Mad Creek, T1 Comment hurler à la lune – Eli Easton

 

Titre : Comment hurler à la lune

Série : Mad Creek

Auteur : Eli Easton

Traducteur : Howl at the moon

Editeur : MxM Bookmark

Date de parution : 13 Mai 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Le shérif Lance Beaufort ne laissera pas les fauteurs de troubles semer la pagaille dans sa ville, ça non ! Nichée au cœur des montagnes de Californie, Mad Creek renferme bien des secrets, comme le fait que ses habitants sont en majorité des transcendés – des chiens qui ont reçu le pouvoir de se transformer en humain. Venant d’une famille de border collies, Lance est le protecteur idéal.

Tim Weston, lui, est à la recherche d’un refuge. Après avoir appris que son patron lui avait volé les brevets pour les hybrides qu’il avait élaborés, Tim a quitté son travail à la pépinière. On lui propose alors de loger dans un chalet à Mad Creek. Un nouveau départ pour le jeune homme. Mais le timide jardinier n’est pas très doué pour se faire des amis et paraît suspect auprès de ceux qui ne le connaissent pas, en particulier si ce sont de beaux mecs virils comme le shérif Beaufort.

Lance trouve ce nouveau venu vraiment louche et – alors que la région est gangrenée par les trafiquants de drogue – il décide de s’en méfier. C’est le moment pour lui d’aller enquêter à sa manière. Une nuit, Tim percute un magnifique border collie noir avec sa voiture et décide de l’adopter. C’est le coup de foudre entre lui et le chien intérieur de Lance. Cependant, se faire passer pour un animal de compagnie ne va pas être de tout repos pour le shérif Beaufort.

 

  • Avis :

Merlin ce que c’était mignon ! 

Ce fut donc ma première réaction en reposant ce roman. Qui, à vrai dire à tenu une soirée. J’avais besoin d’une lecture pour une pause avant de me motiver à faire tout ce que j’avais à faire. Finalement, la pause a duré plus longtemps que prévue (oups ?). Cela fait un moment que je vois passer le nom de Eli Easton sans avoir jusqu’à présent lu un de ses ouvrages. Et je ne regrette pas d’avoir sauté le pas. Je m’attendais à passer un moment agréable avec une histoire choupette et des personnages attachants. Pour l’histoire mignonne et les personnages adorables : aucun problème, ils étaient au rendez-vous. Mais je ne pensais pas rire autant. Je me suis retrouvée prise de fous-rires, complètement toute seule (et plus d’une fois) face aux répliques de Lily. Si on m’avait dit que j’aimerais un jour à ce point un personnage de maman… J’ai aimé Tim et Lance évidemment mais Lily ? Franchement, Lily et ses remarques sont un coup de cœur. 

Concernant l’histoire, nous suivons donc une petite bourgade où tout le monde se connait et partage le secret des éveillés : ces chiens étant devenus humains et pouvant se transformer à volonté. Etant le shérif, Lance est le gardien de la sécurité de la meute et l’arrivée de Tim, avec son air effrayé et sa volonté claire de cacher des choses, ne peut que le mettre sur ses gardes. Et… bon, Lance est carrément coincé. Son envie de veiller sur la meute H24 fait qu’il se prend bien trop au sérieux et qu’il ne laisse aucune chance à Tim. Jusqu’à se transformer en chien.

Je suis clairement une team chien (même si j’aime bien les chats et que j’apprécie à peu près tous les animaux de compagnie à vrai dire) aussi ce roman ne pouvait que me plaire. Les similitudes entre les races et les caractères des personnages sont bien amenés et les moments où le chien intérieur de Lance prend le dessus sont tout bonnement adorables. 

