Power Club, T3 Un rêve indestructible – Alain Gagnol

 

Titre : Un rêve indestructible

Série : Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 16 Mai 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Du haut de ses 19 ans, Anna a déjà sauvé le monde, mais elle a vécu le pire. Qui irait imaginer que la personne la plus puissante sur Terre souffre de stress post-traumatique ? Alors qu’elle est au centre de l’attention, Anna est la seule à voir venir une menace plus grande encore : le sénateur Wallace, qui a promis de créer une armée de soldats surhumains, est sur le point d’être élu président des États-Unis. Malgré sa fragilité, Anna est aussi la seule capable de l’arrêter.

 

  • Avis [ATTENTION possibilité de spoilers sur les deux premiers tomes] :

Je vous retrouve aujourd’hui pour parler du troisième et dernière tome de la saga Power Club (vous pouvez retrouver mes avis sur le premier tome juste ici et celui sur le second tome juste là). Si j’avais beaucoup aimé le premier, j’avais un peu décroché au second mais le troisième m’a ici totalement ramené dans l’histoire et j’ai passé un très bon moment de lecture.

On retrouve donc Anna après la dissolution du Power Club et les événements traumatisants du précédent opus. Ce tome-ci est vraiment psychologique et j’ai apprécié ce fait. On se rend bien compte de la difficulté d’Anna à surmonter tout ce qu’il s’est passé. Le fait d’avoir des supers pouvoirs ne la rend pas moins vulnérable aux émotions et aux remarques des autres. Il y a ici de nombreuses réflexions sur les boosters, sur ce qu’ils devaient être et permettre et sur l’utilisation qu’en font finalement les gens qui possèdent le pouvoir de s’en servir.

Au milieu de ses profiteurs qui ne veulent que plus de pouvoir, Anna est un personnage réellement attachant. Si elle fait des erreurs, elle essaie néanmoins d’être quelqu’un de bien, avec ses défauts mais surtout avec ce en quoi elle croit. Respectueuse et avide d’aider les autres, elle considère ses pouvoirs comme un moyen de faire le bien et on suit avec elle les difficultés que cela représente.

Les réseaux sociaux sont aussi pointés du doigt et j’ai trouvé que le roman s’inscrivait parfaitement bien dans le contexte actuel. On y retrouve les dérives des applications comme les moyens politiques de faire pression sur les électeurs, notamment par la peur. Étonnamment, j’adore les histoires avec des intrigues politiques tordues alors même que, dans la vraie vie, je ne m’intéresse absolument pas à la politique. Du tout.

On retrouve aussi dans ce roman l’importance de la famille et de l’amitié, d’avoir des gens sur qui compter en toutes circonstances et qui sont des moteurs pour essayer de faire de même.

En bref un troisième tome qui conclut parfaitement bien la série et qui propose une histoire qui fait réfléchir.

 

38 / 50

Item Pansedefer ukrainien : lire le livre le plus gros de votre PAL – 40pts

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Les Puissants, T2 Egaux – Vic James

 

Titre : Egaux

V.O. : Tarnished City

Série : Les Puissants

V.O. : Dark Gifts

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION SPOILER T1
Dans une société gouvernée par une caste aux pouvoirs surnaturels, les Égaux, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage. Mais la révolte gronde… Luke, condamné pour son rôle dans la rébellion, est exilé chez le terrible Lord Crovan. Personne n’est jamais ressorti vivant ou sain d’esprit des prisons de ce tortionnaire. Abi, quant à elle, est en cavale. Pour faire libérer son frère, elle entre en contact avec la rébellion. Mais est-elle prête à tout risquer, jusqu’à ses idéaux ? Alors que le régime se durcit et que le sang coule jusque dans les rues de Londres, l’amour et le courage peuvent-ils vaincre la tyrannie et la magie

 

  • AvisATTENTION SPOILER T1

Bon, bon, bon… Comment vous dire ? J’ai surkiffé ! Totalement *-* C’est bien simple, je l’ai commencé et puis les heures ont passé et bon il parait qu’il faisait beau dehors et tout… Et moi je faisais des bonds sur mon canapé en jurant tout haut (heureusement que j’étais seule ou j’aurai certainement effrayé quelques personnes).

