Le Roi de la Bibliothèque – Michelle Knudsen & Kevin Hawkes

 

Titre : Le Roi de la Bibliothèque

Auteur : Michelle Knudsen

Illustrateur : Kevin Hawkes

Editeur : Gründ

Date de Parution : 12 Mars 2007

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Il y a des règles qui demandent à être respectées et dans cette bibliothèque, elles le seront à la lettre ! Qu’un lion entre dans les lieux et profite de l’heure du conte ne pose donc aucun problème, du moment qu’il reste calme. Dès lors, il participe à la vie de la bibliothèque pour le plus grand bonheur des enfants et de la directrice et se rend vite indispensable.
Ce lion nous enchante, dans des situations aussi drôles que touchantes et nous embarque sans problème dans une histoire rocambolesque. Car tout devient possible au milieu des livres, même transgresser les règles d’une bibliothèque !

 

  • Avis :

Le Roi de la Bibliothèque, c’est un album qui présente un peu le métier de bibliothécaire, tout comme les règles qui s’appliquent au lieu. Mais aussi toutes les possibilités qu’offre une bibliothèque. Le début est simple : un lion entre dans une bibliothèque. A-t-il le droit d’être là ? Pourquoi pas ! Après tout, le règlement ne stipule pas que les lions sont interdits alors tant qu’il ne fait pas de bruit et n’abîme pas les livres…

Page après page nous suivons donc ce gentil lion qui adore écouter des histoires et venir à la bibliothèque pour aider à la maintenir en ordre. Très serviable, il se fait vite une place parmi les habitués et ne rate aucune heure du conte. Pourtant, voilà qu’un jour, le lion est forcé de désobéir au règlement pour aider une amie. Mais le règlement dans une bibliothèque, c’est sacré n’est-ce pas ? Ou bien y a-t-il des exceptions ?

Ce petit album tout doux est un de mes récents coups de cœur. Il rappelle que les bibliothèques sont des lieux ouverts à tous où l’on peut trouver aussi bien des livres que des amis, lire seul ou écouter des histoires. Par des petites touches telles que ranger un livre ou s’occuper des lettres des documents en retard, l’ouvrage nous présente certaines des règles qui prennent place dans un lieu où chacun semble adorer venir.

Les dessins sont colorés et plein de petits détails malgré leur apparente simplicité. Ils donnent envie d’y revenir et permette une belle plongée dans le monde où évolue notre lion. Et surtout, il montre que les bibliothèques ne sont pas des lieux figés et que les règles peuvent parfois être transgressées lorsqu’il y a une bonne raison de le faire.

En bref un ouvrage sublime qui mérite une jolie place dans toute bibliothèque ❤

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Les Loups-Garous de Thiercelieux : Lune rousse – Paul Beorn & Silène Edgar

 

Titre : Les Loups-Garous de Thiercelieux : Lune rousse

Auteur : Paul Beorn et Silène Edgar

Editeur : Castelmore

Date de Parution : 7 Novembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

L’une vit le jour, l’autre vit la nuit…

1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux.

Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d’un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher. À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance…

Un masque sur le visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village.

Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

 

  • Avis :

Ah Thiercelieux ! Que d’heures j’ai pu passé à jouer au jeu de cartes ! Forcément, je n’ai donc pas pu résister à l’envie de lire ce roman pour voir s’il allait me replonger dans toutes mes soirées de fous-rires… ou non.

Hé bien je dois dire que c’est un pari réussi ! J’ai passé un très bon moment avec ce roman, indépendamment du jeu d’ailleurs car je l’aurai apprécié sans connaître Thiercelieux. L’intrigue nous présente deux jeunes filles : Lapsa et Lune qui sont les meilleures amies du monde. Lapsa n’ayant jamais connu ses parents, elle se pose beaucoup de questions sur ceux-ci, d’autant plus que tout le monde au village se refuse à lui parler de son père. Et que sa grand-mère, la guérisseuse, lui interdit de poser des questions. Quant à Lune, ses parents veulent la marier et elle se refuse à n’être que du bétail.

