Ueno Park – Antoine Dole

Titre : Ueno Park

Auteur : Antoine Dole

Editeur : Acte Sud

Date de Parution : 1er Août 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Ueno park, immense étendue de verdure en plein cœur de Tokyo. On y découvre Ayumi, une hikikomori, qui sort pour la première fois de chez elle après plus de deux ans de réclusion. Haruto, un jeune lycéen qui tente de reconstruire sa vie après l’expérience traumatisante du tsunami de 2011 ; Nozomu, un adolescent SDF qui a dû abandonner le domicile familial. Sora, qui affiche son look extrême et asexué de genderless kei et doit résister aux insultes ; Airi, fan obsessionnelle, qui s’égare dans son fantasme avec son idole. Ces adolescents ne se connaissent pas mais ont en commun de ne pas se conformer, de rejeter les codes traditionnels de la société japonaise et d’affirmer un style de vie, un furieux désir de liberté. A Ueno park, ils vont se trouver réunis pour le Hanami, le spectacle de l’éclosion des cerisiers. Ce moment de renaissance va permettre à chacun d’explorer sa propre solitude.

 

  • Avis:

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en démarrant ce recueil si ce n’est que le côté japonais m’intéressait beaucoup. J’ai finalement été totalement emportée dans ces courtes brides de vie qui présentent des personnages qui, s’ils sont bien différents dans ce qui leur arrive, sont pourtant semblable dans la manière dont ils retiennent leurs émotions à l’intérieur. En ce fait, on ressent bien là le carcan de la vie japonaise, cette manière de dissimuler ses sentiments aux yeux du monde pour que personne ne se sente mal ou désolé en voyant la douleur ou la tristesse d’autrui.

Chacun des personnages avec lequel nous faisons un petit bout de chemin jusqu’au parc Ueno est mal dans sa peau. Tous ont des vies bien différentes et ne se connaissent pas. Ils n’ont en commun que le lieu dans lequel ils se trouvent à cet instant précis : pour Hanami, la fête de l’éclosion des cerisiers, là où famille et amis se pressent pour célébrer le renouveau du printemps.

Avec une douceur très poétique malgré les sentiments douloureux qui sont proposés ici, l’auteur nous raconte la vie de ces personnages en souffrance. Leur mal-être est palpable, quelque soit leur âge et on a l’impression qu’ils retiennent tous leur souffle de peur de s’écrouler si jamais ils déviaient de la route qu’ils se sont fixée.

Des nouvelles qui s’entrelacent finalement avec douceur, par petites touches, pour donner une grande peinture de différentes vies. Ces dernières se retrouvent sous les cerisiers en fleurs, devant l’éclosion du printemps pour démontrer que la vie continue toujours malgré tout… Même si certains s’endorment, d’autres renaissent.

En bref une lecture pleine d’émotions, qui présentent des personnages qui ont beaucoup de choses à dire mais qui les taisent au quotidien, comme une incitation à regarder autour de soi et à s’intéresser réellement aux gens qui nous entourent et non pas seulement à ce qu’ils montrent d’eux-mêmes.

 

Pintade en cochon d’inde : Lire un livre où l’histoire se déroule en Asie (Métamorphose – 70pts

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L’Horoscope Amoureux T2, Scorpio hates virgo – Anyta Sunday

 

Titre : Scorpio hates Virgo

Série : L’Horoscope Amoureux

V.O. : Signs of Love

Auteur : Anyta Sunday

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 15 Octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Scorpion, cette année vous devriez guérir de vos peines de cœur. Il est temps de laisser votre négativité au placard et laisser les autres voir votre vous véritable. Percy Freedman ne pleure pas. Non, jamais. Et il est persuadé que vendre la maison de sa tante décédée et quitter ses voisins de toujours est la meilleure des choses à faire. Quelle personne saine d’esprit garderait cet endroit qui sent bons les câlins qu’il n’aura plus jamais ? Personne, c’est bien ça. Enfin… à part ses voisins. Ils semblent tous penser qu’un peu de peinture et quelques nouveaux meubles l’aideront à surmonter cette épreuve. Tous veulent le voir rester. Même Callaghan Glover. Son ennemi juré. Surtout Callaghan Glover. Et oui Scorpion, avec un peu de patience votre chagrin pourrait bientôt appartenir au passé.

