Power Club, T2 Onde de Choc – Alain Gagnol

Titre : Ondes de choc

Série : Le Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Aller en cours, se comporter comme une lycéenne normale, stressée par le bac… Et l’instant d’après, survoler Paris, sauver des vies, masquée. C’est le style « super-héros incognito » qu’Anna doit adopter depuis que ses boosters sont réapparus, assoiffés d’action. Elle risque gros : les superpouvoirs sont l’exclusivité du Power Club, et l’existence même de jeunes surhumains fait désormais débat, scandale après scandale.

Le moment est clairement mal choisi pour bouleverser le monde entier en laissant une trace de main sur un pilier de la tour Eiffel…

Entre agir pour le bien et dire la vérité, Anna a fait son choix.

 

  • Avis:

Ce tome pose beaucoup de questions sur la notion d’invulnérabilité et sur ce qu’implique d’être un super-héros. Le fait d’avoir des boosters et d’être, par conséquent, quasiment invulnérable, est-il vraiment une bonne chose ? Peut-on mettre les responsabilités qui vont avec ce genre de pouvoirs sur les épaules de quelques adolescents choisis, non pour leurs mérites, mais pour l’argent de leurs parents ?

De nombreuses interrogations se posent et trouvent un écho dans les dérives de la technologies telles qu’elles peuvent parfois se produire, amenant des réflexions intéressantes sur le sujet qui, je l’espère, seront approfondie dans le troisième tome.

Ici, il s’agit finalement d’un tome de transition entre la mise en place et la résolution et, si je suis curieuse de voir cette dernière, j’aurai aimé un peu plus d’interaction entre Anna et les autres membres du Power Club qui ne servent ici qu’à être déchus un à un. Les sentiments que l’on peut ressentir à leur égard sont vite balayés et j’ai trouvé cela dommage.

Il y a un peu de perte de puissance dans ce récit, avec des moments plus longs qui, j’imagine, auront une importance pour la suite. Néanmoins, j’ai trouvé que les moments entre les procès et l’attente qui s’ensuit faisaient perdre de la dynamique au roman. Ils permettent malgré tout de faire le point sur la situation et de nous rendre compte, une fois de plus, du caractère très juste d’Anna. Si nous avions des doutes sur sa personnalité, ce tome nous la présente comme une jeune fille entière et, encore plus que dans le premier tome j’ai l’impression, éprise de justice. Elle a ici en prime l’envie terrible que tout se passe bien et c’est cette envie qui la pousse à s’assagir au fil des pages.

J’ai apprécié retrouver des personnages connus tels Matt et Aaron et retrouver Lisa et sa fraîcheur. J’aurai d’ailleurs aimé les voir un peu plus car, quoique j’aime beaucoup Anna, elle est souvent assez seule dans le roman. Heureusement que les boosters sont là pour instaurer de nouveaux dialogues.

En bref un second tome dans la continuité du premier mais dont les moments d’attente entre l’action sont parfois un peu longs.

Merci aux éditions Syros pour ce second tome ~

 

« – Anna, ma petite Anna, laisse-moi t’expliquer un truc. Il n’y a qu’une seule condition pour que quelque chose soit impossible à faire. Tu veux que je te dise ce que c’est ?

Je ne lui fais pas le plaisir de la relancer. Ce qui ne l’empêche pas de m’énoncer, avec la sagesse d’un moine bouddhiste :

– C’est quand tu refuses même d’essayer. »

« Une bonne action peut aussi provoquer des dégâts. La vie serait simple s’il suffisait de bien se conduire pour que tout s’arrange. »

 

 

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32 / 50

Bye Bye Bollywood – Hélène Couturier

Titre : Bye Bye Bollywood

Auteur : Hélène Couturier

Editeur : Syros

Date de Parution : 13 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Quand ma mère nous a annoncé qu’on partait en vacances en Inde, ma sœur s’est direct imaginée en mode « Bollywood », façon princesse indienne. Plus mesurée, j’ai pensé que j’avais la meilleure maman du monde, ce qui n’arrive pas souvent. Puis j’ai compris qu’elle nous emmenait dans un ashram. Traduction : délire yoga-méditation, riz complet et partage des tâches ménagères ! Ça m’a anéantie. Et encore, j’ignorais qu’une fois là-bas, il n’y aurait pas de réseau et que le seul jeune de mon âge, Jésus, serait un matheux sans pitié. Mais…… Comme le dit le proverbe indien : « Tant qu’il y a de l’amour, tout est possible »

