The Best Lies – Sarah Lyu

Titre : The Best Lies

Autrice : Sarah Lyu

Editeur : Castelmore

Collection Fibs

Date de parution : 11 mars 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Remy a dix-sept ans, et ce soir-là, sa vie bascule.
Jack, son petit ami, est abattu de plusieurs balles en pleine poitrine. Et c’est sa meilleure amie à elle, Elise, qui a appuyé sur la détente.
Mais Remy ne se souvient de rien, à part du bruit des coups de feu qui résonne encore à ses oreilles, et du sang de Jack sur ses mains.
Cette tragédie ne peut être autre chose qu’un terrible accident, n’est-ce pas ? Elise a dû confondre Jack avec quelqu’un d’autre. Elle ne peut pas le lui avoir enlevé volontairement. Elise est sa meilleure amie, sa famille – la vraie, celle qui veut d’elle.
Remy ne peut pas la perdre en plus d’avoir perdu Jack.
Alors, en même temps que la police qui l’interroge, Remy enquête. Elle plonge dans ses propres souvenirs, et fouille sa mémoire infidèle dans l’espoir de sauver une amitié qui signifie tout pour elle. Et de comprendre, enfin, ce qui s’est réellement passé.

 

  • Avis :

Le résumé de ce roman me faisait un peu penser à Hate List que j’avais beaucoup aimé et j’étais donc très curieuse de le lire. Au final, les deux romans sont très différents mais tout aussi prenants.

The Best Lies, c’est un roman qui aborde de nombreux sujets très importants et qui prend soin de bien remettre en place le concept de responsabilité et de victime. Au travers des mots de Remy, il est facile de comprendre pourquoi elle culpabilise et je pense que tout le monde peut se retrouver dans cette émotion qui lui sert le cœur. Lorsque qu’il arrive quelque chose à une personne à laquelle on tient, on se demande toujours ce qu’on aurait pu faire de plus, ce qu’on aurait pu mieux faire ou si on aurait réussit à éviter la situation en faisait autrement.

En cela, j’ai trouvé le roman très intelligent car il met en avant deux adolescentes dont les familles sont dysfonctionnelles, chacune à leur manière et qui essaient simplement de survivre. Elles ne font évidemment pas toujours les bons choix mais, honnêtement, qui peut se vanter de l’avoir fait ? La psychologie de ces deux personnages est bien amenée et il apparaît rapidement que Remy a besoin de pouvoir compter sur quelqu’un. Sa rupture, sa rencontre avec Elise, leur amitié fusionnelle, sa rencontre ensuite avec Jack… Remy est le genre de personnage qui a besoin des autres pour pouvoir tenir debout.

Aussi Elise et son apparente force, sa manière d’être et de toujours savoir quoi faire, de se moquer des remarques des autres et sa facilité à attirer les amis, font qu’elle revient rapidement le soleil dans la vie terne de Remy. Peu à peu, par le récit de celle-ci, nous découvrons deux jeunes femmes perdues qui se créent une famille de deux, une famille loyale et prête à tout pour que l’autre aille bien. L’ambiance du roman est prenante, un peu malsaine et on tourne les pages pour comprendre comment elles en sont toutes deux arrivées là, au point de non retour.

C’est difficile de parler de ce roman sans vous spoiler mais, si vous aimez les histoires où l’auteur prend le temps d’expliquer la psychologie de ses personnages, de mettre en lumière tous les petits détails qui les ont amenés au moment crucial et de créer une envie au lecteur d’en savoir toujours plus : tentez cet ouvrage.

 

 

La Fiancée – Kiera Cass

 

Titre : La Fiancée

V.O. : The Betrothed

Autrice : Kiera Cass

Traductrice : Madeleine Nasalik

Editeur : Robert Laffont

Collection R

Date de parution : 11 juin 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Elle a l’étoffe d’une reine. Il est jeune, séduisant et fraîchement couronné. Leur mariage semble une évidence… mais l’est-il vraiment ?
Hollis Brite a grandi à la cour de Coroa, rêvant – sans trop y croire – d’attirer l’oeil du jeune et beau roi Jameson, connu pour ses multiples conquêtes. Un jour, pourtant, c’est elle qui lui fait tourner la tête…
Mais, alors que Jameson est sur le point d’annoncer leurs noces prochaines, l’arrivée d’un jeune noble en provenance d’un royaume voisin va changer la donne : attentionné et perspicace, il semble comprendre Hollis mieux que quiconque auparavant.
L’avenir radieux promis à la jeune fille devient soudain beaucoup plus incertain : renoncera-t-elle à un destin royal, quitte à se couper de ce qu’elle a toujours connu ?

