Les Puissants, T1 Esclaves – Vic James

 

Titre : Esclaves

Série : Les Puissants

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 4 Mai 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans le jeu du pouvoir, chacun risque sa vie.

Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage.

Seuls quelques privilégiés, les Égaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays.

Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de partir tous ensemble accomplir leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité de terribles dangers, car chez les Égaux, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Et lorsqu’elle tombe amoureuse d’un de ses maîtres, c’est sa vie même qui est en péril…Luke, quant à lui, a été exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s’épuise à la tâche. Cependant, d’autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.

 

  • Avis:

Wow… Cela faisait un moment qu’un roman ne m’avait pas fait cet effet-là !

Si le résumé me tentait déjà beaucoup, les premières pages n’ont fait que confirmer que le roman allait me plaire et ce sentiment s’est intensifié au fil des chapitres. Jusqu’à ce que j’en referme la dernière page avec le sentiment de « Nooooon c’est fini ! Où est la suite ?! ». Bref, j’ai dévoré et adoré ce roman.

S’il s’agit d’un tome de mise en place, aussi bien des personnages (assez nombreux) que de l’intrigue, ce premier opus n’oublie absolument pas d’être riche en actions. Plusieurs situations se font et se défont au fil du récit, amenant de nouvelles questions, en résolvant d’autres et faisant entrer toujours un peu plus le lecteur dans le monde ainsi créé. Kyneston ou Millmoor deviennent des endroits que le lecteur connait pour y vivre en compagnie des personnages, pour y voir leur évolution et constater leur souffrance et leurs joies. Moi qui n’aime pas les descriptions, je n’ai ici jamais eu l’impression d’en lire tant les passages sont simplement nécessaires à la compréhension et à l’ambiance. Le décor posé, celui-ci devient un endroit où il est facile d’évoluer et où s’y distille les nouveautés par petites touches discrètes et bien amenées.

Sept personnages prennent tour à tour la parole au fil des chapitres et je n’ai pourtant jamais été perdue. Si les principaux sont Luke et Abi, le fait que certains des autres prennent de l’importance permet de découvrir d’autres facettes de leur personnalité. L’auteur sait parfaitement où elle mène ses lecteurs et comment leur faire apprécier ou non un personnage. Et pourtant, aucun d’entre ces derniers n’est parfait. On les aime parfois, on les déprécie ensuite mais on ne peut pas rester neutre face à eux. C’est là l’un des gros points forts du roman : les personnages suscitent tous des émotions. Si Luke m’a beaucoup touché, si son courage et celui d’Abi ne peuvent que forcer l’admiration, j’ai trouvé très intelligent de la part de l’auteur de nous permettre d’en savoir plus sur Silyen et Gavar dont j’ai hâte de connaître l’évolution, en espérant que Jenner gagne un peu en charisme.

Je pourrais citer une pléthore de personnages m’ayant marqué dans ce roman mais je vais m’arrêter là pour vous parler de l’autre point génial de cette lecture : l’intrigue. Le récit pose des questions importantes sur la notion de justice et de soumission. Avoir une compétence en plus à la naissance donne-t-elle le droit de disposer des autres ? Est-ce qu’une coutume est forcément juste parce qu’elle a été instaurée il y a des décennies de cela ? Ceux qui détiennent le pouvoir le font-ils de manière justifiée ? Le peuple a-t-il plus de pouvoir que ceux qui le gouverne ? Qui possède le plus de tords : ceux qui soumettent ou ceux qui trouvent normal d’être soumis ? Autant de questions qui sont finalement d’actualité et qui prennent ici un sens bien différent en prenant l’esclavage comme la perte de son humanité. Durant dix ans, vous ne disposez plus de vous. Le seul choix que vous ayez est de décider de quand commencer ces fameux dix ans.

Pour la famille Hadley, ce sont les parents qui décident de les faire tous ensemble, entraînant leurs trois enfants, Abigail, Luke et Daisy avec eux dans le but de faire leurs jours d’esclavage en famille. Par un concours de circonstance, Luke ne peut suivre la famille et est envoyé dans la ville d’esclaves de Millmoor alors que les autres prennent le chemin du domaine de la famille la plus puissante du pays : les Jardine.

