Les Puissants, T2 Egaux – Vic James

 

Titre : Egaux

V.O. : Tarnished City

Série : Les Puissants

V.O. : Dark Gifts

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION SPOILER T1
Dans une société gouvernée par une caste aux pouvoirs surnaturels, les Égaux, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage. Mais la révolte gronde… Luke, condamné pour son rôle dans la rébellion, est exilé chez le terrible Lord Crovan. Personne n’est jamais ressorti vivant ou sain d’esprit des prisons de ce tortionnaire. Abi, quant à elle, est en cavale. Pour faire libérer son frère, elle entre en contact avec la rébellion. Mais est-elle prête à tout risquer, jusqu’à ses idéaux ? Alors que le régime se durcit et que le sang coule jusque dans les rues de Londres, l’amour et le courage peuvent-ils vaincre la tyrannie et la magie

 

  • AvisATTENTION SPOILER T1

Bon, bon, bon… Comment vous dire ? J’ai surkiffé ! Totalement *-* C’est bien simple, je l’ai commencé et puis les heures ont passé et bon il parait qu’il faisait beau dehors et tout… Et moi je faisais des bonds sur mon canapé en jurant tout haut (heureusement que j’étais seule ou j’aurai certainement effrayé quelques personnes).

On reprend l’histoire pile à l’endroit où le premier tome l’avait laissé et, comme le premier opus, les chapitres vont d’un personnage à l’autre, nous permettant d’avoir une vue d’ensemble sur la situation de chacun d’entre eux.

Comme je vous le disais, j’ai plus d’une fois juré tout haut dû à certains passages auxquels je ne m’attendais absolument pas ! Certains retournements de situations m’ont totalement laissé sans voix et l’auteur sait parfaitement garder son lecteur en haleine. J’ai aussi été très surprise par plusieurs personnages et j’ai été époustouflée par la manière dont l’auteur connait son sujet. Chaque lieu a ses propres règles et chaque groupe également. On pourrait penser que le lecteur serait perdu au milieu de tant d’histoires et de personnages mais le fil conducteur est toujours présent et le fait d’avoir poser les personnages principaux et l’intrigue générale dans le premier tome permet ici d’aller de plus en plus loin.

La rébellion prend un tout autre tour dans ce second opus et, comme pour le premier tome, on assiste ici à tout un questionnement sur la nature humaine. Les gens sont-ils bons ou mauvais par nature ? Sont-ils ambivalents ? Tous les passages à Eilean Dochais sont propices à de nombreuses réflexions, très justes d’ailleurs et c’est pour moi l’un des gros points fort de cette série. Elle ne propose pas une simple histoire de classes mais bien une réflexion sur ce qui est juste et sur ce que chacun peut faire de sa propre vie. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises manières de la mener mais bien d’être en adéquation avec soi-même. Abi est certainement le personnage qui évolue le plus dans ce second tome et j’ai aussi, étrangement car je n’apprécie pas particulièrement le personnage, aimé suivre Bouda. Elle nous permet une plongée différente dans le monde du Pouvoir et elle et Dina montre bien que l’éducation ne suffit pas à faire une personne.

De la même manière la fratrie composée de Gavar, Jenner et Silyen est très prenant à suivre. Silyen est bien évidemment celui sur lequel on se pose le plus de questions et on le découvre encore un peu plus dans ce tome. Quand aux deux autres, ils changent aussi dans ce tome tout en gardant une continuité dans leurs caractères, montrant une fois encore que l’auteur connait bien ses personnages et réussit à les faire peu à peu connaître au lecteur.

Concernant l’intrigue en elle-même, elle rend le roman impossible à lâcher tant on veut en savoir plus. A bien des moments en vérité, j’ai trouvé ce roman terrifiant. Parce qu’il montre des événements particulièrement réaliste. Parce qu’il pointe le fait que, si certains hommes se battront pour la justice du plus grand nombre, d’autres feront exactement l’inverse. Mais ce qui est le plus effrayant, ce sont tous ces entre eux. Ceux qui se contenteront de suivre parce que d’autres le font, en rejetant la faute sur les autres autour d’eux.

J’aurai beaucoup d’autres choses à dire sur ce roman et sur les sentiments par lequel il m’a fait passer mais j’aurai peur de vous spoiler, ce qui serait vraiment dommage.

