein fouet ; le scarabée bleu-vert tomba par terre. Un violent éclair en jaillit. Gwen attrapa Jack.
— Vite, cours!»

À Londres, le père de Jack a disparu. Le garçon se lance à sa recherche. Il découvre alors une société secrète et comprend que sa famille en fait partie. Un ennemi puissant se dresse soudain sur sa route. Aura-t-il la force de le vaincre?

 

  • Avis :

En découvrant ce roman, je suis tout d’abord tombée amoureuse de la couverture. Énigmatique, qui attire la lumière… vraiment très jolie !

Concernant l’histoire, on est très vite dedans et on se pose beaucoup de questions au fil des pages. Des questions qui trouvent doucement leur résolution, le lecteur n’étant jamais abandonné dans un flou total. Moi qui n’aime habituellement pas les descriptions, j’ai été totalement fascinée par les lieux qui nous sont présentés ici. Tout comme par les objets.

Je me suis vite attachée à Jack et le fait qu’on découvre ce nouveau monde et ses possibilités en même temps que lui amènent une empathie particulière entre le lecteur et le personnage. D’autant plus qu’il est vraiment sympathique, réfléchit et très attaché à sa famille. Gwen a tout du parfait acolyte et ses petits défauts ne rende le personnage que plus humain.

L’intrigue est passionnante et on se laisse porter par les événements, apprenant de nouvelles informations de chapitres en chapitres et voulant toujours en savoir plus. La quête dans laquelle se lance Jack est couplée à un côté très historique du grand incendie de 1666 et j’ai trouvé cette plongée dans le Londres ancien très intéressante à vivre. On voyage en même temps que Jack et on découvre Londres à ses côtés.

Etant un tome d’introduction, ce roman aurait pu se concentrer sur les personnages et oublier l’histoire alentour mais, au contraire, si les personnages sont tous présentés et gagne en importance au long du récit, l’intrigue n’est jamais mise de côté, l’auteur distillant de quoi tenir son lecteur en haleine tout en lui promettant de nouveaux tomes qui verront certainement grandir les personnages et se complexifier l’intrigue.

En bref un roman qui donne envie de rencontrer Jack et Gwen et de continuer à les suivre dans leurs aventures pour un bon moment !

 

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55 / 50

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Item : Carte du Maraudeur : un livre dans lequel il y a une carte illustrée du monde – 40pts

Amies à vie – Pierre Bottero

 

Titre : Amies à vie

Auteur : Pierre Bottero

Editeur : Flammarion Jeunesse

Date de Parution : 24 Mai 2017

(réédition)

 

 

  • Résumé (éditeur) :

«J’ai regardé Sonia dans les yeux et j’y ai lu tout ce qu’elle avait si souvent entendu, tout ce qui était si vain que cela finissait par sonner faux.
– On va s’en sortir, je te le jure!»

Brune a treize ans et partage tout son temps entre le collège et ses copines. Pourtant, il lui manque une véritable amie. Celle à qui l’on raconte ses joies et ses peines. Un jour, Sonia arrive en classe. Brune comprend tout de suite qu’elle sera cette amie dont elle rêve. Mais Sonia cache un lourd secret. Brune décide d’aider son amie… pour la vie!

 

  • Avis :

Ce petit roman nous permet de rencontrer Brune qui, si elle a plusieurs amies qu’elle aime beaucoup, rêve de l’encontre UNE amie, L’amie suprême, celle qui vous fait vous sentir spéciale et en même temps similaire à elle. Tout en expliquant qu’elle aimerait bien avoir une amie comme ça, Brune nous présente ces quatre amies, leurs différences et leurs ressemblances ainsi que sa famille, ses parents profs et sa petite sœur attachiante.

Le quotidien de Brune est tel qu’il est facile d’entrer dans l’histoire, de s’y retrouver et de s’attacher à cette petite famille somme toute sans histoire. Jusqu’à l’arrivée de Sonia. Sonia qui va chambouler Brune.

Au fil des pages, nous allons voir celle-ci mûrir et ses réflexions sont d’une douceur et d’une justesse étonnantes. Pierre Bottero aborde ici un sujet dur et y lance ses personnages sans aucune fioriture. Mais il le fait de façon à ce que l’on ressente tout le courage de ses personnages, à ce qu’on les aime, à ce qu’on les encourage et, jamais, jamais, à ce qu’on les prenne en pitié.

Les moments sont plein de tendresse, parfois tristes, parfois joyeux et on vit dans ce roman une petite bulle de vie en compagnie de Brune et Sonia, ces deux amies qui se sont tellement bien trouvées.

En bref un roman plein d’émotions qui donne envie d’aller voir ses amies pour les serrer dans ses bras avant de parler de tout et de rien. Une totale réussite.