Moi qui aime les intrigues politiques, j’ai été plus que servi dans ce premier opus et j’imagine que le second gardera la même dynamique, ajoutant des alliés ou des opposants à la révolution qui s’annonce dans ce tome-ci. Si le lieu très fermé de Kyneston regorge de ragots et d’intrigues en tout genre, l’action se concentre plutôt à l’intérieur de Millmoor, là où se retrouve en majorité le peuple opprimé.

Je ne sais que vous dire de plus pour ne pas vous gâcher le plaisir mais, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas : lisez-le !

En résumé un premier opus qui remplit parfaitement son office de mettre en place une intrigue passionnante et des personnages vivants tout en instillant une dynamique qui n’augure que du bon pour la suite. Un gros coup de cœur !

Merci aux éditions Nathan pour cette découverte ~

 

« Les gens avaient moins tendance à se soucier des autres quand leur propre survie accaparait leur attention. »

« C’était la confiance qui rendait tout ça possible. La confiance qui vous prêtait les yeux d’une autre personne, ses bras puissants, son cerveau rapide. Qui vous faisait plus grand que vous ne l’étiez tout seul. »

« La technologie, lui avait-il expliqué, était un outil simple dont tout le monde s’était convaincu de la complexité. Faillible, mais que tout le monde croyait parfait. Les gens avaient délégué leur jugement critique – et même ce que leur indiquaient leurs propres sens – au pouvoir de la technologie. si on arrivait à tromper celle-ci, il n’était alors plus nécessaire de chercher à tromper les gens. »

 

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32 / 50

Impyrium, Livre I – Henry H. Neff

Titre : Impyirum – Livre I

Auteur : Henry H. Neff

Traducteur : Luc Rigoureau

Editeur : Hachette

Date de Parution : 25 Janvier 2017

 

 

  • Résumé (éditeur) :

L’une veut sauver l’empire, l’autre veut le détruire.

Un Cataclysme a ravagé la Terre. Le passé est tombé dans l’oubli. Les Faeregine, une famille de magiciens, ont sauvé le monde dévasté par les monstres et les démons. Pendant 3000 ans, les Faeregine ont régné sur Impyrium tels des dieux, oppressant les humains dépourvus de pouvoirs. Aujourd’hui, leur magie s’épuise, et leurs ennemis se multiplient.
Hazel est une princesse impériale qui rêve d’une vie tranquille au milieu des livres et des grimoires. Mais dans ses veines coule une magie ancienne. Une magie que l’impératrice souhaiterait utiliser pour restaurer le pouvoir de la famille. Une magie noire qui essaie de la dévorer…
Hob Smythe est un jeune mineur du Nord. Quand un étranger qui aurait connu son père décédé lui propose de poursuivre son rêve de renverser les Faeregine, Hob abandonne tout pour le suivre à la capitale. Là-bas, il devient un espion dont la mission est de se rapprocher de Hazel.
Hob et Hazel se retrouvent alors au cœur de luttes de pouvoir qui les dépassent. Ils ne le savent pas encore : la survie d’Impyrium pourrait bien dépendre d’eux.

 

  • Avis :

Le seul point négatif ? Les chapitres sont très longs et, personnellement, j’aime pouvoir m’arrêter à la fin d’un chapitre lorsque je lis. Oui, c’est bien la seule chose qui m’a « dérangée » dans ma lecture. Pour le reste, j’ai été totalement entraînée dans le roman, qu’il s’agisse du cadre, des personnages ou de l’intrigue.

Le début nous plonge directement dans l’histoire et nous pousse à être aussitôt en accord avec le monde qui va nous entourer au fil des pages. Un monde aussi magique que politique et où les faux-semblants sont monnaies courantes. J’ai beaucoup apprécié que le roman soit cyclique au niveau du personnage qui le débute et qui le termine. Entre deux, l’alternance entre Hazel et Hob est bien faite et permet au lecteur d’en apprendre autant que les personnages sur les deux faces de la vie des merhuns et des muirs. Qu’Hazel et Hob débutent eux aussi dans les intrigues et les savoirs qu’ils vont découvrir au fil du temps permet aux lecteurs de les comprendre et de réussir à appréhender le monde qui les entourent. Chaque nouveauté est explicitée et donc facilement compréhensible.

