Throwback Thursday Livresque #7

Hello, je vous retrouve aujourd’hui pour un nouveau Throwback Thursday Livresque.

Le but : ressortir un ancien livre de notre bibliothèque qui correspond au thème de la semaine. Il est géré par Carole sur son blog My-bo0ks.

Le thème de cette semaine : Quête

Si vous me connaissez un peu, vous devez vous douter de ce qui va arriver… car qui dit quête chez moi dit forcément Saint Graal. Légendes arthuriennes obligent 😛

Pas de roman aujourd’hui (parce que, honte à moi je n’ai pas chroniqué Chrétien de Troyes !) mais un petit ouvrage sur le Graal écrit par Claudine Glot.

Si vous cherchez une plongée dans la Quête du Graal, facile d’accès et servie par des images superbes, n’hésitez pas à tenter cette lecture ! Vous pouvez retrouver mon avis et quelques extraits juste ici.

Et vous, à quel livre pensez-vous quand on vous dit « quête » ?

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Le Destin d’Orïsha, T1 De Sang et de Rage – Tomi Adeyemi

Titre : De sang et de rage

V.O. : Children of blood and bone

Série : Le Destin d’Orïsha

Auteur : Tomi Adeyemi

Traducteur : Sophie Lamotte d’Argy

Editeur : Nathan

Date de Parution : 2 Mai 2019

 

  • Résumé (éditeur) :

Il fut un temps où la terre d’Orïsha était baignée de magie. Mais une nuit, tout a basculé, le roi l’a faite disparaître et a asservi le peuple des majis. Zélie Adebola n’était alors qu’une enfant. Aujourd’hui, elle a le moyen de ramener la magie et rendre la liberté à son peuple ; même si face à elle se dresse le prince héritier du trône, prêt à tout pour la traquer.
Dans une Afrique imaginaire où rôdent les léopardaires blancs et où les esprits ont soif de vengeance, Zélie s’élance dans une quête périlleuse…

 

  • Avis :

Wow que dire de ce roman… Il est dense ! Vraiment, pour un premier tome, je ne m’attendais pas à vivre autant d’aventures. On entre directement dans le vif du sujet et on ne souffle jamais puisqu’on est totalement pris dans les événements avec le personnage principal. Les personnages d’ailleurs puisque ceux qui racontent se succèdent au fil des chapitres. Zélie, Amari et Inan. Même si, de mon point de vue, Tzain est tout autant principal puisqu’il est le pilier autour duquel s’articule la vie de Zélie.

Ces quatre jeunes gens, nous allons les suivre d’un bout à l’autre du pays, nous allons les voir évoluer, souffrir, rire parfois mais toujours avancer. Qu’ils choisissent un côté ou l’autre, ils ont chacun des raisons de le faire et tout ce qu’ils vont vivre, tout ce qu’ils ont déjà vécu, va les amener à faire un choix plutôt qu’un autre. Aucun de ces quatre personnages n’a toujours raison, aucun n’est toujours fort, aucun n’est toujours altruiste ou bon. L’auteur réussit à les rendre humains, dans tous leurs défauts et leurs qualités, dans leur façon d’être et de se comporter. J’ai eu l’impression qu’ils étaient réels et ce qu’ils vivent m’a serré le cœur.

Le roman nous présente donc le royaume d’Orïsha. A sa tête, le roi Saran qui a décrété que les majis, ces magiciens à la peau sombre et aux cheveux blancs, était la lie de la société. Le raid qu’il a lancé a exterminé les maji et seuls les enfants, trop jeunes pour avoir accès à la magie, ont pu survivre. Et la magie à disparue. Zélie est une maji, un cafard comme disent les autres, une maji sans pouvoir, une maji qui a vu sa mère mourir et son père se briser. Zélie est un personnage que l’on a envie de protéger car sa peur imprègne chaque page. Elle est pleine de colère, de haine parfois mais on la comprend, tout comme on comprend Tzain qui doit vivre avec le caractère buté de sa sœur et doit être fort, toujours.

Il sera facile de dire que les majis sont gentils et que la famille de Saran est cruelle. Mais, à travers Amari et Inan, nous découvrons aussi l’autre côté de la pièce. Cette vue d’ensemble nous permet de nous plonger totalement dans l’histoire et de comprendre chacun des personnages. L’éducation qu’ils ont reçu, les gens qui les entourent, leur besoin d’être aimé et reconnu… tout cela donne des personnages vivants et cohérents.