 

  • Avis :

Ayant beaucoup aimé La Sélection, j’avais hâte de retrouver la plume de Kiera Cass et de retourner dans une lecture ambiance royauté. Concernant cette dernière, aucun soucis tout comme la fluidité de l’écriture qui est toujours aussi facile et agréable à lire. Cependant… les bons points s’arrêtent quasiment tous là.

Hollis n’est pas un personnage antipathique, elle est même plutôt gentille et il est assez facile de s’attacher à elle, à défaut de la comprendre totalement. Cependant, je regrette son rôle dans le roman : celle d’une jeune femme dont la seule qualité est d’être jolie et de faire rire le roi. La plupart des personnages qui l’entourent la considèrent comme une potiche et la rabaissent régulièrement. C’est d’ailleurs finalement la seule raison que je vois dans le coup de foudre qu’elle ressent pour Silas : il la voit comme un être humain. Hormis cela, le peu de discussions qu’elle avec lui se résume bien souvent au fait qu’il a des yeux magnifiques.

Pourtant, l’intrigue aurait pu être prenante, les sous-entendus et pressions politiques étant quelque chose que j’apprécie particulièrement dans mes lectures. Mais j’ai trouvé le tout bien trop survolé et on passe plus de temps à s’intéresser aux robes de ces dames qu’à ce qui pourrait faire avancer réellement l’intrigue. Hormis l’écriture et le côté royauté, ce que j’avais apprécié dans La Sélection (à savoir des personnages qui avaient de réelles personnalités) n’est pas là dans ce roman-ci.

D’ailleurs, en parlant des personnages… un mot sur la meilleure amie de Hollis qui l’amie la plus antipathique que j’ai lu jusqu’ici. Si elle met en avant la loyauté d’Hollis, elle présente également sa naïveté et ses réactions à tous les coups bas ne la font clairement pas paraître plus charismatique. Je pense qu’on a trouvé là la pire meilleure amie qui soit et l’héroïne la plus gentillette qui existe.

La fin amène des rebondissement totalement inattendus qui ne m’ont pour ma part pas convaincus de par leur soudaineté après toute ces pages, me donnant un sentiment de « tout ça pour ça ? » qui fait que je ressors donc malheureusement désappointée de ma lecture.

En bref un roman qui se lit vite mais qui ne m’a pas donné envie de découvrir la suite.

Y/Books

 

Hello,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la convention virtuelle qui a lieu ce week-end sur Discord : deux jours pour parler de fiction LGBTQIA+.

 

Comme il s’agit d’une convention, vous trouverez des auteurs, des tables rondes, des exposants, des éditeurs, des animations, des illustrateurs… Bref, que du beau monde !

Tout se déroule juste ici : juste ici.

 

Installez-vous devant votre écran dès aujourd’hui de 14h à 22h et demain de 14h à 20h. Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur le site

Y/Books

Vous pouvez également gagner de nombreux lots en participant à la tombola caritative donc l’argent sera reversées aux associations : le Collectif Intersexes et Allié·e·s-OIIBi’Cause et l’Ardhis.

Le programme est disponible sur le site des éditions YBY dans l’onglet Y/Books

On se retrouve tout à l’heure ? 🙂

Hunger Games, La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur – Suzanne Collins

 

Titre : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur

V.O. : The Ballad of Songbirds and Snakes

Série : Hunger Games

Auteur : Suzanne Collins

Traducteur : Guillaume Fournier

Editeur : PKJ

Date de parution : 20 mai 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate. Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l’échec, au triomphe ou à la ruine.
Dans l’arène, ce sera un combat à mort.

 

  • Avis :

Ayant adoré la trilogie Hunger Games, je ne pouvais pas passer à côté de ce préquel ! Même si, comme toujours lorsque l’on aime une saga, on est toujours aussi impatient qu’un peu sur la défensive. Est-ce que cet opus allait être à la hauteur des précédents tomes ?