Ce roman étant un premier tome, il met donc en place aussi bien le monde que l’intrigue et cette dernière a l’air très politique, entre pouvoir déjà en place et dissidence. Si l’on en sait assez peu sur celle-ci, j’ai apprécié que Hob’ se pose des questions et que Hazel ne soit pas une petite princesse niaise ou totalement reléguée au second rang. Loin d’être parfaits, les deux héros sont attachants et, s’ils font des erreurs, ils sont aptes à les reconnaître. La manière dont ils évoluent promet de belles choses pour la suite et je suis curieuse de voir s’ils vont perdre ce côté qui les rend si attachants, le fait de penser à ceux qu’ils aiment avant eux-mêmes et vont se laisser corrompre par le pouvoir et par le fait que d’autres se servent d’eux, ou s’ils vont au contraire devenir encore meilleurs.

L’intrigue propose des réflexions intéressantes sur le pouvoir et la manière de le détenir et les gue-guerres des riches sont intrinsèquement liées à la magie que chaque famille possède. Les autres peuples que l’on découvre sont intriguants et j’ai vraiment envie d’en découvrir plus sur le démon et les Lirlandais en général (et l’homoncule va beaucoup me plaire je le sens !). Ce premier opus pose donc beaucoup de questions et présentent tous les personnages qui seront utiles à la suite. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant et, en refermant la dernière page, je n’avais qu’une hâte : en connaître la suite !

En bref un roman prenant qui pose les bases d’une histoire qui augure de beaucoup d’actions et de rebondissements. Un premier tome accrocheur !

Merci à NetGalley et aux éditions Hachette pour cette lecture ~

 

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19 / 50

Multiplettes : un livre de dystopie – 10 points

Divergente raconté par Quatre – Veronica Roth

Titre : Divergente raconté par Quatre

Édition augmentée

Série : Divergente

Auteur : Veronica Roth

Traducteur : Anne Delcourt

Editeur : Nathan

Date de Parution : 10 Novembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Retrouvez Divergente raconté par Quatre. L’histoire de Quatre avant sa rencontre avec Tris + des bonus inédits sur la trilogie Divergente, des interviews de Veronica Roth, une nouvelle et des scènes inédites, un extrait du premier manuscrit de Divergente 1, des playlists… et des tattoos !

 

  • Avis :

Après voir lu la saga Divergente, j’avais aussi lu la première version sortie de ce roman et vous pouvez retrouver ma chronique juste ici. De nouveau, j’ai replongé ici dans cet univers particulier où ce sont les factions qui régissent le monde. Et, encore une fois, je suis tombée amoureuse de Quatre, de ses forces comme de ses faiblesses et j’ai relu avec plaisir les passages de sa vie que j’avais découvert l’année dernière.

Je vais donc surtout m’attarder sur les bonus de cette version augmentée. Ceux-ci présentent tout d’abord un entretien avec l’auteur qui s’intéresse à l’univers comme aux personnages et à la conception de ces deux derniers, ce qui nous permet de comprendre la manière dont a fonctionné Veronica Roth pour créer son récit. On y apprend autant sur l’auteur que sur sa manière d’écrire et sur son univers, ce qu’elle a essayé de faire à travers lui et ce qu’elle pense y avoir inclus. C’est une partie intéressante pour les lecteurs qui permet de comprendre certains choix, d’autant plus dans le reste des bonus puisque nous nous intéressons ensuite aux origines du roman qui est passé de la voix de Quatre à celle de Tris.

Veronica Roth explique donc ses choix pas à pas et dévoile aussi les brouillons de Divergente, nous permettant de constater par nous-même l’évolution de la série et nous donnant le droit par la même occasion de lire le texte à ses touts débuts. J’ai particulièrement apprécié l’évolution de Caleb qui a droit à tout une partie centrée sur lui et sur les origines de son personnage. Pour moi qui trouve régulièrement que mes personnages n’en font qu’à leur tête, je suis toujours soulagée lorsqu’un auteur dit la même chose ! Et constater l’évolution de Caleb remet en question des personnages qui ne devaient être que des faire-valoir mais qui gagnent en intensité car l’intrigue l’exige, sans que l’auteur l’ai parfois vu venir. L’avant/après de ce passage m’a vraiment beaucoup plu !