 

  • Avis :

Cela fait un moment que je louche sur le premier tome et, en voyant celui-ci sur Netgalley, je me suis dit que c’était l’occasion de tenter et de voir pour m’acheter ensuite le T1 (à savoir qu’ils peuvent tout à fait se lire indépendamment évidemment).

Hé bien… ça y est le 1 est dans ma PAL ! J’ai totalement adoré ce roman, ultra mignon et plein de jolis sentiments. Percy est un jeune adulte qui assume parfaitement son homosexualité, ce qui lui a causé bien des problèmes dans sa famille où sa tante a clairement été son point d’ancrage. La mort de cette dernière le pousse à vouloir vendre la maison pour s’éloigner de tous les souvenirs qu’il a d’elle et j’ai trouvé toutes ces petites réminiscences extrêmement réalistes. Entre la mort de sa tante, l’éloignement de ses parents, son petit ami qui l’a largué et ses problèmes avec son cousin, Percy se sent seul au monde et abandonné, persuadé que tous ceux qu’il aime finissent de toute manière toujours par s’en aller. Cette vulnérabilité est bien décrite et il est facile de comprendre ce qu’il ressent.

Malgré tout, autour de lui, tout le quartier se mobilise pour lui redonner le sourire. Notamment grâce à un jeu de cadeaux secrets. Pour avoir participé plusieurs fois à une version de Secret Santa entre amis, j’ai adoré retrouver ce petit côté attendrissant et excitant de savoir qui fait un cadeau à qui et pourquoi ce cadeau-là justement. Ici, chaque petite attention démontre à quel point les voisins de Percy tiennent à lui.

Et puis il y a Cal. Très rationnel, Cal est le personnage avec lequel j’ai le plus accroché. Très proche de sa famille, au point de mettre sa propre vie de côté, Cal est le pilier habituel de la vie de Percy et leurs dialogues entrecoupés de petites piques (plus ou moins salaces selon les moments) sont un régal à lire. Chacun d’entre eux a une vie complexe et ils ont besoin l’un de l’autre pour penser à autre chose, trouvant dans leur relation d’ennemis jurés une routine apaisante. Leur inimitié est finalement attendrissante et voir l’évolution de leur relation est addictive.

En bref un roman tout doux sur l’importance du soutien des autres lorsque l’on doit faire son deuil.

 

Sept larmes au creux de la mer – C.B. Lee

Titre : Sept larmes au creux de la mer

Auteur : C.B. Lee

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 1er octobre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

La mer cache bien des secrets…

Kevin Luong a le cœur brisé le jour où, marchant au bord de l’océan, il se souvient de l’ancienne légende que sa mère lui avait racontée. Il laisse alors tomber sept larmes dans l’eau tout en formulant son souhait : «Je veux être heureux et amoureux… Juste un été…»

C’est ainsi qu’il se retrouve à sauver un mystérieux garçon du Pacifique, un garçon qui plus tard apparaît sur le pas de sa porte en lui déclamant son amour. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Morgan est un selkie et qu’il est là pour exaucer son souhait.

À mesure qu’ils se rapprochent, Morgan est tiraillé entre les dangers du monde humain et son héritage au sein de la communauté selkie vers laquelle il doit revenir à la fin de l’été…

 

 

  • Avis :

J’aime beaucoup les publications des éditions MxM Bookmark et je trouvais la couverture sublime et le résumé intriguant aussi je n’ai pas résisté en voyant que ce livre était proposé sur netgalley. Concernant les Selkies, j’avais découvert cette légende via le site de Edouard Brasey qui y avait posté un conte oral. Ce dernier m’avait beaucoup plu et j’en ai gardé une tendresse toute particulière pour les Selkies.

L’histoire ici nous présente Kévin qui s’est fait roulé par le garçon dont il pensait être le petit ami et dont l’été s’annonce donc bien morose. Sa mère lui ayant raconté une légende sur la mer, il laisse couler sept larmes dans l’océan et fait un vœu. Ce vœu, ce sont les selkies qui vont l’exaucer, et Morgan en particulier.

En soit, j’ai beaucoup aimé la relation qui se noue au fil des pages entre les deux garçons, toute en tendresse et en découverte. Morgan, notamment, est totalement adorable, lui qui ne connait rien de la terre ferme et des humains. La légende des selkies est bien amenée et apporte une touche de magie au roman.