En bref : cette série se glisse rapidement et sûrement dans mes préférées ! Lisez-là *-*

Il me reste maintenant un an à attendre le troisième tome. Un an. Voyons le bon côté des choses… j’aurai une bonne excuse pour relire les deux premiers !

 

« – Il suffit d’une personne tordue pour commencer, ensuite, tout le monde se sent autorisé à continuer. Les gens s’oublient.

La pièce sombra dans le silence. C’était une vision tellement sinistre. Est-ce que tout le monde abritait en soi un monstre qui n’attendait que d’être libéré ? »

 

Item J.K. Rowling : finir un livre lors de la Journée nationale du livre (23 Avril 2018) – 50pts

35 / 50

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In My MailBox #68

In My Mailbox a été inspiré par le blog Pop Culture Junkie et mis en place par Kristi du blog The Story Siren, le concept a été repris en France par Lire Ou Mourir. C’est un moyen de partager les livres reçus dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés.

Je suis assez fière d’être efficace dans mes IMM dernièrement 😛

 

Cette semaine j’ai reçu un SP que j’attendais avec impatience !

Le second tome des Puissants de Vic James chez Nathan

Je ne vous mets pas le résumé puisqu’il s’agit d’un T2 mais, si vous souhaitez retrouver mon avis du 1er, ça se passe juste ici.

Et puis cette semaine, j’ai aussi été très gâtée par mes amies blogueuses ❤

Par Aliybooks tout d’abord

Et par Jiboutetry

De nouvelles lectures en perspectives !

La danse hésitante des flocons de neige de Sarah Morgan

Les écailles de l’âme de Mylène Ormerod

L’étrange Noël de M. Jack en manga

Le goût de la vie de Amouska Knight

Et vous ? Avez-vous mis des nouveautés dans votre bibliothèque ?

 

J’ai égaré la lune – Erwan Ji

 

Titre : J’ai égaré la lune

Auteur : Erwan Ji

Editeur : Nathan

Date de Parution : 15 Mars 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« Quand j’étais petite, j’imaginais ma vie à vingt ans. J’irais à la fac à New York, je partagerais une petite chambre avec une coloc râleuse, et mon copain m’appellerait “chérie”. Je viens d’avoir vingt ans. Je vais à la fac à Tokyo, je partage une grande maison avec six colocs géniaux, et ma copine m’appelle “ma petite otarie”. Alors oui, je suis peut-être pas très forte en imagination de vie. Mais tu sais quoi ? C’est pas grave. La vie, c’est comme une blague. C’est plus rigolo quand t’as pas deviné la fin. »

 

  • Avis :

Puisque j’avais adoré J’ai avalé un arc-en-ciel, j’étais ravie de pouvoir retrouver Puce dans de nouvelles aventures !

Par contre, je trouve dommage qu’il ne soit pas indiqué sur l’ouvrage qu’il s’agit de la suite de J’ai avalé un arc-en-ciel justement. Le bandeau indique « par l’auteur de » et ce qui ont lu le premier sauront rapidement qu’il s’agit d’une suite. Mais pour des lecteurs qui lisent le résumé, sont tentés et débutent le roman, savoir qu’il s’agit finalement d’un second tome pourrait peut-être être assez frustrant… même si la lecture du premier opus n’est pas indispensable à la compréhension.

Concernant le roman en lui-même, j’ai passé un très bon moment avec Puce. J’ai égaré la lune m’a donné une folle envie de retourner au Japon et j’ai voyagé à travers les pages, souriant des réflexions que je m’étais faites moi aussi en baladant à travers Tokyo. Puce nous présente ses remarques sur la vie japonaise et les japonais en général, tout comme sur la vie. J’ai apprécié le fait que Puce mûrisse tout au long du roman et que rien ne soit finalement jamais simple. Parce que la vie est comme ça. On se pose beaucoup de questions dont les réponses dépendent tellement du caractère de chacun ou de son vécu que ce qui pourrait paraître évident pour quelqu’un est un réel dilemme pour un autre.

Je ne vais pas vous parler des nombreuses questions qui animent Puce pour ne pas vous spoiler mais simplement m’arrêter au concept qui tend le roman. A savoir le « Vivre ». Là aussi j’ai beaucoup aimé la manière dont sont présentées les choses et je pense que chaque lecteur vivra cette question différemment. Personnellement, je m’y suis arrêtée un peu pour remettre quelques perspectives en question et c’est là l’un des aspects du roman que j’ai beaucoup aimé : que ma lecture ait un impact sur ce que je vis au quotidien.