On reprend l’histoire pile à l’endroit où le premier tome l’avait laissé et, comme le premier opus, les chapitres vont d’un personnage à l’autre, nous permettant d’avoir une vue d’ensemble sur la situation de chacun d’entre eux.

Comme je vous le disais, j’ai plus d’une fois juré tout haut dû à certains passages auxquels je ne m’attendais absolument pas ! Certains retournements de situations m’ont totalement laissé sans voix et l’auteur sait parfaitement garder son lecteur en haleine. J’ai aussi été très surprise par plusieurs personnages et j’ai été époustouflée par la manière dont l’auteur connait son sujet. Chaque lieu a ses propres règles et chaque groupe également. On pourrait penser que le lecteur serait perdu au milieu de tant d’histoires et de personnages mais le fil conducteur est toujours présent et le fait d’avoir poser les personnages principaux et l’intrigue générale dans le premier tome permet ici d’aller de plus en plus loin.

La rébellion prend un tout autre tour dans ce second opus et, comme pour le premier tome, on assiste ici à tout un questionnement sur la nature humaine. Les gens sont-ils bons ou mauvais par nature ? Sont-ils ambivalents ? Tous les passages à Eilean Dochais sont propices à de nombreuses réflexions, très justes d’ailleurs et c’est pour moi l’un des gros points fort de cette série. Elle ne propose pas une simple histoire de classes mais bien une réflexion sur ce qui est juste et sur ce que chacun peut faire de sa propre vie. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises manières de la mener mais bien d’être en adéquation avec soi-même. Abi est certainement le personnage qui évolue le plus dans ce second tome et j’ai aussi, étrangement car je n’apprécie pas particulièrement le personnage, aimé suivre Bouda. Elle nous permet une plongée différente dans le monde du Pouvoir et elle et Dina montre bien que l’éducation ne suffit pas à faire une personne.

De la même manière la fratrie composée de Gavar, Jenner et Silyen est très prenant à suivre. Silyen est bien évidemment celui sur lequel on se pose le plus de questions et on le découvre encore un peu plus dans ce tome. Quand aux deux autres, ils changent aussi dans ce tome tout en gardant une continuité dans leurs caractères, montrant une fois encore que l’auteur connait bien ses personnages et réussit à les faire peu à peu connaître au lecteur.

Concernant l’intrigue en elle-même, elle rend le roman impossible à lâcher tant on veut en savoir plus. A bien des moments en vérité, j’ai trouvé ce roman terrifiant. Parce qu’il montre des événements particulièrement réaliste. Parce qu’il pointe le fait que, si certains hommes se battront pour la justice du plus grand nombre, d’autres feront exactement l’inverse. Mais ce qui est le plus effrayant, ce sont tous ces entre eux. Ceux qui se contenteront de suivre parce que d’autres le font, en rejetant la faute sur les autres autour d’eux.

J’aurai beaucoup d’autres choses à dire sur ce roman et sur les sentiments par lequel il m’a fait passer mais j’aurai peur de vous spoiler, ce qui serait vraiment dommage.

En bref : cette série se glisse rapidement et sûrement dans mes préférées ! Lisez-là *-*

Il me reste maintenant un an à attendre le troisième tome. Un an. Voyons le bon côté des choses… j’aurai une bonne excuse pour relire les deux premiers !

 

« – Il suffit d’une personne tordue pour commencer, ensuite, tout le monde se sent autorisé à continuer. Les gens s’oublient.

La pièce sombra dans le silence. C’était une vision tellement sinistre. Est-ce que tout le monde abritait en soi un monstre qui n’attendait que d’être libéré ? »

 

Item J.K. Rowling : finir un livre lors de la Journée nationale du livre (23 Avril 2018) – 50pts

35 / 50

Ceux des limbes – Camille Brissot

 

Titre : Ceux des limbes

Auteur : Camille Brissot

Editeur : Syros

Date de parution : 5 Avril 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Du haut du Mont-Survie, Oto admire chaque jour la forêt qui l’encercle à perte de vue. Elle est si belle qu’il en oublierait presque ce qui se tapit sous les arbres. Mais lorsque la montagne s’endort, que les lumières s’éteignent et que les voix s’effacent, le vent résonne d’un chant inhumain, effroyable : le gémissement des limbes, les victimes de l’épidémie. Bientôt, Naha devra passer plusieurs jours et plusieurs nuits dans la forêt. Oto refuse de rester cloîtré en espérant le retour de celle qu’il aime plus que tout. Quitte à être une proie de plus, il va sortir lui aussi.

