Rose Givrée – Cathy Cassidy

 

Titre : Rose Givrée

V.O. : Sundae Girl

Auteur : Cathy Cassidy

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 1er Juin 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Jude, 13 ans, rêve d’une vie discrète et sans ennuis, ce qui est très difficile quand on a une famille comme la sienne : un peu givrée et très embarrassante.
Son père est capable de débarquer à une réunion parents-profs déguisé en Elvis Presley, et sa mère perd régulièrement les pédales. Alors, de peur que tout ça ne se sache, Jude refuse de laisser quiconque entrer dans sa vie, en particulier Carter, ce garçon qui s’évertue à être gentil avec elle.
Mais quand la situation déraille vraiment, Jude découvre que rien ne vaut l’aide de ceux qui vous aiment, et que même son cœur de glace est capable de fondre…

 

  • Avis :

Comme à chaque nouvel ouvrage de Cathy Cassidy, j’ai retrouvé avec plaisir sa manière de décrire les sentiments de son personnage principal. Aussi fluide que douce, son écriture porte les émotions de Jude dont la vie lui semble bien compliquée. Entre une mère plus proche de sa bouteille que de sa fille, une grand-mère atteinte d’Alzheimer et un grand-père qui se met des œillères, Jude est finalement le pivot de la famille. Un fardeau bien lourd à porter pour une adolescente de treize ans.

C’est sans pathos que Cathy Cassidy nous entraîne dans les pas de son héroïne, profondément attachée à sa famille mais qui regrette beaucoup que celle-ci ne soit pas plus « normale ». Si son père est présent et lui donne un semblant de stabilité, son métier de sosie le classe lui aussi loin de la normalité simple à laquelle aspire sa fille.

J’ai beaucoup aimé cette dernière et on ne peut que s’attacher à cette gamine qui fait tout pour rendre heureux les gens qu’elle aime. Sa fragilité se ressent dans le mur qu’elle a dressé entre sa famille et les autres, cherchant à les protéger du regard de ceux qui pourraient juger ce qui se passe entre les murs de la maison familiale. Sa douleur ressort entre les pages du roman et m’a souvent serré le cœur.

Il y a aussi Carter, ce gamin parfois totalement à l’ouest mais aussi drôle que persuasif, qui amène une touche de gaieté dans la vie de Jude. Il est finalement cette petite bulle d’oxygène qui lui manque sans qu’elle en ait conscience.

Les thèmes soumis ici sont nombreux et importants mais toujours aborder avec une justesse impressionnante. L’auteur ne juge pas ses personnages, elle les place simplement devant les conséquences qui découlent de leurs choix, que celles-ci soient positives ou non.

En bref un ouvrage à mettre entre toutes les mains.

 

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44 / 50

Les Puissants, T1 Esclaves – Vic James

 

Titre : Esclaves

Série : Les Puissants

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans le jeu du pouvoir, chacun risque sa vie.

Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage.

Seuls quelques privilégiés, les Égaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays.

Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de partir tous ensemble accomplir leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité de terribles dangers, car chez les Égaux, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Et lorsqu’elle tombe amoureuse d’un de ses maîtres, c’est sa vie même qui est en péril…Luke, quant à lui, a été exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s’épuise à la tâche. Cependant, d’autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.

 

  • Avis:

Wow… Cela faisait un moment qu’un roman ne m’avait pas fait cet effet-là !

Si le résumé me tentait déjà beaucoup, les premières pages n’ont fait que confirmer que le roman allait me plaire et ce sentiment s’est intensifié au fil des chapitres. Jusqu’à ce que j’en referme la dernière page avec le sentiment de « Nooooon c’est fini ! Où est la suite ?! ». Bref, j’ai dévoré et adoré ce roman.

S’il s’agit d’un tome de mise en place, aussi bien des personnages (assez nombreux) que de l’intrigue, ce premier opus n’oublie absolument pas d’être riche en actions. Plusieurs situations se font et se défont au fil du récit, amenant de nouvelles questions, en résolvant d’autres et faisant entrer toujours un peu plus le lecteur dans le monde ainsi créé. Kyneston ou Millmoor deviennent des endroits que le lecteur connait pour y vivre en compagnie des personnages, pour y voir leur évolution et constater leur souffrance et leurs joies. Moi qui n’aime pas les descriptions, je n’ai ici jamais eu l’impression d’en lire tant les passages sont simplement nécessaires à la compréhension et à l’ambiance. Le décor posé, celui-ci devient un endroit où il est facile d’évoluer et où s’y distille les nouveautés par petites touches discrètes et bien amenées.