Le roman nous présente un melting pot de différentes cultures via des personnages aux caractères et aux envies diversifiées et, grâce à Puce, on se sent vite partie prenante de cette petite famille.

En bref un roman qui donne envie de voyager et qui pousse le lecteur à se poser des questions sur ce qu’il a vraiment envie de faire du temps qu’il possède.

 

Item Portoloin : un livre qui ne se passe ni en France, ni aux USA, ni en Angleterre, ni dans un monde imaginaire – 40pts

30 / 50

The Hate U Give – Angie Thomas

 

Titre : The Hate U Give

Auteur : Angie Thomas

Traducteur : Nathalie Bru

Editeur : Nathan

Date de Parution :5 Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres de gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d’enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu’elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère; et à redresser la tête.

 

  • Avis :

En règle générale, je ne lis pas les chroniques avant d’avoir lu un roman qui est dans ma PAL mais je vois malgré tout passer les débuts d’avis et, dernièrement, The Hate U Give passe beaucoup en coup de cœur dans mon fil d’actualité blogueurs. Et comme j’ai le sens de la contradiction, ça me rend toujours un peu méfiante (vous savez, quand on vous tend quelque chose et qu’on vous dit « tu vas forcément aimer ! » et que vous êtes là, à vous demander « et si c’est pas le cas ?! » 😛 )

Finalement, maintenant que je l’ai terminé, je suis parfaitement d’accord avec mes camarades pour dire que ce livre est à lire. Pour les émotions qui s’en dégagent et par le message qu’il véhicule. Parce que celui-ci doit être entendu par tous et, surtout, compris par tous.

J’ai apprécié le fait que, dans le roman, rien ne soit manichéen. Tout est compliqué, comme la vie. Starr est entre deux mondes et elle a parfois du mal à savoir qui elle est, ce qu’elle doit cacher et ce qu’elle peut montrer, ce qu’elle doit taire et ce qu’elle doit dire. On ressent parfaitement toute la dualité qui fait rage en elle au fil des semaines qui passent.

Et au delà  de toute les choses horribles qui se déroulent dans le roman, il y a l’amour qui s’en dégage. Celui de Lisa et Maverick pour leurs enfants, celui de Seven pour ses deux familles, celui que ressent chacun d’entre eux pour les gens du quartier. Cet amour qu’ils ont les uns pour les autres sera le moteur de Starr pour lever le poing et parler. Pour Khalil qui mérite que les gens sachent qui il était. Parce que les informations, les journaux, les on-dit, ne montrent qu’un seul côté de la pièce et s’intéresse rarement au verso. Mais qu’il y a toujours deux versions d’une même histoire, quelque soit la manière dont elle se déroule. Pour qu’elle soit complète, il faut écouter les deux.

Ici, l’auteur ne nous dit pas que les flics sont tous pourris et que les gens du quartier sont des enfants de chœur. Elle montre simplement qu’il y a du bon et du mauvais partout et que rien n’est tout noir ou tout blanc. Elle vante la valeur du courage et de la justice. Car faire ce qui est juste est souvent plus complexe qu’il n’y parait et beaucoup plus effrayant. Et que le courage, ce n’est pas de ne pas avoir peur mais de passer outre sa peur.

En bref un livre à lire qui met en lumière des sujets sensibles et le fait de manière intelligente et réfléchie.

 

« C’est ça le souci. On laisse les gens dire des trucs, et ils en abusent au point qu’ils ne voient plus le problème. Et que ça devient normal pour nous. A quoi ça sert d’avoir une voix si c’est pour se taire quand il faudrait parler ? »

 

28 / 50

Item  Cornelongue roumain : un livre engagé – 40pts

Qui Ment ? – Karen McManus

Titre : Qui Ment ?