Quant à Tim… Il est le personnage qui se retrouve mêlé à quelque chose qui le dépasse. Les préjugés vis-à-vis de sa dégaine associé à la méfiance de Lance pour les étrangers le mettent directement dans une position difficile. Sa nature douce fait qu’il est compliqué pour Tim de se mettre en avant, plus encore de faire confiance aux autres au vu de son passif compliqué. Car malgré le côté adorable de l’histoire, de nombreux points durs sont abordés : les enfants maltraités, le harcèlement au travail, la destruction de l’estime de soi, la perte d’un être cher. Autant de sujets qui permettent de mieux comprendre les personnages et de s’attacher à eux.

Et tout ça dans une ambiance pourtant bonne enfant et réconfortante. De la même manière qu’un bon repas entre amis et une discussion canapé-couette avec un mug de thé peuvent remonter le moral et chasser les démons. 

En bref un roman à lire comme une part de gâteau au chocolat : sans hésiter et avec l’assurance de passer un bon moment.

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Bienvenue au Mordret’s Pub, T1 – Cloé Duc, Tatiana Duc

Titre : Bienvenue au Mordret’s Pub

Auteurs : Chloé et Tatiana Duc

Editeur : BMR

Date de Parution : 20 mars 2019

  • Résumé (éditeur) :

Quels lâches ! Jamais Naola n’aurait pu imaginer que ses parents puissent agir ainsi. Elle ne peut plus rester avec eux. Elle ne peut plus leur faire confiance. Pas après ce qu’il s’est passé, pas après ce qu’ils ont fait.

Déçue mais déterminée, la jeune sorcière décide de fuguer et échoue aux Halles Basses, le quartier le plus mal famé de Stuttgart, la capitale de la fédération des Enchanteurs. L’endroit parfait pour se faire oublier. Très vite, Naola se rend compte qu’elle détonne dans ce repère de mercenaires et de vampires.

Mais elle n’a pas le choix, si elle veut démarrer une nouvelle vie loin de ses parents, elle doit travailler ! Il n’y a qu’un micro-détail à régler : comment dénicher un emploi dans un endroit pareil ? 

  • Avis :

Le résumé m’intriguait autant que la couverture et j’ai donc ouvert ce roman avec curiosité. Le début nous plonge directement dans l’histoire avec une petite introduction rapide sur le monde qui nous entoure. Et puis tout s’emballe. Les premières pages nous permettent de faire connaissance avec Naola et son caractère. Tout de suite, nous comprenons qu’elle est pour la justice et qu’elle ne comprend pas du tout les choix de son père. Naola est une adolescente pour qui la vie à jusque-là toujours était facile et, pour elle, le monde, comme les gens, sont soient noirs soient blancs. Elle ne comprend pas qu’il y a parfois d’autres façons de penser ou de réagir à une même situation et, par conséquent entre en total désaccord avec ses parents sans chercher à se mettre à leur place (et ce, même si je ne les ai pas particulièrement apprécié).

Naola prend donc la décision radicale de fuguer et de se débrouiller toute seule. Et, à ce moment-là, tout s’enchaîne. Parlons donc tout de suite de ce qui m’a dérangé dans le roman : il s’y passe trop de choses. Le lecteur n’a jamais le temps de souffler ou de s’attacher à des personnages particuliers. Naola est le jouet des autres et elle se fait balader d’un bout à l’autre sans rien y comprendre. Le livre n’est pas très long mais les événements sont tellement nombreux que j’ai eu l’impression qu’il était plus long que le nombre de pages annoncé.

Je ne me suis pas ennuyée et j’ai beaucoup apprécié ma lecture mais je me demande si certains moments étaient nécessaires à l’intrigue. Peut-être le sont-ils effectivement pour le second tome mais j’aurai apprécié un peu plus de réflexions de Naola peut-être ? Elle oscille entre accès de colère et moments où elle se fait totalement avoir et j’ai eu du mal à cerner le personnage.