L’avant-dernière partie est une analyse psychologique de la façon dont notre cerveau évalue la peur, dans la saga Divergente en particulier, réalisée par un docteur en psychologie. Très intéressante au niveau des connaissances qu’elle apporte, cette étude met en valeur la manière dont la peur s’inscrit en nous et les activités à réaliser pour essayer de la combattre.

Quant à la fin, elle nous présente Nathalie Prior et j’ai adoré ces passages nous permettant de mieux comprendre cette adolescente que nous ne rencontrons que devenue femme et mère. Une plongée dans le « avant » Divergente que j’ai trouvé passionnante.

Un petit mot aussi sur cette couverture que je trouve magnifique ! Et sur la petite surprise sur le rabat ❤

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Merci aux éditions Nathan pour cette lecture ~

 

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5 / 50

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Multiplettes : un livre de dystopie – 10 points

U4. Contagion – Y. Grevet, F. Hinckel, C. Trébor, V. Villeminot

Titre : Contagion

Série : U4

Auteur : Yves Grevet, Florence Hinckel

Carole Trébor, Vincent Villeminot

Editeur : Nathan et Syros

Date de Parution : 3 Novembre 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

« Je m’appelle Séverine, le monde est ravagé et je crois que je suis enceinte. Je m’appelle Philippe, moi, président de la République française, je n’ai pas pu sauver ma propre famille.
Je m’appelle Nicolas, je suis bloqué en Espagne avec mes potes : tout le pays est mort sauf nous, touristes français. Je m’appelle François, c’est de la folie mais par amour, je suis prêt à redevenir un hors-la-loi. Je m’appelle Koridwen, j’ai l’impression d’avoir déjà vécu ça… »

 

  • Avis :

Quel plaisir de retrouver U4 !

Je vous en ai beaucoup parlé et vous le savez donc certainement mais je suis totalement fan de cette série. Tout d’abord de par l’idée (4 auteurs, 1 univers, 2 maisons d’édition,des romans à lire dans n’importe quel ordre) puis de par l’histoire (dont j’ai longuement parlé à cet endroit).

L’arrivée de ce spin-off était donc une très bonne occasion de replonger dans l’univers de U4. Et ça n’a pas manqué d’être le cas !

Si ce livre, de nouveau, est parfaitement lisible sans avoir lu la série, je trouve qu’il serait dommage de commencer par là. Car l’un des points les plus forts du roman est notamment de retrouver des personnages que nous avons déjà vu. De savoir ce qui leur est arrivé, avant ou après le virus. D’en apprendre plus sur eux comme on retrouve de vieux amis à qui on demande des nouvelles.

J’ai bien évidemment préféré certaines nouvelles à d’autres mais, en même temps, je les ai toutes aimé. Aucune déception, bien au contraire puisque l’ouvrage ne contient pas uniquement du texte. Comme une sorte de journal de bord, il nous permet de replonger dans ce monde en proie au chaos. Mais plus seulement par les yeux de quatre adolescents. Cette fois par la voix de certains adultes survivants, des adultes lambdas ou d’autres possédant pouvoirs et donc responsabilités. Il ne s’agit parfois pas uniquement de survivre mais bien de prendre des décisions pour que d’autres, la majorité, survivent eux aussi.

La première nouvelle nous montre le chaos avant les romans et c’est celle que j’ai trouvé la plus difficile à lire au niveau émotion et en même temps celle qui donne le panel le plus général de la situation. Elle permet de replonger directement dans l’histoire et de voir le début de l’épidémie, d’en comprendre les implications et de voir la débâcle qui a permis la série.

J’ai particulièrement apprécié le choix du moment relaté dans la BD. Au final, les nouvelles qui m’auront peut-être un peu perturbée (alors même qu’elles étaient celles que j’attendais), sont les suites directes des romans U4, celles concernant les personnages principaux. Sûrement car je m’étais déjà fait mon propre avis sur ce que serait leur vie à la fin de la série.