 

  • Avis :

ça faisait un petit moment que je n’avais pas lu de romans post-apocalyptique ni de romans de « zombies » et, après mon coup de cœur pour La maison des reflets de la même auteur, j’étais curieuse de savoir si j’allais autant apprécier ce roman que le précédent.

Carrément, le sujet n’est pas le même et pourtant… On retrouve cette similitude des questions sur la vie et la mort. Encore une fois, je me suis laissée embarquer par la plume de Camille Brissot et, s’il m’a fallut quelques chapitres pour entrer totalement dans l’histoire, j’ai ensuite eu beaucoup de mal à décrocher (mais de toute manière, dormir et manger, c’est surfait ! 😛 )

J’ai suivi avec intérêt l’histoire qui se déroule dans le Mont-Survis, mais je n’ai vraiment été totalement dans l’histoire que dès le moment où ils sortent. Une fois en forêt, j’ai complètement été happée. Avec une petite préférence d’ailleurs pour les moments qui rendent hommage à la beauté de la nature malgré les faits. Le simple plaisir de s’arrêter et de regarder autour de soi, chose que nous ne faisons sûrement pas assez souvent finalement. En cela, Oto est un personnage parfait. Dans le sens où il ne l’est pas justement. Oto est plein de doutes et de failles, il ne connait pas ses forces et pourtant, il suit son instinct et il se préoccupe des autres. Il est aussi buté et parfois haineux malgré sa profonde capacité à l’empathie et à l’émerveillement. Il est donc facile de s’attacher à lui.

La vie dans la forêt contient assez de suspense pour qu’on frissonne pour les personnages obligés d’avancer. Si le Mont-Survis est un endroit où la vie s’est un peu arrêté, la forêt représente une course contre la mort et le texte est empreint du sentiment qu’il faut aller vive et avancer pour ne pas mourir. Au fil du roman, d’autres émotions se superposent et j’ai beaucoup aimé la douceur qui se dégage finalement du texte malgré tout. A travers les actes de certains personnages, on ressent l’humanité sous-jacente et on se rend compte que rien n’est facile. Si les limbes sont des monstres, n’ont-ils pas avant tout été des hommes ? Des hommes qui ont aimé et ont été aimés. A travers Oto, on voit ce qu’un autre point de vue peut amener chez un jeune homme qui n’a jamais eu d’autres exemples que ceux du Mont-Survis.

En bref une histoire passionnante sur la vie, sur les difficultés qu’on y rencontre et sur l’espoir qu’elle peut détenir.

Un tome 2 peut-être ? (a)

 

Item Sinistros : un livre apocalyptique ou post-apocalyptique – 40pts

33 / 50

Gary Cook, T1 Le Pont des Oubliés – Romain Quirot et Antoine Jaunin

 

Titre : Le Pont des Oubliés

Série : Gary Cook

Auteurs : Romain Quirot et Antoine Jaunin

Editeur : Nathan

Date de parution : 31 Août 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans un monde recouvert par les flots, une seule chance de survie : embarquer à bord de gigantesques navettes spatiales.

Gary Cook a grandi sous le pont des Oubliés, l’un des derniers refuges sur cette Terre condamnée. À quinze ans, il passe le plus clair de son temps avec Max et Elliot à bord du Neptune, leur modeste bateau de pêche. Les trois amis rêvent de prises fabuleuses et d’aventure.

Autour d’eux pourtant, le monde touche à sa fin. Chaque année, d’immenses navettes surgissent de la mer pour fuir dans l’espace. Des navettes auxquelles les Oubliés n’ont pas accès – jusqu’au jour où Gary apprend que, pour la première fois, l’équipage vainqueur de la terrible course fantôme gagnera sa place à bord du Deucalion VII.
S’ils veulent faire partie du voyage, Gary, Elliot et Max vont devoir prendre tous les risques…

 

  • Avis :

Gary est un adolescent timide qui vit seul avec son père et passe le plus clair de son temps à pêcher sur un vieux bateau avec ses deux meilleurs amis Elliott et Max. Dans la troupe de pêcheurs des alentours, ils font office de menu fretins et n’ont rien de particulièrement attirants.