V.O. : One of us is lying

Auteur : Karen McManus

Traducteur : Anne Delcourt

Editeur : Nathan

Date de Parution : 22 Mars 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans un lycée américain, cinq adolescents sont collés : Bronwyn (l’élève parfaite), Addy (la fille populaire), Nate (le délinquant), Cooper (la star du baseball) et Simon (le gossip boy du lycée). Mais Simon ne ressortira jamais vivant de cette heure de colle… Et les enquêteurs en sont vite sûrs, sa mort n’est pas accidentelle. Dès lors qu’un article écrit par Simon contenant des révélations sur chacun d’eux est découvert, Bronwyn, Addy, Nate et Cooper deviennent les principaux suspects du meurtre. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont tous quelque chose à cacher…

 

  • Avis :

A noter tout d’abord que je ne suis pas particulièrement fan de tout ce qui est polar mais j’aime bien le YA et j’aime bien qu’on me donne une intrigue bizarre sur laquelle réfléchir donc, je me suis dit pourquoi pas ? Finalement, il y a certaines choses que j’ai beaucoup aimé dans ce roman et d’autres moins… Parlons d’abord de celles-ci.

L’intrigue a proprement parler. Comme j’ai directement trouvé les personnages très clichés, j’ai pris le pari avec une amie de lui dire (à la page 68), ce que j’envisageais comme secret pour chacun des quatre personnages et qui, selon moi était l’assassin. J’ai fait un carton plein. Donc, pour moi, au niveau du suspense… zéro ! Alors peut-être que je suis tordue, peut-être que je suis bonne en déduction, tout ça mais pour le coup, le roman ne m’a donc pas tenu en haleine et je l’ai trouvé bien trop évident.

Par contre, j’ai adoré les interactions entre les personnages et leur évolution au fil des pages. Si le début est un peu compliqué à suivre puisqu’on passe d’un des quatre à un autre et qu’on ne les connait pas encore bien, une fois lancé, ça finit par passer tout seul. Finalement, alors que je ne m’y attendais pas, je me suis plus attachée à Bronwyn qu’aux autres, parce qu’elle est celle qui reste elle-même du début à la fin et parce que sa relation avec Maeve m’a touché.

Les relations qui se nouent au fur et à mesure entre eux ainsi que celles avec leurs parents sont vraiment bien amenés et j’ai c’est ce qui m’a réellement permis d’apprécier le roman, là où l’intrigue ne m’a pas convaincue.

En bref une lecture agréable malgré les clichés qui la composent.

 

Item Auror : un roman policier/thriller – 30pts

26 / 50

Stony Bay Beach, Sam & Jase – Huntley Fitzpatrick

 

Titre : Sam & Jase

V.O. : My life next door

Série : Stony Bay Beach

Auteur : Huntley Fitzpatrick

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de parution : 18 Janvier 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Elisabeth a 17 ans. Sa mère est une figure politique locale. Leur maison est immense, immaculée, tout le contraire de celle des voisins d’à côté que sa mère déteste par-dessus tout : les Garrett. Ces derniers ont huit enfants et vivent dans un bouillonnant désordre organisé. Un jour d’été, alors qu’Elizabeth observe ses voisins du balcon de sa fenêtre, un garçon l’y rejoint : c’est Jase, le 3e enfant des Garrett. Ils tombent follement amoureux. Commence alors pour Liz et Jase l’été des premières fois, mais aussi des secrets, qui ne peuvent rester bien longtemps gardés…

 

  • Avis :

En tout honnêteté, la couverture me laissait perplexe et le résumé m’intriguait sans pour autant m’emballer plus que cela. Et puis j’ai commencé le roman. L’écriture (et donc la traduction) sont très faciles à lire et je me suis vite attachée aux différents personnages. Samantha a une vie aseptisé, totalement réglée par sa mère et dans laquelle elle a trouvé son équilibre. Ou du moins le croit-elle puisqu’elle passe des heures à observer ses voisins et leur vie bien moins rangée que la sienne.

Les Garrett sont une famille nombreuse, ce qui implique du bruit, une organisation du tonnerre et beaucoup d’imprévus. Pour Sam, tout est nouveau et les enfants Garrett sont trop honnêtes et avenants pour qu’elle résiste. L’auteur réussit à leur donner à chacun son propre caractère et j’ai totalement adoré Georges et ses questions existentielles !