 

  • Avis:

Lorsque leur mère leur annonce qu’elles partent en Inde, Anna et Garance font la danse de la joie. Mais, en apprenant qu’il s’agit d’un ashram, Anna déchante vite. Bonjour les heures fixes, les délires méditatifs et adieu les relations sociales avec ses amies. Comme toute adolescente actuelle, elle s’est habituée à pouvoir communiquer avec ses comparses à toute heure du jour et de la nuit mais, là où elle arrive, le réseau s’est fait la malle.

Les dialogues entre sa mère et elle présentent toute l’incompréhension que l’on peut retrouver entre une jeune fille qui aspire à être elle-même et une mère qui veut lui faire découvrir autre chose. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas du tout sur la même longueur d’onde ! A vrai dire, j’ai trouvé la mère parfaitement égoïste d’entraîner ses filles dans un ashram sous couverts de « nous partons en vacances » sans les prévenir d’abord.

Au-delà de cela, Anna est une héroïne attachante et avec beaucoup d’humour. Au fil des pages, nous comprenons qu’elle a finalement si peu confiance en elle qu’elle se cache derrière un ton ironique, pour faire rire avant d’être blessée. Je pense que beaucoup peuvent se retrouver en elle et que le roman peut donc être une bonne lecture pour les adolescentes car il aborde de nombreux points qui leur sont clairement dédiés. Les jeunes (et les moins jeunes aussi cela dit) peuvent tirer de cet ouvrage de jolies leçons, intelligemment dispensées au fil des pages.

Si le ton du roman est enlevé et humoristique, il n’empêche pas l’auteur de glisser des références historiques et de proposer une réflexion sur la manière dont les femmes sont considérées en Inde. A travers les yeux de la jeune fille pour qui l’Inde est avant tout l’exotisme des Bollywood, nous en apprenons beaucoup sur la culture du pays ainsi que sur les particularités des ashrams. J’ai beaucoup apprécié découvrir toutes ces petites choses que je ne connaissais pas tout en suivant Anna dans ses aventures.

En bref, un roman qui propose une réflexion intelligente sur le fait de s’ouvrir à une autre culture et permet d’en apprendre plus sur l’Inde.

Merci aux éditions Syros pour cette découverte ~

 

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29 / 50

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Cours de Botanique : un livre à la couverture fleurie – 20 points

 

In My Mailbox #56 Mars 2017

Hello !

Vous allez bien ?

Puisque mars s’est terminé (et, entre vous et moi, tant mieux !), je vous présente aujourd’hui mon IMM de mars ^-^

Entre réception, achat et cadeaux, il y a un peu de tout 😛

 

Au niveau des services presses tout d’abord, voici mes réceptions :

 

Merci à :

Syros : Power Club, T2 Ondes de choc de Alain Gagnol ; Bye Bye Bollywood de Hélène Couturier ; Des livres et moi de Matt7ieu Radenac (vous pouvez retrouver la chronique de ce dernier à cet endroit)

Rageot : C’est pas si pire Zazie de Marie-Renée Lavoie (donc la chronique se trouve juste ici) ; Plus près de nos rêves de Carole Prieur

Casterman : Bodyguard, T4, La Cible de Chris Bradford

Flammarion Jeunesse : Les Piqûres d’Abeille de Claire Castillon

Ouest-France : Merlin, ombres et lumière de Claudine Glot (la chronique est disponible en cliquant là)

Pika : L’attaque des titans, Harsh Mistress of the City de Ryô Kawakami

 

Merci à Arrête de Lire chez Flammarion ~

(la chronique de Je suis ton Soleil est ici)

 

Ensuite les achats… Même si j’ai peu le temps de lire ces derniers temps, je ne résiste pas aux livres…

Chez Croc’Book, j’ai trouvé :