En bref un retour dans U4 qui tient toutes ses promesses et nous replonge dans le chaos avec ces personnages que nous avons aimé tout en nous faisant découvrir de nouveaux héros. Une belle façon de finir la boucle.

Merci beaucoup à Samia et aux éditions Nathan pour ce roman que j’attendais avec impatience ~

 

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4 / 50

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Beauxbâtons : un livre d’un auteur français – 30 points

Yzé et le palimpseste – Florent Marotta

 

Titre : Yzé et le palimpseste

Auteur : Florent Marotta

Editeur : Taurnada

Date de Parution : 27 Juin 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ambre Delage est une lycéenne lambda. Orpheline de père et de mère, elle vit chez sa tante Lucy qui l’élève depuis sa naissance. Un soir, un événement dépassant l’entendement va brusquement la jeter dans un tourbillon de révélations qu’elle était loin d’imaginer. Dès lors, pour la jeune fille tout bascule. Il faut fuir. Fuir sa vie tranquille, fuir son identité. Mais qui est-elle vraiment ?

 

 

  • Avis :

Merci aux éditions Taurnada pour cette découverte ~

Le début nous fait suivre Jared dans une ambiance inquiétante sur le pourquoi de la disparition de la magie et j’ai beaucoup aimé ce passage dans ce « palais des glaces », intriguant et empli de questions. J’étais donc vraiment très curieuse d’avoir les réponses et les chapitres suivant, bourrés d’action, nous plongent directement dans le monde d’Yzé et ses dangers.

Nous apprenons en même temps qu’elle les secrets de son passé tout en essayant de nous familiariser avec la ville et l’époque. On y découvre les Wicces et la guerre qui les opposent aux Magis, plus sombres. On rencontre les Frères de la Lumières, véritable secte prônant les bûchers à sorcières et cherchant à prendre le pouvoir par tous les moyens possibles. Et, en parallèle aux découvertes d’Yzé, des personnages immensément vieux découvrent eux aussi ce nouveau monde, bien décidés à se venger et à retrouver leur gloire passée.

C’est à ce moment que le roman à commencer à me perdre. Trop d’intrigues différentes et surtout trop de personnages sur lesquels se focaliser. Yzé n’apparaît finalement pas totalement comme un personnage principal, transbahutée comme elle l’est entre plusieurs intrigues qui, certes, se rejoindront plus tard, mais donnent sur le coup un trop plein d’informations qui m’ont doucement fait décrocher.

Ce nombre impressionnant de personnages différents et de scénarios qui se croisent n’a pas réussi à me faire m’attacher aux personnages ou à ce qu’ils voulaient ou devaient accomplir. Comme Yzé au départ, j’ai eu l’impression d’être baladée d’un lieu à un autre et d’avoir de nouvelles informations à chaque pages, sans avoir le temps de retenir les précédentes. Je ne suis pas partisane des intrigues qui se croisent lorsqu’elles sont trop complexes, d’autant plus lorsque le personnage principal découvre tout puisque je préfère m’attacher aux pas de ce dernier et découvrir les choses à son rythme.

En bref un ouvrage qui plaira à ceux qui aiment suivre un grand nombre de personnages couplés à plusieurs intrigues entrelacées mais qui m’aura perdue en cours de route sous ce trop plein d’informations.

 

Retrouvez l’univers d’Yzé sur le site http://yze-fantasy.fr/ ainsi que sur la page facebook de la saga.

 

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challenge2016

43 / 35

La Sélection, Tome V La Couronne – Kiera Cass

 

Titre : La Couronne

V.O. : The Crown

Série : La Sélection

Auteur : Kiera Cass

Traducteur : Fabienne Vidallet

Editeur : Robert Laffont, collection R

Date de Parution : 12 Mai 2016

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Il ne doit en rester qu’un.
Vingt ans après la Sélection d’America Singer, et malgré l’abolition des castes, la famille royale d’Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l’heure est venue de lancer une nouvelle Sélection.
Sa mère à l’article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l’amour et du pouvoir, détestée par une partie de l’opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants.
Devenir femme, épouse et reine en l’espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le coeur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l’écouter…
Le dernier volet de la série best-seller international.