Ce début de roman, qui présente des personnages éloignés des bad boys à qui tout réussit me tentait bien car ces trois jeunes sont sympathiques et font vraiment penser à des adolescents lambdas, cherchant à se faire bien voir des filles, un peu vantards et vraiment soudés les uns avec les autres.

Autour d’eux, le contexte était aussi intéressant dans cette terre recouverte par les eaux où seuls subsistent des villages, où tout le monde pêche et où la volonté est de réussir à monter sur une navette. Celles-ci étaient finalement assez intrigantes puisqu’on ne sait pas où elles vont réellement ni ce qui se passent une fois à l’intérieur. D’autant plus que la bande-annonce qui a été faite pour le roman me donnait très envie de m’y plonger.

Malheureusement, le côté très mou de Gary et l’histoire qui avance assez peu au fil des pages m’ont finalement fait décrocher et je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages comme je le pensais. Je ne suis pas non plus une grande amatrice de science-fiction et le côté espace à tendance à me lasser rapidement.

Le seul personnage qui aurait pu me garder dans le roman est Ben qu’on ne voit pas assez pour que je me motive à continuer.

En bref un roman qui plaira peut-être aux amateurs de science-fiction mais dont les personnages et l’histoire ne m’ont pas emballée.

 

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49 /50

Les Vigilantes, T1 Le Foyer – Fabien Clavel

Titre : Le Foyer

Série:  Les Vigilantes

Auteur : Fabien Clavel

Editeur : Rageot

Date de Parution : 21 Juin 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

A la sortie du Foyer, l’institution paramilitaire où elle a grandi, Anna devient une Vigilante. Elle découvre à la fois le monde extérieur, un pays étouffé par la dictature du Parti, et sa mission, espionner une famille de supposés opposants. Mais au fil des jours, elle s’attache à cette famille aimante. Quand elle comprend que ses membres fomentent un complot, elle doit choisir son camp.

 

  • Avis :

Anna vit au Foyer, là où se retrouve les orphelins, tous pris en charge par la patrie et destinés à servir celle-ci. Dès le départ, le lecteur est plongé dans un lieu où la loi du plus fort est la seule qui compte et où obéir aux ordres est une seconde nature chez ces gamins ayant grandi en vase clos. Si Anna n’hésite pas à défendre chèrement sa peau, à donner des coups et à se battre pour être en haut de la chaîne alimentaire, son empathie est malgré tout son point faible et sa seule volonté est de préserver Irisz, son amie plus faible qu’elle.

La relation entre les deux filles est finalement ce qui va conditionner la jeune fille et l’amener à réaliser la plupart de ses actions au début du roman. J’ai beaucoup aimé la manière dont Anna évolue et elle est finalement le seul personnage auquel je me suis attachée. Puisque c’est elle que l’on suit, il est plus facile de comprendre ses sentiments, d’autant plus qu’elle est aussi celle qui semble la plus humaine au fil des pages. Puisqu’il s’agit d’un tome de mise en place, les autres personnages seront certainement plus fouillés par la suite et l’intrigue qui se déroule ici promet des confrontations intéressantes.

Le roman pose des questions très actuelles sur la sécurité et la liberté. Que faut-il abandonner pour être en totale sécurité ? Peut-on allier les deux ? A partir de quel moment instaure-t-on une dictature ? Peut-on se sortir de l’endoctrinement ? Est-ce qu’avoir une famille aimante change-t-il la donne ?

Au travers du roman, on s’aperçoit que chaque enfant, élevé pourtant de la même manière, prend des décisions différentes selon les valeurs en lesquels il croit et, tout autant, selon les personnes qu’ils rencontrent. En cela, j’ai vraiment apprécié l’ambiance et l’intrigue du roman, ainsi que les réflexions qu’il véhicule.

Le fait que je n’ai pas réussi à m’attacher aux différents personnages m’a cependant un peu bloqué au long de ma lecture. J’ai trouvé leur caractère plutôt antipathique et seule Anna m’a finalement séduite.