J’ai eu tout d’abord un peu de mal à me faire à l’écriture que j’ai trouvé un peu enfantine mais qui finalement retranscrit bien la douceur des deux adolescents dont on nous raconte la rencontre.

Ce roman, c’est aussi une histoire de famille. De l’amour que l’on ressent pour les siens, même lorsqu’ils ne sont pas forcément de votre sang ou que vous les connaissez peu. Les titillements entre Kévin et sa sœur, les remarques de ses parents, amènent une bonne humeur tout au long du roman et les passages où Morgane est en famille sont emprunts de douceur.

En bref une histoire très douce, à l’écriture un peu enfantine mais facile à lire sur une jolie légende.

 

Item : Expecto patronum : Lire le premier livre d’un auteur (20 pts)

Textos et cie, T1 #ainsivalavie – Geneviève Guilbault

Titre : #ainsivalavie

Série : Textos et cie

Auteur : Geneviève Guilbault

Editeur : Kennes

Date de Parution : 16 Mai 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Je m’appelle Morgane et, pour moi, aucun défi n’est insurmontable. Au contraire! Je suis passionnée, je suis intense, je suis unique en mon genre! Rien ne pourra m’empêcher de réaliser mon rêve: mettre sur pied un journal étudiant révolutionnaire au sein de ma nouvelle école. Ma vie est remplie de surprises… et de coups de cœur… et de petits secrets… C’est ce que je m’apprête à découvrir en compagnie d’Annabelle, Eddy et Thomas, mes nouveaux amis.

 

Suite à l’événement sur NetGalley, je me suis lancée dans la lecture de ce roman avec lequel j’ai passé un très bon moment ! Mon seul bémol a été le problème d’affichage que j’ai rencontré sur ma kindle avec des phrases qui se mélangeaient lors des moments du journal. Si j’ai trouvé le fait agaçant, cela m’a donné envie de voir la version papier qui doit être vraiment sympa à parcourir du fait des parties spécial journal et textos.

Nous suivons donc Morgane qui entre dans une nouvelle école et veut absolument créer un journal étudiant parlant de vrais sujets. Je l’avoue, j’ai été un peu surprise par le caractère de Morgane qui, si elle est adorable, est aussi ultra intrusive et absolument certaine de tout savoir. Au final pourtant, ses certitudes m’ont fait sourire et elle réussit vite à s’adapter. Son caractère enjoué et sa manière d’essayer d’être toujours positive sont une petite bouffée d’oxygène et sa loyauté vis à vis de ses amis est très agréable.

L’écriture est fluide et j’ai apprécié le caractère entier de Morgane, ses préoccupations qui, si elles ne trouvent pas forcément d’échos chez les ados, sont pourtant importantes tout comme son envie de les partager. Néanmoins, Morgane est avant tout elle-même une ado et on se prend vite au jeu des discussions typiques des jeunes de cet âge. Le côté textos est évidemment très présent et permet des moments adorables.

Un autre point que j’ai adoré : le fait que l’auteur soit canadienne, ce qui nous permet de découvrir des termes que, en tant que française, je ne connaissais pas ou n’utilisais pas comme ça. Je trouve ça génial de pouvoir se projeter ailleurs et de voyager à travers sa lecture.

La fin m’a beaucoup plu et, si je m’y attendais un peu, j’ai pourtant été surprise de certaines des réactions des personnages.

En bref un roman qui se lit très vite et qui propose une plongée dans le secondaire via de petits rebondissements bien menés. Je lirai avec plaisir le second tome !

 

39 / 50

Item Noir des Hébrides : un livre avec une flèche sur la couverture – 40pts

 

L’académie Musicale Alice – Tachibana Higuchi

 

Titre : L’académie Musicale Alice

Tome : 1/3

Auteur : Tachibana Higuchi

Editeur : Glénat

Date de Parution : Février 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Dans ce monde, il existe des personnes possédant un pouvoir spécial, appelé Alice. L’académie musicale Alice a pour but de former des jeunes filles pour en faire des stars de comédies musicales… grâce à leur Alice ! Hikari Andô, jeune fille banale sans aucun pouvoir, décide de s’y inscrire pour retrouver son frère Tsubasa enlevé à sa famille à cause de son pouvoir. Mais elle sera vite passionnée par sa formation musicale, d’autant plus qu’elle fait la rencontre de la belle Ema… qui se révèle être un garçon !

