Hunger Games, La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur – Suzanne Collins

 

Titre : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur

V.O. : The Ballad of Songbirds and Snakes

Série : Hunger Games

Auteur : Suzanne Collins

Traducteur : Guillaume Fournier

Editeur : PKJ

Date de parution : 20 mai 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate. Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l’échec, au triomphe ou à la ruine.
Dans l’arène, ce sera un combat à mort.

 

  • Avis :

Ayant adoré la trilogie Hunger Games, je ne pouvais pas passer à côté de ce préquel ! Même si, comme toujours lorsque l’on aime une saga, on est toujours aussi impatient qu’un peu sur la défensive. Est-ce que cet opus allait être à la hauteur des précédents tomes ?

La réponse est : oui et non. J’ai passé un très bon moment avec ce roman mais il ne m’a pas autant embarqué que ses prédécesseurs. Cela tient peut-être à Coriolanus qui reste un personnage qu’on ne peut pas réellement aimer ? Cependant, il m’a parfois touché et, si rien ne justifie ses actes dans la réalité, la manière dont il les justifie lui le rend compréhensible. Il se fourvoie et il se dédouane mais tout ceci correspond totalement à son caractère et rend le personnage très juste. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on lui pardonne les choix qu’il fait mais on peut les comprendre. Je ne sais pas si je suis très claire ? Bref, Coriolanus reste un personnage égoïste, égocentrique et cruel mais, selon lui, il le fait pour la bonne cause et l’intérêt général. Et c’est en cela que tout devient intéressant car le jeune homme qui nous est dépeint ici a beaucoup de charisme, ce qui rend compréhensible l’amour que peuvent lui porter bons nombre des autres personnages.

Nous ne connaissions de lui que son aspect le plus cruel mais nous découvrons avec ce tome un jeune homme qui se construit sur les ruines de la guerre. Un gamin a qui on a appris qu’il valait plus que les autres mais que les districts font se sentir sali par la pauvreté. Il a grandi dans le paraître et la peur, il a vu des adultes se comporter comme des bêtes et il a mûri avec l’idée que le contrôle était la seule manière de vivre. Le contrôle sur les autres évidemment mais également le contrôle sur soi-même. Ce qui, bien évidemment, n’enlève rien à son caractère propre, comme le démontre Tigris qui, alors qu’elle a vécu la même chose, est une bulle de compassion et de douceur dans un monde en ruines.

On assiste dans ce tome à la première fois où les mentors apparaissent lors des Hunger Games et donc à la construction de ce que vont devenir les Hunger Games que l’on a pu découvrir dans la série. Nous faisons donc la connaissance des mentors en même temps que des tributs et voyons apparaître les premières règles. Le roman pose la question des décisions que l’on prend tous dans notre vie lorsqu’il s’agit de se protéger ou de protéger les autres, d’être juste ou non. Alors, bien sûr, il s’agit ici de vies humaines et d’une cruauté sans bornes. Mais les réflexions sur le contrôle et le chaos sont diablement intéressantes. Peut-être même effrayantes lorsque l’on voit les réactions de Coriolanus et du docteur.

Celle-ci est d’ailleurs encore plus flippante que Coriolanus. Finalement, les adultes autour de ce dernier ne font que le conforter dans ce qu’il fait et pose la question des exemples qu’on peut se trouver lorsque l’on se construit. Un mot évidemment sur Sejanus, ce jeune homme idéaliste qui veut changer les choses mais qui le fait avec ses sentiments plus qu’avec sa raison. Coriolanus et Sejanus n’ont ni la même enfance, ni la même vision et leur opposition est bien menée tout au long de l’ouvrage. Il y a bien sûr Lucy Gray, son courage et sa volonté de survivre. Là aussi, son opposition et ses ressemblances avec Coriolanus sont bien amenées. Qu’est-on prêt à faire pour survivre ?

On retrouve donc dans ce tome ce que j’avais aimé dans les premiers opus même si ce dernier est plus centré sur les réflexions que sur l’action (même s’il y en a). Le début de la troisième partie s’essouffle cependant un peu avant de repartir de plus belle et la fin m’a donné envie de relire les autres tomes.

En bref ce roman n’a pas été une claque comme l’avait été Hunger Games, néanmoins je le trouve particulièrement approprié à la période actuelle. Il pose des questions pertinentes sur les choix de chacun lorsqu’il s’agit d’être juste ou non et m’a fait passé un très bon moment de lecture.