Par un parallèle entre la vie de Sam et celle de ses voisins, se pose toutes les questions de la manière d’accéder au bonheur. Est-on plus heureux si on essaie de ne rien vivre de compliqué ? Si on fréquente « les bonnes personnes »? Si on est aisé ? L’histoire aborde aussi la politique, la culpabilité et l’honnêteté, de façon très réaliste et bien menée. Je me suis retrouvée prise dans l’histoire et j’ai croisé les doigts pour que Sam fasse les bons choix tout en comprenant ses hésitations. Jase est d’ailleurs un bookboyfriend parfait ! (si j’avais eu dix ans de moins 😛 )

L’amitié est aussi l’une des notions très importante de ce roman, qu’il s’agisse de Nan ou de Tim. Peut-on protéger nos amis en gardant le silence sur leurs actes ou, au contraire, ne fait-on que le enfoncer davantage ? Enfin, ne pas juger sur les apparences pourrait être l’un des crédos de l’histoire et la manière dont ce fait est illustré est aussi réaliste qu’intelligent.

En bref un roman qui se lit tout seul et une histoire réaliste servie par des personnages auxquels il est très difficile de résister.

Vivement le prochain !

 

25 / 50

Item Gobelbabil : un livre dont le titre est en anglais (mais dont le corpus n’est PAS en anglais) – 10pts

Si c’est pour l’éternité – Tommy Wallach

 

Titre : Si c’est pour l’éternité

V.O. : Thanks for the trouble

Auteur : Tommy Wallach

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 25 Janvier 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Parker Santé ne parvient plus à parler depuis la mort de son père, il y a cinq ans. Tandis que ses camarades de classe postulent pour l’université, lui préfère sécher le lycée et traîner dans les halls des hôtels de San Francisco pour voler les riches voyageurs.
Un jour, il rencontre Zelda Toth, une étrange jeune fille aux cheveux argentés qui prétend avoir plus de 200 ans. Lorsqu’elle lui dit vouloir se suicider, Parker fait un pacte avec elle : Zelda dépensera toute sa fortune avec lui s’il s’engage à poursuivre ses études pour devenir écrivain.
Mais Parker, qui est tombé amoureux, a un autre objectif : essayer par tous les moyens de lui redonner goût à la vie

 

  • Avis :

A dire vrai, j’étais un peu dubitative à la lecture du résumé. Finalement, j’ai vite été prise par l’écriture et par la manière de Parker de raconter son histoire. Qu’on y croit ou non, c’est surtout la quête de chaque personnage qui m’a profondément touché. Qu’il s’agisse de Zelda, de Parker ou de la mère de ce dernier, le roman nous présente trois personnages envahis par la tristesse et aux prises avec le deuil. Les mots de la maman de Parker sont d’ailleurs emprunt d’une sagesse qui m’a beaucoup touché. Je ne vous les livrerai pas ici parce qu’ils sont le résultat d’une prise de conscience qui se déploie tout au long du récit et qu’il vaut mieux, selon moi, en avoir lu toute l’histoire pour les apprécier pleinement.

Le roman raconte donc trois jours de la vie de Parker et notamment sa rencontre avec Zelda et ce que celle-ci a provoqué dans sa vie. A travers l’intrigue, on se pose de nombreuses questions sur l’histoire de la jeune fille mais aussi sur nous-mêmes. c’est ce que j’ai réellement beaucoup aimé dans cet ouvrage : il ne donne aucune réponse sur la manière de gérer son deuil ou d’organiser sa vie mais il rappelle que nous sommes les seuls à pouvoir la vivre pleinement.

En vérité, Zelda met souvent l’accent sur bien des problèmes dans la vie de Parker, des problèmes que le garçon ne voit finalement pas toujours. Mais voyons-nous nos propres défauts ? Savons-nous toujours ce que nous faisons ? Le roman nous amène à nous poser des questions sur nous-mêmes et sur les moments où nous nous voilons parfois la face. Parker mûrit au fil des pages parce qu’il prend conscience de plusieurs petits détails auxquels il n’avait auparavant jamais fait attention.

L’histoire s’intéresse aussi bien évidemment au concept d’éternité et, par là, de mortalité et j’ai adoré la manière dont l’auteur présente les choses. En vérité, toutes les réflexions présentes dans le roman m’ont plus et c’est là l’un des points forts de cet ouvrage selon moi. Ceci ajouté à une écriture très fluide dont on ne se lasse pas. Je pense d’ailleurs que je vais sortir Si c’était la fin du monde de ma PAL du coup ! 😛

En bref un roman prenant qui propose de belles réflexions sur le deuil.

 

Item Mimi Geignarde : un livre dont vous n’aimez pas la couverture – 10pts

23 / 50