 

  • Avis :

N’ayant pas lu L’Académie Alice, je ne vais pas pouvoir vous faire un parallèle avec la série mais, par contre, je peux vous assurer qu’il ne faut pas l’avoir lu pour bien comprendre cette nouvelle série.

J’avais déjà entendu parler de la première série (coucou Lixy ❤ ) et, en bonne fan de comédie musicale, j’étais très curieuse de lire un roman qui se passe dans cet univers-là ! Dans ce premier tome, on se concentre surtout sur l’héroïne, Hikari, qui entre dans l’Académie pour retrouver son grand frère dont elle n’a plus de nouvelle depuis qu’ils ont découvert qu’il avait un Alice.

J’ai beaucoup aimé Hikari, qui est plus complexe qu’il n’y parait au premier abord et j’ai adoré les moments de kendo. L’auteur prend le temps d’expliciter l’académie et les différents pouvoirs qu’on y trouve pour que les lecteurs qui découvrent les Alices dans cette série-ci ne soient pas perdus. Néanmoins, il y a apparemment pas mal de clins d’oeil à destination des fans de la première heure et je trouve ça sympa de réussir à contenter les deux 🙂

Concernant l’intrigue, je me suis vite prise au jeu de me poser des questions sur Ema, comme sur Hikari et je suis impatiente d’en savoir plus sur eux ! La psychologie de Hikari est intéressante à suivre et je suis curieuse de voir la manière dont elle va évoluer au fil des tomes.

En bref une plongée réussi dans cette nouvelle série qui me donne envie de découvrir L’Académie Alice dans son ensemble !

 

Monstres Médiévaux – Daniel et Maria Kempf

 

Titre : Monstres Médiévaux

Auteurs : Damien et Maria Kempf

Editeur : Intervalles

Date de parution : 23 Novembre 2017

 

 

  • Résumé :

Les monstres envahissent nos rêves : effrayants, laids, narquois ou sympathiques, ils peuplent notre inconscient. Même s’ils appartiennent à un monde différent, ils ne cessent de nous rendre visite, de se tenir à nos côtés.
L’engouement de plusieurs générations pour Star Wars, Harry Potter ou pour toutes les épopées qui reviennent en force dans les romans, les films de science-fiction ou la bande dessinée témoigne que ces créatures qui ont donné lieu à des œuvres d’une richesse inouïe et d’une imagination débordante au Moyen Âge continuent à fasciner, à nourrir notre soif de fantastique.
Les manuscrits médiévaux regorgent d’enluminures prodigieuses où les artistes ont donné libre cours à leur créativité pour donner corps à ces êtres légendaires, dragons, hommes à tête de chiens, licornes, sirènes et autres démons. Ces œuvres nous apportent un éclairage précieux sur la société médiévale – sa conception de la nature et du monde, de la religion et des mœurs, et son imaginaire, dans lequel les monstres occupent un rôle de premier plan.
Il était grand temps de faire sortir de bibliothèques parfois inaccessibles au public toutes ces images de monstres qui ont fait partie intégrante de la culture médiévale, où se mêlaient crainte de Dieu, peur de l’enfer, mais aussi un goût pour le surnaturel et pour des mondes inconnus. Doit-on vraiment s’étonner que nombre d’entre eux nous paraissent étrangement familiers ?

 

  • Avis :

Je ne m’attendais pas à cet ouvrage en le recevant. A dire vrai, au vu du résumé, je pensais qu’il serait plus grand et qu’il s’agirait vraiment d’un index retrouvant différents monstres médiévaux, classés dans un ordre particulier. L’ouvrage est finalement assez petit et fait moins de cent pages.

Concernant les textes, je pensais qu’il allait s’agir d’explications sur les croyances de l’époque, peut-être par régions ou par des citations de livres explicatifs. S’il y a effectivement quelques ouvrages de cités, il s’agit essentiellement de croyances tirés du catholicisme et donc de rencontres des saints envers des monstres particuliers.