Sept personnages prennent tour à tour la parole au fil des chapitres et je n’ai pourtant jamais été perdue. Si les principaux sont Luke et Abi, le fait que certains des autres prennent de l’importance permet de découvrir d’autres facettes de leur personnalité. L’auteur sait parfaitement où elle mène ses lecteurs et comment leur faire apprécier ou non un personnage. Et pourtant, aucun d’entre ces derniers n’est parfait. On les aime parfois, on les déprécie ensuite mais on ne peut pas rester neutre face à eux. C’est là l’un des gros points forts du roman : les personnages suscitent tous des émotions. Si Luke m’a beaucoup touché, si son courage et celui d’Abi ne peuvent que forcer l’admiration, j’ai trouvé très intelligent de la part de l’auteur de nous permettre d’en savoir plus sur Silyen et Gavar dont j’ai hâte de connaître l’évolution, en espérant que Jenner gagne un peu en charisme.

Je pourrais citer une pléthore de personnages m’ayant marqué dans ce roman mais je vais m’arrêter là pour vous parler de l’autre point génial de cette lecture : l’intrigue. Le récit pose des questions importantes sur la notion de justice et de soumission. Avoir une compétence en plus à la naissance donne-t-elle le droit de disposer des autres ? Est-ce qu’une coutume est forcément juste parce qu’elle a été instaurée il y a des décennies de cela ? Ceux qui détiennent le pouvoir le font-ils de manière justifiée ? Le peuple a-t-il plus de pouvoir que ceux qui le gouverne ? Qui possède le plus de tords : ceux qui soumettent ou ceux qui trouvent normal d’être soumis ? Autant de questions qui sont finalement d’actualité et qui prennent ici un sens bien différent en prenant l’esclavage comme la perte de son humanité. Durant dix ans, vous ne disposez plus de vous. Le seul choix que vous ayez est de décider de quand commencer ces fameux dix ans.

Pour la famille Hadley, ce sont les parents qui décident de les faire tous ensemble, entraînant leurs trois enfants, Abigail, Luke et Daisy avec eux dans le but de faire leurs jours d’esclavage en famille. Par un concours de circonstance, Luke ne peut suivre la famille et est envoyé dans la ville d’esclaves de Millmoor alors que les autres prennent le chemin du domaine de la famille la plus puissante du pays : les Jardine.

Moi qui aime les intrigues politiques, j’ai été plus que servi dans ce premier opus et j’imagine que le second gardera la même dynamique, ajoutant des alliés ou des opposants à la révolution qui s’annonce dans ce tome-ci. Si le lieu très fermé de Kyneston regorge de ragots et d’intrigues en tout genre, l’action se concentre plutôt à l’intérieur de Millmoor, là où se retrouve en majorité le peuple opprimé.

Je ne sais que vous dire de plus pour ne pas vous gâcher le plaisir mais, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas : lisez-le !

En résumé un premier opus qui remplit parfaitement son office de mettre en place une intrigue passionnante et des personnages vivants tout en instillant une dynamique qui n’augure que du bon pour la suite. Un gros coup de cœur !

Merci aux éditions Nathan pour cette découverte ~

 

« Les gens avaient moins tendance à se soucier des autres quand leur propre survie accaparait leur attention. »

« C’était la confiance qui rendait tout ça possible. La confiance qui vous prêtait les yeux d’une autre personne, ses bras puissants, son cerveau rapide. Qui vous faisait plus grand que vous ne l’étiez tout seul. »

« La technologie, lui avait-il expliqué, était un outil simple dont tout le monde s’était convaincu de la complexité. Faillible, mais que tout le monde croyait parfait. Les gens avaient délégué leur jugement critique – et même ce que leur indiquaient leurs propres sens – au pouvoir de la technologie. si on arrivait à tromper celle-ci, il n’était alors plus nécessaire de chercher à tromper les gens. »