J’ai, par contre, adoré Harlem et apprécié Mordret qui indique clairement qu’il n’est pas gentil. Ses réactions m’ont beaucoup amusé et les dialogues avec Naola permettaient un peu d’humour. Les mecamages permettent quant à eux d’amener la notion de préjugés à l’encontre des personnes différentes et j’ai trouvé très intéressante la manière dont les auteurs le mettait en avant.

Au-delà de cela, l’univers qui nous est présenté est bien expliqué et les inventions donnent envie d’y jeter un œil. Je veux grimper sur un hexoplan ! Je suis curieuse de savoir si le second tome répondra aux questions qui se posent dans celui-ci et continuera de faire grandir Naola.

En bref une agréable découverte pour ce premier tome.

Pour recommencer à vivre – Devney Perry

 

Titre : Pour recommencer à vivre

Auteur : Devney Perry

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 25 Février 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

 

  • Avis :
Ce n’est pas super joyeux, avouons-le, mais j’apprécie en général les romans qui parlent de deuil. Car c’est une situation à laquelle nous sommes tous confrontés et ce genre de roman (lorsqu’ils sont bien faits évidement) réussit souvent à mettre en lumière toute la difficulté mais aussi la nécessité de continuer à vivre.

 

Le début du roman nous montre Poppy et Jamie ensemble et heureux, prêts à fêter leur anniversaire de mariage. Evénement qu’ils ne feront finalement jamais. Et c’est à Cole, policier en service ce jour-là, d’avoir la lourde tâche d’aller annoncer à Poppy que son mari ne reviendra jamais, parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment.
Parlons directement du point qui m’a dérangé au fil de ma lecture : le côté « coup de foudre ». Les étincelles dès qu’ils se touchent, ce genre de choses… Heureusement que les sentiments de Poppy, de la retenue à la culpabilité, sont bien amenés et crédibles car sinon, j’aurais certainement levé les yeux au ciel et beaucoup moins apprécié ma lecture.

 

Malgré tout, le fait d’avoir accès aux pensées de Poppy mais aussi à celles de Cole font qu’il est facile de s’attacher aux deux personnages et de comprendre leur manière de se comporter. Ils oscillent tous deux entre l’envie de vivre une belle histoire mais aussi le passé qu’ils partagent et qui, même s’il est très court, place entre eux un souvenir fait de douleur. Jamie prend toute la place dans la vie de Poppy qui ne sait pas comment laisser s’envoler le fantôme de son mari. C’est ce qu’elle essaie finalement de faire en tentant de réaliser la liste d’anniversaire de Jamie. Toutes les idées farfelues que son mari voulait faire à chacun de ses anniversaires. Mais est-ce une bonne idée de s’accrocher à cette liste écrite par un mort ? La liste va-t-elle permettre à Poppy de se détacher de sa douleur ou au contraire l’y ancrer ?
Cette question à laquelle les proches de Poppy ont tous un avis différent montre bien la complexité du deuil et le fait que chacun le vit à sa manière. Ce qui réussit à faire sourire quelqu’un plongera un autre dans la tristesse et inversement. Le deuil est vraiment un sentiment personnel. Certains voudront parler du défunt, d’autres refuseront même de prononcer son nom.

 

Si le roman s’intéresse évidemment à Poppy et à Cole, la famille de Jamie prend aussi une place importante. Si Poppy a perdu son mari, les parents de Jamie ont perdu leurs fils et son grand-père son petit-fils. Aucun d’entre eux ne réagit avec Poppy de la même manière et j’ai apprécié la dureté du roman finalement car il en parait réaliste. Un deuil ne soude pas forcément les gens entre eux mais peut aussi les séparer et le roman montre bien ces deux côtés.
En vérité, j’ai adoré plein de petits moments dans le roman, j’ai aimé l’amour que Finn porte à sa sœur, l’amitié qui unit Molly et Poppy, la difficulté de Cole a tenir tête à son père, la joie que prend Poppy à travailler dans son restaurant, les chamaillerie de Jimmy et Randall, la mignonnerie de Nazboo, la tendresse de Cole…

 

J’ai adoré Cole et Poppy, en me demandant si des gens pareils existaient réellement dans la vraie vie. Et, si oui, je veux bien un Cole pour mon anniversaire ! (a)

 

En bref un roman tout doux sur la dureté de réussir à faire son deuil et à s’ouvrir de nouveau à la vie.