 

 

Nos passés imparfaits – Danielle Rollins

 

Titre : Nos passés imparfaits

V.O. : Stolen time

Auteur : Danielle Rollins

Editeur : Michel Lafon

Date de Parution : 6 févier 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Une histoire d’amour envoûtante qui traverse le temps et les époques.
Dorothy est piégée et prête à tout pour échapper au mariage arrangé par sa mère. Y compris s’enfuir et embarquer clandestinement à bord d’un étrange vaisseau. Mais en faisant la connaissance du jeune et mystérieux Ash, la jeune fille est loin de se douter qu’elle va atterrir dans un futur déchiré par les catastrophes naturelles et la guerre civile. Un futur dans lequel Ash a une mission des plus cruciales : remonter le temps et retrouver le Professeur, son mentor, afin d’empêcher le monde de sombrer dans le chaos. Ce que Dorothy ignore, c’est qu’en fuyant son tragique destin, c’est celui de l’humanité entière qu’elle vient de changer…
L’HISTOIRE LES A SEPARES. LE DESTIN LES REUNIRA.

 

  • Avis :

Nos Passés Imparfaits m’attirait autant par le titre et le résumé que par la couverture, que je trouve aussi jolie qu’intrigante. Et je ne regrette pas d’avoir cédé à la curiosité car j’ai passé un très bon moment avec ce roman.

Dorothy est une jeune femme à qui on a dicté toute sa vie la manière dont elle devait penser et se comporter. Elle aspire à être plus que ce que les gens voient d’elle, plus que son beau visage et plus que le pantin de sa mère. Elle est rusée, elle sait ce qu’elle veut et pourtant, elle est malgré tout assez fragile. C’est un personnage finalement ambivalent, qui oscille entre la volonté de montrer aux gens ce qu’elle vaut et l’envie d’avoir des gens sur qui compter. Entre méfiance et confiance.

En face se trouve Ash. Le pilote de la machine à remonter le temps dans laquelle se cache Dorothy. Asher est un personnage qui parcourt le temps parce qu’il n’a pas le temps de faire autrement, beau paradoxe non ?

L’histoire nous permet de faire connaissance avec un groupe de quatre jeunes adultes qui ont l’habitude des voyages dans le temps et ont tous été choisi particulièrement. Leurs compétences sont diverses, tout comme leurs caractères mais ils ont tous le même but : retrouver le professeur qui les a recruté, quelque soit l’époque dans lequel il se trouve.

L’intrigue nous présente donc un monde futur, où les catastrophes naturelles n’ont pas permis de garder les villes telles qu’elles étaient. Et que font les hommes quand ils se sentent acculés ? Ils s’entre-déchirent. Plusieurs groupes s’affrontent donc dans la ville et revendiquent un accès au passé. Qui a tord ? Qui a raison ? Chaque lecteur se fera son propre point de vue au fil des pages et des événements. Un roman qui peut trouver un écho dans les actualités, dans les séismes, les inondations et les autres catastrophes naturelles qui se déroulent en ce moment.

On se questionne au fil des pages et des retours dans le passé, sur les possibilités que ceux-ci possèdent mais également sur les interdits et les impossibilités. Le fait de pouvoir revenir dans le passé implique-t-il de pouvoir changer les choses ? A quel prix et de quelle manière ? Pourquoi certains des personnages ont-ils l’air d’en savoir plus que d’autres ? Comment ? On passe le roman à se poser de nombreuses questions et à faire des hypothèses et j’ai beaucoup aimé l’alternance entre ce que l’on sait, ce dont l’on se doute et ce qui est totalement à côté de la plaque.

Toute l’histoire est bien menée, le lecteur n’est jamais perdu dans les sauts dans le temps et la fin est extrêmement bien ficelée !

En bref un roman qui m’aura entraîné dans les couloirs du temps et pour lequel je suis très curieuse de lire la suite.