 

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31 / 50

In My MailBox #57 Avril 2017

Hello,

Vous allez bien ? ^-^

Avril se termine et avec lui voici donc les réceptions et achats étant arrivés dans ma bibliothèque ce mois-ci :

 

Du côté des SP :

To Your Eternity de Yoshitoki Oima aux éditions Pika (Un clic là pour mon avis)

Le Mystère du livre disparu, T2 A nous les Trois Mousquetaires de Pierdomenico Baccalario et Eduardo Jauregui aux éditions Flammarion Jeunesse (Cliquez ici pour lire la chronique)

Les Puissants, T1 L’esclave de Vic James aux éditions Nathan (un coup de cœur dont l’avis arrive demain !)

 

J’ai profité des 48h de la BD pour craquer sur ces quatre-là :

14/18 T1 – Le Petit Soldat de Corbeyran aux éditions Delcourt

Black Clover T1 – Le Serment de Tabata aux éditions Kazé

Les Filles Au Chocolat T1 – Cœur Cerise de Sébastien aux éditions Jungle

Mes cop’s : La compil 100% délire ! de Cazenove aux éditions Bamboo

 

Niveau craquage, j’ai aussi ajouté ceci à ma bibliothèque :

Sorcières sorcières, Tome 1 : Le mystère du jeteur de sorts de Joris Chamblain aux éditions Kennes

SOTUS DVD BoxSet par la GMMTV

Le Paris des Merveilles, T II : L’Elixir d’Oubli de Pierre Pevel aux éditions folio SF

 

Et j’ai reçu de jolis cadeaux d’anniversaire ❤

La Quête d’Ewilan – Tome 03 : La Passe de la Goule de Pierre Bottero, Lylian et Baldetti aux éditions Glénat

Le Bloc-note de Louise, T4 Festival de Cannes nous voilà ! de Charlotte Marin et Marion Michau aux éditions Albin Michel

Un super carnet Harry Potter (on n’a JAMAIS assez de carnet :P)

Hedwige ❤

 

Et vous ? Avez-vous craqué dernièrement ?

 

Emmy & Oliver – Robin Benway

Titre : Emmy & Oliver

Auteur : Robin Benway

Traducteur : Anne Delcourt

Editeur : Nathan

Date de Parution : 13 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Dix ans après le drame qui les a séparés, Emmy retrouve Oliver.
Mais comment renouer avec son ami d’enfance devenu un étranger ?
Depuis leur naissance, Emmy et Oliver sont inséparables. Mais alors qu’ils ont 7 ans, Oliver est enlevé par son père et disparaît de la vie d’Emmy, laissant derrière lui un vide impossible à combler.
Dix ans plus tard, Oliver est de retour. Emmy ne l’a jamais oublié. Pourtant, au moment de le revoir, le doute l’étreint : que reste-t-il de leur amitié après une si longue absence ?Emmy tente alors de retrouver sa place dans le cœur d’Oliver.
  • Avis :

Emmy & Oliver fait parti de ces romans qui vous entraîne sans vous demander votre avis. Après quelques pages, vous vous rendez compte que ces « quelques pages » se sont transformées en chapitre et que vous ne l’avez toujours pas lâché. C’est le premier roman de Robin Benway que je lis et j’espère que ce ne sera pas le dernier car j’ai adoré son écriture. Servie par une traduction toute en douceur, le texte est fluide et simple. Les sentiments y transpirent sans jamais tomber dans le pathos et on a l’impression de vivre avec les personnages leurs peines et leurs découvertes.

Les petits moments qui nous explique l’histoire d’Emmy et d’Oliver avant le début du roman nous permette de bien comprendre la vie de ces familles qui se sont toujours connues et qui ont, par conséquent, tous ressentis le drame de voir un enfant partir un jour avec son père et ne pas revenir. Durant dix ans, l’absence d’Oliver a fait des ravages, parfois discrets mais toujours profonds, dans le cœur de ceux qui le côtoyait. La mère d’Oliver bien évidemment, ses amis aussi, tous jeunes qu’ils soient, mais aussi les parents d’Emmy qui ont vécu de près la souffrance de la maman d’Oliver.