 

  • Avis :

Ce moment où tu regardes ta PAL, le bouquin dans ta main et que tu fais comme si tu n’avais pas vu les autres livres qui te faisaient coucou (a)

Après avoir dévoré les premiers tomes, j’ai donc sauté sur celui-ci, d’autant plus qu’il s’agit là du dernier de la série ! Comme toujours, j’ai eu l’hésitation suprême « Relecture or not relecture » du tome précédent pour finir par me lancer sans filer. Il m’a donc fallu quelques rappels sur certains prétendants (merci Ferilou !) avant de réussir à me remémorer complétement tous les protagonistes. J’ai retrouvé Eadlyn avec bonheur, puisque je fais partie de ceux (peu nombreux apparemment) qui l’avait adoré dans le tome précédent. Elle est d’ailleurs ici bien différente de celle qu’elle était et je pense que ceux qui ne l’avaient pas apprécié l’aimeront certainement bien plus ici.

L’intrigue se base d’ailleurs principalement autour d’Eadlyn et de ses décisions. Surtout autour de ses prises de conscience. L’arrivée de Marid, que le peuple aime réellement, contrairement à elle, la pousse à avoir d’autres envies et d’autres idées pour le bien-être de son peuple. On la découvre un peu plus alors qu’elle se découvre elle-même. Elle est moins butée, se remettant de nombreuses fois en question et elle en devient presque… naïve finalement.

Dans ce roman, j’ai oscillé entre adoration de ma lecture et moments plus calmes où j’ai trouvé les ficelles trop faciles à voir. L’un des retournements est tellement évident qu’on se demande comment aucun des personnages n’a pu le voir venir. A contrario, la fin m’a totalement surprise !

Et, en parlant de la fin, le prétendant choisi, s’il faisait parti de ceux qui m’ont beaucoup plu et d’un de ceux pour qui il était évident qu’Eadlyn avait des sentiments, m’a laissé malgré tout perplexe. Pas tant au niveau du personnage, que j’aime beaucoup, mais de la façon dont la chose est traitée. Ce tome se concentre finalement très peu sur les sentiments d’Eadlyn pour s’intéresser à sa manière de gouverner. Cela permet de faire grandir le personnage et d’amener une intrigue intéressante, néanmoins, le choix d’Eadlyn parait donc complètement précipité et presque sorti de nul part.

C’est peut-être ce qui m’a manqué dans ce tome : une véritable romance. On voit assez peur les garçons tout au long du roman (j’ai eu un gros coup de cœur pour Hale cependant <3), La Sélection devient encore plus un besoin plutôt qu’une envie et on perd un peu plus toute l’intrigue amoureuse des premiers tomes.

Concernant l’intrigue principale par contre, pouvoir voir l’envers du décor est vraiment sympa et on suit Eadlyn dans les péripéties du pouvoir et dans sa conquête de son propre peuple. Malgré tout, là aussi, comme pour la première trilogie, le roman ne va pas au bout des choses et on reste en surface de ce qui aurait pu amener son lot d’action et de peps au roman.

 

ATTENTION SPOILER

 

On retrouve par contre plus dans ce tome Maxon et America tels qu’on les avait aimé dans la première trilogie : drôles, amoureux et entiers. Les voir de la sorte donne envie de se replonger dans leur histoire ❤

 

VOUS POUVEZ REPRENDRE UNE LECTURE NORMALE 😛

 

En bref un roman vraiment sympa dans lequel on redécouvre ces personnages que nous avions aimé dans les tomes précédents mais qui manque un peu de rebondissement à mon goût.

Si vous voulez retrouver mes avis sur les tomes précédents : La Sélection Tome I, Le Prince Tome I.V, L’Elite Tome II, L’Elue Tome III, L’Héritière Tome IV.