La réponse est : oui et non. J’ai passé un très bon moment avec ce roman mais il ne m’a pas autant embarqué que ses prédécesseurs. Cela tient peut-être à Coriolanus qui reste un personnage qu’on ne peut pas réellement aimer ? Cependant, il m’a parfois touché et, si rien ne justifie ses actes dans la réalité, la manière dont il les justifie lui le rend compréhensible. Il se fourvoie et il se dédouane mais tout ceci correspond totalement à son caractère et rend le personnage très juste. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on lui pardonne les choix qu’il fait mais on peut les comprendre. Je ne sais pas si je suis très claire ? Bref, Coriolanus reste un personnage égoïste, égocentrique et cruel mais, selon lui, il le fait pour la bonne cause et l’intérêt général. Et c’est en cela que tout devient intéressant car le jeune homme qui nous est dépeint ici a beaucoup de charisme, ce qui rend compréhensible l’amour que peuvent lui porter bons nombre des autres personnages.

Nous ne connaissions de lui que son aspect le plus cruel mais nous découvrons avec ce tome un jeune homme qui se construit sur les ruines de la guerre. Un gamin a qui on a appris qu’il valait plus que les autres mais que les districts font se sentir sali par la pauvreté. Il a grandi dans le paraître et la peur, il a vu des adultes se comporter comme des bêtes et il a mûri avec l’idée que le contrôle était la seule manière de vivre. Le contrôle sur les autres évidemment mais également le contrôle sur soi-même. Ce qui, bien évidemment, n’enlève rien à son caractère propre, comme le démontre Tigris qui, alors qu’elle a vécu la même chose, est une bulle de compassion et de douceur dans un monde en ruines.

On assiste dans ce tome à la première fois où les mentors apparaissent lors des Hunger Games et donc à la construction de ce que vont devenir les Hunger Games que l’on a pu découvrir dans la série. Nous faisons donc la connaissance des mentors en même temps que des tributs et voyons apparaître les premières règles. Le roman pose la question des décisions que l’on prend tous dans notre vie lorsqu’il s’agit de se protéger ou de protéger les autres, d’être juste ou non. Alors, bien sûr, il s’agit ici de vies humaines et d’une cruauté sans bornes. Mais les réflexions sur le contrôle et le chaos sont diablement intéressantes. Peut-être même effrayantes lorsque l’on voit les réactions de Coriolanus et du docteur.

Celle-ci est d’ailleurs encore plus flippante que Coriolanus. Finalement, les adultes autour de ce dernier ne font que le conforter dans ce qu’il fait et pose la question des exemples qu’on peut se trouver lorsque l’on se construit. Un mot évidemment sur Sejanus, ce jeune homme idéaliste qui veut changer les choses mais qui le fait avec ses sentiments plus qu’avec sa raison. Coriolanus et Sejanus n’ont ni la même enfance, ni la même vision et leur opposition est bien menée tout au long de l’ouvrage. Il y a bien sûr Lucy Gray, son courage et sa volonté de survivre. Là aussi, son opposition et ses ressemblances avec Coriolanus sont bien amenées. Qu’est-on prêt à faire pour survivre ?

On retrouve donc dans ce tome ce que j’avais aimé dans les premiers opus même si ce dernier est plus centré sur les réflexions que sur l’action (même s’il y en a). Le début de la troisième partie s’essouffle cependant un peu avant de repartir de plus belle et la fin m’a donné envie de relire les autres tomes.

En bref ce roman n’a pas été une claque comme l’avait été Hunger Games, néanmoins je le trouve particulièrement approprié à la période actuelle. Il pose des questions pertinentes sur les choix de chacun lorsqu’il s’agit d’être juste ou non et m’a fait passé un très bon moment de lecture.

 

 

Allowin Singulier-Weyrd, T1 L’autre côté des ombres – Noëmie Auke

 