La fille qui ne croyait pas aux miracles de Wendy Wunder chez Hachette

L’été des secondes chances de Morgan Matson chez Hachette

L’équation de l’amour et du hasard de Jennifer E. Smith chez Hachette

Dis-lui de Rémi Stefani chez Casterman

 

Et chez Oxfam où il faisait une vente au poids, j’ai découvert :

Dieu me déteste de Hollis Seamon chez 10/18

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part d’Anna Gavalda chez J’ai Lu

Magies secrètes de Hervé Jubert chez Folio SF

La dernière lettre de son amant de Jojo Moyes chez Milady

Les tribulations de Tiffany Trott de Isabel Wolff chez Pocket

 

Après une longue journée de soutenance, je n’ai pas résisté à cette sublime version du Paris des Merveilles, Les Enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel chez Folio SF (la chronique est disponible là)

 

Et dernier achat livresque mais non des moindres, en grande fan du travail d’Alexandra V. Bach, je me suis offert Seasons

 

Puis un petit plaisir de fangirl que je m’étais offert en janvier et qui est arrivé en mars 😛

(pour ceux qui se poseraient la question, il s’agit d’un photobook sur deux acteurs Thaïlandais ayant participé en tant

que personnages principaux à une série télévisée que j’ai adoré SOTUS ❤ )

 

Mars est aussi le mois de mon anniversaire et je ne résiste pas à l’envie de vous montrer mes cadeaux, très orientés 😛

(pour les curieux, le coffret du milieu est une lampe représentant le logo de Poudlard. Et oui : elle est magnifique *.* )

 

Et parce que mes collègues sont tops : merci Alicia pour ces beaux carnets ❤

Bon en voyant ça, je me dis qu’il faudrait que je recommence les IMM semaine par semaine parce que là : ça fait tout de même très peur !
Et vous ? Avez-vous craqué ce mois-ci ?

Des livres et moi – Matt7ieu Radenac

Titre : Des livres et moi

Auteur : Matt7ieu Radenac

Editeur : Syros

Date de Parution : Janvier 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans l’esprit d’Alex, lire un roman est une vraie corvée. Heureusement, une super idée lui est venue pour impressionner sa prof de français : écrire directement au célèbre auteur Filippe Cavreini. Après cinq messages sans réponse, l’écrivain mord à l’hameçon. Qui est ce ou cette Alex qui lui écrit sans même avoir lu ses livres ?

 

  • Avis :

C’est la curiosité qui m’a poussé à vouloir lire ce roman. Le résumé me tentait bien et je me demandais comment aller se dérouler cette histoire d’un jeune qui n’aime pas lire et d’un auteur à qui on pose toutes sortes de questions sans jamais avoir lu un seul de ses romans. Si je me disais bien évidemment qu’Alex allait finir par avoir envie de lire, la question était de savoir comment l’écrivain allait réussir à l’y pousser.

Et, finalement, en sortant de ce livre, on ne sait pas lequel, de l’enfant ou de l’adulte, a appris plus de choses à l’autre sur la vie.

Les mails permettent de se rendre compte de l’amitié qui nait doucement entre les deux et les dates qui se succèdent montre l’impatience ou la réflexion. Comme pour une correspondance épistolaire, le fait d’avoir la date indique au lecteur le temps qui passe. Évidemment, avec les mails, tout va bien plus vite et les jours passent dans le roman à une vitesse folle.

Si le roman parle bien sûr de lecture et d’écriture, il en parle d’une manière intelligente et douce. Entre l’ado qui ne veut pas lire et qui ne s’en pense pas capable et l’auteur sur le déclin qui n’arrive plus à écrire se crée une amitié faites de non-dits et d’aveux tout à la fois. Le livre parle tout autant de la vie en général, de la manière dont cette dernière nous met des bâtons dans les roues et du courage qu’il faut souvent pour garder la tête haute. Bien des sujets délicats sont abordés dans ce petit ouvrage, sans qu’ils soient traités avec pitié mais avec compassion.