Ces cicatrices sont visibles tout au long du roman et le retour d’Oliver ne peut pas véritablement les combler. Puisque ce n’est plus le petit garçon de sept ans qui refait surface mais bien un adolescent qui a évolué.

En débutant vraiment l’histoire par le retour d’Oliver, l’auteur montre bien qu’il s’agit d’un commencement. Car comment reprendre une place que l’on a pas voulu quitter ? Comment être soi-même quand tous les autres autour de vous sont persuadés de savoir qui vous êtes ? De la même manière, comment essayer de faire correspondre l’image du petit garçon que vous gardiez avec celle de l’adolescent que vous avez finalement devant vous ?

L’absence d’Oliver, tellement présente dans la vie des personnes qui l’aiment, devient de fait un manque lorsqu’il revient. Car son retour ne résout finalement rien mais amène de nouvelles questions, de nouvelles possibilités, de nouvelles inquiétudes. Tous ces personnages ont quelque chose de brisé à l’intérieur qu’ils ont rafistolé au fil des années et qui pensaient guérir au retour d’Oliver. Or, la vie n’est pas si simple et les sentiments des uns et des autres s’affrontent parfois entre ce que l’on voudrait, ce que l’on a et ce que les autres ont et veulent.

Si le roman s’intéresse beaucoup aux liens familiaux entre parents et enfants, il est aussi très centré sur l’amitié qui unit Emmy, Oliver, Drew et Caro. Ce quatuor devenu trio qui redevient quatuor sans trop savoir comment faire. Pour Emmy, Drew et Caro qui ne se sont jamais quittés et connaissent tout les uns des autres et pour qui l’absence d’Oliver était une constante, son retour provoque un moment bancal qu’aucun d’entre eux n’a jamais été préparé à vivre.

Je me suis attachée à ces adolescents, à leur manière d’être et à l’amour qui les relie les uns aux autres. Aux questions qu’ils se posent, à leur envie de liberté et à leur besoin de sentir leurs attaches. L’histoire m’a fait comprendre les réactions des parents et m’a fait passer par toutes sortes d’émotions, du rire à la tristesse sans à-coups.

En bref un roman qui décrit avec intelligence le retour d’un enfant enlevé par un parent et l’impact que cette action entraîne sur toute une population.

Merci aux éditions Nathan pour cette belle découverte ~

 

« Quelquefois, les mots qu’il faudrait pour combler les fissures qu’on a dans le cœur n’existent pas. »

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26 / 50

J’ai avalé un arc-en-ciel – Erwan Ji

 

Titre : J’ai avalé un arc-en-ciel

Auteur : Erwan Ji

Editeur : Nathan

Date de parution : 2 Mars 2017

 

  • Résumé (éditeur) :

Je m’appelle Capucine, mais on m’appelle Puce. J’ai dix-sept ans, la peau mate et un accent de Montpellier. Enfin, l’accent, c’est quand je parle français. Je vis aux Etats-Unis depuis que j’ai trois ans. Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique… Vous appelez ça comme vous voulez, mais la vérité… c’est que j’ai avalé un arc-en-ciel.

 

  • Avis :

Le roman nous permet de suivre l’histoire de Capucine, dite Puce qui, par envie de parler à quelqu’un, se décide à ouvrir un blog. C’est donc celui-ci auquel nous avons accès et, à travers lui, nous pouvons découvrir le monde de l’adolescente. Puce nous raconte ses joies comme ses peines ainsi que toutes les réflexions qui la traversent.

Le premier point qui ressort de ce livre à la lecture, c’est la manière dont il est écrit. Je l’ai trouvé d’une justesse époustouflante. J’avais l’impression d’être avec Puce et de vivre les journées à ses côtés, de connaître ses amis et de comprendre ses tourments. Ce roman, c’est avant tout une histoire de liens entre les gens. Car Puce parle presque exclusivement des personnes qui l’entourent et de ce qu’elle ressent pour eux. L’histoire nous rappelle qu’il n’est pas possible de vivre tout seul et que ce sont les rencontres qui vont nous permettre d’être qui nous sommes. A travers ses yeux, on découvre de nouvelles personnes, de la même manière qu’elle les découvre au fil du temps. Si son regard sur eux change parfois, ses réflexions restent toujours empruntent d’humour et de tendresse.