C’est donc à ce moment-là, où elles aspirent toutes les deux à être les décideuses de leur propre vie, que les loups-garous reviennent à Thiercelieux…

On est vite happé par cette histoire de loups-garous qui défient les générations et les différences, comme les similitudes, entre les anciens loups et les nouveaux sont bien faits. Les personnages ont tous quelque chose à cacher et, en cela, on retrouve bien l’esprit du jeu de cartes, ou chacun se demande qui est l’autre et quel rôle il joue lorsque la nuit tombe. D’ailleurs, j’ai adoré retrouver les personnages du jeu : la petite fille, la sorcière, le chasseur… Un petit jeu de piste à l’intérieur même du roman !

L’intrigue est bien menée et le suspense est là, on se demande qui fait quoi, qui est finalement moins sympa qu’il n’en a l’air et, si on découvre finalement qui est le coupable, tous les petits détails qui mettaient sur une fausse piste sont levés et nous permette de tout savoir sur ce petit village et ses habitants.

En bref une histoire bien menée qui peut plaire autant à ceux qui ne connaissent pas le jeu qu’à ceux qui aiment y jouer. Une belle surprise !

(Et maintenant, j’ai envie de ressortir mes cartes 😛 )

La Planète des 7 Dormants – Gaël Aymon

Titre : La Planète des 7 Dormants

Auteur : Gaël Aymon

Editeur : Nathan

Date de Parution : 14 Juin 2018

 

 

Résumé (éditeur) :

Leur vaisseau endommagé, des explorateurs spatiaux se retrouvent coincés sur une planète inconnue. Lorsqu’ils découvrent les ruines d’une civilisation disparue, cela ravive l’espoir de la capitaine : cette nouvelle planète pourrait-elle être habitable ? L’équipage, lui, est profondément divisé. Vaut-il mieux prendre le risque de rester dans cet environnement désertique, ou bien repartir malgré l’état du vaisseau ?
La rencontre soudaine d’un peuple d’humanoïdes primitifs qui les prend pour leurs divinités, les Sept Dormants, les place devant un choix crucial : jouer les usurpateurs ou détromper les indigènes…

 

Avis :

Ce roman, je l’ai commencé un peu par surprise. Il était dans ma PAL et la couverture m’intriguait, je me suis donc lancée dans la lecture sans savoir réellement à quoi m’attendre car je lis très peu de science-fiction.

Je n’ai pas particulièrement accroché avec les personnages qui sont trop nombreux pour que l’on puisse réellement en savoir beaucoup sur eux puisque l’on va de l’un à l’autre rapidement. Malgré tout, j’ai apprécié Danco, par son côté emphatique et certainement aussi parce qu’il est celui que l’on voit le plus régulièrement. Sa mise à l’écart, à cause de sa différence, fait aussi qu’il est plus facile de le comprendre et de s’y attacher.

J’ai trouvé intéressante l’idée de l’équipage hétéroclite qui ne s’entend pas et qui vient de planètes, de cultures et de races différentes. Néanmoins, ce fait n’est pas assez exploité à mon goût… Ils ne s’entendent pas, d’accord, ils se suspectent les uns les autres, d’accord… mais après ? Leur mésentente ne provoque finalement pas grand-chose et assez peu de tension puisque l’intrigue se concentre ensuite sur le peuple qu’ils découvrent.

En vérité, j’ai trouvé qu’il y avait trop de choses dans le roman : la tension entre l’équipage, le côté race différente, la notion d’écologie actuelle, les croyances des indigènes, la volonté de s’en sortir de chacun, l’apprentissage d’un nouvel endroit… beaucoup trop pour un seul tome selon moi car tout est assez peu exploité finalement. On passe de l’un à l’autre sans que rien n’est vraiment d’impact, certainement car je n’ai pas totalement réussi à entrer dans le roman. Peut-être que, comme pour la fantasy, je suis plus sensible lorsqu’il s’agit de littérature plus sombre et donc plus adulte.

Je ne sais donc trop que vous dire le concernant : je ne l’ai pas adoré mais j’ai malgré tout passé un bon moment, notamment grâce au personnage de Danco.

En bref une histoire intéressante qui plaira sûrement aux adolescents amateurs de science-fiction.