Le Dernier Magicien, T2 Les Cinq Artefacts – Lisa Maxwell

 

Titre : Les Cinq Artefacts

Série : Le Dernier Magicien

V.O. : The Devil’s Thief

Auteur : Lisa Maxwell

Editeur : Casterman

Date de Parution : 6 novembre 2019

 

 

  • Résumé :

Le pouvoir du Livre vit en Harte désormais. Non contrôlé, il risque d’entraîner le monde vers une terrible destruction. Seules quatre pierres ancestrales peuvent domestiquer cette incroyable force. Esta et Harte partent alors à leur recherche. Mais il faudra voyager dans le passé pour les retrouver intactes. Sans compter que les pierres attisent non seulement la convoitise de l’Ordre mais aussi l’intérêt de nouveaux ennemis comme les Antistasi et JackGrew… Malgré ses immenses pouvoirs, Esta parviendra-t-elle à sauver Harte et à protéger l’humanité ?

 

  • Avis :

Arrêtons-nous déjà sur la couverture que je trouve sublime. Si vous suivez l’instagram du blog vous avez peut-être vu la petite vidéo qui montre ce qu’elle rend avec la lumière et c’est *-*

Il s’agit donc d’un beau bébé de 710 pages, qui pèse le poids d’un bébé troll et qui peut donc effrayer, à première vue. Sauf que l’intrigue est tellement bien menée qu’il suffit de rentrer dedans pour ne plus vouloir en sortir.

On retrouve les personnages exactement là où on les a laissé dans le tome précédent et beaucoup de rappels sont faits de-ci, de-là pour nous permettre de bien nous remettre les événements en tête. J’avais un peu peur d’être perdue car je ne me souvenais pas de tous les détails mais ces rappels sont bien amenés et bienvenus.

Qu’on suive Harte, Esta, Viola ou Jianyu, chaque personnage à son propre caractère, ses soucis et évolue au fil des chapitres. Toutes leurs histoires en forme finalement une seule et on en découvre peu à peu les ramifications. C’est un roman dense, intense et qui demande finalement une implication du lecteur. On ne peut que s’attacher à ces différents personnages qui se battent pour les causes qu’ils pensent justes. Qui font des erreurs parfois. Qui trichent et qui mentent. Mais qui rêve surtout d’une vie meilleure, qui font tout pour y arriver et pour prendre soin des gens auxquels ils tiennent.

Dans le premier tome, si la magie était interdite est chaleureuse, elle prend ici une autre direction et elle devient plus froide et plus dangereuse. On découvre la vie derrière la barrière et on assiste à cette découverte aux côtés de Harte qui a toujours voulu s’en émanciper. Déjà dans le premier opus, Harte était un personnage que j’appréciais particulièrement. Ce second tome n’a fait que le confirmer. Son côté baratineur se fait là plus torturé et sa vision de la magie est tellement différent de celle d’Esta que les deux points de vue se confrontent et sont compréhensibles.

Je m’arrête aussi sur les détails du décor qui parsèment le texte, notamment sur l’Exposition Universelle de Saint-Louis qui a l’air très documentée. Tout ceci contribue à l’ambiance du roman et nous plonge dans un moment historique parsemé de moments plus fantastiques mais qui s’intègrent parfaitement bien.

Un seul point d’attention : il faut vraiment prendre garde à la date donnée à chaque début de chapitre.

En bref un ouvrage bourré d’action et de réflexions dont j’ai hâte de connaître la suite.

Les Puissants, T3 Libres – Vic James

Titre : Libres

V.O. : Bright Ruins

Série : Les Puissants

V.O. : Dark Gifts

Auteur : Vic James

Traducteur : Julie Lopez

Editeur : Nathan

Date de Parution : 11 Avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) : ATTENTION IL S’AGIT D’UN TOME 3, NE PAS LIRE SANS AVOIR LU LES PRECEDENTS

Meurtrie, trahie, choquée, Abi a rejoint les rangs de la rébellion. Mais peut-elle encore croire à la paix ? Et si la violence était la seule arme à opposer à la tyrannie ?
Évadé de prison, Luke n’a pas d’autre choix que de s’allier à son ennemi, le mystérieux Silyen Jardine. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Les manipulations politiques et les combats magiques déchirent un pays à feu et en sang. Alors que le chaos menace, Abi, Luke et Silyen ont le pouvoir de transformer leur pays – ou de le détruire.

 

  • Avis :

Hé bien ça y est… Les Puissants c’est fini ! Deux ans depuis la sortie du premier tome, un an depuis celle du second et voilà, le troisième signe la fin de cette sanglante aventure.