Concernant l’histoire, j’ai été happée dès le départ par cette idée de maji et cette quête pour faire revenir la magie. Malgré les presque 600 pages de ce roman, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j’ai eu bien du mal à le lâcher parfois (d’autant plus que les chapitres sont assez courts, parfait pour le fameux « roh encore un chapitre et j’arrête ! »). C’est une histoire qui nous parle de peur et de différence, qui nous parle du racisme et de la cruauté qu’il implique. Qui nous démontre que personne n’est mieux qu’une autre et qu’on a tous peur de quelque chose. Qu’on peut aller contre ce que l’on nous a appris si l’on pense que c’est plus juste et qu’on peut changer grâce aux personnes que l’on rencontre et au chemin que l’on parcoure. Que juger quelqu’un sur la couleur de sa peau, de ses cheveux, sur sa famille ou sur une de ses habilités ne fait que renforcer la haine et la peur. Qu’enfin, chacun est différent et que c’est ce qui permet au monde d’être beau pour un peu qu’on ouvre les yeux.

En bref, si vous aimez la fantasy et les personnages nuancés, foncez, vous ne le regretterez pas.

 

Throwback Thursday Livresque #6

Hello, je vous retrouve aujourd’hui pour un nouveau Throwback Thursday Livresque.

Le but : ressortir un ancien livre de notre bibliothèque qui correspond au thème de la semaine. Il est géré par Carole sur son blog My-bo0ks.

Le thème de cette semaine : Super Héros

 

Roman tout trouvé aujourd’hui puisque je vais vous parler de la série Power Club d’Alain Gagnol qui présente un monde futuriste (mais pas tant que cela) où l’on peut payer pour se voir injecter des boosters. Ces petites cellules permettent à ceux qui en ont les moyens, et ils sont peu nombreux, de devenir membres du Power Club. La série va nous suivre Anna dans sa découverte des boosters mais aussi de tout ce qu’il peut y avoir de vil si haut dans la société. Naïve mais perspicace, Anna va vite découvrir que de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités mais que ceux qui devraient les prendre ne pensent pas forcément au bien commun.

Tome 1 : L’Apprentissage

Tome 2 : Onde de Choc

Tome 3 : Un rêve indestructible

« Il est toujours plus facile d’avoir de grandes idées quand la réalité ne vous oblige pas à les mettre en pratique. »

Et vous, à quel roman pensez-vous lorsqu’on vous dit « super-héros » ?

Résultats concours marque-pages

Hello,

Je vous retrouve pour les résultats du concours ^-^

Merci à celles qui ont participé ❤

Comme d’habitude, j’ai utilisé dcode pour choisir le gagnant et j’ai décidé cette fois d’en piocher deux. Les voilà donc :

J’envoie les enveloppes cette semaine et vous devriez les recevoir bientôt 🙂

On se retrouve vite pour une prochaine chronique ~ Bonne journée !

Dry – Neal & Jarrod Shusterman

Titre : Dry

Auteurs : Neal et Jarrod Shusterman

Editeur : Robert Laffont

Date de Parution : 22 Novembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Avez-vous déjà eu vraiment soif ?
La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches…
Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.
Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.

 

  • Avis :

Ayant adoré les deux tomes de La Faucheuse, j’étais très curieuse de lire de nouveau un roman de l’auteur qui écrit ici avec son fils. Ironiquement, j’ai débuté Dry au moment du début de la canicule et c’était finalement vraiment intéressant de se demander si le roman serait crédible si la situation se passait réellement dans des lieux habitués à avoir l’eau courante. Si soudain cette eau se coupait, les gens deviendraient-ils des zombies assoiffés ? Aideraient-ils leur prochain ? Se tireraient-ils allègrement dans les pattes ? Hé bien oui, je pense que tout ce qui arrive dans le roman est parfaitement réel. Et effrayant donc.

Limiter la consommation d’eau est devenue quelque chose de récurrent lors des périodes de chaleur (et devrait l’être tout le temps à vrai dire) mais, malgré tout, l’accès à l’eau courante et une habitude et on se pose peu la question de savoir ce qui se passerait si cette eau venait à manquer.