En résumé j’ai beaucoup aimé l’idée générale et les réflexions qu’elle occasionne mais j’ai eu plus de mal à m’accrocher aux personnages.

 

« On s’endort plus tranquillement quand on sait qu’on n’est confronté à aucun choix, qu’il n’y a plus qu’à obéir. »

 

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40 / 50

Ne dites jamais jamais – Nathalie Stragier

 

Titre : Ne dites jamais jamais

Série : Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous

Auteur : Nathalie Stragier

Editeur : Syros

Date de Parution : 6 Avril 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ne dites jamais jamais … parce qu’à force de voyager dans le temps, vous savez que rien ne se passe jamais comme prévu. … parce que dans le futur on fait des trucs dingues, comme se baigner nue dans la Seine. … parce qu’il vous reste encore pas mal de boulot pour sauver les hommes !

 

  • Avis :

J’étais très heureuse de pouvoir retrouver Andrea et Pénélope ! Tout comme de les suivre dans leurs nouvelles aventures. Ce tome-ci nous permet de rencontrer la famille de Pénélope ainsi que le monde dans lequel elle a grandi et ce qui a contribué à faire d’elle qui elle est à présent.

J’ai beaucoup aimé découvrir de plus près ce dont nous avions eu un aperçu via les remarques et les descriptions de Pénélope. Si le monde a évolué et si l’espère humaine a appris de certains de ses travers, elle a malgré tout gardé de gros défauts. Ce parallèle entre l’époque « future » et l’époque « médiévale » est vraiment fort et bien amené dans le roman.

On y retrouve cette fois encore des réflexions pertinentes sur ce qu’il est juste de faire ou non. Une action est-elle forcément bonne parce qu’elle est justifiée ? De petits détails nous montrent ce qu’il pourrait advenir si l’on ne fait pas attention mais aussi ce que l’on pourrait réussir en y prenant garde.

J’adore toujours autant le duo formé par Andrea et Pénélope et j’apprécie de les voir s’entre-aider et apprendre l’une de l’autre, évoluant chacune au fil des pages. L’intrigue est une fois encore bien menée et tout s’enchaîne rapidement, faisant passer les chapitres avec rapidité tant on est pressé de savoir de quoi sera faite la suite.

Mais… Je n’ai pas adhéré à la fin. C’est un ressenti purement personnel mais les choix que font chacun des personnages ne m’ont pas satisfaits et je regrette du coup qu’il n’y ait pas un « après » pour découvrir ce qu’ils sont tous devenus.

En bref une série à découvrir pour ses réflexions intelligentes sur l’espèce humaine et sur le monde en général ainsi que pour ses personnages attachants et hauts en couleurs.

 

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35 / 50

Et dans

Finite incantatem : lire le tome final d’une saga – 35 points

 

Les Puissants, T1 Esclaves – Vic James

 

Titre : Esclaves

Série : Les Puissants

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans le jeu du pouvoir, chacun risque sa vie.

Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage.

Seuls quelques privilégiés, les Égaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays.

Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de partir tous ensemble accomplir leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité de terribles dangers, car chez les Égaux, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Et lorsqu’elle tombe amoureuse d’un de ses maîtres, c’est sa vie même qui est en péril…Luke, quant à lui, a été exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s’épuise à la tâche. Cependant, d’autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.

 

  • Avis:

Wow… Cela faisait un moment qu’un roman ne m’avait pas fait cet effet-là !

Si le résumé me tentait déjà beaucoup, les premières pages n’ont fait que confirmer que le roman allait me plaire et ce sentiment s’est intensifié au fil des chapitres. Jusqu’à ce que j’en referme la dernière page avec le sentiment de « Nooooon c’est fini ! Où est la suite ?! ». Bref, j’ai dévoré et adoré ce roman.

S’il s’agit d’un tome de mise en place, aussi bien des personnages (assez nombreux) que de l’intrigue, ce premier opus n’oublie absolument pas d’être riche en actions. Plusieurs situations se font et se défont au fil du récit, amenant de nouvelles questions, en résolvant d’autres et faisant entrer toujours un peu plus le lecteur dans le monde ainsi créé. Kyneston ou Millmoor deviennent des endroits que le lecteur connait pour y vivre en compagnie des personnages, pour y voir leur évolution et constater leur souffrance et leurs joies. Moi qui n’aime pas les descriptions, je n’ai ici jamais eu l’impression d’en lire tant les passages sont simplement nécessaires à la compréhension et à l’ambiance. Le décor posé, celui-ci devient un endroit où il est facile d’évoluer et où s’y distille les nouveautés par petites touches discrètes et bien amenées.