 

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54 / 50

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Item : Cognards : lire deux livres différents d’un même auteur – 50 pts (1/2)

Zouck – Pierre Bottero

 

Titre : Zouck

Auteur : Pierre Bottero

Editeur : Flammarion Jeunesse

Date de Parution : 24 Mai 2017

(nouvelle édition)

 

 

  • Résumé (éditeur) :

«La musique était une onde qui me portait. Toujours plus haut. Je me sentais légère. J’avais la sensation que mes gestes pouvaient s’affiner jusqu’à devenir parfaits.»

Anouck, dite Zouck, a une passion : la danse. Qu’elle partage avec sa meilleure amie, Maiwenn. Jusqu’au jour où elles s’éloignent l’ une de l’autre. De son côté, Zouck, obsédée par l’idée de perdre quelques kilos superflus, se coupe du monde… Maiwenn tombe follement amoureuse et devient de plus en plus distante.

 

  • Avis :

C’est avec des mots très justes que Pierre Bottero nous parle de cette maladie intrusive qu’est l’anorexie. A travers Zouck, nous vivons la descente en enfer, inexorable et, pourtant, très douce au début. Le premier chapitre nous raconte une histoire à lui seul avant de nous emmener dans un flashback sur les mois précédents vécus par l’héroïne. C’est à ses côtés que nous allons comprendre qui elle est et ce qui l’a amené à faire certains choix.

Zouck est le genre de roman réaliste qui parle à tous en présentant des personnages si réalistes qu’ils pourraient être la voisine d’à côté, votre professeur ou même votre propre famille. Il est alors facile de s’attacher à eux et de s’identifier à certains, de la même manière qu’il est très simple de les comprendre.

Comprendre cette jeune fille pour qui sa passion de la danse est le souffle d’air qui l’aide à être elle-même et qui n’envisage pas un seul instant d’arrêter. Qui ne se rend pas compte de ce qu’elle devient tant elle est fixée sur ses propres idées. Comprendre celle qui tombe amoureuse et oublie toute méfiance.

A l’aube de l’âge adulte, dans ce temps où nous ne sommes plus tout à fait des enfants mais pas encore tout à fait prêt à ne plus en être, il est tellement facile de se sentir dépasser et de se perdre. Par la bouche de Zouck, Pierre Bottero met au jour les joies et les peines de cet âge où l’on se sent souvent sur le fil du rasoir.

En bref, une réussite, comme toujours ~

 

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51 / 50

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Item = Bloclang : un livre qui n’a qu’un seul mot pour titre – 70 points

Le garçon qui voulait courir vite – Pierre Bottero

Titre : Le garçon qui voulait courir vite

Auteur : Pierre Bottero

Editeur : Flammarion jeunesse

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Debout derrière la grille de l’école, Agathe regarde son frère. Jules ne dit rien, il semble perdu et Agathe en est malade. Depuis l’accident de voiture de leur père cet été, Jules ne parle presque plus et court de moins en moins bien… Comme s’il avait perdu l’usage de ses jambes. Qui rendra à Jules sa joie de vivre ?

 

  • Avis:

Ah Pierre Bottero… Mon auteur préféré depuis bien des années. Malgré tout, je découvre encore quelques textes que je n’ai pas lus, dont celui-ci.

Ce petit roman présente de jeunes personnages en proie au deuil depuis la mort de leur père. Jules, le plus jeune, s’est enfermé dans le mutisme et n’arrive plus à courir. Agathe, l’adolescente, ne sait plus si elle peut être heureuse ni comment l’être.

A travers les mots d’Agathe, nous ressentons sa détresse et son envie de vivre tout à la fois. L’inquiétude qu’elle ressent pour son petit frère, la tristesse pour tout ce qui n’est plus et l’incapacité à mettre des mots sur toutes ces émotions.

On s’attache à ces personnages et aux adultes qui les entourent, à ce qu’ils vivent et à l’amour qu’ils ressentent les uns pour les autres. La force de leur mère à garder la tête droite, les amis de leur père présents à chaque coup dur, on se retrouve vite impliqué dans la vie de cette famille.

Comme toujours, les mots de Pierre Bottero sont d’une douceur exquise et le thème est traité intelligemment, permettant au lecteur de se faire ses propres opinions sur chacun des personnages. Un petit arrêt aussi sur l’épilogue qui rappelle la manière dont l’auteur aimait discuter avec les personnages qui s’étaient invités sous sa plume.

En bref un petit bijou qui parle avec douceur et intelligence de la manière dont faire son deuil implique d’abord de se pardonner à soi-même.

 

« Je me suis sentie plongée jusqu’au cou dans la vie et j’ai compris que tant que je ne serais pas morte pour de bon, elle prendrait toujours le dessus. »

 

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46 / 50