Au début du roman, l’eau arrête soudainement de couler des robinets, c’est le tap-out. Bien évidemment, ne plus avoir accès à l’eau potable devient rapidement problématique et chacun cherche des solutions, souvent les mêmes. Le chaos s’installe vite et qui a de l’eau devient une proie plus qu’une envie. En suivant Alyssa et Kelton, en entrant dans leurs pensées, on les voit découvrir les gens qui les entourent. Le fait que les deux adolescents soient totalement différents, Alyssa étant plutôt dans le ressenti et dans l’aide et Kelton étant plutôt dans les faits et préparé à l’apocalypse, permet de mettre en lumière différentes choses. La première c’est qu’ils ont tous les deux à la fois raison et tord. Le tap-out fait changer les gens mais chacun d’eux décident de la manière dont il le fait, qu’elle soit belle à voir ou non.

Les apartés qui parsèment le texte nous permettent de découvrir d’autres personnages et d’autres situations, faisant un état des lieux et ne cantonnant pas le texte au groupe principal. J’ai beaucoup aimé ces moments qui montrent donc un ensemble : toute la population subit le tap-out et le reste du monde en prend peu à peu conscience sans cependant le comprendre totalement. L’utilisation qui est faite des médias est tellement réaliste qu’elle en est effrayante : les informations ne disent que ce qu’elles veulent, sans commune mesure avec la réalité vécue par les gens qui se prennent le manque d’eau de plein fouet.

De la même manière, les personnages sont criants de réalisme. Il y aura toujours ceux qui découvriront en eux des ressources insoupçonnés pour aider les autres, ceux qui profiteront de la faiblesse de certains et d’autres qui feront tout pour que survivent les gens qu’ils aiment. Aucun d’entre nous ne peut savoir comment il réagirait dans une situation comme celle-ci même si on espère tous ne pas se transformer en monstre.

En bref un roman fort, qui nous rappelle que nous avons bien de la chance et que, pour certain, Dry est une réalité.

 

Droneboy – Hervé Jubert

Titre : Droneboy

Auteur : Herbé Jubert

Editeur : Syros

Date de Parution : 3 avril 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Depuis deux mois, dans cette forêt du sud-ouest de la France, des zadistes luttent contre un projet de barrage qui doit ravager une zone protégée. Grâce à son drone, Paul ne perd rien de leur affrontement avec les forces de l’ordre. Mais ce contexte de guérilla est propice aux pires dérapages. La moindre image peut devenir une arme… et son auteur payer le prix fort.

 

 

  • Avis :

Alors pour tout vous dire, en lisant le résumé, je ne m’attendais pas vraiment à l’histoire que j’ai trouvé dans le roman. Je pensais que le drone aurait une place très important tout au long de la ZAD. Et du coup, j’ai parfois été un peu étonnée car Paul, le personnage principal, est finalement assez « en-dehors » des événements. Il les côtoie mais ne prend pas vraiment part à tout ce qui se déroule juste à côté de chez son père. Je n’ai donc pas totalement compris où souhaitait en venir l’auteur. Malgré tout, j’ai apprécié justement le fait que les personnages ne soient ni bons, ni méchants (ou presque) et qu’on ait les deux côtés : zadistes et pro-barrage, chacun ayant un point de vu à défendre et des raisons de le défendre.

En lisant les explications de l’auteur à la fin, je me suis rappelée les événements desquels ils s’étaient inspirés, qui avaient beaucoup fait parler à l’époque. Manon et Sarah apportent toutes deux de la compréhension de chaque partie, démontrant que les zadistes ne sont pas tous des rigolos à l’ouest et que les gendarmes ne sont pas forcément des brutes finies. J’ai beaucoup apprécié ce fait, d’autant plus lorsqu’on voit l’actualité qui nous incite à toujours choisir un camp. Ici, Paul ne choisi pas mais navigue un peu de l’un à l’autre, restant en retrait mais suivant ce qui se passe.

Ce que je retiens de ce roman finalement, ce sont les sentiments qui s’en dégagent : l’amour parental et l’amitié du trio d’adolescents. Et évidemment l’amour naissant du duo du roman. Beaucoup de scènes se déroulent entre Paul et ses parents et Jacques est un personnage que j’ai énormément aimé.