 

Engrenages et Sortilèges – Adrien Tomas

 

Titre : Engrenages et Sortilèges

Auteur : Adrien Tomas

Editeur : Rageot

Date de Parution : 23 Janvier 2019

 

 

  • Résumé (éditeur) :

Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…

 

  • Avis :

Pour ce roman, c’est tout d’abord la couverture qui m’a intriguée et le résumé augurait un peu de steampunk alors j’ai craqué… et je ne regrette pas du tout ! Dès le départ, j’ai beaucoup aimé les personnages et l’univers présenté et j’ai fini par ne plus savoir décrocher. A vrai dire, ça faisait un moment que je n’avais pas veillé si tard (tôt ?) pour terminer un roman.

Je ne m’attendais pas à ce que certains passages soient aussi intenses pour un livre qui m’avait l’air plutôt jeunesse et j’ai donc été surprise (en bien) en voyant l’histoire s’assombrir peu à peu. L’intrigue est bien ficelée et tout à une cohérence. Aucun des personnages ne semble tout noir ou tout blanc et même ceux que nous ne croisons que quelques pages sont intéressants. S’il s’agit d’un lieu totalement inconnu, il est bien décrit pour qu’on ne s’y perde pas, assez pour l’imaginer sans peine mais pas trop pour ne pas être envahi d’informations inutiles.

Tout y est pour faire un bon roman de fantasy : des castes, de la politique, des moments sombres, des rebelles, de la trahison et de l’amitié. Le fait que Grise et Cyrus évoluent doucement au fil des chapitres est fait de manière convaincante et au vu de ce qu’ils vivent. Ils font des erreurs, ils ne dérogent pas à leurs principes mais ils assimilent ce dont ils sont témoins et grandissent peu à peu. Un point aussi sur Quint qui permet de rendre Cyrus attachant dès le départ (alors que ce n’était pas forcément gagné ! Une belle trouvaille.)

Finalement, la seule chose que je regrette, c’est qu’il s’agisse d’un one-shot. Il y avait matière à rendre les personnages encore plus profonds et l’histoire plus poussée. Néanmoins, c’est aussi agréable d’avoir un roman qui tient toutes ses promesses et se termine en ayant résolu toutes les questions qu’il a posées. Si la révélation finale n’est pas des plus surprenantes, elle est bien amenée et on prend plaisir à voir les personnages la découvrir.

En bref une histoire passionnante menée par des personnages attachants, un goût de trop peu !

Et je viens de découvrir que l’auteur avait écrit plusieurs autres livres, ce qui augure donc de belles lectures à venir j’espère 😛

Apocalypsis – Eli Esseriam

Titre : Apocalypsis

Partie 1

Auteur : Eli Esseriam

Editeur : Lynks

Date de Parution : 1er Février 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

2012. Selon plusieurs croyances et mythologies, la Fin du Monde arrive à grands pas.
Ils sont quatre adolescents d’apparence ordinaire. Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils ne se ressemblent pas et n’ont, à première vue, rien en commun. Leurs vies vont pourtant s’entremêler d’étranges manières. Chacun va se découvrir un rôle dans ce cataclysme planétaire et apprendre à dominer son pouvoir unique. Ils vont devoir s’unir et sceller le Jugement Dernier. Ils sont les Cavaliers de l’Apocalypse.
Ils devront tuer, mais aussi épargner, maîtriser le sort des Hommes tout en se soumettant à leur propre destin.
Seules 144 000 âmes pourront être sauvées. En ferez-vous partie ?
Ou serez-vous un de leurs mystérieux opposants, déterminés et prêts à tout pour sauver le Monde ?