 

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challenge2016

41 / 35

 

The Scorpion Rules – Erin Bow

 

Titre : The Scorpion Rules

Auteur : Erin Bow

Editeur : Lumen

Date de Parution : 7 Avril 2016

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

La première règle, pour éviter la guerre ? En faire une affaire personnelle… Très personnelle.
Duchesse de Halifax, princesse de la Confédération panpolaire, mais surtout… otage. Je m’appelle Greta Stuart, et ma vie ne tient qu’à un fil. Il y a quatre cents ans, une série de terribles conflits liés au changement climatique a ravagé la planète : guerres, famines, inondations, exodes… Débordées, les autorités ont fait appel à une intelligence artificielle omnisciente pour tenter de mettre un terme au massacre. Mais Talis – c’est son nom – a vite pris son indépendance et le contrôle du monde. Désormais, il garde en otages les fils et filles des grands dirigeants de la planète. À la première déclaration de guerre, les héritiers des deux camps concernés sont froidement exécutés.
Il me reste seize mois à tenir, seize mois avant d’avoir dix-huit ans et de pouvoir quitter le Préceptorat où je suis prisonnière depuis l’âge de cinq ans. Mais l’arrivée d’un nouveau pensionnaire, venu du pays voisin du mien, va tout changer. Elián, qui ne cesse de défier Talis, de mépriser les règles qui régissent notre existence, met nos vies à tous en danger. Malgré tout, son esprit de révolte est contagieux. La résistance serait-elle possible ? Car nous le savons tous : le pays natal d’Elián va forcément finir par déclarer la guerre au mien…

 

  • Avis :

En grande dévoreuse de dystopies, cette nouvelle parution Lumen me faisait forcément de l’œil ! D’autant plus que je n’ai pour le moment eu que des bonnes surprises concernant les ouvrages de cette maison d’édition.

En cela, The Scorpion Rules n’a pas fait exception même si la fin m’a rendue perplexe.

Je m’explique 😛

J’ai trouvé la mise en place du roman particulièrement intéressante et on entre directement dans le vif du sujet. Les premières pages nous permettent de nous attacher rapidement aux personnages et de comprendre la peur tout autant que la résignation dans laquelle ils vivent. Ou, tout au moins, dans laquelle Greta vit. Ce premier moment permet, grâce à Sydney, de mettre une faille chez Greta et donc de la faire évoluer par la suite. Car c’est là l’une des choses que j’apprécie : Greta évolue et sa manière de voir les choses changent doucement au fil des pages. Ce qui permet à l’intrigue d’avancer mais ne montrent pas aux lecteurs les causes de la confiance que les autres placent en Greta. Car elle ne semble ici pas bien savoir ce qu’elle fait, ce qui est en contradiction avec ce que le roman nous dit d’elle tout au long de l’histoire.

Ce décalage entre qui elle est censée être et qui elle est m’a quelque peu perturbée durant ma lecture mais a sûrement permis de complexifier l’intrigue. Celle-ci, par contre, m’a totalement emportée ! J’ai dévoré les pages pour tenter de grappiller des informations et certains passages m’ont carrément fait grimacer, preuve que j’étais totalement prise dans ma lecture (et sûrement aussi que je suis une petite nature, certes 😛 ).

Deux ambiances ressortent de ce livre, une première partie très psychologique où les personnages parlent surtout à demi-mots, de façon détournée et une autre un peu plus rentre dedans (oui, c’est au côté rentre dedans que j’ai grimacé. Mais c’était vachement bien !). C’est d’ailleurs finalement l’ambiance qui fait la grande force du roman car les personnages, s’ils sont sympathiques, n’ont pas réussit à m’accrocher totalement. J’ai, par contre, vraiment apprécié que l’auteur nous permette d’avoir un aperçu sur Thalis. Car lui aussi, même si on peut considérer qu’il s’agit du « Grand Méchant » de l’histoire, est sympathique. Assez neutre au final et œuvrant pour ce qui lui parait juste. La complexité des Intelligences Artificielles m’a vraiment beaucoup plu et permet une belle comparaison entre ce qui est humain de ce qui ne l’est pas, démontrant que la monstruosité ne se cache pas forcément là où on l’attend (et là, je pense à Toliver Burr).

Concernant la fin…. Je ne m’attendais pas à ça ! Et on peut finalement terminer le roman sur cette note ouverte -même s’il me semble qu’il y aura un second tome.

En résumé, un roman prenant et très bien amené dont les personnages sont cependant un poil en dessous de l’ambiance qui, elle, est carrément addictive.

Merci à Louve du forum Mort-Sûre et aux éditions Lumen pour ce roman ~

 

 

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challenge2016

40 / 35