On sourit et on s’attendrit entre les pages alors qu’on s’attache aux personnages à travers leurs échanges et ce qu’ils expliquent de leurs vies respectives. Ils évoluent tous deux à travers leur correspondance et j’ai beaucoup aimé ce parallèle qui montre que chaque rencontre nous enrichit. Et, pour une fois, le côté fin ouverte ne m’a pas dérangé mais plutôt amusée !

En bref un livre très court mais qui arrive en peu de pages à aborder des sujets graves avec intelligence tout en démontrant l’importance de la communication entre les gens.

Merci à Véronique et aux éditions Syros pour cette découverte ~

 

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22 / 50

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Hiboux express : un roman épistolaire – 35 points

La Maison des Reflets – Camille Brissot

 

Titre : La maison des reflets

Auteur : Camille Brissot

Editeur : Syros

Date de Parution : 2 Février 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent le morts grâce à des reflets en quatre dimensions qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère, et le petit je ne sais quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons de départ, pour passer du temps avec ceux qu’ils aiment. Daniel a grandi entre ces murs, ses meilleurs amis sont des reflets. Jusqu’à ce qu’il rencontre Violette, une fille imprévisible et lumineuse… Bien vivante.
Qui accepterait de laisser partir un être cher s’il pouvait le garder à ses côtés pour toujours?

 

  • Avis :

Le roman nous présente Daniel qui a grandi dans une maison de départ entre son père, toujours au travail, et sa gouvernante. N’étant presque jamais sorti de chez lui, les seuls rapports amicaux que connait le jeune homme sont ceux des reflets qui peuplent la maison et qui sont, pour lui, aussi réel que les humains qui peuplent la ville alentour.

Ce point de départ propose donc une réflexion sur les reflets eux-mêmes. Sont-ils humains ou non ? Permettent-ils vraiment aux gens de faire leur deuil ou, au contraire, les font-ils entrer dans une phase de déni en leur permettant presque d’oublier la mort de la personne qui leur était chère ? Dans notre monde actuel où les hologrammes commencent à prendre de la place, les Maisons de Reflets deviennent des endroits tangibles assez faciles à imaginer. Et on se prend à se demander ce que l’on ferait, nous, s’il nous était possible de créer le reflet d’une personne aimée et disparue. Un reflet semblable trait pour trait avec lequel discuter et où se retrouverait la personnalité du décédé…

Le roman pose ces questions avec douceur et intelligence, notamment grâce à Daniel qui évolue au fil des pages, découvrant un monde qu’il n’imaginait finalement pas. A ne voir qu’un seul côté des éléments, on oublie souvent qu’il y en a un deuxième, parfois aussi intéressant que le premier ou, tout au moins, différent. Madame Elia, la préceptrice de Daniel, est l’un des pivot du roman, le poussant à se poser des questions et à aller chercher des réponses, au-delà de sa zone de confort habituelle. Le roman nous pousse d’ailleurs à sortir de la nôtre en nous invitant à réfléchir à ce que les nouvelles technologies peuvent permettre de faire. Les Maisons de Reflets sont en quelque sorte une manière de chercher à défier la Mort et j’ai beaucoup aimé le parallèle avec les citations de début de chapitres qui renvoient aussi bien au folklore qu’à des histoires connues de tous.

J’ai trouvé qu’il était vraiment question de dualité dans cet ouvrage, choses qui m’a particulièrement plu. Qu’il s’agisse du monde extérieur en opposition avec l’intérieur de la maison, de Violette en double d’Esther, de la différence entre l’absence du père de Daniel et la présence virtuelle de sa mère, de la communication par lettres alors que la technologie est si présente, de la mort qui ne l’est plus tout à fait alors même que les reflets ne sont pourtant pas totalement la vie… L’histoire navigue entre ces oppositions et entraîne le lecteur à sa suite, l’invitant à réfléchir comme à se laisser porter par l’intrigue qui se dévoile peu à peu, ne rendant que plus avide d’en savoir plus sur le fin mot de l’histoire.

En bref un roman prenant qui propose une réflexion sur le deuil pleine de douceur et très actuelle. Un joli coup de cœur en ce début d’année !