Titre : De l’autre côté des ombres

Série : Allowin Singulier-Weyrd

Autrice : Noëmie Auke

Editeur : MxM Bookmark

Date de parution : 10 juin 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Owin Singulier-Weyrd ne s’attendait pas à être contraint et forcé d’hériter du cabinet d’exorcisme familial. Surtout par sa grand-tante décédée qui hante encore les lieux. Une fois installé dans ce petit village, bien loin de sa vie d’exorciste itinérant, Owin va devoir regagner la confiance des habitants et faire ses preuves. Sa rencontre avec l’un de ses clients, Frédéric Cendrevent, le dernier membre d’un clan maudit et voué à disparaître, va changer son quotidien. Sa grand-tante disait qu’on ne s’ennuyait jamais ici et elle avait raison. Entre les problèmes d’exorcismes, des meurtres mystérieux et un croquemitaine qui s’attaque aux enfants du village, Owin a beaucoup à faire, même avec l’aide de Frédéric. Surtout quand leur attirance mutuelle les prend un peu par surprise. Ils en oublieraient presque la malédiction qui les menace… si elle ne se rappelait pas à eux.
  • Avis :

Cela faisait un moment que je n’avais pas eu de faille temporelle de lecture ! C’est-à-dire qu’il m’est arrivée plusieurs fois d’ouvrir le livre en me disant que je lisais quelques chapitres et, lorsque je relevais le nez, les heures étaient passées (oups ?). Aucune surprise donc si je vous dis qu’il s’agit là d’un beau coup de cœur !

Dès le début, le lecteur plonge dans la vie d’Owin alors qu’il hérite du cabinet d’exorcisme de sa tante et déménage donc dans ce village qu’il ne connait pas tellement. Il y a beaucoup de codes propres à l’univers et de mots qui apparaissent de manière parfaitement normale alors que le lecteur ne les connait pas. Mais ça fonctionne, parce cela est fait naturellement justement. Les longues explications ne sont pas nécessaires car le contexte est bien amené et, lorsque quelque chose peut paraître complexe, une petite phrase suffit à en donner la compréhension au lecteur.

Owin est un personnage auquel il est très facile de s’attacher. Sa famille prend une place très importante (avec ses qualités et ses défauts) et si nous n’avons pas tout un récit de son enfance, les quelques moments clés qui nous sont présentés, par petites touches et pour expliquer des réactions et des émotions, font qu’on comprend son caractère et que l’on a toujours envie d’en savoir plus (je veux carrément connaître mieux Yvain ! Et Orphée m’intrigue très fortement).

Si j’ai adoré Owin, je dois dire que Frédéric n’est pas en reste. Il ne parle pas beaucoup, il observe, est clairement méfiant et n’incite pas forcément à l’apprécier au niveau des relations humaines. Mais savoir qu’un démon cherche à vous posséder, que vous êtes le dernier de la lignée à avoir une malédiction sur les épaules et que vous êtes piégé dans votre maison avec des esprits frappeur… ça ne donne pas forcément beaucoup de place à la sociabilité !

Je sens que je me perds déjà (mais j’ai beaucoup à dire sur ces deux personnages  que j’ai déjà tellement hâte de retrouver !). Pour Owin qui est toujours sur les routes et qui se refuse à être le bon soldat exorciste de la famille, l’annonce de son héritage est rude. Mais il apprécie la tante qui lui a légué le cabinet et cherche à lui faire plaisir, d’autant plus que son fantôme hante encore les lieux, signe qu’elle a besoin de quelque chose. Il reprend alors ses travaux, ses missions et, par là, les exorcismes réguliers chez Frédéric.

Il y a dans ce roman une grande place faites aux yeux. De part Frédéric d’abord, dont les yeux « débordent de hantise ». Je pense que chaque lecteur se fera sa propre vision des choses mais ce fait est vraiment quelque chose qui m’a marqué. De la même manière que les yeux d’Owin font tout de suite savoir aux autres qu’il est exorciste. Les noms ont également une place importante, ce qui se retrouve bien souvent en fantasy (notamment lorsqu’il s’agit de la Féerie) et c’est un rappel auquel je suis assez sensible lorsqu’il arrive dans un roman.

On pourrait penser que le « léger » problème de Frédéric serait suffisant à lancer l’intrigue mais on y ajoute également des meurtres, des réflexions sur le deuil et les revenants, des moments de douceurs fantomatiques comme de violence à la fois physique et psychique. Tout est bien dosée et le roman oscille entre actions et réflexions, entre dialogue amusant et sérieux. Le lecteur se fait ses propres hypothèses et suit Owin dans ses pérégrinations, découvre sa gentillesse, sa droiture mais également son petit côté imbu de lui-même. Il comprend Frédéric et son attachement à son fenris, son intelligence et son agacement qui monte rapidement. (Je vous ai déjà dit à quel point j’avais aimé ces deux personnages ? Oui ? Bon.)