Pourtant, malgré le fait que j’ai apprécié ma lecture, je suis restée perplexe sur celle-ci (et puis Spam, sérieusement Spam ?). Je vous dirai donc de le lire, de vous faire une idée et de revenir par ici pour qu’on en discute ?

 

Au bout de trois – Maureen Johnson

Titre : Au bout de trois

V.O. : The Bermudez Triangle

Auteur : Maureen Johnson

Editeur : Hachette

Date de Parution : 5 juin 2019

 

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Mel, Nina et Avery ont toujours formé un inséparable trio de copines, mais l’été de leurs dix-sept ans va tout changer.

Cet été-là, alors que Nina profite des vacances pour participer à un stage scolaire, Mel et Avery commencent une relation qu’elles cachent à tous, même à leur meilleure amie. Cette trêve estivale ne pouvait cependant pas durer et, peu de temps après la rentrée, Nina découvre leur secret.

Mel et Avery doivent alors faire face au regard des autres, à l’intolérance et au rejet, mais aussi au regard qu’elles portent sur elles-mêmes. D’autant que même si Nina essaye de les soutenir, elle se pose des questions. Et peu à peu, le trio explose.

 

  • Avis :

Le résumé me rendait très curieuse, je me demandais comment une amitié de trois allait pouvoir se remettre de se transformer en un couple plus une personne. En définitive, il y a effectivement cette histoire d’amitié mais aussi une histoire de comprendre ce qu’est exactement l’amour. Quand j’y réfléchis, il se passe pas mal de choses dans ce roman, l’air de rien !

Nous commençons l’histoire avec Nina qui passe les deux mois d’été loin de ses deux meilleures amies, pour la première fois de leur existence. Les mails qu’elles s’échangent toutes les trois permettent de voir l’amitié qui les unies et j’ai beaucoup aimé cette entrée en matière. Alors que Nina tombe amoureuse d’un des garçons de son stage, Mel et Avery, commencent elles aussi à sortir ensemble. Mais, si Nina avoue sans détour qu’elle craque totalement, ses meilleures amies se gardent bien de le dire à qui que se soit.

On a là la première action du roman et la première question : pourquoi les filles, parce qu’elles sont en couple, devraient cacher ce qu’elles ressentent l’une pour l’autre ? Il s’agit autant d’une question d’entourage et du fait de devoir assumer son homosexualité aux yeux des autres, que d’une question personnelle : assumer son homosexualité envers soi-même.

J’ai trouvé que la manière de mettre ce fait en lumière était bien amené et qu’il était facile de s’attacher à ces trois jeunes femmes qui sont en plein milieu d’une crise existentielle dans leur vie. Je regrette néanmoins que l’intrigue se tourne plus sur le côté « amoureux » que sur le côté « amitié » ce dernier ne se ressentant qu’en début et en fin de roman. Alors qu’il est « vendu » comme une histoire d’amitié, celle-ci se retrouve clairement au second plan et c’est dommage.

Malgré cela, j’ai aimé voir évoluer les personnages et je pense qu’il est facile de se retrouver dans ces amies qui grandissent et dont les envies diffèrent finalement. L’amitié ne demande pas toujours d’être fusionnelle mais demande malgré tout des efforts pour que ça fonctionne. Il faut s’intéresser les uns aux autres et parfois mettre de côté ses propres soucis ou ressentis pour penser à l’autre sans pourtant s’oublier. Quelque chose que j’ai trouvé bien mené dans ce roman.

Par contre, j’ai eu du mal à adhérer à certains points de l’histoire. Le côté « le pardon est la solution » ne me satisfait pas et plusieurs moments démontrent plutôt pour moi que l’amour rend stupide. De la même manière, Parker est bien mal récompensé alors que ses réflexions sur le fait que les filles préfèrent les personnes qui les traitent mal sont très bien illustrés dans le roman. Ce qui revient à dire que c’est le cas, et véhiculer ce genre de relations n’incitent pas les adolescentes à dire non à ce genre de comportements (ou à ne pas le reproduire, cela va dans les deux sens).

En bref je pense que c’est un roman qui plaira moins aux adolescents qu’aux jeunes adultes, qui auront plus de recul pour réussir à comprendre les réactions de certains des personnages. J’ai passé un bon moment avec Nina, Mel et Avery même si je ne suis clairement pas d’accord avec certains de leurs choix.