Merci à Véronique et aux éditions Syros pour cette belle découverte ~

 

« Il n’y a rien de pire que de voir un proche nous être arraché, sans nous laisser la chance de poser le point final à l’histoire que nous écrivions ensemble. »

« Face à un deuil, on est toujours seul, il me semble. C’est un gouffre qui se creuse en nous, et personne ne peut en imaginer la profondeur car il faudrait oser s’en approcher, se pencher au-dessus du vide, perdre soi-même une partie de son équilibre. Et tout ça pour quoi ? Pour découvrir l’épaisseur du chagrin qui se cache au fond et réaliser que la petite flamme que l’on a apporté s’y noiera aussitôt. Alors, on fait un pas en arrière. On se dit que la tristesse passera avec le temps, ou des formules de ce genre. Je suppose que c’est vrai, même si c’est un peu cruel. »

 

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cof

15 / 50

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Bague de Gaunt : lire un livre où la famille est centrale à l’intrigue – 20 points

Power Club, T1 L’Apprentissage – Alain Gagnol

 

Titre : L’Apprentissage

Série : Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 5 Janvier 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Anna n’est pas née sur Krypton, pourtant elle s’apprête à devenir une super-héroïne. Jeune et riche, elle répond aux critères du Power Club© ! Les termes du contrat sont les suivants : on lui inocule des boosters, une technologie de pointe qui la rend en quelques jours surhumaine, elle entre dans la légende aux côtés des huit super-héros déjà célèbres. En échange, elle se doit d’incarner le rêve absolu, de vendre son image aux médias, aux plus grandes marques. Et, accessoirement, elle est libre de sauver le monde.

 

  • Avis :

Dans ce futur pas si lointain, les progrès de la science permettent à de riches adolescents de devenir des super-héros. Je pensais que le roman se concentrerait donc sur cette sorte de petite ligue des justiciers qui aide la police à arrêter les méchants. Mais il y a finalement bien plus que cela dans cette histoire et l’intrigue propose de nombreuses réflexions sur des sujets d’actualité.

Anna, de part sa nouveauté dans le milieu des super-héros, amène avec elle un œil aussi naïf que perspicace. Elle reste qui elle était malgré ses nouveaux pouvoirs et, si elle subi de nombreuses tentations (et succombe à certaines), elle n’en reste pas moins consciente de ce qui est juste et prend les décisions les plus importantes après les avoir réfléchie et songé aux conséquences. J’ai beaucoup aimé le personnage, parfois égoïste, parfois injuste mais très humaine et empathe, s’intéressant à ceux qui l’entourent et prenant leurs sentiments en considération.

Ce premier roman (qui est malgré tout un beau bébé de 500 pages), pose les bases d’une histoire qui s’intéresse aux clivages qui peut exister entre ceux qui ont du pouvoir et les autres, qu’il s’agisse d’argent, de force ou de prise de décision. Les différents personnages permettent de confronter plusieurs visions d’un même lieu ou d’une même fonction et Anna apprend rapidement que ce que l’ont dit en face des caméras n’est pas forcément la réalité ou la vérité.

J’ai beaucoup aimé cette dualité au sein même du personnage, qui voit sa vie changer du tout au tout et ses rêves se réaliser mais qui comprend en même temps que vouloir quelque chose et faire quelque chose de juste n’est peut-être pas la même chose et qu’il faut parfois se battre et se sacrifier pour ne pas se perdre. Suivre Anna nous permet aussi de comprendre les boosters et leur manière de fonctionner de l’intérieur et… wow… moi qui ne suis pas une adepte des manipulations génétiques, on ne peut ici que se demander ce que cela ferait d’être à la place d’Anna qui cohabite avec sa petite armée personnelle folle amoureuse de sa personne. Avoir accès aux pensées et aux ressentis d’Anna nous aide à l’apprécier et à excuser ses maladresses ou ses décisions parfois égoïstes en nous rappelant l’âge qu’elle a et ce qu’elle vit.

Les personnages qui l’entourent sont assez hauts en couleurs, notamment Lisa que j’ai adoré ! Elle est celle qui permet d’ancrer Anna dans la réalité tout en lui donnant ce grain de folie nécessaire aux grandes choses. On découvre finalement assez peu les membres du Power Club dans ce tome puisque l’accent est vraiment mit sur l’univers en général et les bases de celui-ci ainsi que sur l’intrigue de pouvoir qui va servir de fil conducteur par la suite.