La romance n’est clairement pas le cœur de l’histoire et elle est tellement naturelle qu’elle est particulièrement belle car normale. La prise de conscience d’Allowin, tout comme la défiance de Frédéric, font que la fin est diaboliquement logique et qu’il me fait le tome deux. Voilà.

En bref, un roman qui m’a séduite tant au niveau de l’intrigue que des personnages et du monde mis en place. Un joli coup de cœur !

Autobiographie d’une licorne – Maïté Bernard

 

Titre : Autobiographie d’une licorne

Auteur : Maïté Bernard

Editeur : Syros

Date de parution : 1 Mai 2020

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Vous savez ce qui est pire que d’être bi (avec 0 expérience côté filles) et orpheline de grand-père ?
C’est d’être bi (avec 0 fille en vue), orpheline de grand-père ET d’avoir rendez-vous chez le dentiste.
En fait, il faut juste que je sache par où commencer. Par ce jour où j’ai poussé la porte d’un vrai local LGBTQ+ ? Ou par l’ouverture du testament de Papi ? Ça, c’est sûr que ça vous ferait un choc. Il faut toujours commen­cer une histoire par un choc, non ?

 

  • Avis :

Ce roman nous présente Carmen qui est au lycée dans une petite ville où tous les habitants se connaissent et qui trouve donc difficile de vivre sa bisexualité au grand jour.

Concernant le sujet du coming-out, qui est très présent dans le roman, je l’ai trouvé très bien abordé et présenté. Pourquoi devrait-on déclarer sa sexualité à qui que se soit ? De quoi devrait-on se justifier ? A destination des adolescents, cet ouvrage et les questionnements de Carmen sont bien amenés et il faut clairement plus de représentations de personnages autre qu’hétérosexuels.

Beaucoup de thèmes importants sont d’ailleurs mis en avant ici : le fait de se cacher, le questionnement de savoir si sa sexualité va être bien acceptée par ceux que l’on aime, le soulagement lorsqu’elle l’est, la tristesse et le rejet lorsqu’elle ne l’est pas. Il y a réellement une discussion ouverte dans ce roman, portée par la voix de Carmen qui se pose elle-même beaucoup de questions et ne sait pas où trouver les réponses.

C’est cela que je m’attendais à trouver dans ce roman et, en cela, je l’ai trouvé très bien mené. Cependant, de nombreuses péripéties m’ont laissé de marbre. L’histoire autour du grand-père, la moralité de la relation avec Ariel, l’idée du Corbeau… J’ai trouvé qu’on perdait le fond du roman. C’est certainement voulu pour démontrer que le sujet est un sujet qui a sa place de même que d’autres mais, si j’ai parfois été émue par Carmen, je n’ai pas forcément accroché avec elle. Elle est un peu le « cliché » de l’adolescente, bien souvent apathique, égoïste et clairement centrée sur elle-même.

Si je trouve donc le sujet de la bisexualité très important, de même que celui du coming-out, je reste cependant mitigée sur ma lecture qui n’a pas réussi à m’emballer complètement.

En bref un roman qui aborde la bisexualité, un sujet bien trop peu représenté, notamment chez les romans adolescents et qui pose de réelles questions d’actualité.

 

Throwback Thursday #19

 

Hello, je vous retrouve aujourd’hui pour un nouveau Throwback Thursday Livresque.

Le but : ressortir un ancien livre de notre bibliothèque qui correspond au thème de la semaine. Il est géré par Carole sur son blog My-bo0ks.

Le thème de cette semaine : Combat

 

Comme souvent, j’ai un peu hésité entre plusieurs livres, notamment avec Kate Daniels et Hunger Games mais finalement je vous propose un combat pour la liberté avec Les Puissants de Vic James.

Une trilogie que j’ai adoré d’un bout à l’autre et donc le premier a été une très agréable surprise.

 

Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage.
Seuls quelques privilégiés, les Égaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent livres et gouvernent le pays.
Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de les emmener accomplit en famille leurs jours d’esclavage.
Abi devient domestique au service de la puisse famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité des luttes de pouvoir sans pitié.
Le sort de Luke n’est guère enviable, puisqu’il est exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s’épuise à la tâche. Cependant, d’autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.

Et vous ? A quel roman pensez-vous pour ce thème ?