J’ai beaucoup aimé Puce. Elle fait partie de ces personnages auquel il est facile de s’attacher. Je me suis aussi retrouvée dans certaines de ses remarques, notamment celles qui nous rappelle que nous avons longtemps été des personnes différentes selon les gens avec qui nous nous trouvions. Avant de finir par être nous-mêmes tout le temps.

Le côté américain du roman est vraiment sympa et j’ai adoré découvrir ce qui faisait la spécificité du lycée de Puce (notamment « Assassin » dont je suis totalement fan ! Je veux faire la même chose 😛 ). Les petits passages en anglais qui parsèment le texte apportent un petit plus à l’histoire et ne nous entraînent que plus au sein du monde de l’adolescente. Rassurez-vous, si vous êtes allergique à l’anglais : tout est traduit.

En bref une héroïne attachante pour une histoire empreinte d’humour et d’émotions. Un beau roman tout en justesse !

 

Merci aux éditions Nathan pour cette découverte ~

 

« C’est aussi pour ça que j’aime mes amis. Tous les quatre, on a peur de ce qui nous attend. Mais avoir peur ensemble, ce n’est pas comme avoir peur tout seul. Si chacun prend un bout de la peur, elle devient moins forte. C’est pour ça que Soupe m’a fait un hug. Que Sara m’a pris le bras dans la rue. Et que Vaneck a remis ma barbe en place. Ils sont mon équipage, et peu importe où ira le bateau. »

 

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20 / 50

In My Mailbox #55 Février 2017

 

Hello ~

Je vous retrouve aujourd’hui pour un IMM. Oui, je sais cela fait longtemps mais j’ai eu envie de partager avec vous mes réceptions du mois de Février ^-^

Entre les cadeaux, les SP et les craquages… Février a vu beaucoup de monde entrer dans ma bibliothèque o.o

 

On commence par les services presses :

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Cheeky Love de Miyuki Mitsubachi dont vous pourrez retrouver la chronique sur Place to Be

Marjane, T2 Le Serment de Marie Pavlenko aux éditions PKJ via le forum Mort-Sûre

Flora Banks de Emily Barr aux éditions Casterman

Les Filles déchues de Wakewater de Leslie V.H. aux éditions Denoël

Je suis ton soleil de Marie Pavlenko aux éditions Flammarion Jeunesse (ma chronique se trouve juste ici ❤ )

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Aux éditions Nathan :

Coeur Piment, tome 6.2 de Cathy Cassidy

J’ai avalé un arc-en-ciel de Erwan Ji

Emmy et Oliver de Robin Benway

 

Et des cadeaux ❤

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Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires de Brandon Sanderson

De jolis stickers via Arrête de Lire

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Carry On de Rainbow Rowell, remporté chez Alice Neverland

Le Niffleur à constuire ❤

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Merveilles et Légendes de Merlin l’Enchanteur de Xavier Husson

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Fans de la vie impossible de Kate Scelsa

Là où j’irai de Gayle Forman

La chute d’Eldoriel de Weasley Diguet

Si c’est la fin du monde de Tommy Wallach

#Scandale de Sarah Ockler

 

Et mon gros craquage de romance chez Bouquin occaz

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L. Lee Guhrke « jeunes filles en fleurs » T2
L. Lee Guhrke « jeunes filles en fleurs » T3
L. Lee Guhrke « jeunes filles en fleurs » T4
Julie James « l’homme le plus sexy »
Danielle Steel  » le Bal »
Claire Delacroix « les joyaux de Kinfairlie » T1
Loretta Chase « le Prince des débauchés »
M. Balogh « ces demoiselles de Bath »
M. Brendan « scandaleuse alliance »
M. Jo Putney « le sortilège des Gardiens »
Mary Jo Putney « les gardiens du destin »
Stephanie Doyle « défi et confidences »
Julia London « Cedar Springs » T2
Loretta Chase « Ne me tente pas »
C. Delacroix « les joyaux de Kinfairlie » T2

Oui, je sais… c’est énorme !

Mais à 1.50€ le livre + 70% de réduction en prime… comment résister ?