Alors, autant vous le dire tout de suite : je ne sais pas si je suis satisfaite de cette fin. J’ai adoré le roman, aucun soucis là-dessus ! Mais cette fin… me laisse un peu sur ma faim. Un (ou trois) chapitres de plus n’aurait pas été de refus si vous voyez ce que je veux dire. Bref, cette série reste l’une de mes séries préférées et un coup de cœur magistral mais… je suis frustrée, voilà.

Mais laissons de côté la fin qui, au final, ne concerne que l’épilogue, pour nous concentrer sur tout le reste. Quel plaisir de retrouver tous les personnages ! A vrai dire, j’ai même relu les deux premiers tomes, chose qui m’arrive très, très rarement, parce que je ne voulais pas prendre le risque de rater le plus petit détail de l’intrigue. Ce qui en dit long sur ce que je pense de cette série (si vous êtes curieux, je vous invite ici pour le premier tome et là pour le second).

Nous retrouvons donc tous les protagonistes présents pour le grand final, entre ceux qui veulent garder le pouvoir et opprimer les autres et ceux qui réclament l’égalité. Comme dans chaque tome, les personnages évoluent et c’est un plaisir de les voir faire. Abi m’a plus d’une fois serré le cœur mais son courage et sa détermination force l’admiration. Elle devient quelqu’un qu’elle n’aurait jamais pensé être et qui, finalement, comprend qu’on ne peut pas toujours être altruiste et bon. Pas lorsqu’on veut changer les choses. En vérité, Abi est le personnage avec lequel je me sens le plus proche. Parce qu’elle a perdu au fil des pages cette naïveté qui caractérise l’enfance pour devenir une adulte consciente de la dureté des choses et de la nécessité d’être parfois tout aussi dure. A côté, Luke reste peut-être un doux rêveur, même s’il vit des choses horribles et est certainement le personnage le plus courageux de la série. Ces deux personnages évoluent tellement entre le premier tome et le troisième que je suis admirative de voir la manière dont l’auteur les a fait grandir. Gavar et Silyen suivent eux aussi une évolution différente mais bien présente et, comme je l’avais pressenti, Silyen restera un de mes chouchous, perplexe devant des émotions qu’il ne comprend pas et beaucoup trop intelligent pour être compris et pour comprendre les autres.

J’ai passé une grande partie du roman à me questionner sur certaines des personnages, à me demander qui jouait double ou triple jeu et qui allait me décevoir au final. Et c’est là l’une des choses que j’ai adoré dans ce roman : on ne sait pas comment tout va se terminer. On ne sait pas qui va vivre ou mourir. On ne sait pas qui va se salir les mains et qui va craquer. On ne peut que suivre l’histoire en croisant les doigts pour que certains restent indemnes et pour que d’autres comprennent. C’est dur, émouvant et parfois horrible mais c’est tellement bien amené… Aucune des morts de la série n’est gratuite, chacune apporte un tournant dans l’action et est un acte nécessaire. Pour l’avancé de l’histoire, pour celle d’un personnage, pour faire pencher la guerre d’un côté ou de l’autre. Aucun personnage n’est tout noir ou tout blanc. Ils font tous des erreurs, ils se questionnent, ils se retrouvent face à un ordre établi qu’ils ne comprennent pas forcément mais dont ils sont prisonniers, tous autant qu’ils sont.

L’action se déroule et on se retrouve pris au jeu. En définitive, si j’ai fait des conjonctures sur certains personnages, je me rends compte que je n’en ai jamais fait concernant l’intrigue. Parce que je voulais juste connaître la suite et continuer à lire. Parce que je savais que tout serait logique et que je serai satisfaite, ayant toute confiance en l’auteur pour savoir où elle allait. Bon, okay, maintenant je ronchonne sur l’épilogue (et je pense que je ronchonnerai encore un moment) mais, malgré tout, il est terriblement cohérent. Il se heurte au fait que j’aime savoir comment tout se termine et avoir un point final. Là, tout n’est pas dit mais, au-delà de cela, il est parfait. Tout comme la série l’a été.

En bref un coup de cœur magistral pour cette série dans son intégralité ❤

 

 

Terre de brume, T1 Le sanctuaire des dieux – Cindy Van Wilder

 

Titre : Le sanctuaire des dieux

Série : Terre de brume

Auteur : Cindy Van Wilder

Editeur : Rageot

Date de parution : 12 septembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d’une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire des Prêtres de l’eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière. Au cours d’une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d’un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s’est levée… et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s’allient afin d’empêcher leur monde de sombrer dans l’oubli.