En bref un livre assez gros mais où je n’ai pas vu le temps passé et dont l’intrigue promet une histoire pleine de pep’s qui invite à la réflexion. Un beau mélange qui augure du bon pour la suite !

 

Merci aux éditions Syros pour cette jolie découverte ~

 

« Il est toujours plus facile d’avoir de grandes idées quand la réalité ne vous oblige pas à les mettre en pratique. »

« La carte de visite ne pèse rien entre mes doigts. Mes boosters ne lui accordent pas une seconde de leur attention. Ils ont tort. Ils se laissent abuser par l’apparente insignifiance du bout de papier. Mais moi je sais que certaines décisions ouvrent des portes qu’on ne peut plus jamais refermer. »

 

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10 / 50

Ne Retournez Jamais chez une Fille du Passé – Nathalie Stagier

 

Titre : Ne Retournez Jamais chez une Fille du Passé

Série : Ne Ramenez Jamais une Fille du Futur chez Vous

Auteur : Nathalie Stagier

Editeur : Syros

Date de Parution : 1er Juin 2016

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Pénélope est de retour à notre époque : la suite de Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous !
Ne retournez jamais chez une fille du passé
… parce que vous pourriez tomber folle amoureuse d’un garçon du Moyen Âge.
… parce que vous n’êtes pas la seule voyageuse du futur, et là, préparez-vous à un choc.
… parce que vous êtes nulle en histoire, et qu’une petite erreur de date peut mettre en danger l’humanité.

 

  • Avis :

Un an après, nous retrouvons Andrea et Pénélope, les héroïnes de Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous. On redécouvre leur amitié et on voit une Pénélope un peu plus à l’aise avec notre monde actuel. Pénélope qui m’a, à vrai dire, même parfois un peu agacée par son égoïsme. Je me suis malgré tout de nouveau beaucoup attachée à elles d’eux, avec l’impression de revoir de vieilles copines, heureuse d’avoir de leurs nouvelles et de savoir ce qui s’était passé pour elles durant ces mois où l’on ne s’était pas vu.

J’étais très curieuse de savoir comment allait se dérouler l’intrigue puisque le premier tome proposait une résolution de l’histoire de la Grippe Masculine.

A la différence du premier tome, Pénélope cherche cette fois à s’intégrer et elle et Andrea se heurtent donc à leurs différences de point de vue sur toutes sortes de sujets d’actualités, et notamment sur la vision des femmes dans la société actuelle. Toutes ces pubs qui prônent un concept particulier et qui clament qu’une femme n’est féminine que si elle s’habille ou se comporte d’une façon agréé par la société. Pénélope permet donc un regard neuf et naïf sur ce que vivent les adolescentes (et les adultes) qui cherchent à suivre les codes pour s’intégrer sans se rendre compte de ce qu’elles y perdent en personnalité. Ce côté du roman est donc vraiment intéressant tout en restant assez peu poussé pour permettre à l’intrigue d’avancer sans se concentrer uniquement sur les faits et gestes de Pénélope.

L’intrigue générale reprend celle du premier tome en la continuant et en intégrant le fil rouge du prochain tome (je ne vous en dis pas plus à ce sujet mais j’ai hâte d’en savoir la finalité !). On retrouve donc des personnages que nous avions vu et un nouveau venu que j’ai beaucoup aimé ! Antarès rappelle Pénélope tout en étant presque un antagoniste de cette dernière et j’ai adoré le voir doucement évoluer. Quand à la famille d’Andrea, elle est encore une fois adorable et attachante.

Mon chouchou du premier tome, Mathias, n’est pas assez présent à mon goût (et beauuuucoup trop à la fin… Moi contradictoire ? Lisez et vous verrez !)

Et cette fin… cette fois non résolue, qui appelle donc un troisième tome que j’ai hâte de voir arriver !

En bref une histoire intrigante servie par une plume toujours aussi agréable qui nous permet de retrouver les personnages que l’on avait adoré tout en nous en présentant de nouveau tout aussi intéressants.

 

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challenge2016

51 / 35 50