Par contre, j’ai trouvé les dessins vraiment intéressants car ils permettent de voir à quoi pouvaient ressembler les illustrations d’époque. Chacune d’elle est d’ailleurs tiré d’un ouvrage dont on peut découvrir le titre à la fin. Ainsi, il est possible de faire des recherches complémentaires. Les enluminures et les gravures qui parsèment les pages sont hautes en couleurs et apportent un réel intérêt au livre. Plus que les textes finalement.

Pour avoir suivi un cours sur les représentations des animaux fantastiques à l’époque médiévale lorsque j’étais à la fac, j’ai été un peu déçue qu’il y ai finalement très peu de textes et que ces derniers n’expliquent pas grand chose.

En définitive, si ce n’étaient les dessins, qui permettent de se plonger dans le contexte médiéval, l’ouvrage est trop succin pour apporter de réelles informations, ce que je trouve dommage. Je m’attendais plus à un ouvrage répertoriant les différents monstres, classés par genre ou ordre alphabétique et je suis finalement restée un peu sur ma faim…

 

Item Petrificus Totalus : un livre à la couverture rigide – 40pts

Say Something – Jennifer Brown

Titre : Say Something

Auteur : Jennifer Brown

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Albin Michel

Date de Parution : 3 Janvier 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

David Judy sait ce que c’est que le harcèlement. Depuis longtemps. Avec un nom féminin, une voix douce et une apparence timide, il est la proie idéale pour les caïds du lycée. Heureusement, il a une amie, Valérie. Grâce à elle, il fait la connaissance de Nick, et a – enfin- l’impression d’être à sa place. Alors qu’il soupçonne Nick de préparer sa vengeance contre ceux qui les ont fait souffrir, David n’ose rien dire. Crainte de rompre cet équilibre enfin trouvé, ou habitude de taire ses doutes et ses peurs ? Quand il trouve enfin la force de parler, il est trop tard…

 

  • Avis :

Après avoir dévoré Hate List et Tornade de la même auteur, j’ai sauté sur l’occasion de découvrir Say Something proposé par Babelio.

Dès la lecture du résumé, je me suis dit que le roman serait prenant mais je n’avais pas compris que j’allais retrouver des personnages que je connaissais déjà. Lorsque je m’en suis rendue compte, assez rapidement tant le premier roman m’avait marqué, je n’ai pu me défaire de la sensation que ma lecture allait être horrible (au niveau sentiments ressentis).

Je n’ai finalement pas été prise aux tripes comme Hate List ou Tornade avaient pu le faire mais je n’ai malgré tout pas pu lâcher ce roman. David m’a plus d’une fois serré le cœur et je l’ai regardé sombrer peu à peu. Il est si facile de juger quelqu’un sans le connaître, sans savoir ses doutes et ses failles. Dans le roman, David se juge lui-même et il est sans concession. Il sait parfaitement ce qu’il devrait faire mais, plus il attend et plus il est difficile de trouver le courage de parler.

Say Something est un roman sur le courage et la culpabilité, une manière de se demander ce que nous, nous aurions fait à sa place. Il est tellement plus rassurant de s’imaginer qu’on aurait su parler, trouver les mots, les bonnes personnes à prévenir et réussi à tout éviter. Au fil des pages, malgré les paroles de David qui dénonce sa lâcheté, je n’ai pas pu éviter de remarquer que l’amitié qu’il ressentait pour Nick pesait aussi lourd dans la balance. Comment parler de ses doutes sans pousser son ami dans des problèmes plus gros qu’eux ? Alors oui, la suite a été pire que tout mais avoir des doutes et savoir n’est pas la même chose et je n’ai pu que compatir avec David.

Et, si j’estime qu’effectivement il aurait dû parler pour Valérie, j’ai pourtant compris la spirale dans laquelle il se sent entraîné. Finalement, David n’a jamais su trouver sa voix… Et le roman, s’il ne l’excuse pas, permet de comprendre la difficulté qu’il y a parfois à dire ce que l’on voit et vit. Parce qu’y mettre des mots pour les offrir à d’autres revient à leur donner la possibilité de vous juger.

Les mots sont des armes dont les blessures sont invisibles à l’œil nu.

En bref un roman que j’ai eu bien du mal à lâcher !

 

Item Stupefix : un livre qui vous a bouleversé – 60pts