 

Le bureau des coeurs trouvés, T1 Lexie Melody – Cathy Cassidy

 

Titre : Lexie Melody

Série : Le bureau des coeurs trouvés

Auteur : Cathy Cassidy

Traducteur : Anne Guitton

Editeur : Nathan

Date de Parution : 04 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Lexie, 13 ans, vit dans une famille d’accueil depuis que sa mère l’a abandonnée.
Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est sauver de l’oubli tout ce qu’elle peut : animaux,objets… Et si elle sauvait aussi les gens ?
Elle décide de créer un groupe de parole pour réunir les marginaux de son collège…qui se transforme vite en groupe de musique. Les Lost & Found sont nés !
Leur aventure sera émaillée de nouvelles amitiés et de romances, mais aussi de tensions, à mesure que chacun apprend à trouver sa place. Et lorsqu’il s’agit d’une bonne cause, comme sauver la bibliothèque locale de la fermeture, ils sont prêts à soulever des montagnes !

 

  • Avis :

Quand je démarre un Cathy Cassidy, je sais que je vais passer un bon moment et rencontrer des jeunes adolescents attachants. Ce roman-ci n’a pas fait exception à la règle, notamment parce que l’histoire de Lexie me touche particulièrement en ce moment.

Nous faisons donc la connaissance de cette petite fille que la maman a laissé seule et qui grandit en famille d’accueil, des questions plein le coeur et avec la volonté de ne pas s’attacher pour ne jamais trahir sa mère. Ce que j’apprécie dans les romans de Cathy Cassidy, c’est que l’auteur nous place devant les sentiments des enfants de manière très juste. Elle ne juge pas ses personnages mais nous présente des situations de vie réelle que peuvent vivre ou avoir vécu des enfants.

Comme toujours, l’histoire fait aussi la part belle à l’amitié et à la différence, démontrant que, même lorsque l’on se sent seul au monde, d’autres vivent peut-être la même chose que nous ou des situations similaires et sont donc apte à nous comprendre et à nous aider à extérioriser ou à nous sentir mieux. Ici, par son club, Lexie se fait des nouveaux amis et leur permet de se rencontrer et de s’exprimer.

Les chansons qui parcourent le texte donnent envie de pouvoir les écouter et j’aurai adoré les avoir en playlist pour leur donner un rendu réel à l’oreille. Le roman met bien en valeur la côté cathartique de l’écriture ou de la musique dans l’existence, notamment pour Marley et Lexie. Mais aussi pour tous les adolescents qui font parti du groupe. Eux qui n’avaient pourtant rien en commun au premier abord, se retrouve ici tous réunis pour une même cause. S’ils n’ont pas les mêmes raisons de se donner à fond, ils sont malgré tout dans le même bateau et apprennent rapidement à devoir compter les uns sur les autres et à se connaître comme à se comprendre.

Comme le dit Lexie, chacun traîne ses propres casseroles et les apparences ne sont souvent que le côté visible de l’iceberg. Le roman est aussi une ode aux bibliothèques, chose à laquelle je suis évidemment très sensible, moi qui suis bibliothécaire et qui essaie de proposer des romans différents selon les goûts de chacun. Voir un usager revenir avec un grand sourire en exprimant combien il a aimé le livre conseillé est toujours un véritable plaisir et l’amour pour les bibliothèque qui ressort de ce texte fait chaud au cœur.

En bref le premier tome d’une série que je vais suivre avec grand plaisir, qui présente des adolescents qui, tous jeunes qu’ils soient, sont déjà bien abîmés par la vie mais dont l’amitié qui les lie leur permet de rebondir. Une réussite.

 

Amélia Fang et le bal barbare- Laura Ellen Anderson

 

Titre : Amélia Fang et le bal barbare

V.O. : Amelia Fang and the Barbaric Ball

Auteur : Laura Ellen Anderson

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Casterman

Date de Parution : 3 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Amélia Fang, malicieuse vampirette, déteste assister au Bal barbare annuel organisé par sa mère, la comtesse Frivoletta. Ce soir-là, le palais est rempli de vieux monstres qui portent trop de dentelles et qui empestent le Poubel n°5. Comble de malheur, Tangine, prince de Nocturnia et sale-gosse-pourri-gâté, capture Trouille, sa citrouille de compagnie. La guerre est déclarée !

