Le garçon qui voulait courir vite – Pierre Bottero

Titre : Le garçon qui voulait courir vite

Auteur : Pierre Bottero

Editeur : Flammarion jeunesse

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Debout derrière la grille de l’école, Agathe regarde son frère. Jules ne dit rien, il semble perdu et Agathe en est malade. Depuis l’accident de voiture de leur père cet été, Jules ne parle presque plus et court de moins en moins bien… Comme s’il avait perdu l’usage de ses jambes. Qui rendra à Jules sa joie de vivre ?

 

  • Avis:

Ah Pierre Bottero… Mon auteur préféré depuis bien des années. Malgré tout, je découvre encore quelques textes que je n’ai pas lus, dont celui-ci.

Ce petit roman présente de jeunes personnages en proie au deuil depuis la mort de leur père. Jules, le plus jeune, s’est enfermé dans le mutisme et n’arrive plus à courir. Agathe, l’adolescente, ne sait plus si elle peut être heureuse ni comment l’être.

A travers les mots d’Agathe, nous ressentons sa détresse et son envie de vivre tout à la fois. L’inquiétude qu’elle ressent pour son petit frère, la tristesse pour tout ce qui n’est plus et l’incapacité à mettre des mots sur toutes ces émotions.

On s’attache à ces personnages et aux adultes qui les entourent, à ce qu’ils vivent et à l’amour qu’ils ressentent les uns pour les autres. La force de leur mère à garder la tête droite, les amis de leur père présents à chaque coup dur, on se retrouve vite impliqué dans la vie de cette famille.

Comme toujours, les mots de Pierre Bottero sont d’une douceur exquise et le thème est traité intelligemment, permettant au lecteur de se faire ses propres opinions sur chacun des personnages. Un petit arrêt aussi sur l’épilogue qui rappelle la manière dont l’auteur aimait discuter avec les personnages qui s’étaient invités sous sa plume.

En bref un petit bijou qui parle avec douceur et intelligence de la manière dont faire son deuil implique d’abord de se pardonner à soi-même.

 

« Je me suis sentie plongée jusqu’au cou dans la vie et j’ai compris que tant que je ne serais pas morte pour de bon, elle prendrait toujours le dessus. »

 

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46 / 50