 

  • Avis:

Ce roman, je louchais dessus depuis quelques temps. La couverture m’intriguait tout comme le résumé. L’Apocalypse et ses quatre cavaliers, un sujet intéressant ! D’autant plus ici alors qu’on nous présente quatre adolescents « lambda » qui n’ont aucune idée de qui ils sont réellement. Je me demandais de quelle manière le sujet allait être traitée et comment ces jeunes allaient finir par déclencher l’Apocalypse : seraient-ils consentant ? Voudraient-ils sauver certaines personnes ? Seraient-ils amis ? Qui allaient s’élever contre eux ?

Bref beaucoup de questions dont j’attendais impatiemment les réponses !

Les petits extraits de Bible et les citations à chaque début de chapitres m’ont donné envie d’en savoir plus et j’étais donc toute partante à entrer dans l’histoire. Puis j’ai fait la connaissance d’Alice. Et si elle m’a d’abord amusé, elle m’a finalement vite agacée. Elle est belle, elle sait tout, elle réduit les gens à sa volonté, elle annonce qu’elle n’a pas de sentiments, elle parle comme un dico… Si j’ai bien aimé la découverte de ses pouvoirs et les moments avec ses parents, qui amènent un peu d’humanité, j’ai vite sauté des passages entiers tellement Alice m’agaçait…

J’espérais me remettre dans le roman en découvrant les deux autres cavaliers présents dans ce tome mais, de la même manière, leur propension à se déclarer immensément mauvais mais parfait m’a de nouveau rebuté… Dommage car la relation entre Edo et son petit frère me plaisait bien. J’aurai peut-être accroché s’il avait été le premier des cavaliers mais Alice ne m’avait déjà pas motivé et j’ai donc fini par totalement décrocher.

Dommage.

Les Loups-Garous de Thiercelieux : Lune rousse – Paul Beorn & Silène Edgar

 

Titre : Les Loups-Garous de Thiercelieux : Lune rousse

Auteur : Paul Beorn et Silène Edgar

Editeur : Castelmore

Date de Parution : 7 Novembre 2018

 

 

  • Résumé (éditeur) :

L’une vit le jour, l’autre vit la nuit…

1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux.

Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d’un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher. À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance…

Un masque sur le visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village.

Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

 

  • Avis :

Ah Thiercelieux ! Que d’heures j’ai pu passé à jouer au jeu de cartes ! Forcément, je n’ai donc pas pu résister à l’envie de lire ce roman pour voir s’il allait me replonger dans toutes mes soirées de fous-rires… ou non.

Hé bien je dois dire que c’est un pari réussi ! J’ai passé un très bon moment avec ce roman, indépendamment du jeu d’ailleurs car je l’aurai apprécié sans connaître Thiercelieux. L’intrigue nous présente deux jeunes filles : Lapsa et Lune qui sont les meilleures amies du monde. Lapsa n’ayant jamais connu ses parents, elle se pose beaucoup de questions sur ceux-ci, d’autant plus que tout le monde au village se refuse à lui parler de son père. Et que sa grand-mère, la guérisseuse, lui interdit de poser des questions. Quant à Lune, ses parents veulent la marier et elle se refuse à n’être que du bétail.

C’est donc à ce moment-là, où elles aspirent toutes les deux à être les décideuses de leur propre vie, que les loups-garous reviennent à Thiercelieux…

On est vite happé par cette histoire de loups-garous qui défient les générations et les différences, comme les similitudes, entre les anciens loups et les nouveaux sont bien faits. Les personnages ont tous quelque chose à cacher et, en cela, on retrouve bien l’esprit du jeu de cartes, ou chacun se demande qui est l’autre et quel rôle il joue lorsque la nuit tombe. D’ailleurs, j’ai adoré retrouver les personnages du jeu : la petite fille, la sorcière, le chasseur… Un petit jeu de piste à l’intérieur même du roman !