 

  • Avis :

De Cindy Van Wilder, je connais la saga Les Outrepasseurs dont j’étais tombée amoureuse de la plume poétique mais dont le nombre de personnages m’avaient parfois perdu. Ici, l’histoire se concentre surtout sur deux personnages principaux : Héra et Intissar. Ceux qui gravitent autour d’elles ont bien évidemment une importance mais sont trop peu pour risque de perdre le lecteur et on est rapidement plongé dans l’histoire.

Nous découvrons un monde recouvert de brume où seuls quelques îlots émergent. Ceux-ci regroupent des sanctuaires où vivent des personnes normales ainsi que des personnes possédant des pouvoirs. Héra peut manipuler l’eau grâce à son vecteur (un pendentif contenant de l’eau de source) mais, à chacune de ses manipulations, elle produit de la brume qu’elle doit ensuite enfermer. J’ai été surprise que personne ne pointe du doigt le fait que continuer à faire de la magie est ultra dangereux dans ce monde déjà très embrumé…

De l’autre côté de l’océan de brume, nous découvrons Intissar qui, elle, manipule le feu grâce à une plante. La dualité qui oppose prêtres de l’eau et sœurs de feu montre que, malgré les conditions précaires de vie, les hommes ont toujours des prétextes pour ne pas s’aimer et se ranger dans des cases. C’est ce qui arrive dès le début du roman et qu’Intissar essaie de contrer tout au long de l’histoire. J’ai totalement accroché avec ce personnage qui place l’humanité avant son propre bien-être et qui n’hésite pas à aller contre les règles même si cela peut lui coûter très cher.

L’intrigue est bien menée et on se laisse facilement emporter. L’écriture fluide permet d’avancer rapidement et, même si je n’ai pas retrouvé la poésie des Outrepasseurs, j’ai beaucoup aimé ma lecture. D’ailleurs… C’est quoi cette fin ? Où est la suite ?

On se retrouve avec une fin très ouverte qui ne donne qu’une envie : que le second tome sorte pour  enfin découvrir ce qui va arriver à Intissar et Héra.

En bref une lecture très agréable pour un roman fantasy YA prenant et bien mené.

Et un petit mot pour cette couverture sublime ❤

Méto, intégrale – Yves Grevet

 

Titre : Méto

Tome 1 : La Maison

Tome 2 : LÎle

Tome 3 : Le Monde

Auteur : Yves Grevet

Editeur : Syros

Date de parution : Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Soixante-quatre enfants vivent coupés du monde, dans une grande maison. Chacun d’eux sait qu’il devra en partir lorsqu’il aura trop grandi. Mais qu’y a-t-il après la Maison ?

 

  • Avis :

Depuis le temps que j’entendais parler de Meto, j’ai profité de la sortie de l’intégrale pour me lancer dans cette trilogie. Meto est une dystopie sortie en 2008, avant que le terme de Dystopie ne soit à la mode ? J’en ai lu pas mal ces dernières années et j’aime beaucoup ce genre de roman. Plusieurs de mes amies m’avaient conseillé Meto et j’ai donc abordé cette lecture avec curiosité. Et donc, verdict ?

Hé bien j’ai beaucoup aimé cette histoire. Le premier tome est très intriguant et on se demande pourquoi ces enfants sont tous réunis à cet endroit. Toutes les règles qu’ils doivent suivre sont complexes et paraissent injustes ou stupides, ce qui donne envie de comprendre pourquoi. Dans ce petit monde clos, nous apprenons à connaître les jeunes adolescents que nous allons suivre au fil des tomes. Meto, bien évidemment, dont le caractère curieux et la propension à réfléchir et à être juste envers les autres en font rapidement un meneur. Meto est un personnage qui évolue au fil des chapitres, lui si innocent au départ finissant par devoir se salir les mains et prendre des décisions compliquées, le poussant à une dureté qu’il n’aurait sûrement pas eu dans des conditions de vies normales.

C’est d’ailleurs l’une des choses que j’ai apprécié dans le roman : ce sont les circonstances qui font des enfants ce qu’ils sont. Bien évidemment, leurs caractères, leurs envies et leurs besoins jouent à chaque moment mais, comme dans la vraie vie, les circonstances les poussent souvent à des extrémités qui seraient différentes s’ils avaient plus de temps ou plus de choix.