 

Et vous, avez-vous craqué récemment ? Dites-moi tout 😛

 

Confessions d’un ami imaginaire – Recueillies par Michelle Cuevas

 

Titre : Confessions d’un ami imaginaire

V.O. : Confessions of an Imaginary Friend

Auteur : Michelle Cuevas

Traducteur : Lilas Nord

Editeur : Nathan

Date de Parution : 9 Février 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Jacques Papier a l’impression que personne ne l’aime. La maîtresse l’ignore quand il lève la main, personne ne lui passe le ballon en sport. Heureusement qu’il y a Fleur, sa sœur et meilleure amie, qui le comprend si bien. Un jour Jacques apprend que sa sœur Fleur a un ami imaginaire. Il se met à son tour à s’inventer un ami imaginaire. Et si lui-même n’était pas tout à fait réel ?

 

  • Avis :

L’histoire nous présente Jacques Papier, persuadé que les gens ne l’aiment pas car beaucoup l’ignorent. Qu’il s’agisse de la maitresse, de ses parents ou d’inconnus, Jacques Papier se sent souvent mis de côté par la majorité des gens. Mais jamais par sa sœur, Fleur. Jacques nous raconte donc son quotidien, ce qu’il aime faire avec Fleur, ce qu’il aime manger, ses petits tracas comme ses grandes questions. Jusqu’à ce qu’un jour, il surprenne une conversation entre ses parents sur le fait que sa sœur chérie possède un ami imaginaire…

J’avais beaucoup aimé le roman Je m’appelle Budo de Matthew Dicks qui propose un thème similaire et j’étais donc très curieuse de voir où allait où me menait celui-ci. Lorsque j’ai commencé le roman, je ne m’attendais pas à ce qu’il débute ni tourne de cette manière mais je me suis vite attachée à Jacques Papier. A ce petit garçon qui ne sait pas qui il est et qui devient finalement avide de liberté. Il est facile de comprendre ses sentiments car nous avons sûrement tous ressenti cette différence entre ce que l’on croit être et ce que l’on est, entre ce que l’on voudrait faire et ce qu’il est possible de réaliser.

Tout autant que d’indépendance, le roman parle d’amour et de don de soi. Qu’il s’agisse de Jacques, de Fleur (surtout de Fleur au départ) ou du club des amis imaginaires… Tous ont leur histoire et donne d’eux-mêmes dans le but de rendre quelqu’un d’autre heureux. Ce n’est parfois pas grand chose mais c’est souvent amplement suffisant et nous rappelle qu’une parole ou un geste ont beaucoup d’importance pour les gens qui nous entourent.

L’écriture est fluide et le fait que les chapitres soient très courts nous incite à continuer le roman, à découvrir ce qui va arriver à Jacques Papier et comment il va gérer ses découvertes et ses nouvelles connaissances du monde dans lequel il vit. Le personnage évolue au fil des pages, prenant autant confiance en lui qu’il devient… humain finalement.

Un mot aussi sur les dessins qui parsèment le texte et qui ont véritablement leur place dans l’ouvrage, au même titre que les paragraphes. Ils permettent aux lecteurs de mieux comprendre Jacques et de visualiser ce dont il parle. Et surtout, il donne un côté enfantin très humain au roman, vraiment comme si on lisait le journal intime d’un enfant (même si ce n’est pas sympa de lire les journaux intimes des gens !)

J’ai adoré ces petits dessins, ultras mignons et extrêmement bien adaptés au texte qu’ils illustrent, donnant une apparence plus tangible aux écrits de Jacques Papier.

En bref une histoire d’amitié tout sauf imaginaire qui nous rappelle que la liberté est aussi de choisir ce que nous apportons aux autres comme à nous-même.

 

« Mais qu’est-ce que je pouvais bien avoir de spécial, moi ? Difficile de le savoir. Peut-être parce qu’on est toujours trop proche de soi pour bien se voir, comme une fleur qui baisserait la tête et qui penserait qu’elle n’est qu’une tige. J’imagine que le plus important, c’est de croire qu’on l’est. Spécial. Et nos proches le perçoivent de mille et une façons qu’on n’aurait jamais soupçonnées. »

 

Entre dans

cof

13 / 50