L’intrigue est bien menée et le suspense est là, on se demande qui fait quoi, qui est finalement moins sympa qu’il n’en a l’air et, si on découvre finalement qui est le coupable, tous les petits détails qui mettaient sur une fausse piste sont levés et nous permette de tout savoir sur ce petit village et ses habitants.

En bref une histoire bien menée qui peut plaire autant à ceux qui ne connaissent pas le jeu qu’à ceux qui aiment y jouer. Une belle surprise !

(Et maintenant, j’ai envie de ressortir mes cartes 😛 )

Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ? – Alex Gabriel

 

Titre : Comment sortir avec un super héros quand on est un super vilain ?

V.O. : Love for the cold-blooded, or the part-time evil minion’s guide to accidentally dating a superhero

Auteur : Alex Gabriel

Editeur : MxM Bookmark

Date de Parution : 10 Octobre 2018

 

 

Résumé (éditeur) :

Des super-héros. Des méchants larbins. Et un sacré conflit d’intérêt.

Faire partie de la famille d’un super-vilain n’est pas un gros problème pour Pat West. Certes, sa mère tente à l’occasion de conquérir le monde, et alors ? Tout ce que lui veut, c’est finir ses études et devenir urbaniste. Le fait qu’il se transforme parfois en larbin diabolique… ça, ce n’est qu’une tradition familiale. Et puis un jour, Pat couche par accident avec /Silver Paladin/, le super-héros également connu sous le nom de Nick Anderson, un millionnaire reclus. Ce n’est qu’un malentendu. Pat n’a jamais eu l’intention de se faire passer pour un prostitué, il le jure. N’empêche qu’il se retrouve bientôt complètement dépassé par la situation, surtout quand il commence à développer des sentiments pour le pire gars possible.

Quand sa mère réapparaît pour mettre le monde à ses pieds, Silver Paladin s’empresse de la contrer… et tous les secrets de Pat menacent de lui exploser au visage.

 

Avis :

En ouvrant ce roman, je m’attendais surtout à rire et, à vrai dire, j’ai été déstabilisée par le début. Notamment car je ne m’attendais pas à commencer presque directement par une scène de sexe et encore moins aux dialogues qui l’accompagnent. Oui, je l’avoue, je suis restée un peu perplexe devant Nick qui, tout super-héros qu’il est, est surtout tooootalement à côté de la plaque ! Bon, Pat vous dirait que c’est en partie ce qui fait son charme justement.

L’intrigue autour des méchants et des gentils m’a paru un peu tarabiscotée… Même si j’ai bien aimé l’idée et la manière dont celle-ci était traitée, avec le côté apprentis, les méchants charismatiques, les petites guéguerres et les héros barrés. Mais j’ai eu l’impression qu’à vouloir être drôle, l’auteur en faisait parfois trop.

Si j’ai toujours aimé la relation qui se noue entre Pat et Nick et les quiproquos qui en découlent, l’intrigue en elle-même a commencé à me plaire lorsque Pat devient apprenti et j’ai vraiment m’accroché lorsque Serpentissima débarque. D’ailleurs, la famille de Pat est géniale et j’ai aimé tous les moments où les sœurs sont présentes, les relations au sein de la fratrie étant très réalistes. On retrouve bien l’amour et l’agacement que l’on peut ressentir régulièrement pour ses frères et sœurs.

Concernant l’histoire d’amour…. Je peux dire que c’était trop mignon ? Parce que c’était vraiment supra mignon ! Le côté grande gueule de Pat se marie bien avec le côté psychorigide de Nick et j’ai beaucoup aimé les voir interagir.

En bref un roman qui m’aura tout d’abord « perpléxé » (si, si c’est un mot dans mon dico perso) mais qui m’aura finalement fait passer un bon moment !