C’est assez frustrant finalement de chroniquer l’intégrale car je ne peux pas vous parler du second et du troisième tome pour ne pas risquer de spoil mais c’est justement le troisième tome qui m’aura le plus accroché. De part sa dimension plus politique et qui pousse ces enfants, devenant doucement adultes, à se dépasser, tant physiquement que psychologiquement.

Ce qui ressort selon moi de cette trilogie, c’est aussi l’amitié qui s’en dégage. Meto n’est jamais réellement seul et ne prends pas de décision pour lui-même. Il pense aux autres et ses amis sont toujours très présents. Claudius, Octavius, Romu, Marcus, Caelina… C’est toute une bande que nous suivons au fil des tomes et que nous voyons évoluer.

Le roman pose aussi de nombreuses questions sur la vie en autarcie, sur la domination des adultes sur le mental d’enfants, sur les règles à suivre et sur la nécessité, parfois, de se poser des questions puis se rebeller et de désobéir. Un point aussi sur Remus et Romulus, ces deux frères pour lesquels j’ai eu (malgré tout) beaucoup d’attachement durant cette trilogie.

En bref une histoire très bien ficelée qui pose les questions sur ce qu’une minorité peut imposer lorsqu’elle possède  le pouvoir…

tournoi

Power Club, T3 Un rêve indestructible – Alain Gagnol

 

Titre : Un rêve indestructible

Série : Power Club

Auteur : Alain Gagnol

Editeur : Syros

Date de Parution : 16 Mai 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Du haut de ses 19 ans, Anna a déjà sauvé le monde, mais elle a vécu le pire. Qui irait imaginer que la personne la plus puissante sur Terre souffre de stress post-traumatique ? Alors qu’elle est au centre de l’attention, Anna est la seule à voir venir une menace plus grande encore : le sénateur Wallace, qui a promis de créer une armée de soldats surhumains, est sur le point d’être élu président des États-Unis. Malgré sa fragilité, Anna est aussi la seule capable de l’arrêter.

 

  • Avis [ATTENTION possibilité de spoilers sur les deux premiers tomes] :

Je vous retrouve aujourd’hui pour parler du troisième et dernière tome de la saga Power Club (vous pouvez retrouver mes avis sur le premier tome juste ici et celui sur le second tome juste là). Si j’avais beaucoup aimé le premier, j’avais un peu décroché au second mais le troisième m’a ici totalement ramené dans l’histoire et j’ai passé un très bon moment de lecture.

On retrouve donc Anna après la dissolution du Power Club et les événements traumatisants du précédent opus. Ce tome-ci est vraiment psychologique et j’ai apprécié ce fait. On se rend bien compte de la difficulté d’Anna à surmonter tout ce qu’il s’est passé. Le fait d’avoir des supers pouvoirs ne la rend pas moins vulnérable aux émotions et aux remarques des autres. Il y a ici de nombreuses réflexions sur les boosters, sur ce qu’ils devaient être et permettre et sur l’utilisation qu’en font finalement les gens qui possèdent le pouvoir de s’en servir.

Au milieu de ses profiteurs qui ne veulent que plus de pouvoir, Anna est un personnage réellement attachant. Si elle fait des erreurs, elle essaie néanmoins d’être quelqu’un de bien, avec ses défauts mais surtout avec ce en quoi elle croit. Respectueuse et avide d’aider les autres, elle considère ses pouvoirs comme un moyen de faire le bien et on suit avec elle les difficultés que cela représente.

Les réseaux sociaux sont aussi pointés du doigt et j’ai trouvé que le roman s’inscrivait parfaitement bien dans le contexte actuel. On y retrouve les dérives des applications comme les moyens politiques de faire pression sur les électeurs, notamment par la peur. Étonnamment, j’adore les histoires avec des intrigues politiques tordues alors même que, dans la vraie vie, je ne m’intéresse absolument pas à la politique. Du tout.

On retrouve aussi dans ce roman l’importance de la famille et de l’amitié, d’avoir des gens sur qui compter en toutes circonstances et qui sont des moteurs pour essayer de faire de même.

En bref un troisième tome qui conclut parfaitement bien la série et qui propose une histoire qui fait réfléchir.

 

38 / 50

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