 

  • Avis :

Qu’est-ce que c’était mignon ! *-*

Qu’il s’agisse de l’histoire, basée sur l’amitié des trois personnages principaux et sur l’amour qu’Amélia porte à Trouille, sa citrouille de compagnie. Qu’il s’agisse des dessins qui peuplent le texte et qui présentent des personnages ultra intéressants avec des bouilles super mignonnes malgré parfois les « horreurs » des situations… J’ai adoré cet ouvrage.

La manière dont les « monstres » habituels sont considérés dans ici est une belle manière de montrer aux enfants qu’il s’agit toujours d’une question de point de vue. En effet, les vampires, les squelettes, les zombies, la faucheuse sont des enfants ou des êtres tout ce qu’il y a de plus normal. Ils ont une vie de famille, ils ont des amis, ils s’entraident, ils s’aiment, ils ont des animaux de compagnie… Les enfants vont à l’école, ont des devoirs, il y a une petite peste dans la classe, l’un des gamins est pourri-gâté, une autre adore les gâteaux… Toutes ces petites choses de la vie quotidienne sont ici parfaitement bien retranscrit mais avec les codes du monde fantastique dans lequel évolue les personnages.

J’ai d’ailleurs adoré tous les petits détails, que se soit les surnoms utilisés ou les friandises horrifiques, tout est similaire mais rien n’est pareil puisque tout est adapté à la vie et aux goûts des créatures de l’ombre dont nous suivons les péripéties.

Leur peur des créatures lumineuses, fées, licornes, chatons, démontre encore une fois le côté point de vue et préjugés. J’ai beaucoup aimé la manière dont sont justement traités les préjugés dans le roman, montrant au fil des pages que ce que l’on croit sans jamais l’avoir vérifié n’est pas forcément juste.

Un autre bon point aussi pour l’humour présent à tout moment. Les noms des mets, les situations, l’effroi face aux paillettes, de nombreuses péripéties prêtent à sourire et sont bien amenées, permettant d’avoir toujours envie de tourner la page.

En bref un ouvrage décalé plein d’humour qui démontre qu’il ne faut jamais juger sur les apparences.

J’ai hâte de lire le second tome !

Méto, intégrale – Yves Grevet

 

Titre : Méto

Tome 1 : La Maison

Tome 2 : LÎle

Tome 3 : Le Monde

Auteur : Yves Grevet

Editeur : Syros

Date de parution : Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :
Soixante-quatre enfants vivent coupés du monde, dans une grande maison. Chacun d’eux sait qu’il devra en partir lorsqu’il aura trop grandi. Mais qu’y a-t-il après la Maison ?

 

  • Avis :

Depuis le temps que j’entendais parler de Meto, j’ai profité de la sortie de l’intégrale pour me lancer dans cette trilogie. Meto est une dystopie sortie en 2008, avant que le terme de Dystopie ne soit à la mode ? J’en ai lu pas mal ces dernières années et j’aime beaucoup ce genre de roman. Plusieurs de mes amies m’avaient conseillé Meto et j’ai donc abordé cette lecture avec curiosité. Et donc, verdict ?

Hé bien j’ai beaucoup aimé cette histoire. Le premier tome est très intriguant et on se demande pourquoi ces enfants sont tous réunis à cet endroit. Toutes les règles qu’ils doivent suivre sont complexes et paraissent injustes ou stupides, ce qui donne envie de comprendre pourquoi. Dans ce petit monde clos, nous apprenons à connaître les jeunes adolescents que nous allons suivre au fil des tomes. Meto, bien évidemment, dont le caractère curieux et la propension à réfléchir et à être juste envers les autres en font rapidement un meneur. Meto est un personnage qui évolue au fil des chapitres, lui si innocent au départ finissant par devoir se salir les mains et prendre des décisions compliquées, le poussant à une dureté qu’il n’aurait sûrement pas eu dans des conditions de vies normales.

C’est d’ailleurs l’une des choses que j’ai apprécié dans le roman : ce sont les circonstances qui font des enfants ce qu’ils sont. Bien évidemment, leurs caractères, leurs envies et leurs besoins jouent à chaque moment mais, comme dans la vraie vie, les circonstances les poussent souvent à des extrémités qui seraient différentes s’ils avaient plus de temps ou plus de choix.