Sept personnages prennent tour à tour la parole au fil des chapitres et je n’ai pourtant jamais été perdue. Si les principaux sont Luke et Abi, le fait que certains des autres prennent de l’importance permet de découvrir d’autres facettes de leur personnalité. L’auteur sait parfaitement où elle mène ses lecteurs et comment leur faire apprécier ou non un personnage. Et pourtant, aucun d’entre ces derniers n’est parfait. On les aime parfois, on les déprécie ensuite mais on ne peut pas rester neutre face à eux. C’est là l’un des gros points forts du roman : les personnages suscitent tous des émotions. Si Luke m’a beaucoup touché, si son courage et celui d’Abi ne peuvent que forcer l’admiration, j’ai trouvé très intelligent de la part de l’auteur de nous permettre d’en savoir plus sur Silyen et Gavar dont j’ai hâte de connaître l’évolution, en espérant que Jenner gagne un peu en charisme.

Je pourrais citer une pléthore de personnages m’ayant marqué dans ce roman mais je vais m’arrêter là pour vous parler de l’autre point génial de cette lecture : l’intrigue. Le récit pose des questions importantes sur la notion de justice et de soumission. Avoir une compétence en plus à la naissance donne-t-elle le droit de disposer des autres ? Est-ce qu’une coutume est forcément juste parce qu’elle a été instaurée il y a des décennies de cela ? Ceux qui détiennent le pouvoir le font-ils de manière justifiée ? Le peuple a-t-il plus de pouvoir que ceux qui le gouverne ? Qui possède le plus de tords : ceux qui soumettent ou ceux qui trouvent normal d’être soumis ? Autant de questions qui sont finalement d’actualité et qui prennent ici un sens bien différent en prenant l’esclavage comme la perte de son humanité. Durant dix ans, vous ne disposez plus de vous. Le seul choix que vous ayez est de décider de quand commencer ces fameux dix ans.

Pour la famille Hadley, ce sont les parents qui décident de les faire tous ensemble, entraînant leurs trois enfants, Abigail, Luke et Daisy avec eux dans le but de faire leurs jours d’esclavage en famille. Par un concours de circonstance, Luke ne peut suivre la famille et est envoyé dans la ville d’esclaves de Millmoor alors que les autres prennent le chemin du domaine de la famille la plus puissante du pays : les Jardine.

Moi qui aime les intrigues politiques, j’ai été plus que servi dans ce premier opus et j’imagine que le second gardera la même dynamique, ajoutant des alliés ou des opposants à la révolution qui s’annonce dans ce tome-ci. Si le lieu très fermé de Kyneston regorge de ragots et d’intrigues en tout genre, l’action se concentre plutôt à l’intérieur de Millmoor, là où se retrouve en majorité le peuple opprimé.

Je ne sais que vous dire de plus pour ne pas vous gâcher le plaisir mais, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas : lisez-le !

En résumé un premier opus qui remplit parfaitement son office de mettre en place une intrigue passionnante et des personnages vivants tout en instillant une dynamique qui n’augure que du bon pour la suite. Un gros coup de cœur !

Merci aux éditions Nathan pour cette découverte ~

 

« Les gens avaient moins tendance à se soucier des autres quand leur propre survie accaparait leur attention. »

« C’était la confiance qui rendait tout ça possible. La confiance qui vous prêtait les yeux d’une autre personne, ses bras puissants, son cerveau rapide. Qui vous faisait plus grand que vous ne l’étiez tout seul. »

« La technologie, lui avait-il expliqué, était un outil simple dont tout le monde s’était convaincu de la complexité. Faillible, mais que tout le monde croyait parfait. Les gens avaient délégué leur jugement critique – et même ce que leur indiquaient leurs propres sens – au pouvoir de la technologie. si on arrivait à tromper celle-ci, il n’était alors plus nécessaire de chercher à tromper les gens. »

 

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