C’est assez frustrant finalement de chroniquer l’intégrale car je ne peux pas vous parler du second et du troisième tome pour ne pas risquer de spoil mais c’est justement le troisième tome qui m’aura le plus accroché. De part sa dimension plus politique et qui pousse ces enfants, devenant doucement adultes, à se dépasser, tant physiquement que psychologiquement.

Ce qui ressort selon moi de cette trilogie, c’est aussi l’amitié qui s’en dégage. Meto n’est jamais réellement seul et ne prends pas de décision pour lui-même. Il pense aux autres et ses amis sont toujours très présents. Claudius, Octavius, Romu, Marcus, Caelina… C’est toute une bande que nous suivons au fil des tomes et que nous voyons évoluer.

Le roman pose aussi de nombreuses questions sur la vie en autarcie, sur la domination des adultes sur le mental d’enfants, sur les règles à suivre et sur la nécessité, parfois, de se poser des questions puis se rebeller et de désobéir. Un point aussi sur Remus et Romulus, ces deux frères pour lesquels j’ai eu (malgré tout) beaucoup d’attachement durant cette trilogie.

En bref une histoire très bien ficelée qui pose les questions sur ce qu’une minorité peut imposer lorsqu’elle possède  le pouvoir…

tournoi

Le secret du quai 13 – Iva Ibbotson

 

Titre : Le secret du quai 13

V.O. : The secret of platform 13

Auteur : Eva Ibbotson

Traducteur : Elie Robert-Nicoud

Editeur : Albin Michel Wiz

Date de Parution : 2005

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans la gare de King’s Cross, sous le quai n°13, existe un tunnel qui s’ouvre tous les neuf ans pendant neuf jours.
Il relie Londres à une île mystérieuse appelée le Pays des Brumes soudaines. Alors que les portes du tunnel rouvrent enfin, quatre créatures envoyées par le roi et la reine surgissent: un ogre, un vieux magicien, une fée, et une apprentie sorcière. Il sont là pour retrouver le jeune prince de leur royaume. Ce dernier aurait été kidnappé il y a neuf ans par une certaine Mme Trottell…

 

  • Avis :

En farfouillant dans les rayonnages de la bibliothèque, je suis tombée sur cet ouvrage dont le résumé m’a intrigué. Les premières pages m’ont vite accroché et j’ai donc continué ma lecture. S’il est à visé plutôt enfantine, je ne regrette pas un seul instant d’avoir lu ce roman dont la douceur m’a conquise.

Ce livre, c’est avant tout l’histoire de trois enfants : Raymond, pourri-gâté et mal élevé contre Odge et Ben. Odge est une sorcière qui, contrairement à ses sœurs, n’a rien de repoussant. Elle n’a pas d’orteil en trop et ne sait pas cracher de crapaud… en plus, seule l’une de ses dents est bleue ! Ce qui fait d’elle le vilain petit canard de la famille. Quand à Ben, timide et effacé, il est un peu la bonne à tout faire de la maison dans laquelle il vit.

Trois enfants qui n’ont de base pas grand chose en commun excepté l’enlèvement d’un bébé il y a de cela neuf ans. Suite à cet épisode, la vie sur l’île est un peu en stand by, tous les habitants attendant désespérément que le Chunnel s’ouvre de nouveau et permette à une fine équipe de sauveteurs d’aller rechercher le bébé qui n’est autre que le prince de l’île. En guise de fine équipe, on tombe sur un vieux magicien, une fée bien trop gentille qui adore les légumes et un ogre borgne.

J’ai adoré l’humour tendre de ce roman qui démontre qu’on peut être vieux, doux ou différent mais mettre tout son cœur dans ce que l’on juge important. Que l’entraide est un grand cadeau et que la magie peut se trouver n’importe où. Que le courage, parfois, c’est justement de continuer à être bon envers les autres malgré la dureté du monde. Alors oui, c’est peut être un peu manichéen mais malgré tout, ce genre de petits romans fait du bien !

En bref une histoire qui rappelle qu’il y a de la magie en toute chose pour un peu que l’on sache bien regarder.